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Primaire de la droite : abstention, François Fillon ou Poisson ?

20/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Vous hésitez à aller voter à la primaire de la droite et du centre ? Vous hésitez entre l’abstention, un vote pour François Fillon et un vote pour Jean-Frédéric Poisson, que Marion-Maréchal Le Pen a salué hier d’un tweet qui a été perçu comme un encouragement à lui apporter son suffrage ? Il nous a semblé intéressant de publier ce texte de François Falcon paru sur le site Boulevard Voltaire.

« Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et son projet une synthèse intéressante. 

Ce dimanche, certains songent à aller à la pêche. C’est tentant, bien sûr, puisque la démocratie représentative est une démocratie par défaut. Si l’on permettait aux Français de proposer et de voter directement les lois par Internet, il est clair que notre législation serait radicalement différente. Mais à l’heure où des iconoclastes comme Aphatie songent à détruire le château de Versailles et contestent le suffrage universel dès lors qu’il porte au pouvoir des personnages ou des courants de pensée contraires à leurs anti-valeurs, la moindre parcelle de démocratie doit être exploitée. Exit, donc, la pêche.

Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et le projet de François Fillon est une synthèse intéressante. En comparaison de la ligne démocrate de Hillary Juppé et de la ligne opportuniste de Donald (celui de Disney) Sarkozy, c’est assurément un moindre mal. 

Sa campagne de coureur de fond lui a permis d’affiner sa vision de la société française et du monde, comme l’atteste notamment son discours de Biarritz : il y affirmait, par exemple, qu’il n’y a pas de problème de « communautarismes » en France mais uniquement un problème de dérive sectaire de la communauté musulmane et il s’y disait opposé à un durcissement de la législation laïque, qui reviendrait à pénaliser des millions de croyants qui ne posent aucun problème – catholiques, protestants, juifs, bouddhistes – au prétexte de canaliser les provocations de l’islam. En matière de politique étrangère, aussi, Fillon est clairement plus réaliste que ses concurrents du sérail, tous peu ou prou atlantistes.

Pour autant, l’adoption de ce rite américain des primaires – lequel s’explique outre-Atlantique par le fait que leur élection présidentielle est une élection à un seul tour – est une occasion unique de voter non pas en fonction de considérations stratégiques mais en fonction de ses convictions. Nous avons, désormais, en France une compétition à quatre tours (voire à six tours, si nous nous mêlons de la primaire socialiste afin d’écarter le calife Hollande ou son grand vizirs Valls) ; si nous n’en profitons pas pour faire au moins une fois un vote de conviction, c’est que nous sommes vraiment indignes du suffrage universel comme le pensent les Aphatie, les Attali et autres Attila !

Que ceux qui sont sensibles à la sincérité clintonienne de NKM ou de Bruno Le Maire votent donc pour eux ; que les très jeunes ou les très anciens qui n’ont pas le souvenir du mandat de Sarkozy votent donc pour lui ; que les masochistes bien-pensants votent Juppé ; que les libéraux identitaires christianisants modérés votent Fillon et que les sociaux identitaires chrétiens convaincus – ou leurs compagnons de route – votent Poisson, le seul au demeurant qui dénonce « le cordon sanitaire » anti-FN. 

Ajoutons que tous ceux qui ont sacrifié des dizaines d’euros et des dizaines d’heures pour aller manifester leur hostilité à la loi Taubira, et qui ont été méprisés par le système au point de n’être même pas décomptés, tiennent là l’occasion de se faire entendre très clairement en deux minutes et pour seulement deux euros. S’ils font tous cette démarche, Poisson, le seul qui souhaite abroger le mariage gay, rejoint mécaniquement le trio de tête avec plus de 25 % des voix. Dimanche 20 novembre, les vétérans de la Manif pour tous peuvent déclencher un séisme politique s’ils le souhaitent. Qu’ils ne s’en privent pas ! »

Tribune parue sur Boulevard Voltaire sous la signature de François Falcon

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Primaire de la droite – Pour Jean-Frédéric Poisson, « l’Islam pose problème à la société française »

18/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le président du parti Parti chrétien-démocrate (PCD) explique à la rédaction du Parisien pourquoi la religion islamique pose problème à la société française.

