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Quand l’argent fait taire la presse : un nouvel exemple d’autocensure au Parisien

11/03/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y a deux semaines, sortait le film-documentaire, « Merci, patron », une critique acerbe du patron de LVMH, Bernard Arnault. Depuis octobre 2015, le milliardaire est propriétaire du Parisien. Dans un communiqué, les syndicats du Parisien s’inquiètent qu’« ordre [ait] été donné aux confrères du service culture-spectacle qui avaient visionné le long-métrage de ne pas le chroniquer, fût-ce en dix lignes ». Aux dernières nouvelles, « Merci, patron » n’a pas été chroniqué non plus par Les Échos, racheté par le même Bernard Arnault en 2007. François Ruffin, qui assure la promotion du film, est presque systématiquement désinvité des grands médias. Le fait que Bernard Arnault soit l’un des principaux annonceurs publicitaires, en particulier de la presse magazine, ne saurait évidemment expliquer cette déprogrammation…

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Edelman : la défiance dans les médias est plus accentuée en France que dans le reste du monde

Source : OJIM
Depuis 2001, l’agence de communication et de gestion des relations publiques Edelman (une des plus grosses du monde) mène une enquête annuelle sur l’état de la confiance de l’opinion publique dans le monde. Les conclusions de son enquête pour 2015 sont à présent disponibles et sont intéressantes autant par les chiffres bruts que par leur évolution sur les dernières années, notamment lorsqu’on s’intéresse à la France. En substance, la population de l’hexagone se montre de plus en plus méfiante vis-à-vis des médias et des politiciens…

Le premier point que soulève l’enquête réside dans la différence de comportement existant entre le public informé (il s’agit en gros des diplômés de 25 à 65 ans, dans le dernier quartile de revenus, et qui indiquent clairement se tenir informés) et le reste de la population : l’enquête montre que les premiers accordent plus facilement leur confiance aux « vecteurs » d’information (les médias et les politiciens), et cette différence est en France parmi les plus grandes observées. Autrement dit, il y a un décalage important entre le public informé (ou qui se déclare tel) qui conserve un niveau de confiance élevé dans les informations qui lui sont délivrées, et le reste du peuple, qui n’y croit pas.

Pire : l’enquête montre en plus que cette confiance s’érode nettement d’année en année et que l’écart de comportement observé entre le public informé et le reste de la population s’accroît, plaçant même la France dans les pays où le décalage croît le plus.
Le constat est sans appel : alors que le reste du monde semble accorder un regard confiant envers ses institutions et ses médias, les Français, au contraire, montrent tous les jours plus de défiance vis-à-vis d’eux. Mais peut-on réellement les blâmer ? …
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François Ruffin à l’assaut de l’oligarchie et des médias complices

Source : OJIM

Depuis la sortie de son premier documentaire, mercredi 24 février 2016, François Ruffin fait beaucoup parler de lui dans les médias.

Dans « Merci Patron ! », le fondateur du journal satirique Fakir montre les conséquences calamiteuses de la gestion de LVMH par le milliardaire Bernard Arnault. S’intéressant à la situation désespérée d’une famille du Nord, licenciée en 2007 après la délocalisation de leur usine textile vers les pays de l’Est, Ruffin montre l’envers du décors d’un capitalisme mondialisé sans gêne et sans remords.

Militant social inspiré notamment, à l’instar de Pierre Carles, par les travaux du sociologue Pierre Bourdieu, le journaliste s’engage depuis de nombreuses années auprès des travailleurs en promouvant le protectionnisme économique, la pensée économique de Frédéric Lordon ou encore en dénonçant les multiples trahisons de la gauche. Concrètement, à la manière de ce que fait Élise Lucet dans « Cash Investigation », Ruffin s’emploie parfois, en compagnie de salariés, à acheter des actions dans des multinationales pour intervenir lors des assemblées générales, seul moyen d’interpeller directement les dirigeants sur leurs erreurs.

