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Jean Raspail Iliade

Jean Raspail : « Le Sida mental est toujours là »

24/04/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : « Le Sida mental est toujours là », déplore Jean Raspail dans un hommage appuyé à Louis Pauwels, qui avait fait du Figaro Magazine un organe de combat.

Dans le plus célèbre des éditoriaux du Fig Mag, paru le 6 décembre 1986 sous le titre « Le Monome des zombies », Pauwels avait écrit, concernant cette génération qui défilait dans la rue et est, trente ans plus tard, celle qui est au pouvoir :

« Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “Touche pas à mon pote”. Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. […] Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. »

Dans cette vidéo réalisée pour le colloque Iliade « Face à l’assaut migratoire, le réveil de la conscience européenne », qui vient de se tenir à Paris, l’auteur du Camp des saints, paru en 1973, s’interroge. Est-il encore possible de stopper l’invasion de l’Europe ? Peut-on vaincre le terrorisme islamiste ? Oui, à condition de faire sauter les barrières mentales et d’arrêter de pleurnicher :

« Tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout comment on s’en sortira. C’est une réaction normale la colère : on vous déclare la guerre, on répond. On ne va pas mettre des fleurs aux premiers morts : on venge les morts ! »

Jean Raspail revient aussi sur la célèbre couverture du Figaro Magazine, « Serons-nous encore français dans 30 ans ? », qui avait fait scandale en 1985, sur ce « Big Other » qui réifie l’Autre et sur le bâillonnement de la parole des Français : « Si la population ne recouvre pas la totalité de sa liberté d’expression, même si elle est exagérée, on n’en sortira pas non plus. »

Iliade Conrad

Colloque Iliade – Philippe Conrad : « Le défi migratoire lancé à la civilisation européenne »

Philippe Conrad est directeur de la Nouvelle Revue d’histoire. Il interviendra demain, samedi 9 avril, au colloque de l’Institut Iliade à Paris (Maison de la Chimie, 10h-18h30). Ce texte, initialement intitulé « La crise migratoire est un défi lancé à la civilisation européenne », est paru sur Boulevard Voltaire.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis.

C’est en 1973 que Jean Raspail publie Le Camp des saints, un roman dont la portée prophétique apparaît aujourd’hui évidente. Il décrit alors des masses humaines débarquant en Europe dans l’impunité la plus totale, mais analyse surtout les raisons de la paralysie politique qui affecte les États ainsi envahi : la haine de soi, entretenue par la trahison des élites et la mauvaise conscience des peuples européens.

On refuse toujours aujourd’hui de considérer qu’une immigration utile au pays d’accueil et débouchant sur une assimilation réussie implique l’existence de quelques données très simples : les quantités d’immigrants concernés, la durée sur laquelle s‘étale le phénomène, le contexte économique et social des pays d’accueil, enfin la proximité culturelle entre les autochtones et les nouveaux venus. On refuse aussi de voir que les actuelles vagues migratoires seront d’autant plus inassimilables qu’elles se déversent sur des pays où, précisément, assimilation ou « intégration » ont échoué. Des pays fatigués, rongés par le doute, livrés aux dérives communautaristes.

Les enquêtes policières diligentées à la suite des attentats qui ont frappé Bruxelles, après Paris, Londres et Madrid, suffisent à démontrer le lien existant entre immigration, islamisation et terrorisme. Mais la réponse à un tel défi ne relève pas de mesures sécuritaires, ni même strictement politiques. Tout à la fois conséquence et symptôme de nos renoncements antérieurs, ce défi appelle en retour un sursaut d’ordre civilisationnel, une « réforme intellectuelle et morale » seule à même de nous faire redécouvrir ce que nous sommes, ce que nous avons à défendre, et comment.

Tracer les voies du nécessaire réveil européen.

Nous ne surmonterons pas les crises en cours sans remettre en cause l’idéologie mortifère née de la chute du communisme, de la mise en œuvre du système libéral mondialisé et de l’effacement programmé des nations et des frontières. Une idéologie « droit-de-l’hommiste » qui a imposé de fait le principe de libre circulation pour tout le monde et n’importe qui, conformément aux incantations antiracistes formulées pour interdire tout débat.