L’islam pose problème à la société française. Parce que le projet de civilisation proposé par l’islam vient percuter les idéaux sur lesquels notre vie en commun est fondée. L’islam ne porte pas la même notion d’égalité que nous, pas la même notion de la fraternité. L’islam ne sait pas ce que c’est la séparation des pouvoirs religieux et politiques et l’islam n’a pas la même notion de la dignité que nous. Ces différences, il faut les assumer, il faut les poser.



Primaire de la droite, Poisson: « L’Islam pose… par leparisien

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Les tweets de la droite et du FN qui saluent la victoire de Donald Trump

09/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Depuis l’aube, c’est champagne dans les rangs d’une partie de la droite française et dans ceux du Front national, Marine Le Pen n’ayant pas attendu la proclamation des résultats pour adresser ses « félicitations » au prochain Président des Etats-Unis, et au « peuple américain, libre ! » Passage en revue de quelques-uns des tweets de ce début de matinée.

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Jean-Frédéric Poisson : « Le vrai problème de fond est celui de l’islam »

Président du Parti chrétien démocrate (PCD) et candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson a accordé un entretien au journal Présent, proche du Front natinal, qui le fait précéder de cet avertissement : « Ses convictions sont proches des nôtres. […] Reste que le règlement de son parti l’oblige à soutenir le vainqueur de la primaire. Nous l’attendons donc dans six mois entre les deux tours de la présidentielle où se jouera la survie de la France : affranchi de sa famille d’idées largement responsable du sort que nous subissons ou bien définitivement boutinisé. Il mérite mieux. »

Présent : Votre avis concernant la polémique autour du burkini a surpris. N’est-ce pourtant pas une atteinte à la laïcité ?

Jean-Frédéric Poisson : Ce n’est justement pas une question de laïcité. Si elle est bien comprise, c’est un cadre qui se contente de ne reconnaître aucune religion d’Etat, certainement pas une règle de conduite imposée et encore moins un code vestimentaire. Il est dangereux d’en faire une question de laïcité car alors l’Etat deviendrait tout-puissant contre les particularités de telle ou telle religion. Lorsque je vois des femmes arpenter les plages en burkini, je n’y reconnais pas la France mais je refuse que mon pays accumule des lois à partir de faits divers qui ne sont que la conséquence de problèmes non traités. Le vrai problème de fond est celui de l’islam – et non simplement de l’islamisme – qui engendre un certain nombre de craintes aux Français dont je fais partie. Interdire le burkini ne réglera certainement pas le problème.

Comment expliquez-vous le fait d’être le seul candidat aux primaires LR à souhaiter l’abrogation de la loi Taubira ?

Ce n’est malheureusement pas très compliqué à comprendre : je suis le seul à avoir une ligne claire et cohérente que je refuse de faire varier en fonction des sondages ou des affinités médiatiques. Je continue à vouloir l’abrogation de cette loi alors que certains de mes concurrents s’acharnent sur ses conséquences désastreuses que sont la PMA ou la GPA. Si je le fais, c’est que sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, notre pays s’effondre en raison de mesures politiques qui se prennent justement sur des conséquences sans ne jamais renoncer aux causes. Résultat, rien n’est traité en profondeur, on recule le problème et les « solutions » sont décevantes. Oui, il faut abroger le mariage pour tous.

Votre position antilibérale vis-à-vis des syndicats et de la loi Travail vous a attiré la sympathie d’une certaine presse de gauche. Quelle est votre vision sur ces sujets ?