À travers sa revue Fakir, fondée à Amiens, et ses nombreux ouvrages engagés, le réalisateur d’un jour souhaite raconter l’application froide et concrète de la pensée libérale. Né à Amiens en 1975, il est entré en 2000 au Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris après avoir obtenu une maîtrise de lettres. Aussitôt ses études terminées, il a créé Fakir, journal satirique militant tout d’abord local puis, en 2010, national à parution trimestrielle. Jusqu’en 2012, il a participé à plusieurs émissions de « Là-bas si j’y suis », sur France Inter. C’est avec une démarche proche de celle du documentariste américain militant Mickael Moore qu’il a entrepris la réalisation de « Merci patron ! », son premier documentaire.

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Les Bobards d’Or 2013 : plus que 24h pour choisir par Internet les meilleurs bobards des médias

La confiance des Français vis-à-vis des journalistes toujours en baisse

Source : OJIM

Comme chaque année, La Croix publie son baromètre de la confiance accordée par les Français aux journalistes et aux médias.

Premier verdict : d’une manière générale, la confiance est en baisse sur presque tous les points, à commencer par leur intérêt pour l’actualité, qui perd 6 points. Concernant la confiance à proprement parler que les Français portent aux médias, tous les supports sont en recul par rapport à l’étude de 2015. La radio conserve la tête, 55 % des Français estimant qu’elle reste le moyen d’information le plus crédible (-8 points). Suivent les journaux (51%, -7 points), la télévision (50%, -7 points) et, loin derrière, internet (31%, -8 points).

Côté confiance vis-à-vis des journalistes, là aussi, la courbe plonge. Plus de deux sondés sur trois jugent que les journalistes ne résistent pas aux pressions politiques, soit une hausse de 6 points en 1 an, et 58 % d’entre eux estiment qu’ils ne sont pas indépendants des pressions « de l’argent ».

54 % des Français disent s’informer principalement avec la télévision, 20 % avec internet, 18 % avec la radio et seulement 7 % via la presse écrite, avec cependant une hausse de 3 points. Sur internet, les sondés disent consulter surtout les sites des principaux titres de la presse écrite (29 %). En revanche, 71 % d’entre eux n’ont « plutôt pas ou pas du tout confiance » dans les informations qui circulent sur les réseaux sociaux.

Enfin, pour ce qui est du traitement médiatique des attentats de janvier et novembre 2015, les sondés s’estiment globalement bien informés. Par contre, une personne sur deux reconnaît que ce traitement médiatique a pu compliquer le travail de la police suite à l’attaque de Charlie Hebdo et à la prise d’otages de l’Hyper Cacher, contre 35 % pour les attentats de novembre.

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L’indépendance des médias et journalistes bientôt débattue à l’Assemblée

Source : OJIM
Président socialiste de la commission de la Culture à l’Assemblée nationale, Patrick Bloche vient de dévoiler une proposition de loi qui va, sans doute, entraîner de vifs débats dans l’hémicycle.

Pour renforcer l’indépendance des médias, M. Bloche propose en effet plusieurs solutions concrètes. En premier lieu, il souhaite mieux protéger les journalistes des pressions de leur direction en ajoutant, dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, un article qui stipule que « tout journaliste a le droit de refuser toute pression, de refuser de signer un article, une émission, partie d’émission ou une contribution dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté ». Ainsi, un journaliste ne pourra plus « être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle ».

Ensuite, alors que la reprise en main de Canal+ par Vincent Bolloré a fait beaucoup parler, Patrick Bloche souhaite généraliser les comités d’éthique au sein de toute chaîne de télévision et radio « diffusant des émissions d’information politique et générale ». Ces comités devront veiller à « l’honnêteté, l’indépendance, le pluralisme de l’information et des programmes ». S’ils constatent un manquement à ces garanties, ils pourront s’auto-saisir et faire part de leurs remarques au CSA.