Il nous faut, contre cette dérive suicidaire, affirmer les identités des patries charnelles et des nations d’Europe, ainsi que notre communauté de civilisation brisée par le sombre XXe siècle. Le nécessaire réveil s’inscrit, pour chacun de nos pays, dans le combat pour sa langue face à l’impérialisme « globish », mais aussi par la réappropriation de son histoire, à un moment où certains historiens, aveuglés par l’idéologie, nous incitent à nous débarrasser du « poison de l’identité » et à renoncer au « roman » national décrit comme une construction idéologique qu’il conviendrait de dépasser.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis. Atteindre cet objectif implique la mise en œuvre initiale d’une vaste révolution culturelle seule à même d’en finir avec les illusions, les mensonges et les impasses accumulés au cours des deux derniers siècles. C’est la vocation de l’Institut Iliade de contribuer à cet immense effort.

Iliade 2016

Demain à Paris, le grand colloque d’Iliade sur « le réveil de la conscience européenne »

08/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Demain a lieu à Paris le colloque de l’Institut Iliade : « Face à l’assaut migratoire, le réveil de conscience européenne ». Face au risque de « Grand Remplacement de population, facilité par l’effacement de notre mémoire, de notre identité et de notre fierté d’Européens », l’Institut Iliade « appelle à un sursaut intellectuel et moral afin de réaffirmer nos valeurs, nos libertés et nos droits sur la terre de nos ancêtres ».

La journée sera divisée en deux séquences, et les interventions entrecoupées d’animations vidéos et de témoignages enregistrés d’invités européens, en provenance notamment d’Allemagne, d’Italie, de Hongrie, de Pologne et d’Espagne.

La matinée (10h-12h30) est consacrée à l’analyse de l’assaut migratoire. Après une introduction de Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade, seront abordés les thèmes suivants : « La grande invasion des années 2000, un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde »  (Bernard Lugan), « Un exemple de submersion migratoire islamique : la situation au Kosovo »  (diaporama commenté), « L’idéologie ‘Big Other’ : les autres avant les nôtres » (François Bousquet), évocation du Camp des Saints avec une discussion entre Christopher Gérard et Jean Raspail.

L’après-midi (14h-19h) vise à définir, face à la menace, les conditions et leviers du nécessaire réveil de la conscience européenne. Interviendront en particulier Lionel Rondouin (« L’Être des nations contre l’avoir des marchands »), Renaud Camus (« La fierté contre la repentance »), Jean-François Gautier (« La pérennité de l’âme européenne ») et Jean-Yves Le Gallou (« Pour la préférence de civilisation »). Une table ronde animée par Patrick Pehele réunira des représentants de la « Génération 2013 », jeunes engagés dans la Cité dont les initiatives sont autant de « signes du réveil » européen. Une pause permettra de rencontrer les orateurs et de se retrouver autour d’un verre, dans la convivialité d’une communauté de civilisation ainsi reformée.

Quand : samedi 9 avril 2016, à partir de 10 heures.

Où : Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique 75007 Paris

Inscription sur weezevent.com/colloque-institut-iliade-2016

L’Institut Iliade sur FacebookTwitterYoutube

Citation Bernanos

Tribune libre – La haine de soi, par Vincent Revel

 Les Occidentaux ne s’aiment plus. Ils ne se respectent plus et ne cessent de témoigner contre eux-mêmes. Un esprit de culpabilisation s’est abattu sur l’Europe. La repentance devient la posture obligatoire pour qui veut se faire entendre et réussir au sein de la République des « salauds ».

 Jamais la propagande antiraciste ne fut si active qu’à présent ! L’islamophobie lui sert de cheval de bataille et sera désormais dénoncée à travers des courts métrages diffusés en boucle sur toutes les chaînes de télé. Du racisme anti-blanc et de la christianophobie, jamais vous n’en entendrez parler et pourtant, tout le monde sait qu’ils sont les formes de racisme les plus répandues en Europe.

