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Drapeau Japon

Le Japon continue de limiter l’immigration… pour ne pas ressembler à la France

12/04/2016 – TOKYO (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio courtoisie) : Le nombre de travailleurs étrangers au Japon franchira la barre du million d’individus cette année. Mais à tous égards, l’archipel demeure extraordinairement strict et circonspect sur la question de l’immigration. Les critères d’obtention de visas professionnels demeurent très drastiques.

Akira Morita, directeur général de l’Institut national de la population, déclare crûment :

« Le problème d’accepter des étrangers est qu’ils risquent d’acquérir la nationalité japonaise. Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France. »

Comme quoi le Grand Remplacement de la population française est visible, même en observant la France de très loin…

viol refugié japon

Japon : 27 réfugiés acceptés en 2015, 2 déjà inculpés de viol

28/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Gros émoi au Japon où la délinquance violente… et l’immigration sont pratiquement inexistantes, avec cette affaire de viol par des réfugiés.

Vers 12 h 30, le 27 décembre de l’année dernière, Onder Pinarbasi, 22 ans, et un garçon de 16 ans ont agressé sexuellement une Japonaise d’une trentaine d’années dans les toilettes publiques de la gare d’Akabane. Les suspects ont également volé à la victime 9000 yens en argent liquide. Pinarbasi, qui a été inculpé de viol et de vol qualifié, prétend que c’est le mineur qui a commis les deux crimes. Son complice ne reconnaît que l’accusation de vol qualifié. « J’ai ne l’ai pas forcée, » a-t-il déclaré à la police en niant l’accusation de viol, selon le journal Yomiuri Shimbun du 22 février. L’incident s’est produit après que les suspects demandaient de l’aide à la jeune femme, alors qu’elle rentrait chez elle.
Les suspects sont arrivés au Japon l’année dernière. Ils ont demandé le statut de réfugié en août et en octobre, d’après le Bureau de l’Immigration du Japon, au motif qu’ils ne pouvaient pas retourner en Turquie en raison de « problèmes familiaux ».
Pendant que leurs demandes étaient en cours d’examen, les suspects ont reçu un statut de visa accordant « une permission spéciale pour rester au Japon ». Ces individus sont devenus des suspects pour la police après l’examen des images de caméra de surveillance prises dans le secteur de l’agression.

Souce: Sankei Shimbun.

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La Corée du Nord lance un missile longue portée

Après le tir d’une fusée, menace d’escalade en Corée ?
08/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Après l’essai nucléaire de janvier, la Corée du Nord a procédé au tir d’une fusée visant à mettre un satellite en orbite. Une action condamnée par la communauté internationale, qui conduit à un regain de tension dan la région.

Le tir d’une fusée visant à mettre un satellite en orbite peut paraître anodin, sauf lorsqu’on se souvient que de tels vecteurs peuvent aussi transporter des armes nucléaires. C’est dans un contexte déjà tendu suite à l’essai nucléaire de janvier que la Corée du Nord a procédé à la mise sur orbite d’un satellite d’observation, un geste considéré comme agressif par ses voisins, notamment japonais ou coréens du sud.

Ces derniers ont aussitôt entamé des pourparlers avec les États-Unis pour l’installation de barrière anti-missiles sur son sol. Une perspective fermement rejetée par la Chine pour qui le déploiement d’un système de défense antimissiles américain, dit THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), théoriquement installé en Corée du Sud pour intercepter, des missiles nord-coréens, pourrait aisément viser, des missiles intercontinentaux chinois et ruinerait ainsi les capacités stratégiques de la Chine.

La région est maintenant sous tension maximale, comme en témoigne l’incident naval entre les deux Corée : dans la matinée, les autorités de Séoul ont révélé qu’un de leurs navires militaires avait du effectuer des tirs de sommation pour chasser un patrouilleur nord-coréen, qui était entré illégalement dans les eaux du Sud.



TPP

Échéances pour le Trans-Pacific Partnership (TPP). Ce qui attend les Européens

Source : europesolidaire.eu

En poussant de toutes ses forces, diplomatiques, économiques voire militaires pour imposer la négociation du Trans-Pacific Partnership (TPP) à une série d’États asiatiques dominés par Washington, Wall Street et le Pentagone, Obama s’est montré ce qu’il a toujours été, une marionnette dans la main des oligarchies américaines.

