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Légion d’honneur : Anne-Marie Le Pourhiet, le professeur de Droit public qui pourfend les idéologies à la mode

Légion d’honneur : Anne-Marie Le Pourhiet, le professeur de Droit public qui pourfend les idéologies à la mode

03/01/2012 – 13h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Professeur agrégé de Droit public à l’Université de Rennes-1, Anne-Marie Le Pourhiet vient d’être nommée chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur dans la promotion du Nouvel An. Une distinction pour cette éminente juriste qui pourfend allègrement les idéologies à la mode véhiculées par ce qu’elle appelle, à juste titre, les « Khmers roses ».

Souverainiste, membre du Conseil scientifique de la Fondation ResPublica présidée par Jean-Pierre Chevènement, Anne-Marie Le Pourhiet est souvent intervenue pour dénoncer l’influence des lobbies catégoriels – ce qu’elle appelle la « tyrannie des minorités » – sur le travail des parlementaires. Elle s’est fermement opposée aux diverses lois mémorielles et à la multiplication des délits d’opinion qui portent atteinte à la liberté d’expression. Elle avait d’ailleurs été auditionnée par la commission des Lois de l’Assemblée Nationale sur cette dernière question (cf. vidéo).

Rappelant dans un entretien accordé à Valeurs actuelles (22/06/2011) qu’ « une partie de la droite ne semble pas du tout apercevoir le caractère néomarxiste de ces doctrines où l’on a remplacé la dictature du prolétariat par celle des minorités ethniques, sexuelles ou autres et où l’on propose de réaliser au forceps une égalité de fait en employant les mêmes procédés liberticides que dans les régimes totalitaires », elle ajoutait « les méthodes des “Khmers roses” n’ont rien à envier à celles de leurs cousins rouges, à commencer par le fait d’interdire toute expression d’une dissidence intellectuelle, immédiatement qualifiée de “phobie”, c’est-à-dire de maladie mentale à éradiquer par un traitement psychiatrique adéquat. Il convient aussi d’inculquer la doxa à la jeunesse en rendant son enseignement obligatoire dans les écoles : d’où l’introduction à l’école des cours d’“identité de genre”».

Interrogée par Riposte laïque sur la notion de « discrimination positive » Anne-Marie Le Pourhiet rappelle qu’il s’agit « d’une mesure préférentielle (dispense de concours, épreuves spéciales moins sélectives, points supplémentaires aux épreuves, emplois réservés, quotas explicites ou implicites …) accordée à des groupes de personnes définis par un critère non social (racial, religieux, linguistique, sexuel, handicap …) dont on affirme qu’ils ont été ou sont victimes de discriminations passées ou présentes et qu’ils doivent donc bénéficier désormais de passe-droits compensatoires. Il s’agit donc d’une faveur accordée aux membres de certains groupes au détriment des autres, c’est donc une discrimination positive pour ceux qui en profitent mais évidemment négative pour ceux qui en sont exclus. » Et de conclure : « elle a été parfaitement résumée récemment par le PDG de l’Oréal affirmant ouvertement que l’on a plus de chances d’être recruté dans son entreprise quand on a un prénom à consonance étrangère que lorsque l’on porte un prénom français de souche. Tout est dit ! ».

En 2007, elle n’avait pas hésité à qualifier la ratification du traité de Lisbonne par voie parlementaire, suite au rejet du précédent traité par le peuple français, de « haute trahison » au sens constitutionnel du terme. « Cela prouve bien que les références incessantes des traités européens aux valeurs démocratiques sont une tartufferie car cette Europe technocratique et confiscatoire ne peut se faire que contre la volonté des peuples. L’Europe est consubstantiellement anti-démocratique, on veut nous l’imposer de gré ou de force» avait précisé le professeur rennais sur le site du réseau Voltaire.

« La lecture des débats parlementaires fait souvent frémir, tant la novlangue et le totalitarisme orwellien s’y répandent. »

Crédit photo : Riposte Laïque