Tag Archives: Julius Evola

Photo du jour : les monts Dolomites

Photo du jour : les monts Dolomites

« (…) Nous continuons. Les sommets, maintenant que le soleil se couche dans les vallées de l’Ouest, sont couverts de reflets. Ils prennent un aspect ancien et glorieux. Ils sont dorés et pourpres, dans un ciel pur qui a l’air encore plus haut et lointain. La masse diaphane des vapeurs qui émanent des vallées et des forêts montent lentement jusqu’à eux, qui se dérobent tout à coup à nos regards quand la route plonge dans la forêt. Nous ne pouvons les voir de nouveau que lorsque nos voitures, sortant de la forêt après avoir négocié de nombreux virages en épingle à cheveux, entrent dans San Martino di Castrozza.

De là, la vue est féérique : seuls, suspendus entre les vapeurs et le ciel de couleur cendrée et filigranée, les sommets flottent dans un fondu. Clarté désincarnée, ils ont l’air de souvenirs ou d’échos immatériels. Ils sont là, incroyablement hauts, alors que l’air devient froid, sec et mordant. » Julius Evola, Méditations du haut des cimes.

Crédit photo : settebart via Flickr (cc)

Photo du jour : les monts Dolomites

Photo du jour : les monts Dolomites

05/11/2013 – 18h55
PARIS (NOVOpress) –
Les Dolomites, ou Monti Pallidi (montagnes pâles), sont un massif des Préalples orientales méridionales, classé depuis 2009 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le nom de « dolomites » lui a été donné en 1876 en hommage au géologue français Déodat Gratet de Dolomieu. Les Dolomites forment une frontière rocheuse spectaculaire au carrefour des mondes germaniques et latin, dont le sommet culmine à 3343 mètres. Il s’y parle l’une des langues romanes (rhéto-roman) les plus rares d’Europe, le ladin. Des combat d’une extrême intensité s’y sont déroulés en 1915.

Le penseur anti-moderne Julius Evola y situe ses Méditations du haut des cimes : « (…) d’autres ont parcouru et continuent à parcourir les mêmes sentiers, les mêmes parois et les mêmes névés, avec le même mépris du danger qu’ils courrent chaque fois qu’ils font un pas ou un mouvement, avec la même intrépidité, qui les fait repousser l’aide des guides et des cordées. Il y a de folie en tout cela, mais il y a aussi une flamme qui danse plus haut que toutes les petites “valeurs” de l’homme du commun. Par rapport à cette vie, la vie mondaine cosmopolitaine qui contamine la pureté des Dolomites par ses tennis, ses thés et son jazz, est dérisoire et malsaine. Tout dans la vie moderne vise à étouffer le sens héroïque de la vie. Tout tend à la mécanisation, à l’embourgeoisement, à la grégarisation systématique et prudente d’êtres insatiables et dont aucun ne se suffit à lui-même. Des quatre castes sur lesquelles était fondée l’organisation rationnelle et intégrale de la société dans l’Orient ancient (les travailleurs, les marchands, les héros et ceux qui sont initiés à la sagesse), il ne reste plus aujourd’hui que les deux premières. » Crédit photo : gigi62 via Flickr (cc)

"La grande peur des temps présents" par Georges Feltin-Tracol

« La grande peur des temps présents » par Georges Feltin-Tracol

Christophe Bourseiller. Crédit photo : Tim Lybm via Wikipédia (cc).

15/10/2012 — 14h00
PARIS (via Europe Maxima) — Depuis 1989 et la parution des Ennemis du système, Christophe Bourseiller s’intéresse aux « périphéries politiques ». Désormais maître de conférence à Sciences Po – Paris, cet acteur de cinéma et de publicité a consacré de nombreux ouvrages à l’« extrême gauche » (Les Maoïstes en 1996, Histoire général de l’ultra-gauche en 2003), à l’« extrême droite », au phénomène sectaire (Les Faux Messies en 1993, Carlos Castaneda. La Vérité du mensonge en 2005), aux nouvelles sexualités (Les Forcenés du désir en 2000) et à la franc-maçonnerie (Un Maçon parle en 2010).

Lire la suite