Tag Archives: Kurdistan

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136 députés allemands dénoncent les atteintes à la liberté de la presse en Turquie

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques heures d’un nouveau sommet entre la Turquie et l’Allemagne, 136 députés allemands ont envoyé jeudi 17 mars une lettre au président turc Erdogan pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans son pays. Les députés allemands attaquent surtout les procédures entamées contre Can Dündar, le rédacteur en chef d’un quotidien. Ce journaliste est un adversaire du régime islamiste turc. Ses prises de position politiques ainsi que celles de son chef de bureau à Ankara ont provoqué leur arrestation, le 25 novembre 2015, pour « espionnage » et « divulgation de secret d’État ». Mais cette lettre des députés allemands est aussi en lien avec le comportement de la Turquie envers le correspondant de Der Spiegel qui n’a pas pu renouveler son droit de séjour sur le sol turc.

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Un groupe radical revendique l’attentat d’Ankara

18/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) ont revendiqué l’attentat d’Ankara sur leur site Internet. Il s’agit d’un groupe radical kurde proche des rebelles du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Ce nouvel attentat à la voiture piégée a fait 35 morts et plus de 120 blessés dimanche dernier dans la capitale turque. Il s’agirait d’une riposte aux opérations de sécurité menées par les forces de l’armée dans le Sud-est kurde du pays.
L’ambassade, le consulat et le lycée allemand à Ankara ont fermé leurs portes toute la journée de jeudi alors même qu’un nouveau sommet sur les clandestins réunit l’Union européenne et la Turquie à Bruxelles.

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La capitale turque a été ensanglantée hier soir par un attentat

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Une voiture piégée a explosé à un arrêt de bus d’une grande place d’Ankara, la place Kizilay. Le bilan est de 34 morts et 125 blessés. L’attentat n’a pas été revendiqué. La Turquie est en état d’alerte depuis l’été après plusieurs attentats, revendiqués notamment par l’État islamique. Le dernier attentat a eu lieu il y a 3 semaines. Il avait été revendiqué par une organisation kurde qui avait annoncé de nouvelles attaques à venir.

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Quelle est la situation en Syrie à la veille des négociations de paix à Genève ?

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui lundi devaient se tenir des négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, mais des difficultés dans la composition de la délégation de l’opposition semblent retarder la tenue des débats ; débats qui s’annoncent sous un jour encore plus sombre depuis les raids aériens qui ont tué plus de 90 civils en 48 heures la semaine dernière.
Toutefois, si les discussions sont encore au point mort, la situation militaire et les combats évoluent à chaque instant.

L’armée russe progresse, semble-t-il dans le nord-est du pays ?
En effet, La Russie a envoyé de nouvelles troupes dans un aérodrome du nord-est de la Syrie contrôlé par l’armée du régime, et cette nouvelle progression inquiète Washington et Ankara.

Pourquoi les États-Unis et la Turquie sont-ils particulièrement concernés ?
Selon Robert Ford, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie « Grâce à ce pas les Russes visent trois buts : renforcer la position du gouvernement syrien et ses alliés kurdes dans l’est de la Syrie, compliquer, entre-temps, l’activité américaine, ainsi que protéger ses arrières de l’ennemi retrouvé de Moscou, à savoir la Turquie ».

L’apparition des troupes russes dans cette région peut signifier en effet que Moscou cherche à renforcer ses liens avec la milice kurde, milice qui s’est fait une bonne réputation dans la lutte contre l’État islamique.

Quelle est la réponse des États-Unis sur le terrain ?
La réponse des conseillers militaires américains a été d’augmenter le nombre d’opérations conjointes avec les milices kurdes. Selon le Wall Street Journal, ces manœuvres militaires parallèles peuvent créer de nouveaux points de tension avec la Russie, Washington et Moscou cherchant à protéger leurs propres intérêts concurrents dans la région.

Comment peuvent se manifester ces nouveaux points de tension ?
Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l’armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est. La distance qui sépare les deux bases n’est que de 50 kilomètres.

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L’Armée turque entre en Irak

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Officiellement pour soutenir et former des Kurdes irakiens, l’armée turque est entrée en Irak, à proximité des champs pétrolifères de Mossoul. Le gouvernement irakien considère cette manœuvre comme hostile, mais n’a pas réagi militairement.

La Turquie a envoyé 1 200 soldats avec une vingtaine de chars et de l’artillerie lourde dans un camp près de Mossoul. Officiellement, ces camps servent à l’entraînement par la Turquie de Kurdes irakiens sunnites pour combattre l’État islamique.
La présence de chars et d’artillerie dans une base destinée à l’entraînement aux armes légères montre bien que les intentions turques sont belliqueuses. D’ailleurs, Ankara a déjà annoncé qu’elle allait pousser son dispositif à 2000 hommes. Beaucoup pour une simple mission d’entraînement.