Ces négociations se sont déroulées dans le secret quasi absolu, sans aucune consultation populaire et sous le contrôle exclusif des lobbies voulant imposer la loi d’un espace dominé par eux à des populations qui spontanément l’ont toujours refusée. L’objectif annoncé officiellement par Obama est « d’ouvrir les marchés, protéger les travailleurs et l’environnement, faire progresser le leadership américain en Asie ».
Mais le peu que l’on sait dorénavant du Traité sera qu’il ne servira en rien la protection des travailleurs et de l’environnement, non plus qu’une croissance mieux répartie socialement aux États-Unis mêmes. Il ne servira qu’à renforcer l’emprise des grandes compagnies et des banques américaines, non seulement sur l’Asie, mais sur la société américaine en tout premier lieu.
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g8_en_2013

La Russie sur le chemin d’un retour en grâce ?

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)

Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères allemand a laissé entendre que la Russie pourrait, sous certaines conditions, rejoindre le G8, groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays constituant les plus grandes puissances économiques du monde, soit la Russie, les États Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada.

Quelles étaient les relations de la Russie avec ce groupe ?
La Russie avait rejoint le groupe des huit, en 1998, mais elle en avait été exclue suite au rattachement de la Crimée en 2014. L’adhésion de cette péninsule à la Fédération de Russie faisait suite à un référendum, où près de 97 % des électeurs ont voté pour la réunification.

Comment cet événement a-t-il été perçu par le concert des nations ?
Moscou a souligné que le référendum en Crimée était conforme aux normes du droit international et à la charte des Nations-Unies. Pourtant, les pays occidentaux et l’Ukraine n’ont pas reconnu la légitimité de ce référendum et ont qualifié cette adhésion d’annexion. La Russie a alors été exclue du G8 et soumise à des sanctions économiques de la part de l’Union européenne, sanctions auxquelles Moscou a répondu par l’interdiction d’importation de certains produits alimentaires.

Quelles seraient les conditions de sa réintégration au G8 ?
Dans une entrevue donnée au quotidien Bild-Zeitung, Steinmeier a confié : « Si nous continuons de surmonter les difficultés liées au conflit ukrainien et si la Russie poursuit, comme auparavant, sa collaboration avec nous dans le règlement du conflit syrien, l’Occident n’aura et ne pourra avoir aucun intérêt à long terme de l’écarter des discussions régulières entre les principales puissances occidentales ».
Cette déclaration fait suite à l’entretien qu’ont eu Vladimir Poutine et Barack Obama au G20 réuni en Turquie les 15 et 16 novembre derniers, ainsi qu’à la main tendue de la Fédération de Russie à la France dans ses opérations de représailles aux attentas de Paris du 13 novembre.

Légende photo : Le G8 en 2013


Globalisation économique : l’accord Transpacifique signé, un avant-goût de ce qui nous attend

07/10/10/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Douze pays du Pacifique – Chine exclue – ont signé le « Trans Pacific Partnership » (TPP) -accord de partenariat Transpacifique-, créant la plus vaste zone de libre-échange au monde. L’occasion de voir ce qui nous attend avec TAFTA/TTIP

Douze pays du Pacifique ont scellé mardi 6 octobre à Atlanta aux États-Unis un accord donnant naissance à la plus vaste zone de libre-échange au monde, le « Trans Pacific Partnership » (TPP).
Les signataires sont l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam, et représentant 40 % de l’économie mondiale.
La Chine, qui ne fait pas partie des signataires, est mise sous pression pour adapter ses propres règles en matière de commerce, d’investissement et de droit commercial à celles établies par le TPP.
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Chard-Présent-8411

Le plan Obama, 70 ans après Hiroshima (Présent 8411)

05/08/2015 – MONDE (NOVOpress)

Présenté le 2 août par Barack Obama, l’America’s Clean Power Plan vise à réduire de 32 % d’ici à 2030 les émissions de carbone américaines, car « il n’y a pas de défi qui pose une plus grande menace pour notre avenir et pour les générations futures que le changement climatique ». Ce projet privilégiant les énergies « propres » a consterné des États producteurs de charbon (qui, pur hasard bien sûr, élisent généralement des parlementaires du parti républicain), mais soulevé l’enthousiasme de l’autre côté de l’Atlantique. L’Union européenne a immédiatement salué les « efforts sincères » du locataire de la Maison-Blanche pour préserver les appas de Dame Nature et François Hollande s’est extasié sur « le courage du président Obama », dont le plan « constitue une contribution majeure au succès de la conférence de Paris sur le changement climatique » – dite 21 COP et à laquelle doivent participer près de deux cents pays.

250 000 tués, combien de cancéreux et de malformés ?

