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Macron n’a rien compris !

Tenir meeting à Toulon n’était pas l’idée la plus judicieuse d’Emmanuel Macron après avoir osé, en Algérie, dénoncer la colonisation comme un « crime contre l’humanité », une « barbarie » (voir Présent du 16 février) ! C’est une des régions où le Front national connaît ses meilleurs résultats électoraux, c’est surtout le lieu où résident de nombreuses familles de rapatriés, qu’elles soient d’origine pied-noir ou harki. Elles ont été scandalisées par ses propos insultants, comme de nombreux Français. Un homme qui aspire à la magistrature suprême injurie la France et assimile son œuvre colonisatrice, c’est-à-dire civilisatrice, à un crime contre l’humanité ! C’est le chef duquel ont été poursuivis les nazis : Macron se disqualifie de lui-même.

C’est ce que de nombreux Toulonnais entendaient lui faire comprendre en disant haut et fort leur indignation au cri de « Macron trahison ! ». Pour justifier que la salle où il se produisait était à moitié vide, il a prétendu que le Front national avait voulu empêcher sa réunion. Il est vrai que l’on peut aussi considérer que cette accusation était un hommage involontaire au FN, qui reste le seul défenseur des rapatriés, Fillon qui a protesté n’a pas appelé, au nom de son parti, à manifester : il ne pouvait renier sa filiation gaulliste.

Néanmoins, s’il y avait des militants du Front, toujours à la pointe du combat pour la défense de la patrie, on y a surtout vu des patriotes indignés. Non seulement par l’acte d’obédience fait à Alger et les abjects propos qui l’ont accompagné, mais par la provocation que constituait sa présence là où se trouvent de nombreuses victimes de la tragédie algérienne. Remarquons, au passage, qu’il n’a évidemment pas demandé au Premier ministre algérien de faire repentance, ni même de s’excuser, pour les pieds-noirs massacrés, les soldats torturés, les harkis assassinés, les cimetières profanés. Pour Macron, le FLN n’a commis aucun crime.

Il était venu non pour provoquer mais s’expliquer, a-t-il prétendu. Il avait commencé, peu avant, de façon particulièrement grotesque, dans une intervention télévisée où il disait aux anciens combattants d’Algérie : « Vous êtes les enfants de la France » ! Un gamin de 39 ans, qui n’a jamais fait la guerre, dit cela à des hommes, « les enfants », dont la plupart sont septuagénaires, comme s’ils avaient besoin de la reconnaissance d’un Macron pour se savoir fils de France. Quelle suffisance et quel ridicule !

A Toulon, à ceux qu’il avait offensés, sur lesquels il avait craché, il a lancé : « Parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime ! » En entendant cela, les plus indulgents ont conclu qu’Emmanuel Macron, quoique agrégé de l’Université, était complètement ignorant de l’histoire contemporaine, ne sachant pas que le « Je vous ai compris » du général de Gaulle est inscrit dans la mémoire douloureuse de la France et la chair de ceux qui ont eu à en subir les plus terribles conséquences, les rapatriés. Si ce n’est pas par ignorance, c’est une nouvelle provocation qui s’ajoute à l’autre. Elle annonce la trahison, comme celle du général. Mais, en accusant sa patrie de « crime contre l’humanité », il l’a déjà trahie.

Guy Rouvrais

Article paru dans le quotidien Présent

Revenu universel ? – Entretien avec Eric Verhaeghe

La question du revenu universel revient souvent dans les débats de la présidentielle. L’enthousiasme ou la répulsion qu’il suscite semblent basés sur une incompréhension ou une méconnaissance de ce concept. Eric Verhaeghe, que nous avions interrogé lors de la parution de Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera (Présent du 25 février 2016), livre où il aborde la question, nous donne quelques clés pour mieux saisir les enjeux de ce fameux revenu.

— Dans votre livre, vous écriviez que le revenu universel est « l’avenir de la Sécurité sociale ». Pouvez-vous nous rappeler les caractéristiques de ce dispositif tel que vous le concevez ?