Pourquoi un tel aveuglement ? Parce que l’esprit de repentance et de détestation de soi est à son comble ! Jamais l’Européen ne s’est détesté avec autant de plaisir. Jamais, l’Europe ne fut trahie à ce point par ses élites. Comme le disait très bien Jean Raspail dans Le Camp des saints : « On a connu des évêques-félons, des généraux-félons, des ministres félons, des intellectuels-félons tout court. C’est une espèce d’homme dont l’Occident se fait de plus en plus prodigue au fur et à mesure qu’il rétrécit. »

Car le nœud du problème se situe à ce niveau. L’Europe décline sans vouloir se l’avouer et nos politiques, responsables de cette déconstruction méthodique, jouent les cadors en se donnant bonne conscience. De ce fait, l’islam, la religion de l’Autre, de l’étranger, de celui qui est devenu, par le plus grand des enchantements, une chance pour l’Europe, bénéficie d’un sauf-conduit en transformant cette religion du désert, capable souvent du pire, en une religion de paix ne tolérant aucune critique.

Pascal Bruckner nous disait dans son livre La Tyrannie de la pénitence : « Après chaque attentat islamique contre l’Occident, les bonnes âmes de droite comme de gauche nous intiment de battre notre coulpe : on nous frappe, donc nous sommes coupables. » Cette névrose nous détruit à petit feu et pourtant jamais les nations européennes ne furent confrontées à une telle situation !

Dire et affirmer que l’immigration de peuplement musulman, voulue et encouragée par nos dirigeants, transforme en profondeur l’identité des nations européennes ne relève pourtant pas d’une affabulation ! C’est une réalité que tout le monde voit. Ne plus avoir le droit d’en parler librement revient à donner raison aux islamistes que l’on prétend pourtant combattre, car il faut avoir conscience que le terme d’islamophobie a été forgé dans les années 1970 par les intégristes musulmans pour faire « de l’islam un objet intouchable sous peine de racisme. » Se taire revient à appliquer la politique de l’autruche mais aussi à trahir la formidable histoire des peuples européens.

Vincent Revel

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Réfléchir et Agir : Le Camp des Saints

25/02/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le nouveau numéro, pour la première fois tout en couleurs, de la revue « de désintoxication idéologique » Réfléchir & Agir vient de paraître.

Le dossier thématique est d’une triste actualité puisqu’il porte sur « Le Camp des Saints ». Renaud Camus y rend hommage à Jean Raspail comme à l’un des « deux prophètes admirables de la submersion ethnique » – l’autre étant Enoch Powell –, tout en constatant douloureusement que « même le carnage du Bataclan n’a pas réussi à réveiller le dormeur France ». Parmi les autres contributions, on signalera notamment l’article de Yves-Marie Laulan (« Les “nouveaux” migrants vont-ils ensevelir l’Europe ? »), le témoignage du pasteur Jean-Pierre Blanchard sur la préférence immigrée au détriment des SDF français et européens (« la Croix-Rouge, le Secours populaire et l’Armée du Salut sont dorénavant au service du mondialisme »), et la note plus optimiste apportée d’Europe centrale par le Croate Tomislav Sunic et le Hongrois Ferenc Almassy. Pour ce dernier, « la forteresse d’Europe centrale qui se crée actuellement sera le roc sur lequel s’appuiera la résistance européenne ».

Comme d’habitude, le dossier est suivi d’une abondante section culturelle : Georges Feltin-Tracol sur le jeune Cioran, Flavien Blanchon sur les frères Tharaud, gloires littéraires de l’entre-deux-guerres, aujourd’hui écrivains maudits, Pierre Saint-Servant sur l’empereur Frédéric II vu par Benoist-Méchin… On trouve deux entretiens avec des écrivains contemporains. Pierre Robin raconte son double apprentissage politique et esthétique dans les années 1970 et 1980, entre GUD et New Wave. Bruno Favrit décrit les inspirations de son œuvre, en insistant en particulier sur son rapport au paganisme.

