Tag Archives: Lampedusa

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Le bobard du jour est géographique

25/02/2016 – MÉDIAS (Les Bobards d’Or/Polémia)
Quand l’AFP perd la boussole en méditerranée…
L’AFP s’affiche mauvais élève du fond de la classe. Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, plusieurs centaines de clandestins ont trouvé la mort « dans le canal de Sicile », qui se trouve entre la Sicile et la Tunisie. Pourtant, la carte de l’AFP montre le « lieu approximatif du naufrage » dans les eaux territoriales libyennes, au nord de Tripoli, la capitale, à plus de 500 km du canal de Sicile… Tous les médias ont rapporté l’information en déplaçant le lieu du naufrage :

Pour Le Monde : « Le décompte macabre se poursuit dans le canal de Sicile »
Pour Le Parisien, c’est aussi « dans le canal de Sicile » que le naufrage a eu lieu.
Les Échos parlent aussi de naufrage dans le canal de Sicile et précisent « au large de Lampedusa ».
Le Figaro est encore plus précis : c’est « au cœur du canal de Sicile » que le naufrage a eu lieu.

Tout ceci est géographiquement faux :
• plus de 250 km séparent le lieu du naufrage de Lampedusa
• plus de 500 km séparent le lieu du naufrage du canal de Sicile

Mais le bobard géographique présente un intérêt politique et idéologique : culpabiliser les Européens. Car si le titre avait été « Naufrage au large des côtes libyennes », l’impact aurait sans doute été tout autre, d’autant que les médias se sont empressés, dans le même temps, de crier à « l’Europe démunie » « sommée d’agir » ou encore « au pied du mur »…


NOVOpress est partenaire officiel de la 7ème cérémonie des Bobards d’Or, qui se tiendra à Paris le 14 mars prochain. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site des Bobards d’Or (bobards-dor.fr) et sur la page Facebook de l’événement.

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Italie : Berlusconi ouvre (une de) ses villas aux clandestins

28/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Histoire de polir son image, Berlusconi joue les grands seigneurs et ouvre une de ses villas aux clandestins.

L’immigrationnisme est aujourd’hui le meilleur sinon le seul brevet de moralité médiatique. Avez-vous quelques fraudes, détournements, faits de corruption ou de concussion à faire oublier ? Une virginité politique à refaire ? Une carrière à relancer, dans le spectacle, la politique ou la religion ? Accueillez les « migrants », l’efficacité est garantie.

Silvio Berlusconi l’a bien compris. Son horizon judiciaire est un petit peu moins chargé depuis qu’il a été définitivement acquitté dans l’affaire « Ruby » (nom de guerre de la prostituée marocaine mineure Karima el-Mahroug), en mars dernier, et qu’il a purgé la peine d’intérêt général à laquelle il avait été condamné pour fraude fiscale. À 78 ans, il est bien décidé à revenir au premier rang de la politique italienne.

Mardi 26 mai sur Radio Capital, il a donc répondu par l’affirmative au journaliste qui lui demandait s’il serait « disposé à accueillir des réfugiés ». « J’ai quelques maisons, a précisé Berlusconi, cela ne m’imposerait pas de sacrifices ». Et le bon apôtre d’ajouter : « J’aide beaucoup de gens [surtout des jeunes filles, NdT] et ça ne date pas d’aujourd’hui ».

Villa du Palmier, achetée par Berlusconi en 2011 sur l'île de Lampedusa

Villa du Palmier, achetée par Berlusconi en 2011 sur l’île de Lampedusa

Berlusconi a cité en particulier sa « villa de Lampedusa, qui n’est pas occupée et qui pourrait être une bonne idée ». Alors président du Conseil, il avait acheté une propriété sur l’île en mars 2011, dans le cadre d’une opération de communication pour ranimer le tourisme local : le gouvernement italien affirmait alors que l’afflux des immigrés clandestins était terminé ! Une campagne officielle avait été lancée pour inciter les Italiens à passer leurs vacances à Lampedusa, « destination d’excellence, pour ses beautés naturelles, artistiques et culturelles ».