— Il me semble qu’il existe un malentendu curieux sur le revenu universel tel qu’il est promu par certains « libéraux ». Ceux-ci veulent ajouter une sorte de nouvelle prestation sociale, dont le coût est colossal, et qui bénéficierait à tout le monde. De mon point de vue, c’est une erreur de sens : le revenu universel ne doit pas s’ajouter aux prestations sociales existantes, et en particulier à la sécurité sociale, mais il doit la remplacer. Au lieu d’ajouter 400 milliards aux près de 1 000 milliards de prélèvements publics existants, il vaut mieux transformer les 600 milliards qui financent l’offre sociale (notamment l’offre médicale) en 600 milliards d’allocation universelle qui permettraient aux Français de souscrire aux contrats d’assurance sociale de leur choix. L’utilisation de ces 600 milliards serait exclusivement réservée à la souscription de contrats de protection sociale. On évite ainsi l’effet « paresse ». Le revenu universel ne sera pas versé pour acheter des téléphones portables ou des voitures, mais pour que chacun assure sa propre protection. La mesure est éminemment responsabilisante.

— Ce n’est donc pas une incitation à ne plus travailler et à se laisser vivre – objection qu’on entend souvent ?

— Eh non, puisque l’argent n’ira pas directement dans la poche des assurés et ne pourra être utilisé pour des babioles. Il sera fléché vers la protection sociale. Simplement, au lieu de subir une sécurité sociale déresponsabilisante comme aujourd’hui (avec cette fameuse phrase qu’on entend dans le métro : « J’ai droit chaque année à X jours de congé maladie », ou cette conviction ancrée dans certaines campagnes selon laquelle la sécurité sociale doit rembourser le taxi des malades jusqu’à l’hôpital), les Français devront faire un choix individuel réfléchi pour satisfaire à leur obligation d’assurance.

— Marc de Boni, journaliste au Figaro, écrit que la proposition d’un revenu universel se situe « à la jonction de la vision marxiste et de la pensée libérale ». Cela vous paraît-il juste ?

— Il me semble que le revenu universel est d’abord une idée libérale. Les marxistes l’ont volontiers repris à cause du malentendu introduit par certains « libéraux », pour qui le revenu universel est un outil de lutte contre la pauvreté. Sous l’expression « revenu universel » coexistent deux notions distinctes : d’un côté, la vision libérale d’une redistribution égalitaire d’une partie du PIB pour que chacun soit protégé, de l’autre, une vision plus marxiste selon laquelle le revenu universel est un outil nouveau et supplémentaire de lutte contre la pauvreté.

Propos recueillis par Samuel Martin

Entretien paru dans Présent daté du 28 janvier 2017

Mélenchon attaque Marine Le Pen

Est-ce pour se racheter d’avoir suggéré aux banques françaises d’accorder un emprunt à Marine Le Pen ? Toujours est-il que Mélenchon a cru devoir s’en prendre violemment à la candidate nationale, tant dans la presse que dans ses réunions. Sans doute le champion de la « France insoumise » s’est-il soumis à ceux qui ont déploré ce geste en faveur de la candidate du Front national. Il est vrai qu’il soulignait en même temps que lui, adversaire acharné du grand capital, pouvait compter sur le soutien des banques, illustrant le propos de Lénine : « Les capitalistes nous fourniront la corde pour les pendre. »

Il ne débat pas, il attaque, bêtement et agressivement, et cet excès, comme tant d’autres avant, disqualifie quand il ne ridiculise pas son auteur. Il l’assure : « Sa campagne n’est pas bonne, (…) ce qu’elle raconte est à peine audible », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes européens. Ajoutant : « Elle patauge. » Les sondages la donnent à 28 % et elle fait la course en tête, son censeur 12 %, au mieux ! Que serait-ce si la campagne de Marine était bonne et audible ? Il est le seul parmi ses adversaires à la juger ainsi. Mélenchon prend ses désirs pour la réalité.