Le gouvernement et tous les grands partis irakiens voient ce mouvement de troupes turques comme un acte hostile contre leur pays. Abadi a exigé le retrait immédiat des forces turques, mais il est peu probable que la Turquie obéisse.

De fait, la Turquie revendique la région de Mossoul depuis la fin de la Première Guerre Mondiale et convoite ses champs pétrolifères. S’implanter dans cette zone en profitant de l’anarchie ambiante est un moyen pour Ankara d’annexer de facto la région et de diriger encore plus le pétrole produit autour de Mossoul vers la Turquie.
La contrebande de pétrole entre les Kurdes du PDK, implantés autour de Mossoul, et la Turquie bat déjà son plein. La présence de l’armée turque permet, en attendant une possible annexion, de sécuriser ces flux de pétrole.

Il est probable que les États-Unis laissent cette situation tendue entre deux alliés en l’état. La seule solution pour le gouvernement irakien serait de faire appel à la Russie. Ce n’est pas invraisemblable quand on se souvient que le gouvernement irakien, pourtant fortement inféodé aux USA, avait annoncé que les frappes Russes anti-État Islamique étaient les bienvenues en Irak.

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Entretien exclusif : Un Français engagé volontaire en Irak pour combattre l’État Islamique

24/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Olaf, de son nom d’emprunt, est volontaire pour aller se battre contre l’État Islamique au sein de l’Assyrian French Legion, aux côtés des Kurdes. Il a accepté de témoigner de cet engagement en exclusivité pour NOVOPRESS.

NOVOpress : Vous allez rejoindre l’AFL, Assyrian French Legion, un groupe de volontaires français qui lutte contre l’État Islamique en Irak et en Syrie. Il s’agit d’un engagement très fort et d’un exemple trop rare de nos jours…
Olaf : Il est en effet assez hallucinant que personne ne réagisse dans ce sens face aux actes de guerre commis sur notre sol. Nous devrions être légion. Ce n’est plus une impression, c’est un fait, nous vivons dans l’ère des Bisounours…

NOVOpress : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quel est votre parcours personnel, professionnel, militaire le cas échéant, avez-vous une famille ?
Olaf : Vous comprendrez que dans l’ambiance actuelle, je ne vous donnerai ni nom ni prénom, pour de simples raisons de sécurité.
On m’appelle Olaf, j’ai quarante ans, marié et père de cinq enfants, une solide formation militaire et un parcours professionnel dans la protection de VIP durant quelques années avant de fuir les grandes villes et de m’installer en pleine campagne pour retrouver une vie saine de paysan.

NOVOpress : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à rejoindre l’AFL ? Sont-elles idéologiques ? Le goût de l’aventure et du risque y a-t-il sa place ?
Olaf : Mes motivations sont simples, elles s’appellent : Daesh, État Islamique, Mohammed Merah, Chérif et Saïd Kouachi, Amedi Koulibali, Bilal Hadfi, Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam… et tant d’autres. S’il devait y avoir une idéologie derrière mon engagement elle porterait tous les prénoms de toutes les victimes tombées sous les balles des sus-nommés. Le goût de l’aventure et du risque ? Non, tout est cadré, pas de place pour le romantisme. Ni mercenaire ni croisé, mais une nouvelle frange d’hommes capables de réagir face aux nouvelles guerres que le monde crée.
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Erdogan retrouve la stabilité

02/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce dimanche en Turquie, les élections législatives ont été gagnées par l’AKP. Le Parti de la justice et du développement a remporté la majorité absolue lors de ce scrutin ayant appelé 54 millions d’électeurs turcs. Le parti du président Recep Tayyip Erdogan prend possession de 320 sièges sur 500 au Parlement turc. Grâce à ce plébiscite, l’AKP au pouvoir depuis 2002 ne souffrira d’aucune gêne au Parlement. Le CHP emporte lui 25 % des voix, le MHP nationaliste 12 % et quant à lui le parti pro-kurdes HDP glane 10,5 % des votes et atteint donc le seuil nécessaire de 10 % pour pouvoir siéger au Parlement.