Dans l’euphorie générale, personne n’a relevé que ce plan censé contribuer au sauvetage de la planète a été dévoilé septante ans, presque jour pour jour, après l’un des plus grands dommages jamais infligés à celle-ci : la vitrification du Japon les 6 et 9 août 1945 par des bombes atomiques à l’uranium 235. Celle lancée sur Hiroshima, à 9 500 mètres d’altitude par le pilote Paul Tibbets (qui avait baptisé son avion-tueur du nom de sa mère, Enola Gay, et qui fut décoré dès son retour aux States), d’une puissance de 15 kilotonnes et recouverte de signatures et d’injures à l’adresse des Nippons, répondait au petit nom charmant de Little Boy. 75 000 personnes (dont les deux tiers de civils) périrent ce jour-là, 50 000 autres enfouies sous les décombres succombant ensuite à leurs blessures, à l’étouffement ou aux miasmes, et un épais nuage noir s’éleva qui allait s’étendre sur 500 kilomètres au-dessus du Pacifique.
8411-Une
Avec quels dommages pour l’environnement ? À l’époque, le sujet n’était pas à la mode. Heureusement, car nombre de survivants, de Hiroshima comme de Nagasaki, autre ville martyre quant à elle bombardée le 9 août (40 000 tués sur le coup, le bilan ne cessant ensuite de s’alourdir) présentèrent des lustres durant des pathologies cancéreuses. Les fausses couches se multiplièrent, comme les enfants nés avec de lourdes malformations.
Selon l’historien Howard Zinn, on compta au moins 250 000 victimes. Mais c’était, paraît-il, le prix à payer (par les seuls ennemis de l’Amérique) pour la reddition du Japon, qui se faisait par trop attendre – la capitulation n’eut lieu que le 2 septembre. Et tant pis si, depuis l’ouverture d’archives militaires, on a appris depuis que beaucoup de généraux états-uniens, mis au courant du projet, l’avaient estimé « militairement inutile, moralement condamnable ou les deux ». Au point qu’Harry Truman, alors président après la mort de Roosevelt (et Grand Maître de la Grande Loge du Missouri), prétendra en 1955 dans ses Mémoires avoir pris la décision de faire atomiser le Japon pour lui éviter de… tomber sous la coupe de Staline !

En 2015, que pensent les États-Uniens de l’ordalie infligée au pays du Soleil levant ? Interrogés en février dernier par le Pew Research Center, 56 % l’estimaient justifiée au motif que, « sans la bombe, des milliers, des centaines de milliers, voire des millions de GI’s seraient morts en attaquant le Japon ». Ni compassion, ni repentance, ni réparations, ni « devoir de mémoire », donc, mais une parfaite bonne conscience. Il y a toujours des victimes moins égales que d’autres.

Camille GALIC

Du bon usage du déterminisme

Du bon usage du déterminisme – Par Pascal Gauchon dans le n°3 de « Conflits » consacré au Japon

Source : www.revueconflits.com Selon Napoléon la politique des États est dans leur géographie. La formule de l’Empereur fournirait un beau sujet de controverse à Yves Lacoste et Lucio Caracciolo, contempteurs du déterminisme géographique, comme à Robert D. Kaplan qui appelle dans ce numéro 3 à une « revanche de la géographie ». Le Japon, qui fait l’objet du dossier de ce numéro, fournira des arguments aux uns et aux autres. Le milieu naturel détermine les lignes de force de la géopolitique japonaise ; mais ce sont les Japonais qui les ont tracées.

‟L’Archipel absolu”

Du bon usage du déterminisme

Conflits n°3 est en kiosque !

Première réalité du Japon, l’insularité. Elle a encouragé les Japonais à se considérer comme un peuple autochtone, à l’instar des Athéniens de l’Antiquité ; les mers leur ont permis de s’isoler du monde pendant plus de deux siècles, elles ont protégé des invasions, elles ont freiné les flux migratoires jusqu’à aujourd’hui. Ainsi les Japonais se voyaient, conformément à la philosophie du kokutai, comme une grande famille issue de l’Empereur. Le sentiment d’identité et la cohésion sociale, qui a impressionné lors de la catastrophe de Fukushima, en découlent tout comme le refus de l’immigration, le droit du sang et les « exceptions japonaises ».

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Le Japon, ou l’éloge des sociétés homogènes

Le Japon, ou l’éloge des sociétés homogènes

26/06/2014 -TOKYO (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
l y a quelques semaines l’un des derniers trublions du monde journalistique, et pourfendeur du politiquement correct faisait encore parler de lui Lors d’un de ses billets, Eric Zemmour, avait souligné l’incidence de la diversité ethnique en terme de violence et de montée du communautarisme. Il avait affirmé : « Seules les sociétés homogènes comme le Japon, ayant refusé de longue date l’immigration de masse et protégées par des barrières naturelles, échappent à la violence de la rue ».