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Salon du livre de l’AGRIF le 15 novembre prochain

19/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le Salon du livre de l’AGRIF et de l’Amitié Française se tiendra le 15 novembre à Paris. Parmi les personnalités annoncées : Jean Raspail, Philippe Maxence, Béatrice Bourges ou bien encore l’abbé Guillaume de Tanouärn.

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Le Camp des Saints, c’est maintenant

Source : Polémia
Désarmée sur les plans intellectuel et moral par des décennies de propagande pro-immigrationniste, l’Europe, devenue « le ventre mou de l’Occident », est désormais menacée de submersion démographique.

« Le tiers monde s’est mis en marche vers le paradis de l’homme blanc. Il n’a pour armes que sa multitude et la pitié qu’il inspire : arme absolue (…) Une flotte pacifique s’est échouée dans la nuit de Pâques sur les côtes du Midi de la France, chargée d’un million d’immigrants. D’autres flottes sont en route. L’Occident retient son souffle et attend. Au matin de la Résurrection, la marée du tiers monde commence à envahir nos rivages. Faut-il céder à la pitié et s’y noyer soi-même et définitivement, ou employer la force et la férocité contre la seule faiblesse ? » Ainsi, dans le rabat de couverture de son roman Le Camp des Saints, paru en janvier 1973, Jean Raspail présentait-il cet ouvrage appelé à faire de lui, ainsi que l’avait immédiatement discerné Jean Cau, « l’implacable historien de notre futur ».

Cela ne lui fut pas pardonné et lui barra à jamais le chemin de l’Académie française à laquelle ont depuis accédé tant de médiocrités satisfaites ne possédant pas même un centième de son talent. Les plus anciens d’entre nous se rappellent encore avec quels cris d’indignation ou de dégoût l’intelligentsia de la rive gauche – et aussi maints critiques de l’autre rive, soucieux de leur carrière – accueillirent ce livre, trop brillant pour qu’on pût l’ignorer, mais que le lecteur était invité à parcourir en se pinçant le nez.

Les arrivées de clandestins en Italie reprennent de plus belle

À vrai dire, ce qui le rendait insupportable à tout ce joli monde, c’était la féroce alacrité et la sauvage lucidité avec lesquelles étaient disséquées les mille et une lâchetés prévisibles de nos hiérarchies – politiques, administratives, militaires, ecclésiastiques – résignées d’emblée à tous les abandons plutôt que de se dresser avec courage et bon sens contre les commandements absurdes de la vulgate démocratique et droit-de-l’hommiste.
La loi Pleven avait été votée un an plus tôt, conçue dès son origine comme un instrument de culpabilisation et de répression envers tous ceux qui persistaient à voir dans la nation française le fruit d’une longue histoire singulière issue d’un peuple et d’un sol particuliers.

Le désarmement des esprits.

Comme l’avait prévu Raspail, cette idéologie, prétendument antiraciste, mais fondée, en fait, sur une haine sournoise de la civilisation européenne et des peuples qui l’ont forgée au cours des millénaires, a peu à peu corrompu les esprits au point de rendre possible, sinon probable, la thèse qui soutenait son roman : celle, jugée hier encore délirante, d’une submersion démographique librement consentie par les populations de notre vieille Europe.
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Jean Raspail et Érik L’Homme : une rencontre au sommet à lire dans Éléments n°156 le 23 juillet

Jean Raspail et Érik L’Homme : une rencontre au sommet à lire dans Éléments n°156 le 23 juillet