Depuis peu, un comité d’éthique a été mis en place au sein de Canal++. Cependant, ce dernier a fait l’objet de nombreuses critiques quant à sa composition et à son indépendance. Pour éviter cela, le projet de loi propose que toute personne ayant eu, « pendant ses fonctions et dans un délai de trois ans avant sa nomination », un lien avec la chaîne, l’un de ses actionnaires, ou une société dans laquelle la chaîne ou un actionnaire détiennent une participation, ne pourra pas en être membre. « Soit on respectera ces dispositions et on sera dans la légalité. Soit on ne les respectera pas et on sera dans l’illégalité », a simplement fait savoir Patrick Bloche.

Enfin, le député socialiste souhaite s’attaquer à l’opacité de l’actionnariat des médias en forçant ces derniers à dévoiler publiquement, chaque année, l’identité de leurs actionnaires ainsi que la part qu’ils détiennent dans la société. S’il ce texte est adopté, ce volet nous réservera sans doute de nombreuses surprises… À ce propos, Canal++ et NextRadioTV (BFM, RMC…) ont déjà demandé à être entendus sur ce dossier.

Le texte devrait être déposé à l’Assemblée la semaine prochaine. S’il s’attend à de vifs débats, Patrick Bloche espère néanmoins conclure sa première lecture devant la chambre basse avant le printemps.

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Marine Le Pen refuse la tyrannie médiatique, un précédent historique

Source : Boulevard Voltaire
Enfin une personnalité politique d’envergure a refusé la tyrannie des médias et de leurs donneurs d’ordres de « gauche » et de « droite ».

Retour sur les faits. Marine Le Pen avait été invitée par David Pujadas pour participer à l’émission « Des Paroles et Des Actes » du jeudi 22 octobre 2015, et débattre avec trois Français, Jean-Christophe Lagarde et Stéphane Le Foll. Peu après, Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon, adversaires de la présidente du Front national pour la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ont protesté, estimant cette invitation inéquitable, et ont réclamé à leur tour d’être tous deux invités. Le mercredi 21 octobre, l’alliance entre les sociétalistes et Les Républicains contre les patriotes sincères s’est matérialisée par une alliance étrange entre Jean-Christophe Cambadélis et Nicolas Sarkozy, lesquels ont chacun écrit une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel.

La réponse du Conseil supérieur de l’audiovisuel, paillasson des deux partis de l’alternance, ne s’est pas fait attendre longtemps. Par un tour de passe-passe ahurissant, les sages ont réussi à donner raison aux deux magouilleurs, tout en leur donnant tort. En effet, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a rappelé que les règles d’équité de la campagne des régionales ne s’appliquaient qu’à partir du 26 octobre, mais ont déclaré que « dès à présent, quand des personnalités fortement impliquées dans la compétition électorale sont invitées à prendre la parole sur les antennes, faisant valoir directement ou indirectement une candidature, la possibilité d’une expression contradictoire devrait être rapidement offerte aux concurrents ». Pourquoi, alors, fixer une date ? Nous ne sommes pas à une contradiction près avec ces gens, mais les méthodes interrogent. Ont-ils peur que Marine Le Pen ne convainque encore un peu plus les électeurs ?

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Jean-Yves Le Gallou présente « La désinformation publicitaire »

Vous n’avez pas honte ? Lettre ouverte aux journalistes français

Source : Boulevard Voltaire
Vous n’avez pas honte de vous complaire dans les bobards de guerre ?

Vous n’avez pas honte de montrer avec force images un accueil scénarisé des « migrants », en gare de Munich, et de cacher les manifestations anti-clandestins de PEGIDA à Dresde ?

Vous n’avez pas honte de faire croire que l’Allemagne est derrière Merkel et de pratiquer l’omerta sur la réception triomphale d’Orbán à Munich par le gouvernement bavarois et la CSU ?

Vous n’avez pas honte de cacher les images des 700 morts de la bousculade de La Mecque après avoir montré partout la photo d’agence du seul petit Aylan ?

Vous n’avez pas honte d’appliquer sans vergogne le principe : un mort, ça m’émeut ; 700 morts, c’est de la statistique ?

Vous n’avez pas honte d’avoir raconté que la famille d’Aylan fuyait la guerre alors que les Kurdi habitaient Istanbul, de les avoir présentés comme des « réfugiés politiques » alors que le père souhaitait, selon sa sœur, se faire soigner les dents au Canada et qu’il était, selon de nombreux témoignages, le passeur ?

