Tag Archives: Jobbik

La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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Hongrie : le Jobbik confirme sa percée aux élections locales

Hongrie : le Jobbik confirme sa percée aux élections locales

31/10/2014 – BUDAPEST (NOVOpress) – Alors que la presse officielle se félicite des résultats du vote organisé par les pro-UE et pro-Otan ukrainiens, relativement peu d’informations ont filtré sur le vote hongrois de la semaine dernière.

Le parti nationaliste Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) a réalisé des résultats importants lors de ces élections municipales remportées par le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, pourtant considéré comme « ultra-nationaliste » par les médias occidentaux.

Le Jobbik est arrivé deuxième dans 18 des 19 comtés et a pris le contrôle de 14 villes, largement devant les socialistes (comme aux élections européennes de mai) mais tout de même à la traine derrière le parti actuellement au pouvoir. Ces bons résultats restent néanmoins en deçà des ambitions affichées par son leader Gabor Vona.

Le Fidesz a de son côté a remporté le scrutin dans la capitale, Budapest, partout sauf dans six quartiers, et son candidat Istvan Tarlos a été réélu. Fidesz a une majorité de deux tiers au Parlement et ce scrutin local a consolidé sa position politique. Il est arrivé en tête dans pratiquement toutes les grandes villes du pays et démontrant à nouveau le soutien important de la population à son égard.

Le Jobbik est ainsi le troisième parti du pays.

« En 2018, Jobbik dirigera ce pays », a déclaré Gabor Vona à ses partisans qui l’acclamaient à Budapest à l’annonce des résultats des dernières élections. Mais dépasser le Fidesz sera compliqué : le Premier ministre en poste, Viktor Orban, a récupéré les principales positions eurosceptiques du Jobbik.

Il est à noter que la victoire la plus spectaculaire de ces élections pour le Jobbik est la prise de la grande ville industrielle du nord, Ozd, où vit une importante population rom.

Ce parti commence à séduire de plus en plus les classes moyennes déçues de la politique économique du parti en place et des contraintes imposées par l’UE.

Source : BBC News Europe


Crédit photo : Leigh Phillips via Flickr (cc)

Législatives en Hongrie : Fidesz et Jobbik en tête

Législatives en Hongrie : Fidesz et Jobbik en tête

08/04/2014 – BUDAPEST (NOVOpress via Lionel Baland) – Législatives en Hongrie : le Fidesz obtiendrait les deux-tiers des sièges au Parlement et le Jobbik obtient 20,46 % des voix.

Les élections législatives hongroises se sont tenues dimanche 6 avril 2014. Les 199 députés sont élus pour un mandat de quatre ans. Les règles en vigueur pour cette élection sont différentes de celles qui ont régi les élections précédentes, en 2010 :
– scrutin à un tour (contre deux tours en 2010)
– 199 sièges (contre 386 en 2010) dont 106 de circonscriptions et 93 sur un scrutin de liste.
– un seuil de 5% pour un parti, 10% pour une liste de deux partis et 15% pour une liste de trois partis ou plus.

Scrutin de circonscription : Le Jobbik n’obtient pas d’élus. Le président du parti Gabor Vona a failli être élu au sein de sa circonscription. Scrutin proportionnel : Selon des résultats quasi définitifs, le Jobbik obtient 23 sièges sur une liste nationale.

Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe »Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe »

Entretien avec Lionel Baland : « La montée du populisme s’accélère en Europe » (1/3)

31/01/2014 – 13h30
PARIS (NOVOpress) – Polyglotte, Lionel Baland réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes européens. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de « Jörg Haider, le phénix » paru en 2012 aux Éditions des Cimes.


« La montée du populisme s’accélère en Europe », entretien avec Lionel Baland. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Lionel Baland, vous étudiez depuis maintenant de nombreuses années les mouvements populistes européens, quelle évolution observez-vous en jetant un regard sur la dernière décennie ?

Je désire avant tout revenir sur un élément important de notre histoire. Les adversaires des nationalistes tentent sans cesse de ramener sur le tapis les événements qui ont eu lieu avant et pendant la seconde guerre mondiale et de les lier aux partis nationalistes de notre temps. Hors, afin de comprendre les événements contemporains, nous devons remonter à l’époque de la Première guerre mondiale et des années qui l’ont directement suivie.