Source : blogelements.typepad.fr – Au royaume de l’enfance et de l’aventure, Jean Raspail pourrait bien avoir trouvé un digne successeur en la personne d’Érik L’homme. Dans son très beau dernier roman, Le regard des princes à minuit (Gallimard), l’un des écrivains français pour la jeunesse les plus populaires, – 1 100 000 exemplaires de livres vendus en France et sa trilogie Le livre des étoiles traduite dans 28 pays –, proposait à ses jeunes lecteurs une initiation contemporaine aux valeurs de la chevalerie. Au premier rang desquelles figurait le courage, qualité chère à Jean Raspail, et qui demeure le préalable essentiel à toute aventure. À l’occasion de la parution de Là-bas, au loin, si loin, recueil de cinq des plus beaux chefs-d’œuvre de Jean Raspail chez Bouquins, Éléments a voulu réunir les deux hommes pour une discussion sur l’aventure. La proposition a enthousiasmé Erik L’Homme, lecteur fervent de L’île bleue et de Qui se souvient des hommes, par ailleurs vice-consul du royaume de Patagonie pour la Drôme du sud et a enchanté Jean Raspail, qui sait à quoi s’en tenir sur son cadet depuis Des pas dans la neige (Gallimard), formidable récit d’Érik L’Homme sur ses aventures dans les montagnes de l’Hindu Kush, aux confins du Pakistan et de l’Afghanistan, à la recherche de l’Homme sauvage. Au cours de cet entretien mémorable, placé sous le signe de l’amitié et de l’humour qui s’est conclu comme il se doit par un bon verre de whisky à la santé du royaume de Patagonie, il a été question de fugues et de voyages, de scoutisme et d’aventures, de grand jeu et des petits cons qui ne jouent plus assez !

Jacques Terpant : "Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt" 1/3

Jean Raspail craint de voir « l’âme de la France disparaître »

12/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Bruno de Cessole est rédacteur en chef Culture à Valeurs actuelles. Après avoir échangé avec Jean Raspail, qui se livre dans Valeurs actuelles cette semaine, Bruno de Cessole raconte les coulisses et l’envers du décor de cet entretien.



Un "Camp des Saints" par jour... (Présent 8266)

Un « Camp des Saints » par jour… (Présent 8266)

06/01/2014 – ROME (NOVOpress)
Il y a eu l’Ezadeen et ses 360 émigrants. Et avant lui, le Blue Sky M embarquant 900 passagers. Et encore avant, un cargo sans nom, transportant 850 réfugiés… En tout, plus de 2.000 clandestins débarquant en moins de deux semaines sur les côtes italiennes. Près de 200.000 depuis le début de l’année 2014 ! Dénoncé par les bien pensants comme totalement délirant à l’époque de sa parution, « Le Camp des Saints », l’ouvrage ô combien prophétique de Jean Raspail était, en fait, bien en deçà de la réalité.

Une du numéro 8266 de "Présent"

Une du numéro 8266 de « Présent »

Déferlement continu

Dimanche, les gardes-côtes italiens auront donc réussi à secourir les 360 clandestins entassés dans la cale de l’Ezadeen, navire poubelle abandonné au large de la Calabre par son équipage de passeurs. Le mercredi précédent, ils avaient déjà porté secours aux 900 migrants du Blue Sky M, un autre cargo épave qui dérivait rapidement en direction des côtes italiennes. Un épisode qui s’était déjà produit quelques jours plus tôt avec un autre navire.

Fort heureusement, la catastrophe aura chaque fois été évitée. Débarqués sur les côtes italiennes, les clandestins, majoritairement syriens et érythréens, auront été immédiatement pris en charge par les autorités transalpines. Et, dans quelques jours, ceux-ci s’éparpilleront en Europe. En France notamment, renforçant encore les inquiétudes de la Police aux frontières qui, dans une note confidentielle adressée au ministre de l’Intérieur en juillet dernier, s’inquiétait vivement de « l’accentuation de la pression migratoire sur la frontière avec l’Italie ». Une pression qui n’est pas près de diminuer puisque les pompes aspirantes de l’immigration restent toutes grandes ouvertes.

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Jacques Terpant – Le questionnaire de Proust 3/3

Jacques Terpant – Le questionnaire de Proust 3/3

12/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant (photo) est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail. Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Le principal trait de votre caractère ?
La nostalgie.

La qualité que vous préférez chez un homme ?
Le goût du l’histoire.

La qualité que vous préférez chez une femme ?
Les gros seins (celle-là je la pique à Jean Yanne).

Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?
L’humour.

Un autre trait de votre caractère ?
La persévérance.

Votre principal défaut ?
La colère.

