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Attentat de la Goutte d’Or, l’État s’enferre dans le déni

08/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8520)

Alors que, vendredi matin, l’enquête sur l’attaque du commissariat de la Goutte d’Or à Paris, perpétrée la veille par un individu de type nord-africain, s’orientait de plus en plus vers la piste islamiste, le gouvernement, Christiane Taubira en tête, s’enferrait dans le déni et continuait à évoquer l’hypothèse du « déséquilibré ».
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Au cri d’« Allah akbar »

Pourtant, rapportaient la veille le procureur de la République François Molins ainsi que plusieurs témoins, c’est bien au cri d’« Allah akbar » que cet homme avait attaqué jeudi matin, avec un hachoir, les policiers en faction devant le commissariat, avant d’être tué par les tirs de riposte de ces derniers. Sur son cadavre, les enquêteurs ont notamment découvert une fausse ceinture d’explosifs et un téléphone portable, mais aussi un drapeau de l’EI, ainsi qu’une lettre en arabe dans laquelle l’agresseur faisait allégeance à Al-Baghdadi, le leader de Daech, et déclarait vouloir « venger les morts de Syrie ».
En début de soirée, certains médias l’ont identifié comme Sallah Ali, un individu déjà connu des services de police pour une affaire de vol en réunion commis dans le Var en 2013. Ses empreintes digitales seraient en effet les mêmes que celles de cet homme qui à l’époque avait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête s’appeler ainsi et être né en 1995 au Maroc. Cependant, avertissait vendredi matin François Molins, « ce n’est pas du tout certain » que l’identité déclarée par l’assaillant « soit réelle ».

Un « déséquilibré » comme Nzohabonayo ?

Une agression au cri d’« Akbar », un drapeau de l’EI, une revendication en langue arabe… Des éléments parlants, mais qui n’ont cependant pas empêché le ministre de la Justice Christiane Taubira de déclarer sur Itélé que « ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, [c’est qu’elle] n’a aucun lien avec la radicalisation violente » et que « cela peut être des signes de déséquilibre ». Un peu comme Bertrand Nzohabonayo, ce « déséquilibré » converti à l’islam qui, en décembre 2014, était entré dans le commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, et avait blessé à l’arme blanche trois policiers en criant lui aussi « Allah akbar ». Ou encore cet automobiliste, amateur de sites djihadistes, qui, le 1er janvier, a foncé sur des militaires en faction devant la mosquée de Valence…

Franck Delétraz

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Attentat avorté dans le XVIIIe : un an après « Charlie », ils osent encore nous faire le coup du déséquilibré

08/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Attentat déjoué hier dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Malgré l’évidence, Taubira affirme qu’il n’y a aucun lien avec la radicalisation et que tout fait penser au déséquilibré.

Ça devient lassant, à force, d’être pris pour des idiots.
Hier, au jour et pratiquement à l’heure de l’attentat contre Charlie Hebdo, un homme se jette sur des policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d’Or, armé d’un hachoir et criant « Allah Akbar ». Le fonctionnaire dégaine et tire, tuant l’assaillant. Plus tard dans la journée, le parquet annonce qu’un « téléphone portable et un papier sur lequel figurent un drapeau de Daesh et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe » ont été retrouvés sur l’homme neutralisé par les policiers. Le document fait en effet état d’une vengeance pour les morts en Syrie et le terroriste prête allégeance à Al-Baghdadi, le leader de l’État islamique. L’homme portait sur lui une ceinture d’explosif factice.
Une enquête en flagrance est ouverte pour « tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste », sous l’autorité de la section anti-terroriste du parquet de Paris. Elle révèle rapidement que l’homme, un marocain d’une vingtaine d’années connu de la police pour vol, disposait d’un téléphone portable avec une carte SIM allemande. Arrêté il y a deux ans pour vol, il avait fourni une fausse identité.

Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne (c’est qu’elle) n’a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun […] Une ceinture d’explosif factice, ces cris, cette allégeance dans la poche, ce sont des signes qui peuvent le raccorder à un réseau, mais en même temps cela peut être des signes de déséquilibre. L’enquête fera la clarté de tout cela.

affirme pourtant Taubira. Et c’est là qu’on en a assez d’être pris pour des idiots. Qu’il faille être un peu « déséquilibré » pour se jeter sur des policiers arma d’un hachoir et d’une ceinture d’explosifs factice, certes. Il faut l’être aussi pour pénétrer dans une salle de spectacle et tuer une centaine de personnes à la Kalachnikov et au couteau.
Mais d’affirmer tout de go qu’un type qui cherche à mourir en tentant de tuer des policiers à l’arme blanche en hurlant « Allah Akbar » n’a aucun lien avec la radicalisation islamique, même le pire des bobos islamophiles n’y croit plus.
Pitié, Mme Taubira, à défaut de démissionner, taisez-vous.

C.D.

Métro, vers la porte de Saint-ouen

Saint-Ouen : le supermarché de la drogue en proie aux guerres de gangs

Source : Boulevard Voltaire
Saint-Ouen est pris en otage par les trafiquants de drogue. Les citoyens honnêtes n’ont d’autre choix que de se plier à leurs règles ou de s’exiler vers des horizons plus calmes.