Les débarquements de clandestins avaient repris presque immédiatement, au rythme de cent arrivées par heure fin avril 2011. Berlusconi, bien sûr, n’a jamais mis les pieds dans sa villa, qu’il avait achetée deux millions d’euros, autant dire rien pour lui. En août 2012, elle était déjà décrite comme abandonnée et se dégradant rapidement.

Le nombre exact des propriétés de Berlusconi est discuté mais, en avril 2011, selon les calculs de la Repubblica, sa nouvelle villa de Lampedusa faisait la vingt-neuvième. Rassurons-nous donc : ce grand cœur peut abandonner cette ruine à ses frères migrants, il ne se retrouvera pas à la rue.

Crédit photo : Global Panorama via Flickr (CC)

Lampedusa : plus de 600 clandestins dans la journée

Suisse : Côme est elle en passe de devenir une seconde Lampedusa ?

24/05/2015 – SUISSE (NOVOpress)
Selon notre confrère suisse RTS, alors que les migrants déferlent sur la Sicile, il existe désormais une « Lampedusa du Nord » à la frontière tessinoise : la ville de Côme, qui fait office de gare terminus pour des milliers d’entre eux.

Parmi les dizaines de milliers de migrants qui débarquent au sud de l’Italie après avoir traversé la Méditerranée, nombreux sont ceux à mettre en effet le cap au nord et notamment sur la ville frontière formée par Côme et Chiasso, à proximité de la frontière suisse.

La ville de Côme doit jongler entre les clandestins illégaux refoulés par la Suisse et les arrivées quotidiennes depuis le sud. Le directeur de l’ONG Caritas pour le diocèse de Côme évalue pour l’instant à 200 le nombre de clandestins qui arrive quotidiennement sur la ville, dont les structures d’accueil sont déjà saturées.

Des patrouilleurs sauvent plus de 3 400 clandestins et les installent en Europe

03/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La marine Français engagée dans une opération de secours au large de la Libye, qui a porté assistance à plus de 3400 clandestins.

Le Commandant Birot, patrouilleur de haute mer de la marine française, a sauvé samedi 217 immigrés clandestins qui voyageaient sur des embarcations de fortune près des côtes libyennes.
Ce bateau de guerre français avait été envoyé sur les lieux pour renforcer le dispositif mis en place en Méditerranée par l’Union Européenne, qui comprend aussi quatre navires des garde-côtes italiens, deux navires de la marine italienne, deux cargos, deux navires de la police douanière italienne et deux remorqueurs

Pour cette seule journée du 2 mai, les navires Français et italiens ont secouru 3427 clandestins — la plupart originaires de l’Afrique subsaharienne — , qui ont été débarqués sur l’île de Lampedusa en Italie. Avant de venir s’installer en France ?

Crédit photo : capture d’écran du reportage de BFM TV sur l’opération de secours du 2 mai


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Daniel Cohn-Bendit : « il faut ouvrir les portes européennes »

Pour régler le problème de l’immigration clandestine, Daniel Cohn-Bendit a sa solution : « Ouvrons les portes de l’immigration ! »

22/04/2015 – Paris (NOVOpress)
Régulièrement Daniel Cohn-Bendit livre son humeur à la radio comme d’autres livrent des pizzas : souvent, rapidement et à chaud. Il a ainsi donné son avis sur les drames qu’engendre le rêve d’eldorado européen chez les Africains, en premier lieu les noyades qui se multiplient à cause des embarcations surchargées des passeurs peu scrupuleux.

Selon Daniel Cohn-Bendit, les responsables sont les gouvernements qui ferment les frontières, pas les passeurs. Pour lui, il faut donc ouvrir grandes les portes de l’Europe et accepter l’invasion migratoire pour éviter des morts en Méditerranée…

Crédit photo : European Parliament via Flickr (cc)


Eglise catholique, la fin de l’ethno-masochisme ?