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Jacques Terpant : "Dans l'avancée du monde la principale perte est celle de la beauté" 2/3

Jacques Terpant : « Dans l’avancée du monde la principale perte est celle de la beauté » 2/3

11/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail (photo). Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Votre dessin se porte lui aussi vers la haute tenue de vos personnages, votre dessin pourrait lui-même être qualifié d’aristocratique : dans vos sagas historiques comme dans vos planches érotiques. Quel regard portez-vous sur la bande dessinée « mainstream », qui délaisse la qualité esthétique et la beauté du récit pour des considérations humoristiques, plus immédiatement commercialisables ?

Je vous laisse la responsabilité du mot aristocratique pour qualifier mes dessins, disons que j’ai une recherche de la beauté, d’un certain équilibre des choses. Cela dépasse le dessin d’ailleurs, un paysage que l’on dégrade me gêne beaucoup, une belle maison que l’on abime… Je crois que dans l’avancée du monde la principale perte est celle de la beauté. On n’imagine pas ce que nos ancêtres, il y a deux siècles voyaient, l’harmonie du monde, du paysage, rien qui ne le dénaturait. Ceci n’a pas de prix dans l’équilibre d’une vie.

Cela explique le goût actuel, pour le patrimoine, les villages restaurés et préservés. On entrevoit cela aussi en quelques endroits parmi les plus reculés de la terre, un village primitif construit avec les matériaux de la nature, une population qui ne s’habille pas encore avec les rebuts de l’Occident. C’est sans doute cette beauté perdue que Jean Raspail cherchait en courant le monde et les peuples disparus, c’est cela que je cherche en dessin. Le dessin est l’expression de soi, sans masque, j’ai personnellement du mal à abimer les choses en image.

Revenons un instant à votre œuvre érotique, pourquoi ce genre est-il si peu vivace en France ? Il pourrait constituer un noble pendant au déluge de la pornographie commerciale, qui abaisse tout ce qu’elle touche. L’érotisme est pourtant bien une constante de l’âme européenne. Comment expliquez-vous cette hypocrisie de nos sociétés dites « libérées » ?

C’est une œuvre bien mince puisqu’elle se borne à un seul livre – mais que je revendique volontiers – en fait une série d’illustrations sur un texte de Françoise Rey (La femme de papier). L’illustration est déjà un plaisir de dessinateur. La bande dessinée est une longue course de fond alors que l’illustration est une récréation.

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Jacques Terpant : "Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt" 1/3

Jacques Terpant : « Il y a une parenté entre Jean Raspail et Hugo Pratt » 1/3

10/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Né en 1957, Jacques Terpant est un enfant du Dauphiné, même si c’est dans le Forez, plus précisément à Saint-Etienne qu’il suivra les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Débutant sa carrière au sein de l’équipe de Métal hurlant, il vivra de ses illustrations pour la publicité ou la grande presse avant de se faire connaître par ses séries de bande dessinée : Messara, Pirates et plus récemment Sept Cavaliers. Avec cette dernière, il entre dans l’oeuvre du grand romancier des causes perdues Jean Raspail (photo). Magnifique travail d’interprétation qu’il poursuit avec dernièrement Les Royaumes de Borée.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Question usée, mais pourtant incontournable : comment est née votre vocation de dessinateur ?

La bande dessinée est le refuge du dessin, l’Art du XXème siècle l’a abandonné, le livre fut son refuge, d’abord avec l’illustration, puis la bande dessinée. Pour ma génération, enfant des années soixante, adolescent des années 70 à 80, la bande dessinée était formidable, nous sommes passés de Tintin et Spirou à Pilote qui a évolué avec ses lecteurs. Pour un enfant qui dessinait, ce qui était mon cas la bande dessinée était une évidence, elle était depuis peu (à peine, une génération) un métier, je m’y suis précipité.

Vous avez consacré au dessin plus de trente années de votre existence, quel regard portez-vous sur votre œuvre, quel fil directeur y apercevez-vous ?

J’ai débuté dans Métal Hurlant qui fut sans doute le meilleur journal de son époque et ce, même au-delà de nos frontières, mais lorsque je suis arrivé, c’était déjà une période finissante. J’ai connu les grandes années de la publicité qui avait des moyens, ce fut une carrière de mercenaire, de prestataire ; je voulais dessiner, j’ai donc dessiné. J’en ai vécu, plutôt pas mal. Je me suis satisfait « d’en être ».