C’est parce que j’ai le souci de protéger les plus fragiles que je défends des mesures sociales bien différentes des autres. Le PCD propose par exemple depuis 2006 un revenu de base universel. Cette mesure – application concrète de la pensée catholique sociale – se fonde sur une vision non-marchande de la société et sur la reconnaissance de la dignité de chaque personne. Notre société est traversée par une crise du sens de l’existence individuelle, une crise de reconnaissance des personnes et de leur rôle social, une crise de la complexification des relations institutionnelles et une crise d’appartenance à un projet commun. Le revenu de base universel est évidemment une sécurité, mais également une reconnaissance de la participation de chacun à la richesse nationale. C’est la question d’un peuple en réalité : tous sont héritiers des richesses produites par les savoir-faire des générations précédentes. Il y a également une reconnaissance d’activités non-rémunérées dont la société profite pourtant : l’engagement associatif, le choix de rester auprès de ses enfants, d’aider ses parents dans leur fin de vie…

Sentez-vous que votre volonté d’en finir avec le cordon sanitaire autour du FN entraîne l’adhésion de la base militante de la droite classique ?

Ce cordon sanitaire n’existe pas, je crois, chez une partie significative de l’électorat qui aimerait enfin que les hommes politiques se soucient de problèmes concrets plutôt que de leurs guerres partisanes. Il est absolument ridicule de refuser de parler à tel ou tel élu alors que ces derniers font leur travail et respectent les règles. C’est aussi simple que ça, et c’est d’autant plus légitime à l’heure où nombre de Français choisissent ce parti, que cela plaise ou non.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’entretenir la logique de parti lorsque vous avez annoncé votre ralliement au vainqueur des primaires, au risque donc d’appeler à voter Alain Juppé ?

Les primaires comportent des règles dont l’engagement de soutenir le vainqueur et de ne pas lui faire obstacle avec une candidature concurrente. J’ai signé en connaissance de cause et je n’ai qu’une parole. Je ne pense pas qu’on puisse m’en tenir rigueur. Ma famille politique comporte dans son ADN les principes politiques qui peuvent nous aider à redresser la France. Je regrette en revanche qu’ils soient trop souvent trahis.

Deux remarques dès lors. D’abord, voter pour moi, c’est me donner les moyens de peser dans ma famille politique. Plus mes soutiens seront nombreux, plus les idées que je porte devront être entendues. Pour ce qui est d’Alain Juppé, aujourd’hui favori, il est vrai que nous sommes très différents. J’aviserai évidemment en fonction de son comportement vis-à-vis de mes exigences. Mais s’il reste sur la ligne qui est la sienne aujourd’hui sans fléchir sur le moindre point, le « soutien » peut se faire particulièrement discret !

Vous êtes accusé d’antisémitisme pour avoir dénoncé la soumission d’Hillary Clinton aux « lobbies sionistes ». Certains de vos concurrents ont même réclamé votre exclusion des primaires. Que vous inspire cette polémique quant à la liberté d’expression en France ?

Il s’agissait d’un procès en sorcellerie de plus dans cette classe politique dans laquelle certains multiplient les faux scandales pour masquer leur incompétence. La commission de contrôle de la primaire a considéré, après m’avoir entendu, que l’affaire était close. Ces mots ont peut-être choqué et j’en suis désolé, mon propos ne visait en aucun cas la communauté juive de France, tous les gens honnêtes l’auront immédiatement compris.

Le soutien des géants de la finance à Madame Clinton n’est un secret pour personne, celui de groupes de pression sionistes non plus. C’est un fait que l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] – par exemple – revendique fièrement sur son site internet ! C’est très officiel et cela m’inquiète, parce que les choix de ces groupes de pression empêchent toute politique équilibrée au Proche-Orient. Les centaines de milliers de morts que se partagent l’Irak et la Syrie méritent peut-être autre chose qu’une bataille de mots, et je crois que la politique menée, et que promet d’accentuer Madame Clinton, a montré ses dramatiques limites.

Propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 29 octobre 2016

 

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Jean-Frédéric Poisson : « J’ai un problème avec l’islam »

14/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur la question de la lutte contre le terrorisme, les candidats à la primaire de la droite et du centre ne sont pas tous d’accord sur les mesures à adopter. Nathalie Kosciusco-Morizet a évoqué et défendu sa proposition de loi qui vise à interdire le salafisme.

En réponse à cette proposition, Jean-Frédéric Poisson a affirmé ne pas être « d’accord avec l’interdiction du salafisme » :

Je ne vois pas comment on peut interdire une idée. Je suis d’accord pour une lutte radicale sur les mosquées salafistes, bien sûr, mais l’idée je ne sais pas comment l’interdire. Je n’ai pas pas de problème avec les musulmans mais j’ai un problème, nous avons un problème avec l’islam


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Jean-Frédéric Poisson, la bonne surprise du débat de la primaire

14/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu du grand public, Jean-Frédéric Poisson a constitué la bonne surprise du premier débat de la primaire de la droite et du centre, qui se tenait hier soir en direct sur TF1, en s’efforçant de prendre de la hauteur par rapport au catalogue de mesures qu’égrenaient les autres candidats. Le président du PCD, le Parti chrétien-démocrate, s’est aussi singularisé en affichant des soutiens clairement de droite : il avait en effet invité Karim Ouchikh, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Siel, un parti associé au Rassemblement Bleu Marine, Véronique Besse, député du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, qui voisinaient dans le public avec le maire PCD de Montfermeil, Xavier Lemoine.

Dans une tribune publiée par Valeurs actuelles, Jean-Frédéric Poisson et Karim Ouchikh, mais aussi Patrick Louis, secrétaire général du MPF, Christian Vanneste, président de La Droite libre, Charles Beigdeber, cofondateur, avec Charles Millon, de L’Avant-Garde, et le maire de Béziers, Robert Ménard, ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient ensemble, dimanche, à La Manif pour tous, « en préfiguration de cette union des droites que nous appelons de nos vœux », car «Il est impératif de pouvoir, à terme, se rassembler autour d’un programme commun de la droite fondé sur la défense de notre identité et le recouvrement, à cette fin, de notre souveraineté ».

« Venu avec la seule ambition de sortir de l’anonymat, lit-on dans Le FigaroJean-Frédéric Poisson a su profiter du premier débat de la primaire à droite […] pour se faire connaître. Fort d’un “effet nouveauté“, le candidat issu du Parti chrétien démocrate a en effet montré un visage sérieux et décontracté, et paru au point sur l’ensemble de ses dossiers. Une prestation sans pression, contrairement à ses adversaires, qui semble avoir convaincu les téléspectateurs et internautes. Selon notre sondage Kantar Sofres pour Le Figaro, LCI et Public Sénat, réalisé avant et après l’émission et publié ce vendredi, le député des Yvelines obtient 37 % d’opinions favorables, soit un bond de + 29 % en une soirée. »

Dans une récente interview, Jean-Frédéric Poisson avait appelé à « en finir avec ce cordon sanitaire qui n’a ni sens ni raison d’être » autour du Front national. Au printemps dernier, Marion Maréchal-Le Pen avait confié avoir « une sympathie humaine et politique particulière » pour Jean-Frédéric Poisson, qui se trouve « sur une ligne largement compatible avec la nôtre ».

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Jean-Frédéric Poisson reçu par Bachar el-Assad

13/07/2015 – SYRIE (NOVOpress)
Le député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien démocrate) a été reçu, dimanche 12 juillet, à Damas par Bachar el-Assad. Cette rencontre aurait été rendue possible grâce à l’association SOS Chrétiens d’Orient.

Cinq mois après la visite d’une première délégation de députés français, Jean-Frédéric Poisson appelle la France à réviser sa position à l’égard du président syrien :

Je ne soutiens pas le régime Assad mais je pense qu’il n’est absolument pas sur le départ et que les rebelles n’arriveront jamais jusqu’à Damas. Entre l’image de boucher et celui que j’ai rencontré, on ne doit pas parler du même homme.