Vous n’avez pas honte de vous complaire dans les bobards de guerre ?

Vous n’avez pas honte d’avoir attribué à Assad l’enlèvement du journaliste américain James Foley égorgé par Daech ?

Vous n’avez pas honte d’annoncer depuis trois ans le lâchage du gouvernement syrien par la Russie alors que celle-ci le soutient avec une vigueur croissante ?

Vous n’avez pas honte de rapporter avec complaisance les manifestations favorables au gouvernement et de majorer les chiffres des manifestants pro-loi Taubira ou pro-immigrés ? Et a contrario de dénigrer les manifestations critiques et de diviser le nombre des protestataires ?

Vous n’avez pas honte qu’un gros millier de manifestants, place de la République, souhaitant Welcome aux immigrés, deviennent, par un prompt renfort médiatique, plus de 10.000 dans vos articles ?

Vous n’avez pas honte qu’un petit millier de manifestants anti-Merkel devant l’ambassade d’Allemagne, évalués à plus de 500 par la préfecture de police, soient réduits à 200 dans les colonnes du Monde, selon la méthode chère au « quotidien de référence » de « Chéri, j’ai rétréci les petits » ?

Vous n’avez pas honte de vous complaire dans un conformisme politiquement correct de plus en plus déconnecté des réalités vécues par le peuple et des évolutions des grands intellectuels ?

Vous n’avez pas honte de vivre dans un entre-soi médiatique satisfait de lui-même, un entre-soi à peine élargi à une classe politique déconsidérée par sa servilité à votre égard ?

Vous n’avez pas honte de mépriser l’opinion de la majorité des Français et d’ostraciser les hommes politiques ou les intellectuels qui les portent ?

Vous n’avez pas honte de tolérer, voire de participer au lynchage pour un propos « controversé » de votre consœur Maïtena Biraben ?

Vous n’avez pas honte d’avoir été complices de l’élimination médiatique de l’ancien patron de Reporters sans frontières, Robert Ménard, et de la marginalisation de votre confrère Zemmour ?

Vous n’avez pas honte de ne pas représenter la diversité politique française alors que vous vivez de l’argent public : près de 2, 5 milliards de subventions à la presse écrite et 4 milliards pour l’audiovisuel public ?

Vous n’avez pas honte de capter ainsi au service de vos préjugés 10 % de l’impôt sur le revenu ?

Vous n’avez pas honte de tromper régulièrement vos lecteurs, vos auditeurs, vos spectateurs sans jamais vous excuser ?

Vous n’avez pas honte de manquer totalement d’esprit critique ?

Vous n’avez pas honte d’imposer partout la même novlangue visant à empêcher les « crimes contre la pensée » comme Big Brother dans 1984 d’Orwell ?

Vous n’avez pas honte de tenter de discréditer la réinfosphère qui révèle, sans argent, à l’opinion les faits que vous êtes payés pour cacher ?

Jean-Yves Le Gallou

Patrick Balkany confisque violemment une caméra de BFMTV (vidéo)

Balkany part en croisade contre les privilèges de la presse et des journalistes

Source : Ojim.fr Bien connu pour ses relations tendues avec les médias et les journalistes, Patrick Balkany vient de déposer trois propositions de loi visant à réduire les privilèges de la profession journalistique.

Ainsi, comme indiqué dans le Journal officiel du jeudi 23 juillet, la première d’entre elles vise à supprimer « l’avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu », la deuxième vise à supprimer les aides à la presse écrite, ce qui se justifie par « l’état de nos finances publiques », et la troisième plaide en faveur de « la privatisation de l’audiovisuel public ».

Concernant l’avantage fiscal, Patrick Balkany dénonce un « privilège qui ne se justifie plus aujourd’hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu’il faut corriger ».

Pour le maire de Levallois-Perret, la presse est « un secteur sous perfusion d’argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique ». De plus, « ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l’État, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier – ou tout du moins feint d’oublier – qu’elle coûte aux Français, qu’ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d’euros chaque année ».