« Elle est revenue dans un registre très violent, très violemment raciste et xénophobe. » On avait cru comprendre que, pour la gauche en général et Mélenchon en particulier, elle n’avait jamais cessé d’être « très violemment raciste et xénophobe », sa principale caractéristique à leurs yeux. Si elle y est « revenue », c’est donc qu’il fut un moment où elle ne l’était point, ce qu’il avait omis de signaler à ses auditeurs. Lui est « revenu » aux fondamentaux de la classe politico-médiatique, « l’insoumis » se soumettant aux calomnies conformistes contre la droite nationale. « Alors moi j’en rajoute pour lui nuire, mon intention est de les mettre mal à l’aise », confesse-t-il. Non pas débattre, argumenter, réfuter, mais « nuire », le degré zéro de la politique du mesquin Mélenchon. Et il croit, en plus, que Marine Le Pen va être saisie de « malaise » en l’entendant, comme si elle redoutait le fondateur du parti de gauche !

La vérité est que le Front national a depuis longtemps sonné le glas des ambitions de Jean-Luc Mélenchon qui voulait rallier sur son nom les ouvriers, les employés, les chômeurs qui, naguère, se reconnaissaient dans le parti communiste. Or tous ceux-là se sont tournés, non pas vers l’ancien ministre de Jospin, mais vers Marine Le Pen. Il restait à Mélenchon les fonctionnaires mais, là aussi, elle le devance largement. Comme disent les sportifs, elle l’enfonce « dans tous les compartiments du jeu ».

On conçoit qu’il en nourrisse amertume, déception et colère, mais ce n’est pas une raison pour substituer l’agression à l’argumentation, la diffamation à la vérité. Cela lui évite de s’interroger sur les raisons qui font que le petit peuple préfère Marine Le Pen à son chantre autoproclamé Mélenchon. La principale étant qu’il approuve l’immigration-invasion que Marine dénonce et dont souffrent en priorité les milieux populaires, sans compter la priorité nationale qu’il récuse et que les ouvriers plébiscitent.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2017

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Les fonctionnaires votent Marine Le Pen

Que les fonctionnaires soient de fidèles électeurs de gauche a été longtemps une donnée incontestée de la sociologie électorale. La gauche étant étatiste quand elle n’est pas collectiviste, elle a besoin de nombreux serviteurs de l’Etat à mesure que ce dernier étend le champ de son action. Les fonctionnaires ne peuvent donc que soutenir ceux qui les soutiennent. Ainsi expliquait-on ce tropisme vers la gauche. Mais les temps changent !

Car, selon l’enquête du centre de recherche de Sciences Po, le Cevipof, pour la prochaine élection présidentielle, effectuée du 2 au 8 décembre, c’est Marine Le Pen qui devance tous les autres candidats chez les fonctionnaires et ce dans les trois fonctions publiques, hospitalière (21,5 %), d’Etat (18,5 %), territoriales (19,4 %), ainsi que dans les entreprises publiques (25,4 %). Globalement, au premier tour, elle[BG1] recueillerait entre 20,7 % et 22,2 % des suffrages des fonctionnaires. Elle est suivie de François Fillon, crédité de 18,8 % à 21 % des voix. La place du meilleur candidat de gauche se disputerait entre Valls et Mélenchon qui, dans le meilleur des cas, ne pourraient dépasser les 16 % dans cet électorat.

Cette étude permet de comprendre pourquoi les fonctionnaires ne sont plus liés à la gauche. Ce n’est pas seulement parce que Hollande n’a pas plus tenu ses promesses à leur égard qu’à celui de ses autres électeurs. Leurs préoccupations dépassent cette déception, générale au demeurant.