Cela étant précisé, si l’on observe la situation actuelle, nous pouvons voir que la montée en puissance des partis patriotiques, liée à l’effondrement du régime en place, s’accélère au sein de divers pays d’Europe. Les résultats obtenus par ce type de mouvement politique varient fortement selon les endroits. La grande nouveauté, produit en partie de l’évolution mise en place au sein du Front National par Marine Le Pen, est la constitution d’une alliance afin de lutter contre le dictat de l’Union européenne. Le Front National, le Vlaams Belang (Flandre-Belgique), le PVV (Pays-Bas), le FPÖ (Autriche), les Démocrates suédois, la Ligue du Nord (Padanie-Italie) désirent constituer ensemble un groupe au sein du Parlement européen à l’issue des élections européennes de 2014.

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La Hongrie : trait d'union eurasien en Europe ? Vendredi soir 22 novembre sur Méridien Zéro

La Hongrie : trait d’union eurasien en Europe ? Vendredi soir 22 novembre sur Méridien Zéro

21/11/2013 – 15h00
PARIS (NOVOpress) – Ce vendredi 22 novembre, dans son émission qui sera diffusée de 21 heures à 23 heures, les camarades de la webradio Méridien Zéro, VENT D’EST récidivent en nous proposant une émission passionnante centrée sur la Hongrie, pays méconnu et souvent caricaturé de ce côté-ci de l’Europe.

A la barre : Karl et Adalric.
Invités : Philippe Derricks, Guillaume, Erika (étudiante hongroise).
L’émission intègre une entrevue de 30mn réalisée à Budapest avec le député du Jobbik : Márton Gyöngyösi. L’interview a été réalisée pour Méridien Zéro par François-Marie Pommier.

Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (3/3)

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (3/3)

Troisième et dernière partie de l’article « La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar », par Éric Timmermans.

III. La Hongrie face à l’UE (2010-2014) ou le retour des Croix-Fléchées ?

Budapest : l’improbable retour à l’ « ère Horthy »

Orban est-il Horthy ? Le Jobbik est-il le parti des Croix-Fléchées ? A la lecture des faits historiques susmentionnés, on comprend mieux le but poursuivi par nombre d’opposants, notamment européens, au gouvernement de Viktor Orban, à savoir établir, non sans une certaine démagogie, un lien entre la situation de la Hongrie actuelle et celle de la seconde guerre mondiale. Ainsi donc l’« autocrate » Orban révisant la Constitution, muselant les médias, offrant la citoyenneté hongroise aux Magyars des pays voisins, ne serait autre que l’émule de l’oligarque Miklos Horthy, chantre de la Grande Hongrie.

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La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patrimoine Magyar (1/3)

La Hongrie de Viktor Orban, ou le choix du patriotisme Magyar (1/3)

« De 1998 à 2002, la presse occidentale a dit que je faisais penser à Hitler et au duce (Benito Mussolini). A présent, elle me compare à Poutine et au président bélarusse. Je vous laisse juger s’il s’agit ou non d’un progrès. » (Viktor Orban, le 5 janvier 2012 – « La Hongrie prend la tête de l’UE dans un climat délétère » – 07/01/2012).

I. L’ascension de Viktor Orban et de la Fidesz (1993-2010)

Budapest sous la pression de l’Union européenne

Dans un article consacré au parti ultranationaliste grec « Aube dorée », le quotidien belge La Libre Belgique cite la vice-présidente du Parlement européen, également belge, Isabelle Durant (Ecolo). En visite à Athènes et au cours d’une discussion avec des membres du parti vert grec par lequel elle était invitée, Madame Durant exprima dans les termes suivants son inquiétude face à la montée en puissance d’ « Aube dorée » : « C’est un phénomène très inquiétant. L’injustice, la dureté des coupes dans les salaires, etc., est de nature à créer une déstabilisation politique extrêmement grave. L’Union ne mesure pas à quel point il faut aussi se préoccuper de l’évolution démocratique de la Grèce. On doit en faire une vraie question politique, comme avec Viktor Orban en Hongrie. »

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Italie : Une député du Peuple de la Liberté demande l’exclusion de deux élus du Conseil de l’Europe

Le palais de l’Europe, siège du Conseil de l’Europe, à Strasbourg

22/01/2013 -10h00
STRASBOURG (via le site de Lionel Baland) –  Le député au Parlement italien du Peuple de la Liberté (centre-droit, le parti de Berlusconi, note de Novopress) Fiamma Nirenstein, juive et  pro-israélienne qui a décidé de quitter la politique italienne pour aller vivre en Israël, a estimé que le représentant hongrois Tamas Gaudi Nagy du Jobbik ainsi que la Grecque Eleni Zaroulia de L’Aube dorée – tous deux  membres du Conseil de l’Europe – appartiennent à des formations qui ont violé les valeurs de l’organisation par leurs prises de position qu’elle qualifie de xénophobes et antisémites (Marton Gyöngyösi du Jobbik a tenu des propos au sein du Parlement hongrois qui ont été présentés d’une manière tronquée et exagérée.)