Enfin, à propos de la privatisation du service public, il déclare : « Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public: France Télévisions et Radio France. » Et celui-ci de souligner le « manque d’objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques ».

La guerre entre certains médias et l’homme politique n’est pas prête de s’arrêter…


Candidature de Jean-Marie Le Pen pour 2017 : la bourde du Point

Candidature de Jean-Marie Le Pen pour 2017 : la bourde du Point

Source : Ojim.fr – En voilà un qui tire des conclusions pour le moins hâtives. Hugo Domenach, journaliste au Point, s’est basé sur un site douteux pour affirmer, le 9 avril, que « Jean-Marie Le Pen se proclame candidat à la présidentielle de 2017 ! »

Candidature de Jean-Marie Le Pen pour 2017 : la bourde du Point

Candidature de Jean-Marie Le Pen pour 2017 : la bourde du Point

En cette période de conflit entre le père et la fille au sein du Front National, l’annonce avait de quoi aggraver sérieusement la situation. Jean-Marie Le Pen, candidat en 2017, et donc contre sa fille ? C’est ce qu’a affirmé sans sourciller Le Point sur son site internet en se basant sur le site jeanmarielepen2017.com. L’auteur, constatant que le site avait été créé avant l’entretien polémique donné par Le Pen à Rivarol, y voyait là « la preuve que les récents « dérapages » du Menhir ne sont que le fruit d’une stratégie mûrement réfléchie… »

Mais le jour-même, le patriarche publiait un démenti sur son site, officiel celui-là, pour assurer qu’il s’agissait « évidemment d’un canular dont le but est de semer la zizanie au Front National ». Et celui-ci d’ajouter, taquin, qu’il était « affligeant de constater qu’un organe de presse en ligne prétendument sérieux comme lepoint.fr le reprenne pour argent comptant. Cela en dit long sur le sérieux de certains journalistes qui devraient tout d’abord vérifier la véracité de leurs allégations, b.a.-ba de leur métier. »

Car il est vrai, un simple coup d’œil averti permettait à tout un chacun d’émettre de sérieux doutes sur le caractère officiel du site en question : architecture incertaine, dressage de louanges abusif, ton trop engagé… Mais plutôt que d’assumer son erreur, Hugo Domenach a préféré botter en touche en assurant, les yeux dans les yeux comme Cahuzac, sur son compte Twitter : « Je ne suis pas l’auteur de l article sur la candidature de Le Pen. Erreur de signature. »

Faux, à en croire le site Fdesouche qui a publié dans la foulée une capture d’écran d’un courriel envoyé par hdomenach@lepoint.fr au webmestre du site supposé de Le Pen, où il demande justement si le président d’honneur du FN en est bien le responsable.

Trop impatient, désireux de sortir le scoop de la semaine ou encore par pure volonté de nuire au Front National, Hugo Domenach n’aura visiblement pas su attendre.

Depuis, sa signature a été retirée et l’article lui-même a été totalement revu. Il s’intitule désormais « Un site parodique annonce la candidature de Jean-Marie Le Pen pour 2017 ! ». Or c’est bien Le Point qui a annoncé cette candidature, et en aucun cas ce site qui a été créé, semble-t-il, par des militants, en soutien à une candidature souhaitée du fondateur du FN.

Dans la soirée, Le Point a publié un court communiqué pour expliquer l’histoire de cette « faute ». « Le Point s’est laissé abuser quelques minutes – de trop – par ce site parodique. L’article, trop vite écrit, trop vite édité et trop vite publié, en contravention avec nos procédures de vérification habituelles, a en outre été attribué à tort à Hugo Domenach », explique l’hebdomadaire. Mais si ce dernier reconnaît bien une faute, il n’évoque à aucun moment la preuve fournie par Fdsouche montrant qu’Hugo Domenach est bien l’auteur du papier en question… ce qu’il nie toujours.