Eglise catholique, la fin de l’ethno-masochisme ?

08/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Depuis plusieurs décennies et alors que les pays européens sont confrontés à des vagues de plus en plus importantes d’immigrés extra-européens (principalement issus du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne), l’Eglise catholique tient sur l’immigration un discours pour le moins troublant. Dans de nombreuses déclarations épiscopales et pontificales (depuis Pie XII jusqu’à François), l’émigration est posée comme droit fondamental et l’attention est presque exclusivement portée sur le sort des immigrés. Les pays d’accueil, dont l’équilibre socio-économique, l’homogénéité culturelle et la cohésion nationale sont remis en cause, sont très largement ignorés.

Il est également notable que la hiérarchie catholique se lamente régulièrement sur le sort des immigrés (migrants ou déplacés en novlangue), à Paris comme à Lampedusa, sans s’interroger sur la responsabilité des pays de départ et sur les mesures à prendre pour mettre fin à des vagues migratoires suicidaires tant pour pays touchés que pour les immigrés eux-mêmes. Les déclarations du pape François le 8 juillet dernier sont, sur ce point, consternantes : « Lampedusa doit être un phare pour le monde entier (…) Que nous ayons le courage d’accueillir ceux qui cherchent un monde meilleur. Merci pour votre tendresse. ». Nombreux sont les catholiques enracinés, attachés à la survie de leur peuple et à la préservation d’une civilisation européenne multimillénaire et riche de tant de trésors, qui revendiquent le droit de ne pas avoir ce courage-là ! D’autant que le vrai courage se trouve plutôt du côté de la résistance au raz de marée migratoire et de l’affirmation identitaire que de celui du « laisser-faire, laisser-passer », de l’antiracisme médiatique et de la lâcheté maladive de nos politiciens.

Heureusement, des pasteurs courageux et réalistes perdurent et – nouvelle génération aidant – se multiplient, contre vents et marées. L’homélie de l’abbé Iborra (photo) du 4 octobre, à l’occasion de la messe de rentrée de l’équipe du blog le Rouge et le Noir est un bel exemple de ce nouvel élan, qui ouvre des brèches dans le consensus mou des milieux catholiques : « Nous aussi nous aurions envie de crier comme les carmélites d’autrefois : « Le monde est en feu ». En feu sous la double action du libéralisme libertaire et de l’impérialisme islamiste. Par-delà nos valeurs, ce qui est menacé, c’est la survie même du socle ethnique de nos peuples européens et de la communauté culturelle qu’ils forment, civilisation spirituelle façonnée par une histoire bimillénaire. » Bravo monsieur l’abbé !

Pierre Saint-Servant

Crédit photo : Gonzague Bridault(c)

Un an après Lampedusa, nouvel appel du pape à accueillir les clandestins

Un an après Lampedusa, nouvel appel du pape à accueillir les clandestins

06/07/2014 – LAMPEDUSA (Novopress) – Un an après sa visite hautement médiatisée à Lampedusa, le 8 juillet 2013, et alors que le déferlement migratoire, désormais organisé par la marine italienne dans le cadre de l’opération « Mare nostrum », a pris des proportions inouïes, le pape François n’en démord pas.

L’archevêque d’Agrigente a dit samedi soir une messe sur la petite île pour célébrer le premier anniversaire du déplacement pontifical. À cette occasion, le pape François lui a adressé un message, publié sur le site officiel du Vatican.

Le pape s’est félicité de « la présence spirituelle et affective de toutes les communautés catholiques italiennes, qui à différents niveaux et sous de multiples formes, participent activement à l’action [sic] d’accueil des migrants ».

