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Terrorisme musulman « Made in France », analyses d’un vrai journal indépendant

10/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La décroissance est un mensuel écologique apolitique, méprisé et même exécré par les écologistes opportunistes ultralibéraux et libertaires traîne-savates du PS, car remettant en cause le concept même de notre modèle de société basé sur une croissance infinie.
NovoPress, beaucoup plus ouvert que la presse officielle, tenait à vous faire partager certains points de vue originaux de leur dernier numéro de février sur les causes du terrorisme musulman « made in France ».

Un premier article de Patrice Marcolini, « Radicalisons-nous », explique que l’islam dit radical n’est qu’un islam en parfaite phase avec notre société libertaire.
L’auteur refuse tout d’abord d’appliquer le terme « radical » qui sert à désigner – et isoler — dans la classe politico-médiatique l’islam auquel se réfèrent les tueurs musulmans français. Radical vient de racine, et pour lui ces assassins n’ont aucune interprétation « originelle » de l’islam, mais juste une mise en pratique extrême de leur croyance dans une société qui favorise ces comportements.
En effet, dans un monde où la transgression permanente sous couvert culturel (pornographie, blasphème, violence…), scientifique (GPA, transhumanisme, euthanasie), économique (publicité, sport, mondialisme) est une norme applaudie par les médias et les politiques, pourquoi ne pas aller dans une logique extrémiste proposée par le coran ?
L’auteur de l’article cite ainsi le philosophe Castoriadis pour qui l’illimitation est devenue la signification imaginaire centrale de notre vie.
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Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses… et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Modernité et critique technologique, la ligne de crête

revue-decroissanceC’est une contradiction qui nous tiraille tous. Comment maintenir les valeurs traditionnelles – c’est-à-dire celles qui ne passent pas – tout en ne négligeant pas les outils modernes qui ont remplacé les anciens moyens de communication ? L’archéo-futurisme répondrait Guillaume Faye ? Ce n’est pas sans risque. Nous marchons en tout cas sur une ligne de crête, et les occasions de chute sont nombreuses. Le dossier principal de La Décroissance du mois d’octobre est consacré à « La fuite du réel ». Et le courrier des lecteurs apporte le témoignage d’un professeur de lettres classiques confronté à l’invasion high-tech au sein de l’Education nationale : « Le message qui m’y fut délivré est simple : tout à l’ordi. Tout à l’ordi, comme on dit tout à l’égout ». Et cette grande course suicidaire n’est pas que l’œuvre de naïfs, toujours assez bêtes pour penser que le nouveau est nécessairement bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la destruction méthodique des savoirs, le refus de la transmission et la rupture de tout lien historico-civilisationnel servent tout à fait un double objectif de l’oligarchie. D’une part l’arraisonnement-abêtissement-fragilisation des masses, incapables de réagir et de se prendre en main ; et d’autre part l’augmentation de la consommation par compensation d’une détresse psychologique et sociale de plus en plus vive.

L’Université et les pédagogues à l’assaut de la transmission historique

Il y a une crise de la transmission en France. Tous les adeptes cinglés de la « déconstruction » ont sapé en quelques décennies post soixante-huitardes le patient travail de plusieurs siècles. François-Xavier Bellamy, normalien et professeur de philosophie, en a fait une description aussi précise qu’envolée dans un essai percutant Les déshérités. Le Français moyen mesure tout à fait cette réalité. Le bac désormais bradé, les adolescents très largement analphabètes bien qu’à des degrés divers, l’amnésie générale quant à une large part de l’histoire et des valeurs européennes. Pour certains pédagogues pédagogisants, cela n’est pourtant pas suffisant. Selon eux, nous assistons au grand retour des heures les plus sombres de notre histoire, portées par d’affreux historiens réactionnaires. Dimitri Casali, qui lutte depuis des années contre l’épuration des manuels scolaires, est leur bouc-émissaire favori. L’entretien publié dans CQFD n° 125 (octobre 2014) sous le titre : « Histoire, il faut prôner le désordre » est édifiant. Trois partisans du désordre dénoncent ainsi « le roman national édifiant, basé sur un continuum identitaire » et appellent de leur vœux des programmes « qui croisent l’histoire sociale, l’histoire par en bas, le genre, l’histoire connectée, l’immigration, les circulations ». Du Peillon chimiquement pur, rehaussé par Najat ! Vous vous demandez encore à quoi tient le succès des écoles hors contrats ?

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N°111 de "La Décroissance" : une bouffée d'air frais - par Guillaume Le Carbonnel

N°111 de « La Décroissance » : une bouffée d’air frais – par Guillaume Le Carbonnel

15/072014 – PARIS (NOVOpress)
Le numéro 111 du journal La Décroissance (numéro double juillet/août) vient de paraître. Autant le dire tout de suite, il s’agit là d’une véritable bouffée d’air frais. Le mensuel, dirigé par Vincent Cheynet, en est à sa dixième année d’existence et a su garder un ton et une approche critique totalement vivifiante. Cheynet a fait paraître en mars dernier un petit opuscule intitulé Décroissance ou décadence(1) dans lequel il revenait sur tous les thèmes liés à l’hybris (la démesure) que nous connaissons actuellement. S’il ne peut être raisonnablement classé parmi nos amis, Cheney, en homme soucieux du débat, n’a pas jugé utile de cracher sur Alain de Benoist, ce qui n’est déjà pas si mal. Par ailleurs, il se montre admirateur de Jean-Claude Michéa ce qui n’est pas pour nous déplaire. Bref, le bonhomme mérite qu’on s’y attarde.