Le fait qu’ils se répartissent principalement entre Fillon qui veut supprimer 500 000 de leurs postes, et Marine Le Pen dont ce n’est pas le projet, montre que la défense de leur intérêt corporatif et de leur statut n’est plus un élément important de leur choix électoral. Avant d’être salariés de l’Etat, ce sont des citoyens qui, subissant les mêmes maux et les mêmes contraintes que les autres dans la cité, réagissent de la même manière. L’insécurité, la pression migratoire, l’islamisation de la société, touchent également ceux qui travaillent dans le privé et le public. Mais l’évolution rapide de ces derniers vers la droite nationale s’explique parce qu’ils sont le plus souvent en première ligne pour constater les conséquences de l’immigration, du communautarisme et de l’islamisation.

A l’hôpital, dans les commissariats, les prisons, les établissements scolaires de banlieues, les services sociaux, etc. les salariés ne peuvent se payer de mots pour désigner ceux qui rendent leur vie infernale comme celle de leurs concitoyens. Aux médias, les euphémismes, les litotes, les dénis, les mensonges par omission sur les « jeunes » sans origine ni visage ! Eux, savent parce qu’ils voient et s’ils ne peuvent dire publiquement leur colère ils l’expriment dans les urnes, comme leurs compatriotes de plus en plus nombreux.

On ne s’étonnera donc pas que Marine Le Pen domine largement les intentions de vote (46,3 à 46,8 %) chez les policiers et les militaires, loin devant François Fillon. De même, elle connaît son meilleur score dans la fonction publique hospitalière. Les fonctionnaires les plus modestes, ceux de catégories B et C, préfèrent majoritairement la présidente du Front national (entre 21,3 % et 27,6 %). Ainsi les fonctionnaires rejoignent-ils le reste des Français dont l’espoir a le visage de Marine Le Pen.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2017

14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)

14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)

14 juillet : “Présent” s’est fait remarquer ! (Présent N° 8148)La campagne qu’a menée Présent contre le défilé du 14 juillet vérolé par la présence des invités vietminhs et fellouzes n’a pas échappé au Monde. Dans un article intitulé « L’extrême droite vent debout contre la présence de trois Algériens aux cérémonies » (édition du 13-14 juillet), Abel Mestre écrit que « l’extrême droite » mobilise ses troupes sur ce thème, et en particulier un journal : « Le quotidien de l’extrême droite catholique Présent a bien compris cet enjeu. (…) Sous la plume d’Alain Sanders, le quotidien regrette “une telle invitation qui est une insulte à la France et à nos soldats tombés en Indochine et en Afrique du Nord”. »

Peut-on en vouloir à Abel Mestre d’utiliser cinq fois le terme « extrême droite » dans son article ? Sa raison sociale est d’être, au Monde, « chargé de l’extrême droite », il l’indique sur son compte Twitter. Mais, rigoureusement, il devrait nous qualifier de quotidien de la droite nationale catholique.

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Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Cette phrase à valeur éternelle est tombée comme le tranchant de la guillotine. Les grands esprits du siècle ont condamné à mort Vincent Lambert. Une mort atroce par déshydratation et inanition. Réactions bien sûr applaudies par les tricoteuses des médias. « Tu vas pouvoir enfin être en paix » ! Quelle paix d’une mort que tout être humain ne peut que refuser ? Que dire ?

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Coup de téléphone. « Docteur, mon fils Vincent a été privé d’eau et de nourriture. Il meurt à petit feu. Qu’est-ce que je puis faire ? Il est en coma-pauci relationnel. » Pauvre femme, elle pleure ! Ma réponse est très simple. « Madame, un coma pauci-relationnel, cela n’existe pas. Par définition le coma est la cessation de toute vie de relation. On est en train d’achever votre enfant. » Le lendemain, une autre personne me demande si je ne connais pas un avocat capable de défendre la vie de ce garçon. Connaissant Jérôme Triomphe, je donne ses références. Le jeune avocat ne se laisse pas impressionner. Il envoie la police dans le service. Vincent est provisoirement sauvé. Le premier magistrat qui aura à traiter l’affaire considère que la loi Léonetti sur la fin de vie n’a pas été respectée. Celle-ci prévoit explicitement que l’entourage doit être impliqué dans une telle décision. Mais la grande lacune de cette loi ayant bêtement satisfait les évêques de France était que l’hydratation et l’alimentation étaient des soins relevant de la thérapeutique. Boire et manger sont-ils pour les juges un traitement ? Nous sommes donc tous des malades. La position de l’Église sur la question définie par Pie XII était que, dans tous les cas, l’acharnement thérapeutique n’était pas justifié. En revanche, les soins ordinaires devaient être assurés. Donner à boire à une personne, mourante ou non, tenait de la plus élémentaire aide devant être accordée à tout homme.