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Le Camp des Saints, c'est maintenant

Le Camp des Saints, c’est maintenant

01/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Lu dans Présent. – L’instabilité géopolitique actuelle risque bien de voir l’Europe submergée par des vagues de plus en plus nombreuses et rapprochées, comme l’évoque Caroline Parmentier de Présent ce 30 avril. « La situation est tellement grave que la Grèce et la Bulgarie ont commencé à construire de véritables remparts le long de leur frontière avec la Turquie. Athènes a érigé un mur de 12,5 kilomètres de long, Sofia a, quant à elle, annoncé un projet de construction similaire de 30 kilomètres de long près de la ville d’Elkhovo. Mesures dénoncées avec des hauts cris par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unis (HCR) et par la Commission européenne : « Le renvoi des demandeurs d’asile est contraire au droit international et au droit européen ». Après la catastrophe de Lampedusa, le Haut-Commissariat de l’ONU veut que les frontières restent ouvertes. Priorité à la diplomatie de l’émotion, la plus dangereuse et la moins adaptée à la situation. »

Y'a des choses qui me tracassent. Mais ils sortent d’où, ces Erythréens ?

Y’a des choses qui me tracassent. Mais ils sortent d’où, ces Erythréens ?

Bien sûr, ils sortent d’Erythrée. Enfin on suppose. Mais encore ? A Lampedusa, c’est maintenant plein d’Erythréens. Comme ils ont échappé à la mort, il ne faut pas trop les bousculer. N’empêche que leur histoire, c’est comme leurs bateaux : elle ne tient pas debout.

Il y a une chose qui me tracasse. Et pas depuis la semaine dernière. A chaque fois qu’un rafiot accoste sur les côtes européennes, bondé de migrants soi-disant miséreux, fuyant qui la pauvreté, qui la guerre, qui la famine, qui sa belle-mère, on nous raconte que ces gens-là nous sont arrivés grâce aux passeurs, lesquels se sont bien sûr faits payer, et pas avec des grains de mil. On nous dit aussi, sans que nul ne s’interroge, qu’il y a un tarif plancher qui est de 1000 euros.

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Lampedusa aux antipodes de l'Australie - La compassion est un bon sentiment, ce n’est pas une politique

Lampedusa aux antipodes de l’Australie – La compassion est un bon sentiment, ce n’est pas une politique

L’horrible drame de Lampedusa est exploité médiatiquement et politiquement pour culpabiliser ceux qui veulent durcir les conditions des migrations notamment clandestines. Culpabiliser l’adversaire pour le neutraliser, c’est une stratégie bien connue.

En l’occurrence, l’ampleur du drame est incontestable, mais la mort de 300 migrants [NDLR : cet article a été écrit avant les nouveaux débarquements et noyades, moins nombreuses, de la fin de la semaine dernière], si elle est intolérable, n’est pas un argument objectif face a un problème mondial. Il faut cependant s’attendre à voir la France, le pays qui voulait faire la guerre à la Syrie au nom de ses valeurs humanistes, se retrouver en pointe dans la mobilisation des bons sentiments.

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Face aux déferlantes migratoires, Bruxelles patauge

09/10/2013 – 19h45
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Tandis que l’opinion publique européenne s’émeut du drame des migrants africains noyés il y a une semaine en Méditerranée, Bruxelles cherche toujours une réponse à apporter au problème migratoire.

Hier, la Commission se réunissait afin de réfléchir à une vaste opération de sécurité et de sauvetage sur l’ensemble du littoral septentrional de la Méditerranée. En première ligne, l’Italie et Malte réclament de l’aide à leurs partenaires européens. La règle en vigueur veut que les clandestins demeurent à la seule charge du pays de débarquement. Berlin n’entend pas toucher à cette règle, au grand dam de Rome et La Valette.

Les pays du Nord de l’Europe ont pourtant tout à craindre du débarquement massif d’immigrés illégaux chez nos voisins transalpins puisque l’Europe septentrionale a absorbé l’an dernier plus de 70 % des demandeurs d’asile dans l’Union. Bruxelles, nouvelle tour de Babel ?