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Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

Hongrie : tentative d’assassinat du maire nationaliste de Gyöngyöspata

30/11/2011 – 09h00
GYÖNGYÖSPATA (NOVOpress) —
Le maire Jobbik (nationaliste) de Gyöngyöspata Oszkár Juhász a subi deux tirs d’arme à feu, ce lundi 28 novembre à 23h, en quittant son bureau. L’expertise balistique des impacts a révélé que les munitions ont été tirées par un fusil de chasse. Le maire, lorsqu’il a vu l’arme à feu pointée à 20 mètres de lui sur sa personne, s’est abaissé et a ainsi échappé aux tirs. Il est sain et sauf.

Depuis qu’il a été élu maire de Gyöngyöspata en juillet, Oszkár Juhász y a rétabli la loi et l’ordre, notamment en instaurant le travail obligatoire pour certaines personnes inactives, parmi lesquelles des membres de la communauté Rom. Interrogée par la télévision, une habitante du village a déclaré comprendre cet acte, car « tout le monde est fâché après lui » !

Il y a un mois, Gyöngyöspata avait encore été à l’une de l’actualité hongroise : un autre leader nationaliste de Gyöngyöspata, Tamás Eszes, qui dirigeait une milice nationaliste (Véderő) et avait présenté une liste concurrente à celle du Jobbik aux élections municipales (obtenant 10% des voix), avait été retrouvé mort dans sa maison. La police avait conclu à suicide.

Crédit photo : DR

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Hongrie : 8ème congrès du parti Jobbik

Le député européen Krisztina Morvai

Le député européen Krisztina Morvai (crédit : Barikad.hu)

02/11/2011 – 09h30
BUDAPEST (NOVOpress via Lionel Baland) — Le 29 octobre 2011, le parti nationaliste hongrois Jobbik (« Mouvement pour une meilleure Hongrie ») tenait son 8èmecongrès à Budapest. Dans son allocution, son président, Gábor Vona, a informé les quelques 600 délégués réunis sur place, et venant de toute la Hongrie, du travail parlementaire accompli lors de l’année écoulée. Le député européen Krisztina Morvai (photo ci-dessus) a quant à elle parlé du travail réalisé par les députés du Jobbik au sein du Parlement européen.

En passe de gouverner la Hongrie

Selon Gabor Vona, le Jobbik monte progressivement en puissance et s’apprête à gouverner le pays. « Le Jobbik doit, en tant que parti, devenir une force de gouvernement et, en tant que mouvement, construire une société organique basée sur des valeurs, prendre le pas sur les structures sociales en train de se désintégrer ».

À l’instar de ce qui existe en Russie, le Jobbik souhaite créer les institutions qui fourniront à la Hongrie ses cadres de demain : une académie destinée aux jeunes gens talentueux, « les Petits-enfants d’Attila ». Ces jeunes seraient soutenus par des subventions et des bourses d’études et formés par les meilleurs universités du le pays.

Hongrie : 8ème congrès du parti JobbikFaisant face à des critiques semble-t-il émises en interne, Gabor Vona a insisté sur le fait que le Jobbik n’a pas renoncé à quelque part que ce soit de sa « radicalité » depuis qu’il est devenu membre du Parlement hongrois, qu’il n’a pas édulcoré son programme. Selon ses propres termes, le Jobbik reste toutefois partisan de la « coexistence pacifique » des Hongrois et des Tsiganes, sans traitements de faveur ou discrimination : « nous devons créer un pays dans lequel deux choix seront présentés à ceux – Hongrois et Tsiganes – qui n’envisagent pas leur place dans le monde du travail, du droit et de l’éducation : soit la prison, soit l’émigration. »

Le Jobbik a décrété l’année 2012 comme « l’année d’Attila » et souhaite organiser le premier congrès mondial pantouranien (relatif à l’ensemble des peuples du Turkestan et de la Russie méridionale).

Photo en Une : le 8ème congrès du Jobbik à Budapest, crédits : Barikad.hu

Hongrie : György Budaházy remis en liberté

Hongrie : György Budaházy remis en liberté

02/10/2011 – 18h00
BUDAPEST (NOVOpress) —
 En détention préventive depuis juillet 2009, l’activiste nationaliste hongrois György Budaházy a été remis en liberté surveillée (assignation à domicile) le 30 septembre 2011, après près de 800 jours de prison.

