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Panthéonnade (Présent 8363)

28/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Tous les ingrédients y étaient. « Quatre figures, deux hommes, deux femmes » qui, tous, à un moment ou à un autre de leur vie, voire leur vie durant, ont agi, volontairement ou involontairement, contre leur patrie. Le discours consternant de révisionnisme et de niaiserie républicaine d’un président obsédé à l’idée de marquer l’Histoire. Sans oublier, bien sûr, l’inévitable couplet sur « ces haines (qui) reviennent » et qu’il faut absolument « conjurer ».8363-P1

Entre ici, l’imposture…
Certes, il ne fallait pas attendre de miracle de cette bouffonnerie républicaine. Les noms des « panthéonisés », choisis par Hollande en personne et non par un comité de sages comme il est d’usage, annonçaient à eux seuls la couleur : de Jean Zay, pour qui notre drapeau était « de la race vile des torche-culs » à la porteuse de valises Germaine Tillon, en passant par le franc-maçon Pierre Brossolette et la militante des droits de l’Homme Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nul doute que La Patrie, la vraie, ne serait guère à l’honneur ce jour-là.
Ne manquait plus que – dixit son entourage – « l’un des plus grands discours du quinquennat » de Normal Ier, dont les grandes lignes devaient d’ailleurs lui être soufflées par les historiens officiels que sont le socialiste Jean-Pierre Azéma, le « dreyfusard » Vincent Duclert et Mona Ozouz, ainsi que par quelques proches, dont Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem ou encore Jack Lang. Et le résultat, sans surprise, fut à la hauteur du « casting ».
Ainsi le franc-maçon Jean Zay, qui hurlait en 1924 sa haine du drapeau français pour tout ce qu’il représente, Germaine Tillon, l’amie de l’égorgeur fellouze Yacef Saadi et grande dénonciatrice de la « torture », honorée en 2003 par le gouvernement de Bouteflika, Pierre Brossolette et Geneviève de Gaulle-Anthonioz devenaient-ils, dans la bouche de Hollande, « le meilleur » de notre pays, un « exemple à la France toute entière pour inspirer les générations nouvelles », et des « héros » qui ont été « indissociablement soudés par le même amour, l’amour de leur patrie » !

Hollande en campagne
« L’amour de leur patrie »… On a beau être habitués aux énormités « hollandaises », on en mourrait presque de rire. Mais au fond, l’essentiel du message présidentiel ne résidait pas dans ces biographies revisitées. Ce qu’il fallait surtout rappeler, c’est que « 70 ans après, ces haines reviennent, avec d’autres figures, dans d’autres circonstances, mais toujours avec les mêmes mots et les mêmes intentions ». Et Hollande de déclamer alors : « l’indifférence, voilà l’ennemi contemporain. Indifférence face au fanatisme, au racisme, à l’antisémitisme. » Avant d’ajouter : « face à l’indifférence, chaque génération a un devoir de vigilance, de résistance. Et chaque individu a le choix d’agir (…) A notre tour, nous devons faire les choix qui correspondent aux défis d’aujourd’hui. » Or, « faire les choix qui correspondent aux défis d’aujourd’hui », c’est bien sûr voter socialiste…

Franck Delétraz

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Panthéon : « Hollande n’a fait que montrer sa petitesse », dit Éric Zemmour

28/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les panthéonisations représentent des moments importants, pour l’histoire de la France comme pour le parcours d’un homme politique. François Hollande était donc attendu pour faire un grand discours mercredi 27 mai. « C’était fait pour, insiste Éric Zemmour. Hollande ne pouvait pas se manquer. L’histoire c’est son truc, nous murmurent depuis des jours ses communicants. »

Mais pour Éric Zemmour, le Président est passé à côté. « Les grands mots étaient tous de cérémonie, aussi bien alignés que les cercueils drapés de tricolore. Il ne manquait rien… Sauf l’essentiel. Le style, le talent, l’âme », juge le journaliste.

Le polémiste enfonce le clou. François Hollande buttait sur certains mots, son discours sonnait creux. « Il était comme absent, flottant dans un costume trop grand pour lui ».

Pour Éric Zemmour :

Hollande a voulu s’égayer dans la cour des grands, il n’a fait que montrer sa petitesse.


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François Hollande prétend s’associer à l’esprit de résistance au Panthéon

27/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
À l’occasion de la journée nationale de la résistance, François Hollande présidera aujourd’hui l’entrée au Panthéon de quatre personnes, Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillon et Jean Zay.

N’est-ce pas une cérémonie placée sous le signe du paradoxe ?
Le premier sera de voir un président qui a si souvent méprisé les manifestations de ceux qui s’opposaient à sa politique faire l’éloge de résistants qui se sont insurgés contre le gouvernement de l’époque. Le second sera de voir une grande cérémonie républicaine avoir lieu devant deux cercueils pleins et deux cercueils presque vides.
Pourquoi ?
Les familles de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et de Germaine Tillon ont refusé le transfert des corps, enterrés chrétiennement auprès de leurs maris et de leur famille. On aura donc une cérémonie de religiosité laïque organisée autour d’un peu de terre, associée à ces personnes par le contact de leur tombe comme des quasi-reliques anciennes pouvaient être faites au contact des corps saints.

Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Et qui étaient les personnes honorées aujourd’hui ?
Nièce du général de Gaulle, Geneviève a participé au réseau qui éditait le journal Défense de la France, journal fondé par un jeune homme de droite catholique proche de l’Action Française, Germaine Tillon, ethnologue faisait partie du réseau du Musée de l’homme et l’a en partie dirigé, Pierre Brossolette, militant socialiste rallié à De Gaulle, a participé à l’unification des mouvements de résistance.

Germaine Tillon

Germaine Tillon

Pierre Brossolette

Pierre Brossolette

Jean Zay est plus controversé
Le comité national d’entente des associations patriotiques et du monde combattant d’une part et le député PCD Jean-Frédéric Poisson critiquent la panthéonisation de l’auteur d’une dénonciation du drapeau bleu blanc rouge

Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore… terrible morceau de drap collé à ta hampe, je te hais.

Militant radical-socialiste dès sa jeunesse, Jean Zay fait partie du courant Jeune Turc, adepte de la planification et du pacifisme de Briand. Ministre de l’Éducation nationale du Front Populaire, il n’a pas été résistant à proprement parler. Emprisonné par Vichy pour avoir voulu éloigner le gouvernement des Allemands, en 1940, il est assassiné par des membres de la milice qui l’accuse d’être juif, franc-maçon et d’avoir trahi la cause du pacifisme.

Jean Zay

Jean Zay

Les paradoxes ne s’arrêtent pas là
L’histoire réelle des figures que François Hollande va panthéoniser ne rentre pas dans l’esprit étroit du président. Pierre Brossolette est mort exclu du parti socialiste, pour critique trop vive de la IIIe République, Germaine Tillon et Geneviève de Gaulle ont été éduquées dans des écoles catholiques.

Il y a d’autres oublis présidentiels
Oubli d’autres résistants venus de la droite par exemple Marie-Madeleine Fourcade, écrivant dans un journal nationaliste et anti-juif avant la guerre et seule femme, dirigeant un réseau important pendant la guerre. Oubli aussi des noms souhaités par les Français, ceux qui sont dans l’air du temps comme Simone Veil, mais aussi Hélie de Saint-Marc ou Jérôme Lejeune, résistant contre la culture de mort.

Crédit photo : Wally Gobetz via Flickr (CC) = le Panthéon
Geneviève de Gaulle Anthonioz, source photo : Arch. fam., crédit photo : D.R