Quelle est l’importance de ce scrutin
L’AKP avait étonnamment perdu en juin dernier la majorité absolue au parlement, ce qui n’était pas arrivé depuis treize ans. Un résultat mettant en danger la politique du président turc. Le scrutin d’hier était donc primordial pour raffermir le pouvoir d’Erdogan qui n’a eu de cesse de marteler durant la campagne que seul « Un gouvernement d’un seul parti peut conjurer les risques d’un chaos imminent. » Haroun Armagan porte-parole du parti gouvernemental a estimé « Le peuple turc a choisi la stabilité pour le pays et pour son économie. »

Une victoire à double tranchant
Cette victoire s’est construite en partie sur le clivage Turcs/Kurdes. Le président Erdogan a rallumé le conflit divisant le pays afin de galvaniser son électorat turc. Les résultats de cette politique de division ne se sont pas fait attendre, des échauffourées ont éclaté entre Kurdes et policiers pendant le dépouillement.
Mais cette victoire arrive à point nommé deux semaines après qu’Angela Merkel eut déclaré qu’elle travaillerait pour que les négociations au sujet de l’entrée de la Turquie dans L’UE débutent promptement.



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Mannequin, elle part faire la guerre contre l’État Islamique

Source : traduction NOVOpress d’un article du Daily Mail
Corps déchiquetés, batailles sanglantes et fraternité : Une mannequin partie se battre contre l’EI en Syrie révèle les horreurs qu’elle a vues sur la ligne de front.

Une ancienne mannequin qui a troqué une vie confortable pour se battre contre l’État Islamique en Syrie nous décrit des horreurs des combats sur la ligne de front. Dans une interview exclusive avec MailOnline, Tiger Sun , son nom de combat, nous révèle : « J’ai vu des choses que je n’aurais jamais pu imaginer. J’ai marché sur un doigt une fois — il était carbonisé et plié dans un angle bizarre. Et aucun cadavre nulle part. J’ai vu une petite fille mourir de ses blessures causées par une explosion de mine antipersonnel parce que les Kurdes n’ont aucune formation médicale ou équipement. »
L’ex-mannequin de 46 ans a combattu les musulmans de l’EI pendant quatre mois avec les forces kurdes des YPJ (Unités de Protection du Peuple) jusqu’à son épuisement lié à la malnutrition qui la força à rentrer au Canada.

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Cette mère d’une jeune fille a quitté Vancouver (Canada), pour les champs de bataille du Moyen-Orient après avoir vu une vidéo de propagande de l’EI mettant en vedette John McGuire, un djihadiste converti d’Ottawa. Le 1er mars elle a laissé sa fille et s’est envolée pour l’Irak où elle est passée en fraude à travers le pays pour rejoindre la Syrie. Sans véritable formation autre que l’utilisation d’une arme à feu, elle s’est retrouvée directement dans la bataille.

Est ce que j’ai vu de la violence ? L’EI tuer des innocents ? Oui, j’étais dans ces combats. Je les ai vus en train de nous tuer. Et si nous repérons l’EI nous les tuons, et c’est tout. C’est en fait assez simple.

« Pour être honnête, les cadavres me hantent. Les amis que j’ai perdus me rendent triste, et l’injustice de tout cela me désole. Quand j’ai vu des compagnons tués, j’ai pleuré, mais il faut accepter que cela arrive dans une guerre », a-t-elle expliqué. « C’est incroyablement injuste, mais c’est la réalité dans ces circonstances. Yazidis, Arabes, Kurdes. Tout le monde a perdu quelqu’un, me semble-t-il. Beaucoup rejoignent le YPJ par vengeance, ou parce qu’ils n’ont plus de famille. »
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Etat islamique : la politique étrangère de la Turquie sévèrement attaquée

Etat islamique : la politique étrangère de la Turquie sévèrement attaquée

09/10/2014 – ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Les autorités d’Ankara ne souhaitent pas se retrouver partie à une intervention sous l’égide des Etats-Unis. Les inquiétudes de la Turquie s’accentuent devant la décision de quelques Etats occidentaux d’armer les groupes de combattants kurdes, notamment le Parti de l’union démocratique, classée dans la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Des liens tacites ont visiblement été établis avec les groupes djihadistes, tels le Front Al-Nosra et Daesh. Cette posture ne peut se comprendre que par l’obsession du gouvernement turc à faire tomber le régime de Bachar Al-Assad depuis l’été 2011. Ni Ankara, ni Paris, ni Washington ou Londres n’ont été capables d’évaluer précisément la réalité des rapports de forces en Syrie et de comprendre les dynamiques entre le pouvoir baasiste et les différentes composantes de la société syrienne.

Photo Une : Recep Tayyip Erdoğan, fondateur du parti islamiste turc AKP et actuel président dela République de Turquie. Crédit : World Economic Forum via Wikipédia (cc).