Saint-Ouen, surnommée « le supermarché de la drogue », est devenue une plaque tournante de la région parisienne. Cette ville de Seine-Saint-Denis de 48.000 habitants vit au rythme des guerres de territoires. Ces dernières semaines, le climat est décrit comme « insurrectionnel ». Fin mars, un « jeune » se prenait une balle dans le dos. Quinze jours plus tard, un autre « jeune » dégustait une bastos en pleine mâchoire. Le 25 avril, le quartier de Soubise fut aspergé à la Kalachnikov sans faire de victime. Le 30, une autre fusillade à l’arme automatique a blessé trois fils de dignitaires algériens, dont deux grièvement, venus s’approvisionner… la litanie pourrait continuer longtemps.
Saint-Ouen est ainsi pris en otage par les trafiquants. Les citoyens honnêtes n’ont d’autre choix que de se plier à leurs règles ou de s’exiler vers des horizons plus calmes. En septembre 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, créait la première Zone de Sécurité Prioritaire de la ville, qui en compte aujourd’hui huit. Pour quel résultat ?
Quelques coups de filets spectaculaires attirent l’œil des médias mais se soldent souvent par de maigres perquisitions. « Faut-il qu’une balle perdue vienne tuer des innocents pour que l’État nous accorde enfin les moyens humains et matériels ? », s’agace le maire UDI William Delannoy. Le combat semble bien mal engagé, dans une banlieue où le taux de chômage avoisine 23 %, où les adolescents savent qu’ils peuvent se faire du fric facile en dealant, et où un périmètre lucratif peut rapporter 6.000 à 10.000 euros par jour. Y a-t-il une réelle volonté de neutraliser une économie parallèle qui irrigue toute une frange de la population ? Une victime témoigne :

Je vois des mamans récupérer l’argent que leurs enfants de 13 ou 14 ans gagnent grâce au cannabis et quand je leur demande si elles trouvent ça normal, elles me répondent que ça sert à payer les courses. À partir de là, comment voulez-vous que ça change ?

Cette semaine, quatre suspects ont été interpellés dans le cadre de la fusillade du 30 avril. L’un a été mis en examen pour détention de quinze kilos de cannabis. Les autres ont été relâchés, faute de preuves. La vie continue. Tant bien que mal. Le trafic, lui, se porte bien.

Crédit photo : Victor Brito via Flickr (CC) = Faïence indiquant les directions Clichy et Saint-Ouen à Place de Clichy


 

 

 

 

Marseille : rafalés à la Kalach (Présent 8291)

Marseille : rafalés à la Kalach (Présent 8291)

10/02/2015 – MARSEILLE (NOVOpress)
En visite lundi à Marseille pour saluer le « recul significatif de la délinquance » dans la cité phocéenne, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem n’auront pas été déçus du voyage : le matin même, Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique, et une patrouille de la BAC, se faisaient copieusement rafalés à la kalachnikov dans la cité ethnique de La Castellane. Histoire de remettre un peu les pendules à l’heure.

Marseille : rafalés à la Kalach (Présent 8291)Sirène à deux tons

Selon les témoins, un peu plus tôt dans la matinée, plusieurs « jeunes » encagoulés et armés avaient débarqué dans la cité pour ce qui ressemblait à une « expédition punitive » contre un des plants stups de la tour K. A la suite d’un premier échange de tirs signalé dans ce quartier, Bourniquel et la patrouille de la BAC qu’il accompagnait se rendirent sur les lieux, où ils ont immédiatement été pris pour cible. Pourtant, précise-t-on, le directeur départemental, un tantinet naïf, avait bien pris le soin de demander à son chauffeur de mettre la sirène à deux tons, histoire d’impressionner les « jeunes ». Une sirène qui, de nos jours, aurait plutôt tendance à attirer les balles et les pierres…

Finalement, et visite des ministres oblige, on aura déployé une quinzaine de cars de CRS et le GIPN pour boucler le quartier et investir les lieux en début d’après-midi. Une opération de police au cours de laquelle une dizaine de kalachnikovs, des chargeurs et 20 kg de cannabis ont été retrouvés dans un appartement du rez-de-chaussée de cette cité. En revanche, aucune arrestation n’a été effectuée.

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Tirs de kalachnikov sur des policiers à Marseille, intervention du GIPN

Tirs de kalachnikov sur des policiers à Marseille, intervention du GIPN

09/02/2015 – MARSEILLE (NOVOpress)
parlera-t-on un jour de la malédiction Manuel Valls ? En effet, alors que le Premier ministre – et ancien ministre de l’Intérieur – doit se déplacer à Marseille aujourd’hui pour vanter la baisse de la délinquance… des policiers, ainsi que le directeur de la sécurité publique ont essuyé des tirs de kalachnikov dans la cité de la Castellane. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les forces de l’ordre

Ces policiers étaient intervenus dans cette cité car plus tôt des témoins avaient signalé plusieurs hommes armés et portant des cagoules, tirant en l’air. Le quartier est entièrement bouclé, un collège confiné, une crèche évacuée. Et selon un photographe de l’AFP : « Des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d’un véhicule blindé ».

A l’heure où nous publions cet article, nous ne savons pas si l’on a affaire à du terrorisme ou à du droit commun, la cité de la Castellane étant un haut lieu du trafic de drogue à Marseille.

Cependant, quelles que soient les intentions de ces hommes armés, il est temps d’exiger la démission de Manuel Valls ou de Bernard Cazeneuve, qui derrière leurs discours musclés n’empêchent pas Marseille de devenir une cité de non-droit qui s’apparente aux favelas brésiliennes, ou un refuge pour terroristes voualnt agir en France. D’autant que parmi les premières réactions, des élus locaux marseillais indiquent qu’un tel acte n’est pas si étonnant à la cite de la Castellane.


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Ces « jeunes » qui brandissaient une kalachnikov dans un clip de rap à Nice

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