Crédit photo : DR

Nouveau drame de l’immigrationnisme : 155 clandestins de plus sur le sol européen de Lampedusa

Nouveau drame de l’immigrationnisme : 155 clandestins de plus sur le sol européen de Lampedusa

06/10/2013 – 14h20
LAMPEDUSA (NOVOPress) – Jeudi, une embarcation transportant environ 500 clandestins principalement somaliens et érythréens a fait naufrage à quelques centaines de mètres des côtes de l’île italienne de Lampedusa. 300 corps sans vie ont déjà été repêchés, les équipes de recherche s’attendent à retrouver encore plus de 100 corps autour et dans l’épave de l’embarcation, qui repose à 47 mètres de profondeur à moins d’un kilomètre du rivage. Parallèlement, 155 survivants ont été récupérés, la plupart hébergés dans un centre d’accueil de l’île, quelques-uns transportés dans des hôpitaux siciliens.

Exploitation du fait divers par la gauche immigrationniste :

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Calice fait du bois d'une embarcation d'immigrés illégaux pour la messe du pape à Lampedusa

Calice fait du bois d’une embarcation d’immigrés illégaux pour la messe du pape à Lampedusa

08/07/2013 – 15h20
LAMPEDUSA (NOVOpress) –
C’est l’ile de Lampedusa (Italie) que le nouveau pape François a choisi pour sa première visite officielle hors de Rome, effectuée ce matin. Il y a célébré une messe au cours de laquelle il a utilisé un calice sculpté avec du bois provenant d’une embarcation employée par les immigrés illégaux pour s’introduire sur l’ile.

L’ile de Lampedusa est un important, et très symbolique, point d’entrée d’immigrés illégaux, pour le grand remplacement de la population européenne par des populations extra-européennes.

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« Mission anti-immigration » en Italie : plus de 300 clandestins débarqués ce week-end

« Mission anti-immigration » en Italie : plus de 300 clandestins débarqués ce week-end

27/11/2012 – 08h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) –
« Encore un nouveau débarquement ». Les journaux italiens qui en parlent encore ne leur consacrent plus que quelques lignes. Dans la nuit de samedi à dimanche, « la Garde côtière [sic] a secouru quatre-vingts clandestins, dont vingt-cinq femmes (deux d’entre elles étaient enceintes), qui se trouvaient à bord d’un canot d’une dizaine de mètres de navigabilité précaire ».

Le sauvetage a eu lieu à 30 milles au sud de Portopalo (province de Syracuse en Sicile). Les immigrés, qui ont déclaré être de nationalité somalienne, avaient appelé les garde-côtes de Palerme avec un téléphone satellitaire en demandant qu’on vienne les chercher. Les garde-côtes se sont, bien sûr, exécutés.

Samedi matin, un autre débarquement a eu lieu, cette fois à Lampedusa : 235 clandestins, parmi lesquels 45 femmes et six enfants, sont arrivés sur les côtes italiennes sur une barque en bois de 18 mètres. Ils avaient été repérés vendredi soir par un avion de la Garde côtière qui survolait le canal de Sicile pour … une « mission anti-immigration ». Deux vedettes sont alors allées chercher les clandestins, qui se trouvaient à 50 milles au sud de Lampedusa. Elles les ont escortés jusqu’au port, avec l’aide du vaisseau Lavinia, de la Marine Militaire.

C’est ce que, dans l’Italie de Mario Monti, on appelle une « mission anti-immigration ».

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

26/10/2012 — 16h00
ROME (NOVOpress) —
De plus en plus fort ! Les « garde-côtes » italiens ne se contentent plus d’aller remorquer les clandestins pour les amener au port, ils vont les chercher jusque dans les eaux libyennes.

À l’initiative de cette opération, l’abbé Mosè (Mussie) Zerai, un prêtre conciliaire érythréen demeurant au Vatican, responsable de l’agence Habeshia pour la Coopération et le Développement. L’agence Habeshia  se consacre à « la solidarité en faveur des demandeurs d’asile, réfugiés, bénéficiaires de protection humanitaire présents en Italie », à « la lutte contre le racisme, les discriminations et la marginalisation sociale », et à la défense « des libertés fondamentales reconnues par les conventions internationales, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme ».