Or Me Triomphe eut beau jeu de souligner que Vincent Lambert ne recevait plus de traitement mais simplement le geste de charité de recevoir de l’eau et du pain. De plus, les parents n’avaient pas été prévenus et les médecins ne s’étaient pas concertés avec la famille comme ils le devaient. Enfin, contrairement à ce que dit la femme de l’intéressé, il n’y a aucune preuve que celui-ci avait formellement donné des indications prévoyant l’arrêt des soins au cas où il aurait été incapable de manifester sa volonté. C’est bien l’épouse de Vincent qui va porter l’estocade, peut-être pressée de refaire sa vie. L’horreur étant donnée par un des neveux parlant de « dignité » qu’avait perdue Vincent dans cet état. Au nom de quoi ce jeune blanc-bec peut-il décider que la vie du malade était indigne ? Or ce sont sur ces deux arguments qu’a basculé le Conseil d’État en faveur de la condamnation à mort.

Mes pensées iront d’abord aux parents de Vincent Lambert. « Vous avez lutté avec courage. Merci ! Vous avez mené le bon combat. Devant le Grand Juge, vous pourrez vous présenter avec honneur, la tête haute. Les assassins auront aussi leur lot. » Ensuite nous pensons aux plusieurs milliers de personnes qui sont dans la même situation que Vincent. La jurisprudence les condamne aussi à la mort. La chasse est ouverte. Terrifiant !

Dans la nuit, on apprenait que la Cour européenne de justice prenait en charge le cas Lambert. Une petite lumière d’espoir luit encore doucement.

Dr Jean-Pierre Dickès


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L’école invite des 6e à simuler un mariage gay (Présent 8125)

L’école invite des 6e à simuler un mariage gay (Présent 8125)

Ce sont de grands malades. Des pervers totalement obsédés qui dans un pays normal devraient se retrouver derrière les verrous : dans le cadre de leur cours d’instruction civique, deux petits garçons de 6e du collège de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) ont été « mariés » à la mairie par Hervé Jézéquel, premier adjoint, sous les applaudissements de leurs professeurs. Le but annoncé était de les familiariser avec le fonctionnement des services municipaux !

L’école invite des 6e à simuler un mariage gay

L’école invite des 6e à simuler un mariage gay (Présent 8125)

Comme chaque année, les élèves ont été invités à découvrir le fonctionnement de la mairie, lors d’ateliers animés par les élus et agents territoriaux. Il paraît, alors qu’ils ne savent pas tous lire, qu’ils apprennent ainsi les rouages de l’administration : la mairie, les élus et les services présentés par le maire Nicolas Floch. L’état civil et le mariage par Hervé Jézéquel, adjoint au maire. Trois mariages ont été suivis par l’ensemble des 72 élèves en visite.

Sauf que lorsqu’il s’est agi de procéder à un mariage fictif – drôle d’idée pour des enfants qui en avaient déjà vu trois, mais que des hétéros il faut dire, quelle misère dans le Finistère ! – ce sont deux garçons qui ont été appelés à jouer le rôle de deux homosexuels se présentant devant l’officier d’état civil pour la cérémonie de mariage. Un simulacre parfaitement bien pensé et préparé, destiné à familiariser les enfants avec le « mariage pour tous ». Mais l’opération aura peut-être l’effet totalement inverse. On imagine comme les petits garçons en question ont dû se sentir à l’aise et pas traumatisés du tout par cette dinguerie vicieuse de leur professeur, appuyée par la municipalité. Est-ce qu’au moins on leur a demandé d’« embrasser le marié » ?

