Tag Archives: Juppé

Christophe Barbier (L'Express, etc.) découvre "le grand remplacement"

Christophe Barbier cherche des solutions pour « démolir le Front national »

29/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Comment démolir le Front national ? Tel est le titre choisi pour l’édito de Christophe Barbier, qui est aussi celui de la une du numéro de la semaine de L’Express.

Le directeur de la rédaction de L’Express considère que personne n’a réellement pris le temps de démonter pièce par pièce le programme du Front national, sauf le juppéiste Maël de Calan, qui publie un « livre de combat », La Vérité sur le programme du Front nationalChristophe Barbier pense le programme du FN est plein de contradictions :

C’est la démonstration qu’il y a de l’amateurisme. C’est la démonstration qu’il y a de l’aventurisme. Cela montre aussi que les succès du Front national ne sont pas dus à un vote d’adhésion. Les Français ne sont pas dupes. Ils ne veulent pas de ce programme. Cela demeure un vote de protestation. Parce qu’on est en colère contre la situation, parce qu’on est malheureux, parce qu’on est désespéré et surtout parce qu’on est fou de rage contre les autres partis. Ceux de la raison, ceux du sérieux. Ceux qui devraient monter des programmes courageux.

Et si Christophe Barbier consacrait un édito aux contradictions présentes dans les programmes des partis… « sérieux » ?


Zemmour

Eric Zemmour : « Hollande et Macron, c’est Laurel et Hardy »

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans une chronique magnifique et drolatique, Eric Zemmour a analysé, ce matin sur RTL, le numéro de duettistes entre Hollande et Macron, ce couple de la semaine constitué de « la gravure de mode et du « mal fagoté », entre le « gendre idéal aux yeux bleus » et le « père indigne à casque de moto », entre « le moderne et le ringard », « le hussard et le notable ». « Ils sont complices et compères, comme dans une partie de bonneteau », affirme Zemmour. Pour l’éditorialiste, Macron joue gagnant-gagnant, ou « win-win comme on dit dans son franglais de banquier » : « Hollande est réélu, et il est à Matignon. Juppé est élu, et il est à Matignon. »

« Hollande, c’est le fils que Chirac aurait fait avec le père Queuille. Mais Macron, c’est le fils que Madelin aurait eu avec Cohn-Bendit. Hollande est un Mitterrand de sous-préfecture, Macron un Giscard en autocar. » « Hollande est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme, Macron est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme. Jacques Attali a lancé Hollande en 1981, Jacques Attali a lancé Macron en 2007. Leur alliance de circonstance répond au principe cardinal de la théorie libérale : le vice privé concourt à la vertu publique. Hollande, c’est la phrase de Chateaubriand : “L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime.“ Macron, c’est le vers de Corneille : “Qui t’as rendu si vain, toi qu’on n’a jamais vu les armes à la main ?“ »…

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Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

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Nicolas Sarkozy apparaît isolé au sein du parti Les Républicains

15/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Les primaires à droite doivent avoir lieu en novembre 2016 et c’est le temps des manœuvres. Ce week-end avait lieu le Conseil national du parti. Le parti était sous le feu des projecteurs médiatiques.

L’ancien président Nicolas Sarkozy s’est vu boycotté
Il a donné le discours de clôture dimanche matin sur la ligne du parti. Tous les cadres nationaux étaient bien présents, mais ses rivaux pour la candidature étaient tous absents, retenus par leur famille. 14 février oblige, Bruno Le Maire a même osé prétexter la Saint-Valentin pour rester chez lui. C’était un premier camouflet.

,Car il fallait s’attendre à un autre coup dur
Il est venu quelques heures plus tard de Jean-Pierre Raffarin. Il a en effet annoncé son soutien à Alain Juppé, favori des sondages. Le ralliement de l’ancien Premier ministre est un atout de poids dans la course à la candidature.

Un nouveau candidat s’est alors déclaré : Jean-François Copé
S’il ne décolle pas dans les sondages, c’est pourtant une candidature gênante pour Nicolas Sarkozy. C’est d’abord le risque de voir remis sur la scène médiatique l’affaire Bygmalion et le financement de la campagne présidentielle de 2012. C’est ensuite un rival qui se place sur la même ligne de « droite décomplexée » qui a fait gagner Nicolas Sarkozy. L’Élysée semble pour l’instant difficile à reconquérir pour l’ancien président.


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Juppé dans la course à la présidentielle : quand Ali perce sous Alain

Source : Boulevard Voltaire
Alain Juppé est, décidément, prêt à tout pour être élu.