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Italie : en toute discrétion, l’invasion continue

Italie : en toute discrétion, l’invasion continue


12/06/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) — Depuis que Mario Monti est au pouvoir, les débarquements de clandestins semblent n’être plus qu’un souvenir. On ne voit plus jamais toutes ces images de « réfugiés » entassés sur les épaves, de femmes au dernier stade de la grossesse, d’enfants terrifiés, de cadavres échoués sur les plages, que les médias passaient et repassaient naguère en boucle, pour culpabiliser les Italiens de souche et paralyser toute réaction du gouvernement Berlusconi, réduit – la Lega « xénophobe » et « raciste » en tête – à jouer indéfiniment les sauveteurs en mer, en attendant que les flux d’immigrés veuillent bien s’arrêter tout seuls. Le 28 mars dernier, le ministre de l’Intérieur de Monti, Annamaria Cancellieri, avait tenu à rassurer ceux, s’il en était, qui s’inquiéteraient encore : il n’y aurait eu depuis janvier que 1.407 débarquements, contre près de vingt mille dans la même période de l’année dernière.

Dans un article paru la semaine dernière dans Libero, le journaliste Salvatore Garzillo a rétabli la vérité : « les bateaux arrivent encore mais on n’en parle pas : l’urgence est niée ». Sur la base des journaux locaux – les seuls à donner parfois encore quelques informations, l’espace d’un entrefilet –, Garzillo a cité des exemples, qui sont loin d’être exhaustifs : 56 Kurdes, Irakiens et Afghans débarqués dans le Salento le 11 mai ; le lendemain, 23 Tunisiens recueillis par les garde-côtes et conduits à Mazara del Vallo en Sicile ; dix jours après, 54 Somaliens secourus sur un canot pneumatique au large de Lampedusa ; le 31 mai, 198 personnes arrivées sur les côtes du Salento à bord d’un bateau de trente mètres, et qui se sont immédiatement dispersées entre Otrante et Porto Badisco. Dans les premiers jours de juin, au moins 300 personnes ont débarqué sur les côtes méridionales de l’Italie : rien que dans la nuit du 1er au 2 juin, 70 immigrés sont arrivés sur un canot pneumatique à Seccagrande, en Sicile, tandis que 65, dont un enfant d’un an, étaient recueillis dans le canal de Sicile, et que 60 débarquaient le lendemain à Pozzallo (province de Raguse, toujours en Sicile).

Depuis la parution de l’article de Garzillo, la liste s’est encore allongée : à Crotone, en Calabre, 156 clandestins, Afgans, Syriens, Iraniens et Irakiens sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche, à bord de deux yachts partis d’Izmir (Smyrne) en Turquie. On compte parmi eux 68 mineurs. Beaucoup de parents étaient accompagnés de leurs enfants. Un couple afghan avait amené avec lui ses huit enfants, presque tous mineurs. Une famille nombreuse comme on n’en voit plus jamais parmi les Italiens de souche.

Dans les centres d’accueil, par exemple le centre Don Tonino Bello à Otrante, le personnel explique que les arrivées sont en réalité « en nette augmentation par rapport à l’année dernière. Il n’y a qu’une différence : avant, il y avait moins de bateaux mais remplis à craquer, à présent les débarquements sont plus nombreux, mais ils se font avec de petites embarcations. Le résultat final ne change pas beaucoup ». Les centres d’accueil continuent à fonctionner à plein régime, avec leur lot régulier de fuites et de révoltes.

Bref, l’invasion continue imperturbablement. Mais, sous les nouveaux maîtres de l’Italie, elle s’accomplit désormais sans bruit. Dans cette discrétion feutrée dont le gouvernement Monti a fait sa devise.

Crédit photo en Une : Friendsofeurope via Flickr (cc)