Cette livraison d’été de La Décroissance est admirable en tous points. La « Une », « Géants d’hier, néant d’aujourd’hui » annonce la couleur. Il s’agit de dresser un constat impitoyable : l’absence totale de véritables pensées critiques au cœur de la société médiatique. « Chaque société a les philosophes qu’elle mérite. La société de consommation a BHL, Luc Ferry, André Glucksmann, Jacques Attali, André Comte-Sponville, Pascal Bruckner, Elisabeth Badinter, Dominique Volton, Michel Serres, Eric Fassin, Caroline Fourest et j’en passe de l’innombrable meute des chiens de garde », écrit Vincent Cheynet. Dans son papier intitulé « De Georges Orwell à Luc Ferry », Cheney revient sur la publication par l’ancien ministre de l’Education nationale de deux ouvrages sur l’écologie, domaine dont les médias l’ont étrangement proclamé « spécialiste ». Ferry y défend une certaine forme de résignation, expliquant qu’il n’y a pas qu’autre choix que la voie du capitalisme, du productivisme et estime que l’innovation seule sauvera le monde. Cheynet démonte une à une les thèses fumeuses de ce « poseur pour médias libéraux » qu’il resitue comme créature « d’un système dont il n’est que le récitant ». « Sa fonction est de rassurer le bourgeois dans son conformisme », ajoute t-il.

De son côté, Bruno Clémentin, dans l’éditorial, nous rappelle que la manipulation des masses est toujours à l’œuvre. Pour preuve, les sujets en sciences économiques et sociales du « bacho » version 2014 : « Les facteurs travail et capital sont-ils les seules sources de la croissance économique ? » ou bien « Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ? » ou encore « A quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ? ». A bon entendeur…

L’« écotartufette » du mois n’est autre que Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice, qui s’est mise en tête de produire, avec Cyril Dion du mouvement des Colibris(2), un film sur « des hommes et femmes (qui) inventent un autre monde qui respecte la nature et les humains ». Ou comment l’égérie de Dior tombe dans le pathos bobo du capitalisme vert.

Tout serait à citer dans ce nouveau numéro de La Décroissance. A ceux qui croiraient encore que le Front de Gauche ou le Front National sont des partis anti-système, le journal n’oublie pas de rappeler les « petites phrases » productivistes des uns et des autres. Salutaire pour qui revendique le droit de ne jamais idolâtrer qui que ce soit.

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La croisade anti-gender des vrais écologistes – par Julien Del Greco, animateur d'Academia Christiana

La croisade anti-gender des vrais écologistes – par Julien Del Greco, animateur d’Academia Christiana

01/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Les écologistes « officiels », ceux d’Europe-Ecologie Les Verts, les Barbara Pompili et autres Cécile Duflot, sont à la pointe de tous les combats pour la destruction de l’humanité. PMA et GPA, enseignement du gender, libéralisation totale de l’immigration, etc. Et c’est sans compter l’histoire des Verts allemands avec la pédophilie…

Mais les vrais écologistes, aussi différents des écologistes d’Etat que le pays réel l’est du pays légal, sont de furieux opposants aux offensives libertaires des Cohn-Bendistes. Au nom de l’écologie justement, la vraie !

En janvier, à propos de l’adoption plénière et de la suppression légale de la filiation biologique, le rédacteur en chef de L’Ecologiste Thierry Jacaud condamne « un mensonge anthropologique officiel incroyable dont on imagine aisément les ravages sur les enfants ». Il voit dans les projets du gouvernement « une négation sidérante de la nature, l’aboutissement consternant de notre société industrielle qui détruit la nature non seulement dans la réalité mais aussi dans les esprits ».

En mars, mêmes critiques radicales dans La Décroissance contre la « puissance de la technoscience » et « la folie du “droit à” ». En juin, La Décroissance publie une bande-dessinée qui ridiculise les libertaires (« Appelez moi Mondame ! Il n’y a plus de “il” et de “elle” mais un “ille”. Tout doit être neutre ! Le sexe c’est nul ! C’est mal ! Beuurk ! ») et leur terrorisme de la pensée. C’est d’anthologie. Et la conclusion est magistrale…

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La décroissance la plus bête du monde ?

La décroissance la plus bête du monde ?

10/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
C’est un fait établi : le mouvement identitaire a très tôt fait siennes les problématiques liées à l’environnement et les solutions proposées par le localisme et la décroissance. Le Grece avait depuis longtemps montré le chemin en franchissant – comme il en a l’habitude – les frontières du politiquement correct, sans s’interdire de puiser à gauche les bonnes idées que la droite avait délaissées. Alain de Benoist est revenu à de nombreuses reprises sur ce sujet, rassemblant sa vision écologique dans un livre de synthèse publié en 2007 « Demain la décroissance ! »[1].

Or il s’avère qu’un véritable « cordon sanitaire » est maintenu autour de cette famille de pensée par les maîtres de la décroissance officielle, avec à leur tête le journal « La Décroissance » (photo). Il est en effet rare de parcourir un numéro sans y trouver un règlement de compte ou une mise en garde vis-à-vis de tel penseur « fascisant » ou « réactionnaire » qui aurait commis le crime de faire sienne certaines positions décroissantes. Il en est de même vis-à-vis des défenseurs d’une écologie chrétienne.

Un lecteur s’en est d’ailleurs attristé dans le courrier des lecteurs du dernier numéro[2] : « Souvent, je me suis senti troublé par la manière dont vous traitez de la religion. Pour Jacques Ellul, un de vos maîtres à penser, elle avait une place éminente ! La vie de François d’Assise le montre en grand précurseur de la cause ! Le nouveau pape, qui s’inspire de son œuvre, s’attaque, lui, de front, à la mafia financière internationale et met la simplicité au centre de ses préoccupations ! Notre journal n’a pas à faire l’apologie d’une religion, mais il ne faut pas non plus se tromper d’ennemi ! »

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