Sur la base de soupçons de l’existence d’un groupe terroriste dirigé par Budaházy, la police hongroise avait effectué un grand coup de filet le 17 juillet 2009 en arrêtant 16 personnes. Parmi eux, seuls György Budaházy et Endre Szász étaient encore en détention provisoire (Endre Szász avait été une semaine durant remis en liberté avec assignation à résidence, avant que la justice hongroise ne change d’avis et ne décide de le remettre en détention !).

Le procureur a toutefois fait appel de cette décision de remise en liberté des deux derniers prisonniers politiques, mais la décision est tout de même applicable de suite.

Bien que le procès ait démarré depuis plusieurs mois, la justice hongroise n’a pour le moment toujours pas été en mesure de présenter de preuves probantes d’activités terroristes de Budaházy et de ses amis.

Les conditions de détention de Budaházy étaient particulièrement dures et avaient fait l’objet de nombreuses réclamations de ses avocats : mal nourri, privé de la lumière du jour car enfermé dans une cellule sans fenêtre et n’ayant qu’une promenade quotidienne d’une heure le soir tombé, Budaházy ne pouvait voir qu’une partie de famille une fois par mois (son épouse, accompagnée de seulement deux de ses trois enfants). Par ailleurs, il ne disposait que d’informations extrêmement parcellaires sur son dossier (étant notamment parfois exclu de son propre procès lors de témoignages à son encontre).

Ces dernières semaines, plusieurs « témoins » capitaux ayant initialement accusé Budaházy d’activités terroristes étaient revenus sur les aveux et avaient admis que ceux-ci avaient été obtenus sous la contrainte.

Infatigable dans la défense des nationalistes persécutés par les autorités – et particulièrement dans le cas de Budaházy – la député européenne Krisztina Morvai (sans étiquette, élue sur la liste du parti nationaliste Jobbik) avait encore effectué une interpellation au Parlement Européen (vidéo ci-dessous) deux jours avant la libération du prisonnier politique le plus célèbre de Hongrie, et préparait la visite en prison de Budaházy de plusieurs députés européens non-hongrois.

Le Jobbik s’est officiellement réjoui des libérations de György Budaházy et d’Endre Szász, et a suggéré que l’ancien Premier Ministre socialiste hongrois Ferenc Gyurcsány prenne leur place pour les mensonges électoraux avoués de la campagne de 2006 et la répression extrêmement violente des manifestations nationalistes qui avaient suivi la révélation de ses mensonges.

En attendant, pour peu qu’il reste libre, les nationalistes hongrois semblent avoir décidé de changer le slogan Szabadságot Budaházynak ! (Liberté pour Budaházy) en Amnesztiát Budaházynak ! (Amnistie pour Budaházy).

Crédit photo : DR

Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Les nationalistes hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

18/07/2011 – 17h30
BUDAPEST (NOVOpress) – Petite ville de 2500 habitants située au nord-est de Budapest, Gyöngyöspata a été évoquée dans les médias du monde entier ces derniers mois : après plusieurs assassinats commis par des personnes issues de l’importante communauté Rom, des milices civiles liées pour certaines d’entre elles au parti Jobbik étaient venues défiler à Gyöngyöspata et y assurer l’ordre et la sécurité.

Gyöngyöspata

Gyöngyöspata

La communauté rom avait même été un temps déplacée du village, en raison de la tenue d’un camp d’entraînement paramilitaire d’une autre milice, Véderő, non liée au Jobbik (en Hongrie, les milices civiles municipales sont autorisées ; elles n’existent toutefois que là où elles ont leur utilité… en particulier dans le nord-est du pays).

Ces événements avaient provoqué des réactions politiques et une campagne médiatique extraordinaire autour de ce village, les médias ne cessant d’évoquer d’effroyables milices d’extrême droite venues terroriser les Roms, mais se gardant bien de mentionner l’épouvantable insécurité régnant à Gyöngyöspata.

La succession d’événements a ainsi amené le maire à démissionner, provoquant ainsi une élection municipale anticipée, qui a eu lieu ce dimanche 17 juillet 2011.

À la surprise générale des médias, c’est Oszkár Juhász, le candidat du Jobbik qui l’a assez largement emporté, avec 33% des votes, devançant le maire-adjoint sortant soutenu par le Fidesz (actuellement au pouvoir) qui a receuilli 26% des voix. Le leader de la milice nationaliste Véderő a quant à lui reçu plus de 10% des voix.

Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Les nationalistes Hongrois du parti Jobbik remportent l’élection municipale partielle de Gyöngyöspata

Cette nette victoire du Jobbik a montré le décalage conséquent qui peut exister entre une présentation médiatique extrêmement partiale des événements, et la réalité du vécu quotidien de la population. C’est aussi une grande avancée au niveau national pour le Jobbik, tandis que certains observateurs politiques prédisaient que l’exercice du pouvoir par les conservateurs du Fidesz amoindrirait le poids politique des nationalistes.

Juste après sa victoire, Oszkár Juhász, qui n’a cessé de recevoir applaudissements et accolades tout au long de la soirée, a déclaré à la presse qu’il s’emploierait « à débarrasser sa commune de l’insécurité et à rétablir la concorde civile entre tous les habitants de Gyöngyöspata (sous-entendu entre Hongrois et Roms), et que tous ceux désireux de s’insérer et de travailler auraient leur chance. »

[box class= »info »]Photos : barikad.hu[/box]

Une victoire sur les turcs : jour de commémoration nationale en Hongrie

Une victoire sur les turcs, journée de commémoration nationale en Hongrie

Jean Hunyadi (source : Wikipedia)

Jean Hunyadi (1387 - 1456)

11/07/2011 – 08h00
BUDAPEST (NOVOpress) – Le 22 juillet vient d’être déclaré « jour de commémoration nationale » en Hongrie par un vote unanime du parlement hongrois (à l’exception des socialistes, qui se sont abstenus), à la demande du Premier Ministre Victor Orban. C’est en effet à cette date qu’en 1456, une armée chrétienne a repoussé les envahisseurs turcs.

Après la chute de Constantinople en 1453, l’invasion turque en Europe via la Hongrie semblait inévitable. Cependant, en juillet 1456, un chef militaire hongrois, l’ancien régent Jean Hunyadi, réussit à lever une armée de 40000 hommes, composée de paysans et de croisés, et à engager les forces supérieures en nombre du sultan Mehmed II dans une bataille qui s’est soldée par la défaite cinglante du conquérant de Constantinople.

Pour commémorer cette victoire historique, le pape Calixte III décréta que les cloches des églises devaient être sonnées ce jour là à 12 heures précises dans l’ensemble de la chrétienté.

[box class=info] Source : jungefreiheit.de[/box]

Hongrie : vers la mise en place d'un "service du travail obligatoire"

Hongrie : vers la mise en place d’un « plan de travail hongrois »

06/07/11 – 19h15
BUDAPEST (NOVOpress)
– Les chômeurs hongrois devront désormais, dans le cadre d’un « plan de travail hongrois » être forcés à travailler, indépendamment des qualifications et de leurs indemnisations. On parle de projets de construction majeurs comme la création du nouveau stade de Debrecen, la plus grande ville de l’est de la Hongrie.

De plus, ces chômeurs pourraient être logés dans une « ville de conteneurs”. “Ville de conteneurs” gardée par des policiers à la retraite qui seraient utilisés comme agents de sécurité. Pour compter sur cette ressource, le gouvernement devait permettre de changer la constitution. (…) Ce projet vise notamment les Roms.

L’idée de travail forcé avait été introduite dans la campagne électorale de 2010 par le mouvement nationaliste Jobbik. Il est donc repris par le Fidesz, du Premier ministre Viktor Orban (photo).

Le FPOe fonde une alliance européenne

Le FPOe fonde une alliance européenne

04/07/11 – 16h10
VIENNE (NOVOpress)
– Le député européen du FPÖ Andreas Mölzer a bien confirmé que des représentants du FPÖ (Autriche), du Vlaams Belang (Flandre-Belgique), des Démocrates suédois, de Bürger in Wut (Citoyens en colère – Brême – Allemagne), de Ordre et Justice de l’ancien Premier ministre lituanien Rolandas Paksas, ainsi que Krisztina Morvai font partie de Alliance européenne pour la liberté. Le président de cette alliance est Godfrey Bloom de l’UKIP. Le vice-président est le député européen du FPÖ Franz Obermayr.

Cette alliance ne regroupe pas des partis, mais des individus. La reconnaissance de cette alliance par le Parlement européen lui apporte 372.753 euros. Le président du FPÖ Heinz-Christian Strache a rejeté toute alliance avec le Jobbik. Krisztina Morvai a bien été tête de liste du Jobbik lors des élections européennes, mais elle siège au Parlement européen en tant que député indépendant et n’est pas membre du Jobbik.

Le siège de l’Alliance européenne pour la liberté se trouve à Malte.