Gay Pride raciste

A côté, la Gay Pride annuelle lyonnaise fait presque figure de fête de charité.

Largement dénudé, arborant perruques multicolores, lunettes fluo et oreilles de lapin mais aussi de nombreux sosies de Conchita Wurst, le cortège décrit comme « relativement bon enfant » par l’AFP qui n’en rate pas une, a fait son show au son de la techno.

Derrière les Jeunes Socialistes (qui comptent de plus en plus d’obèses, il faut que Michèle Obama fasse quelque chose) on trouvait sans surprise le Front de Gauche, la CFDT, la CGT et Amnesty International (qui dénonçait les peines de prison à perpétuité menaçant les homosexuels en Ouganda). Les communistes du Rhône avaient appelé à marcher « pour les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels ». Parmi les revendications, la création d’un « parcours de transition pour les transsexuels », l’ouverture aux homosexuels du don du sang, l’accès à la GPA et à la procréation médicalement assistée et le droit de se prostituer sans que la loi ne « stigmatise, précarise ou mette en danger » les travailleurs du sexe.

« Familles comme les autres ! » et « La parentalité n’est pas biologique, elle est politique » clamaient deux banderoles, alors que Lyon reste l’un des plus virulents foyers d’opposition au « mariage » et à l’adoption par les couples homosexuels. La Manif pour tous avait dénoncé dans un communiqué une « Marche de la Honte », appelant « tous les citoyens » à « exprimer publiquement et massivement leur désapprobation ».

Racisme anti-flic ? A la Gay Pride de Toulouse, des représentants du Flag’ qui n’avaient pourtant plus grand-chose à voir avec des policiers, membres de l’association contre l’homophobie au sein de la police et de la gendarmerie, ont été violemment exclus de la manifestation. Sous les injures. Comme quoi il y aurait des homos plus purs que d’autres qui vous épurent. Ce qui est toujours intéressant à observer au sein d’un lobby qui prétend lutter avant tout contre les discriminations.

Caroline Parmentier


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Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Réforme des rythmes scolaires : va-t-on mettre en prison les maires réfractaires ? (Présent 8124)

Après le « mariage » homo, puis la réforme pénale, c’est maintenant sur la question des rythmes scolaires que le pouvoir socialiste fait preuve du pire dogmatisme soixante-huitard. Alors que parents et élus locaux ne cessent de souligner le caractère néfaste de cette réforme, le nouveau ministre de l’Education, Benoît Hamon, a mis très sérieusement en garde jeudi les maires qui n’appliqueraient pas les nouveaux rythmes scolaires contre un choix « parfaitement illégal »qui leur vaudrait d’être « condamnés ».

Les préfets en « commissaires politiques »

Invité sur France Info, le ministre a en effet déclaré : « Je vois mal des maires s’entêter dans une posture comme celle-ci. C’est parfaitement illégal, ils seraient condamnés comme tel ». Avant d’ajouter : « Les préfets exerceront le contrôle de la légalité. »

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Une pensée pour trois rédacteurs du journal Présent (Présent 8120)

Une pensée pour les rédacteurs du journal Présent (Présent 8120)06/06/2014 – PARIS (Présent) – Des prières pour nos malades – Nos lecteurs s’inquiètent depuis plusieurs semaines de la « disparition » de trois signatures. Attentifs, ils nous envoient des décomptes. « Je ne vois plus la signature d’Olivier Figueras depuis 4 mois ; celle de Jeanne Smits depuis 3 mois ; celle de Rémi Fontaine depuis 2 mois… » Les mots de démission, de licenciement, sont prononcés. Le moment est venu de rompre la discrétion qu’ordinairement un journal observe vis-à-vis de ses rédacteurs. La situation se résume en deux mots : « longue maladie ».