Poursuite de la grève à Radio France… malgré des avantages considérables pour les salariés

Poursuite de la grève à Radio France… malgré des avantages considérables pour les salariés

09/04/2015 – FRANCE (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
Après trois semaines de grève à Radio France, le conflit s’enlise

Pourtant, la semaine dernière, la Cour des comptes a publié un rapport au vitriol sur Radio France (photo) : vacances abondantes, primes en tous genres, avantages en nature, placards inutiles…  Les conditions de travail sont « très favorables » au sein des radios publiques.

Exemples :

Les journalistes ont droit jusqu’à 68 jours de congés par an.
La Radio rembourse les amendes de ses salariés.
Les syndicats pèsent 8 % des effectifs, et exercent un chantage permanent à la grève. Résultat : la direction cède aux conflits pour y mettre fin par « l’octroi de mesures catégorielles : primes spéciales, avancements garantis ».
Enfin, plusieurs services sont pointés du doigt pour leurs sureffectifs, comme la communication (100 personnes). Radio France ne compte pas moins de 582 techniciens du son !

Et ces journalistes donnent des leçons à tout le monde !

La réponse à cette gabegie ? Pour Dominique Wolton, chercheur sur les médias (invité très régulièrement sur Radio France et payé par le CNRS), plutôt que de chercher à réaliser des économies : « Si on veut sauver Radio France, il faut augmenter la redevance ». Alors qu’elle va déjà augmenter en 2015 !

Radio Courtoisie, elle, est nettement mieux gérée. Et sans subventions ni publicités.

Crédit photo : domaine public, via Wikipédia, (cc).

[Tribune] Incendie à la Maison de la Radio : pornographie médiatico-politique

[Tribune] Incendie à la Maison de la Radio : pornographie médiatico-politique

Un incendie sans gravité ni victimes hier vendredi midi dans un étage en réfection de la Maison de la Radio à Paris a donné lieu à un déballage obscène et nauséeux de la part du Système : émission spéciale toute la journée sur France Info, toutes les chaînes de télévision au pied de l’immeuble avec le ministre de la Culture qui se fend d’un déplacement et d’une allocution, un message larmoyant de Manuel Valls, une intervention de François Hollande…

Toute la journée, la logorrhée onaniste des journaleux de France Inter, France Info et consorts a occupé les ondes.

On aimerait aussi des émissions spéciales sur les mille licenciements par semaine que subit notre pays. On aimerait des émissions spéciales sur les suicides dans le monde paysan (cent-soixante par an, soit pratiquement un tous les deux jours). On aurait aimé des émissions spéciales sur le retour et la mise en terre des dépouilles de nos soldats tués en opérations extérieures. Bref, on aurait aimé une information populaire, sociale et patriote.

Le nombrilisme hautain du monde médiatique et des sbires politiques qui le servent montre chaque jour s’il en est besoin à quel degré de détachement, de dénigrement, de dédain est rendue l’oligarchie française. Rien à sauver, tout à brûler…

Arnaud de Robert
Porte-parole du Mouvement d’Action Sociale (MAS)

Crédit photo : DR Sylvain Tronchet via Twitter

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Critique des médias : Dupont-Aignan provoque un esclandre sur Canal Plus

Publié le
Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps !

Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps !

Source : www.ojim.fr – À force d’être régulièrement pris à partie, les journalistes travaillent-ils désormais avec des gardes du corps ? C’est ce que semblent indiquer plusieurs témoignages de manifestants ayant défilé hier à Paris à l’appel de la « Manif pour tous ».

Les voitures de presse avaient toutes été rassemblées à l’avant du cortège, séparées des manifestants par un cordon de sécurité. Certains journalistes étaient équipés de casques ; d’autres, donc, de gardes du corps… L’un d’eux a pris ces photos étonnantes (publiées par l’Ojim).

Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps !

Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps ! (1/2)

Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps !

Des journalistes couvrent la manif pour tous… avec des gardes du corps ! (2/2)

L’Ojim avait déjà recueilli des témoignages de cette curieuse pratique lors des manifestations pro-palestinienne de cet été. Apparemment, la pratique se généralise.