Alain Juppé est, décidément, prêt à tout pour être élu. Coqueluche des médias « mainstream », il cultive tranquillement son image de futur père de la nation, en endossant le costume rapiécé pour l’occasion d’un De Gaulle ultra-light effectuant son retour au pouvoir à soixante-dix ans passés. Assurément, il n’a déjà aucun mal à se démarquer d’un Sarkozy frénétiquement compulsif et agité, comme du synthétique et apathique Guimauve le Conquérant, actuellement à l’Élysée.

Mais Alain Juppé, ci-devant Premier ministre de Chirac, anciennement frappé d’inéligibilité pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêts dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris – infamie civique qui le força à un lointain exil québécois —, est aussi maire de Bordeaux, une ville bien connue de l’auteur de ces lignes (qui y a vu le jour) dont l’évidente transfiguration – lui valant d’être, aujourd’hui, classée au patrimoine de l’UNESCO – a contribué, hélas, à sa « boboïsation ».
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epicerie

Le réveil de Juppé ? Il dénonce une épicerie islamique

23/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Alain Juppé semble découvrir (enfin) la nature de l’islam. Il dénonce une épicerie tenue par un couple de convertis à l’islam qui impose des horaires séparés pour les hommes et les femmes

« Les frères : le lundi, mardi, mercredi et vendredi. Les sœurs : le samedi, le dimanche », ont-ils écrit sur une petite pancarte affichée à l’entrée de leur épicerie, sise dans le quartier historique de Saint-Michel, à Bordeaux. Avec la ferveur des nouveaux convertis, Soumaya (auparavant, Jessica) et Yahya (qui s’appelait Jean-Baptiste) ont appliqué pour leur épicerie l’apartheid sexuel au delà même de ce qu’exigeraient les préceptes islamiques, selon un imam interrogé par France 3.

Dans la religion, la mixité est interdite pour éviter la tentation

se justifient les épiciers. Les reportages de la presse locale –écrite et télévisuelle– font réagir jusqu’aux associations musulmanes, chagrinées de voir l’image de cette belle religion de paix et de tolérance abîmée par le comportement de quelques zélotes. Le maire de la capitale girondine, pourtant connu pour les positions islamophiles, s’en est ému, au nom des principes républicains d’égalité et de mixité. Bienvenue dans le monde réel, Monsieur le Maire !

Je m’appelais Jessica, je suis née et j’ai grandi à Bordeaux, dans une famille où on ne pratiquait aucune religion. J’étais esthéticienne, la religion ne m’intéressait pas. Puis, à une période, il s’est produit des deuils autour de moi, j’étais perdue, beaucoup de doutes. Alors j’ai pensé à la religion comme secours, j’ai lu la Bible, la Torah et le Coran. Et là, dans le Coran, j’ai trouvé mes réponses, la paix, la justesse. Je n’avais jamais fréquenté de musulmans.

Face à la polémique et aux risques de sanctions pénales – trois ans de prison et 45 000 euros d’amende –, les commerçants ont décidé hier d’abandonner la pratique de jours séparés pour les clientèles féminine et masculine, du moins de manière visible. Car si la presse, qui parle d’un couple de « néo-musulmans » (sic), et M. Juppé paraissent offusqués par cette atteinte à la mixité, c’est pourtant ce que réclament déjà un certain nombre de musulmans avec les horaires aménagés dans les piscines publiques ou les cours de sport.
L’islam et le Vivre ensemble, ce n’est pas pour maintenant.

Crédit photo : capture d’écran du reportage de France 3 Aquitaine du 22/06/15 sur l’épicerie bordelaise qui a fait polémique


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Chard---Présent

L’avenir de Sarkozy est derrière lui (Présent 8365)

01/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)