Une fois que ces mots sont dits, qu’ajouter sinon que vous pouvez écrire à nos malades pour les réconforter dans leur inactivité forcée et souffrante ; et – surtout – que vos prières sont nécessaires. Les malades en ont besoin, la rédaction aussi. Elle est éprouvée par ces absences, elle lutte chaque jour pour que le journal soit de qualité, malgré la multiplication des tâches.

C’est cela, du « sain et légitime communautarisme », si Rémi Fontaine me permet de lui emprunter ce concept, lui dont les analyses sur notre petite chrétienté manquent, comme manquent celles de Jeanne Smits sur la vie, celles d’Olivier Figueras sur la géopolitique mondiale. Vous ne lirez pas leur signature de sitôt, vous ne les verrez pas, tenant comptoir, vendre livres ou journaux à la fête de Radio Courtoisie le 15 juin prochain. Mais ils sont dans nos cœurs.

Samuel Martin
Rédacteur en chef


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Bruno Gollnisch : « L'Union européenne est irréformable ». Entretien (Présent 8119)

Bruno Gollnisch : « L’Union européenne est irréformable ». Entretien (Présent 8119)

06/06/2014 – www.present.fr – Entretien avec Bruno Gollnisch réalisé par le quotidien Présent, parue dans le numéro d’aujourd’hui. – Alors candidat aux européennes, Bruno Gollnisch avait été interrogé par Yves Chiron dans notre numéro spécial Europe (Présent du 10 mai). Le voici réélu, en compagnie de quelques autres… voire un peu plus que cela : un groupe de 24 députés du Front national. Un nombre qui sera une force, nous explique Bruno Gollnisch.


Présent : Comment s’est déroulée la campagne pour vous ?
Bruno Gollnisch : Bien. Nous avons enchaîné les meetings et les réunions publiques. Nous avons repris les thèmes généraux développés par les candidats des différentes régions. Les enjeux sont les mêmes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous sommes contre la sectorisation de la France. Autrefois, les candidats se présentaient au niveau national. Sous prétexte de les rapprocher des électeurs, on a découpé la France en gros morceaux qui n’ont aucune personnalité.

Vous êtes député européen depuis de nombreuses années. Quelles sont les évolutions que vous avez pu remarquer au fil du temps ?
Pendant longtemps, nous avons cherché à améliorer le fonctionnement de l’Union européenne, espérant ramener l’institution à plus de raison et à un plus grand respect des identités nationales. Ce que nous voulions construire, c’était une Europe des nations. Aujourd’hui, notre critique de l’institution est beaucoup plus radicale parce que nous constatons, avec regret, qu’elle est irréformable. Le gigantisme de ses appétits, aussi bien au niveau spatial qu’au niveau des compétences – elle veut tout gérer du domaine social au culturel en passant par la politique et la sexualité ! – est impressionnant. Et étonnant, car on ne peut que constater les cuisants échecs qu’elle a enregistrés, concernant tant ses décisions politiques qu’économiques, familiales, etc.

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Projet de réforme pénale : l’ombre d’un nouveau raz de marée FN plane sur les débats (Présent 8119)

Projet de réforme pénale : l’ombre d’un nouveau raz de marée FN plane sur les débats (Présent 8119)

05/06/2014 – PARIS (via Présent)
Après la « séquence émotion » orchestrée mardi par le Premier ministre accusant l’opposition de « faire monter le Front national » en polémiquant sans cesse sur les contradictions du gouvernement (Présent d’hier), c’est le chef de file des députés UMP Georges Fenech qui a, à son tour, agité l’épouvantail FN, en expliquant devant l’Assemblé que la majorité, avec son projet de réforme pénale, prenait « le risque d’un nouveau 21 avril » en 2017. Un régal pour Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ont tous deux fait entendre hier leurs voix dans l’hémicycle.