Il est vrai que depuis quelques années, les journalistes ne peuvent plus exercer leur travail sans un certain risque. Dès qu’ils apparaissent dans un lieu où s’exprime une colère, ils sont systématiquement insultés, moqués, voire molestés, que ce soit par des militants UMP, par des militants du Front de Gauche, par les « Bonnets Rouges », par la « Manif pour tous », par les manifestants de « Jour de Colère », par des chauffeurs de taxi en grève ou par les manifestants du port de Rouen (liste non exhaustive).

Des gardes du corps sont certes aptes à assurer la sécurité physique des journalistes mais ils ne résoudront pas un problème sur lequel ces derniers ne semblent pas vouloir se pencher : pourquoi ce divorce et cette hostilité ? Pourquoi les journalistes sont-ils mis dans le même sac que les politiques ? Pourquoi sont-ils soupçonnés de présenter l’information de manière partisane ? Pourquoi sont-ils accusés de relayer les intérêts et les points de vue des pouvoirs en place ? Pourquoi ce qu’ils écrivent ou filment provoque-t-il autant de colère ? Autant de questions que les gardes du corps, aussi efficaces soient-ils, ne résoudront malheureusement pas… En attendant, le symbole est éloquent de cette rupture totale entre eux et le « peuple ».

Crédit photo : Ojim (cc)

Syndicat de la magistrature : un syndicat de subversion politique. Par Jean Ansar

Syndicat de la magistrature : un syndicat de subversion politique. Par Jean Ansar

« Le mur des cons » au siège du SM. Copie d’écran de la vidéo qui l’a dévoilé, faite avec un téléphone portable. Le mur comporte même les photos de parents de personnes assassinées par des récidivistes et qui ont osé protester contre le laxisme judiciaire
Le trotskyste Edwy Plenel ne s’en cache pas. Le journaliste n’est pas soumis au secret de l’instruction. Il en use et surtout il en abuse. Cela veut dire qu’il faut réformer la loi et obliger les journalistes à respecter l’état de droit, à s’inscrire dans la limitation des pouvoirs, d’un pouvoir parmi les autres, mais au-dessus des autres, intouchable.

Car bien entendu, dans notre société de connivence où le pouvoir médiatique non régulé est devenu le premier des pouvoirs, la séparation des pouvoirs n’existe plus et la démocratie qui protège le citoyen du lynchage avant le jugement non plus.

C’est par les journalistes que policiers et magistrats fuitent des affaires pour les révéler et les médiatiser.  Le journaliste le fait le plus souvent pour faire de l’audience mais aussi pour être acteur et pour conforter ses idées politiques à 90 % à gauche. En cela il se comporte souvent en «  petit télégraphiste » du Syndicat de la magistrature (SM).

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Information ou propagande, les journalistes involontairement à la solde du Front National ? Par Hervé Montbard

Information ou propagande ? Les journalistes involontairement à la solde du Front National ? Par Hervé Montbard

Les représentants du Front National sont l’objet, la plupart du temps, de la part des journalistes, d’un traitement particulier. Je regardais le 2 décembre l’émission de Ruth Elkrief (image en Une) sur BFM Tv où elle accueillait Marine Le Pen. J’écoutais le lendemain matin sur Europe 1 l’interview de Marion Maréchal-Le Pen. Et cela m’a renvoyé aux prestations antérieures sur les autres médias des porte-paroles du FN ou du RBM (Florian Philippot, Louis Aliot, Gilbert Collard). Pour vérifier cette façon de faire, j’ai suivi, ces dernières semaines, le plus régulièrement possible les émissions politiques.

L’attitude des journalistes à l’égard des représentants de ce parti est très particulière. Sans prendre en compte les pièges qui se veulent habiles, il s’agit pour ces gens de presse non pas d’informer sur le projet politique, économique et social de la personnalité invitée, mais de montrer à la France qu’ils sont des opposants intransigeants, des moralistes, des donneurs de leçons, des petits futés qui traquent les contradictions et vont arriver à avoir leur moment de gloire en confondant les interviewés qu’ils veulent présenter comme étant peu recommandables.

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