Mais pendant mes dernières années dans cet état d’esprit, disons jusqu’à la quarantaine, cela m’a satisfait de moins en mois. Je dessinais la série d’un scénariste, intitulée Pirates chez Casterman et je n’aimais pas cela, je n’étais pas d’accord avec le récit. Etre juste un dessinateur était devenu frustrant. J’ai donc voulu écrire mes propres livres et ai choisi d’adapter Jean Raspail.

Avec Sept Cavaliers puis Les Royaumes de Borée, vous avez en effet poussé la porte de l’univers raspalien, ce qui ne devait pas paraître chose facile. Comment est né ce projet ? Raspail est-il venu à vous ou vous à lui ?

J’étais un lecteur de Jean Raspail, j’avais poussé la porte de son œuvre avec ce que je considère comme son chef d’œuvre Qui se souvient des hommes. Ensuite, j’avais tiré le fil et remonté ses autres livres. Lorsque j’ai voulu travailler seul, je me suis tourné vers son monde. Tout d’abord vers Qui se souvient des hommes, mais il était difficilement adaptable en bande-dessinée. J’ai relu Sept Cavaliers et cela m’a paru une évidence… Je suis parti.

Sept Cavaliers

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Jean Raspail à « Ce Soir ou Jamais » (rediff 2011)

26/06/2014 – VIDÉO – 38 ans après la publication de son roman prophétique Le Camp des saints, réédité en 2011, Jean Raspail était l’invité de Frédéric TaddeÏ dans l’émission-débat « Ce soir ou jamais », en février 2011.

Je sais très bien ce qu’est une civilisation qui va disparaître, j’ai défendu cela. Une civilisation qui va disparaître, elle doit se défendre avant de disparaître. (…) Nous devons être logiquement acculés à nous défendre.

Publié le
Jean Raspail : « Notre civilisation est en train de disparaître »

Jean Raspail : « Notre civilisation est en train de disparaître »

31/10/2013 – 14h00
(Novopress/Bulletin de réinformation) – « Notre civilisation est en train de disparaître ». C’est le constat que fait l’écrivain Jean Raspail devant la déferlante migratoire et l’impuissance consentie du pouvoir à juguler le problème, dans un entretien accordé à Valeurs actuelles.

L’auteur du Camp des saints, roman prophétique publié il y a 40 ans et dans lequel il décrivait la submersion de l’Europe par la multitude des migrants du tiers-monde, pointe notamment trois aspects. La composante émotionnelle, exploitée à fond par les médias complices du pouvoir, et liée au sort parfois dramatique des clandestins qui affluent en masse vers l’Europe. Ensuite, l’absence de réelle adhésion des Français de papier à la culture française. Enfin, l’acuité du problème sous l’angle de la croissance démographique puisqu’en 2050, les enfants d’immigrés seront aussi nombreux que ceux des Français de souche.

Mais l’écrivain garde une lueur d’espoir. Il voit une issue « qui suppose que l’on s’assoit quelque temps sur ces « idées chrétiennes devenues folles » sur ces droits de l’homme dévoyés, et que l’on prenne les mesures d’éloignement collectif et sans appel indispensables pour éviter la dissolution du pays dans un métissage général. »

Crédit photo : Ayack via Wikimédia (cc)

"Lire sous les sapins" et faire dédicacer ce dimanche, avec Anne Brassié

« Lire sous les sapins » et faire dédicacer ce dimanche, avec Anne Brassié

Noël approche venez lire sous les sapins et rencontrer de bons auteurs ce dimanche 9 décembre. Vous êtes invités par Anne Brassié à lire sous les sapins. Vous pourrez y rencontrer Jean Raspail et Dominique Venner, Dominique Paoli ou Pierre Milloz et bien d’autres auteurs. Rendez vous à Paris, 18, rue de Varenne, de 14h à 18h30.

Anne Brassié dirige une émission hebdomadaire littéraire sur Radio Courtoisie, Les trésors en poche.