En enterrant l’UMP pour lancer Les Républicains, Nicolas Sarkozy a livré son grand dessein : établir une « République de la confiance ». La sagesse populaire dit pourtant qu’on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu ! Or, s’il en est aujourd’hui à peiner sur les tréteaux électoraux, c’est qu’il a perdu la confiance des Français, d’où son échec en 2012. Au soir de sa victoire en 2007, il promettait : « Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas » et, dans la foulée, il promettait « le plein d’emploi » et l’augmentation du pouvoir d’achat. La lecture rétrospective de ces phrases-là est le plus sévère obstacle à la nouvelle ambition du président des Républicains.8365-Une
Où sont les « Karchers » qui devaient nettoyer les cités ? Le service minimum dans les transports en commun ? Et cette promesse, en 2006, où la démagogie le disputait à l’utopie : « Si je suis élu, d’ici à deux ans il n’y aura plus un seul SDF dans les rues » ? Comment l’électeur pourrait-il avoir confiance en un homme dont la première tâche présidentielle a été de passer outre le non des Français au référendum constitutionnel pour le leur imposer sous la forme du Traité de Lisbonne ? Il voulait « renverser la table », il a seulement cassé la vaisselle. Il se lance dans la course présidentielle avec un boulet au pied : son bilan. Son avenir est derrière lui.
Car, contrairement à son engagement, il a déçu, il a trahi, il a menti. Comment s’étonner que 72 % des Français, selon le dernier sondage Odoxa, ne veuillent pas qu’il se représente ? Ils ont tourné la page, et il ne s’est pas rendu compte qu’il était dans la page.
Avec un tel taux de rejet, presque égal à celui de François Hollande (77 %), il pourrait avoir quelque doute sur son avenir politique. Mais non ! Ce n’est pas volontarisme, mais aveuglement narcissique. Il croit toujours que la cour des militants qui lui fait la claque est l’avant-garde du peuple de France qui lui crie « Reviens ! » Or, selon le même sondage, il ne convainc pas les sympathisants de l’ex-UMP : 49 % veulent qu’il se représente, 50 % y sont hostiles. Il y aura toujours des fanatiques qui verront en lui le sauveur, ce n’est pas étonnant puisque Napoléon a encore des partisans. Sarkozy en est encore aux Cent jours auxquels, rappelons-le-lui, Waterloo a succédé…
Le nouveau parti n’est pas uni, ni la « famille » rassemblée. On l’a bien vu quand Fillon et Juppé ont été hués devant un public clairsemé. Ce ne sont pas des incidents sans importance – au demeurant, Sarkozy n’a pas su les empêcher, à moins qu’il ne les ait fomentés –, ce sont les premiers craquements d’une unité factice qui iront s’aggravant à mesure que la date des primaires se rapprochera. Ce processus, qui devait pacifier la désignation du candidat, est gros de tensions et exacerbe les rivalités. À peine le congrès achevé, Alain Juppé annonçait que sa participation aux primaires était conditionnelle ! De fait, puisqu’il a l’opinion pour lui, dit-il, et Sarkozy le parti, pourquoi irait-il soumettre sa candidature à un collège trop restreint délimité par le président des Républicains, lui-même candidat ?
Il y eut soixante orateurs au congrès de Sarkozy, des ténors et des seconds couteaux s’y sont exprimés, il a bénéficié d’une large couverture médiatique et, pourtant, bien malin qui pourrait dire quel est son programme, ce qu’il propose pour remédier aux maux du pays et quelle ambition il a pour lui. Cela s’appelle parler pour ne rien dire.

Guy Rouvrais

[Lu sur Internet] L'UMP n'est plus - par Gabriel Robin

[Lu sur Internet] L’UMP n’est plus – par Gabriel Robin

11/07/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Ivan Rioufol, éditorialiste de talent, n’hésitait pas à affirmer, ce mercredi, dans une tribune du Figaro, que l’UMP devait disparaître.

L’homme n’est pourtant pas connu pour ses positions « alternatives », mais tout au contraire pour être un libéral atlantiste à tendance conservatrice soutenant plutôt Nicolas Sarkozy et une version musclée de la « Droite Forte ». C’est dire à quel point, la situation calamiteuse du principal (toujours ?) parti d’opposition préoccupe jusqu’à ses plus fidèles partisans.

(…)

Les vrais projets politiques ne semblent en tout cas pas être à l’ordre du jour. L’UMP est un parti moribond sans ligne idéologique clairement définie, dont les chefs sont de vieux légumes usés du paysage politique national. Nul français sensé ne peut croire à un renouveau avec les centristes mous Raffarin et Juppé, ou l’ectoplasmique Luc Chatel.

Le navire France a pourtant, et plus que jamais, besoin que le souffle de l’histoire vienne secouer à nouveau ses voiles, mais pour cela il faut une vision. Et ces oligarques claniques n’en ont pas car ils ne sont que de tous petits politiciens. Ils ne valent pas mieux que les apparatchiks socialistes au pouvoir. A leurs yeux ce n’est pas la France qui compte, mais ce qu’ils peuvent en tirer pour leurs petits profits personnels.

(…)

Alors oui, à la suite d’Ivan Rioufol, j’affirme que l’UMP est « indéfendable », mais je ne peux pas dire qu’elle n’a « d’autre choix que de disparaître », car à mes yeux l’« Union pour des Mensonges Profitables » est d’ores et déjà morte et enterrée. Je n’irai pas pleurer sur sa tombe.

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