Le juge « assistante sociale »

Notamment au sujet de l’article 2 du projet de loi, adopté hier, qui prévoit que la juridiction déterminera la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur, ainsi que de sa situation matérielle, familiale et sociale. Un article vivement dénoncé par le député RBM Gilbert Collard, qui a expliqué, lors de son intervention : « Vous êtes en train de transformer (…) l’idée même que l’on se fait du juge. (…) Ce nouveau juge, tel que la gauche le conçoit et tel que le garde des Sceaux l’a inventé, (…) figure dans ce texte : la juridiction devra tenir compte de la personnalité de l’auteur du délit. C’est l’individualisation de la peine, qui existe depuis plus d’un siècle. Vous n’avez donc rien inventé. Mais vous ajoutez que la juridiction devra tenir compte des circonstances de la commission des faits qui justifient un accompagnement socio-éducatif individualisé et renforcé. Ça y est ! Nous avons le juge « assistante sociale » ! Comment un magistrat pourra-t-il considérer l’accompagnement socio-éducatif ? Il n’est pas là pour donner et tenir la main, mais pour juger ! (…) Il n’est pas là pour donner la tétée au délinquant, mais pour le punir. (…) Quand on sait, grâce à tous les auteurs et à tous les criminologues, que le juge doit jouer un rôle fondamental, il est très décevant de constater que vous êtes en train de le détériorer en en faisant une sorte de “Blédine pour délinquants” ! Ce n’est même pas du laxisme. Vous ne parvenez pas à sortir d’une espèce d’idéologie qui vous hypnotise. (…) Si vous saviez comme les délinquants rigolent… »

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Ils voient des blonds aux yeux bleus partout (Présent 8116)

Ils voient des blonds aux yeux bleus partout (Présent 8116)

Ils voient des blonds aux yeux bleus partout (Présent 8116)

Ils voient des blonds aux yeux bleus partout (Présent 8116)

Le ton est primesautier, la mine couperosée. Notre président nous parle des djihadistes depuis le Calvados : « Nous les combattrons, nous les combattrons, nous les combattrons ». Comme ça trois fois. Monsieur 3 % répète 3 fois. C’est censé donner plus de poids à ses paroles.

L’effet, ridicule, n’est pas sans rappeler « le plein emploi » de Louis de Funès dans La Zizanie. En moins marrant. Hollande répugne à cracher sur les fruits pourris de sa politique d’immigration, cela se sent à la pauvreté de sa déclaration à contrecœur. Il se félicite et félicite le gouvernement que le Roubaisien Mehdi Nemmouche ait été interpellé dès qu’il a mis le pied en France. Il se fout de nous. (Trois fois). On sait que le tueur présumé a été arrêté totalement par hasard au cours d’un contrôle douanier inopiné à la gare Saint-Charles de Marseille. Difficile de le louper : il voyageait avec un fusil d’assaut Kalachnikov AK47 enroulé dans un drapeau du mouvement rebelle djihadiste syrien EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), bardé d’un nombre impressionnant de munitions de gros calibre. Il avait également en sa possession la vidéo revendiquant les assassinats…

Hollande a de quoi se féliciter aussi de son profil type : bingo, un nouveau Mohamed Merah. Mais quelle surprise ! Les tartuffes du régime ne l’avaient pas vu venir. Les médias français, dès le 24 mai, mettaient en garde contre la tentation du « populisme ». Et l’individu recherché était de type… « européen ». Rappelez-vous lors de l’affaire Merah, ils avaient carrément vu un blond aux yeux bleus : « des yeux bleus sur un visage blanc » comme annoncé au 20 heures de Laurence Ferrari qui fantasmait à mort. A l’époque Le Canard enchaîné toujours si bien renseigné, titrait « Le tueur de Toulouse sent le nazi ».

On n’attend plus que Nicolas Chapuis du Nouvel Obs, pour nous resservir son tweet grandiose : « Putain je suis dégoûté que ce ne soit pas un nazi », quand il s’est avéré que le tueur de Toulouse était un musulman d’origine maghrébine.

Caroline Parmentier
www.present.fr


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Crédit photo : vermininc via Flickr (cc)