Et ce n’est pas le dernier article de nos confrères des Echos qui va aller contre. On y apprend que le Premier ministre japonais Shinzo Abe (photo) renonce à favoriser l’immigration, alors que la démographie du pays est en chute libre, depuis la fin des années 2000.

Malgré les appels vers plus d’ouverture par certains économistes, le Premier ministre a préféré suivre l’avis de l’opinion publique qui reste globalement convaincue que l’harmonie du pays repose sur l’homogénéité. Pour mémoire, seulement 1,6 % des 127 millions d’habitants du Japon sont étrangers.

La situation est préoccupante car, selon les études, au rythme actuel, l’Archipel aura perdu un tiers de sa population d’ici à 2060, pour ne plus compter que 87 millions d’habitants.

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Insécurité au Japon : Domenach débloque

Insécurité au Japon : Domenach débloque

13/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le vendredi 9 mai, dans Ça se dispute, Nicolas Domenach a prétendu que le Japon pouvait être aussi dangereux que la France, parlant du « métro du saké à 20 h du soir où […] on se fait agresser autant qu’en France, où la violence urbaine, la nuit, est terrible ».

On se demande d’où le journaliste de Marianne a pu tirer de telles informations. Certainement pas d’un guide de voyage, ceux-ci indiquant qu’il « n’y a pas (ou très peu) de délinquance au Japon : très peu de cas de vols (hormis les parapluies, et parfois les vélos), peu d’agressions. » Certainement pas de la part de Français expatriés au Japon, ceux-ci témoignant qu’il est possible au Japon de laisser son sac à main sur une chaise au fast food pour réserver une place avant d’aller faire la queue.

Mais ce ne sont que des témoignages isolés, répondra Domenach, qui ne reflètent en rien la réalité statistique de la délinquance japonaise. Soit. Que disent donc ces statistiques ?

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Mission française au Japon. Capitaine Chanoine debout au centre, Jules Brunet est assis juste à la gauche du capitaine.

Le véritable dernier samouraï

Photo : Mission française au Japon. Le capitaine Chanoine debout au centre, Jules Brunet est assis juste à la gauche du capitaine.

Peu de gens savent que le dernier samouraï n’était autre qu’un français, Jules Brunet, dont l’histoire a notamment inspiré le film « Le Dernier Samouraï » sorti en 2003 avec pour acteur principal Tom Cruise. Jules Brunet était un polytechnicien spécialisé en artillerie, qui servira en premier lieu dans l’expédition française au Mexique (1861-1867). Il reçoit alors la Légion d’honneur en reconnaissance de ses capacités militaires, et est rapidement promu dans la garde impériale. En Novembre 1866, il est choisi pour faire parti d’une mission envoyée au Japon sous les ordres de Jules Chanoine, ayant pour but de former l’armée du Shogun Yoshinobu Tokugawa.

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La Chine poursuit son réarmement et nourrit des tensions en Asie

La Chine poursuit son réarmement et nourrit des tensions en Asie

08/03/2014 – PEKIN (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La croissance économique n’est pas la seule à être régulière d’année en année en Chine, les dépenses militaires aussi progressent de manière soutenue. Pour l’année 2014, Pékin a annoncé une augmentation de 12 % de ses dépenses d’armement, pour atteindre un montant de 95 milliards d’euros environ.

Si cela reste quatre fois inférieur aux dépenses militaires américaines, les Etats‑Unis considèrent ces chiffres comme étant faux. Les réelles dépenses seraient alors de 1,2 à 2 fois supérieures au montant officiel.

Cette attitude suscite par ailleurs des tensions vives en Asie et en Extrême‑Orient. Si le Japon s’est engagé dans le pacifisme en 1945, le gouvernement actuel entend accentuer la rupture avec ce passé de neutralité. Ainsi, le gouvernement nippon a aussi prévu une augmentation de ses dépenses militaires de 5 % pour la période 2014‑2019, soit 175 milliards d’euros au total.

Photo : le Liaoning, premier porte-avions chinois, il a été acheté inachevé à l’Ukraine, sur cette photo on le voit avant d’être terminé et équipé en Chine. Crédit : U.S. Navy, via Wikipédia, domaine public.

Les Japonais et la Guerre de l'Asie-Pacifique, de la tragédie au mythe

Les Japonais et la Guerre de l’Asie-Pacifique, de la tragédie au mythe

Ci-dessus : le bombardement de Tokyo avec des bombes incendiaires la nuit du 9/10 mars 1945, causa plus de morts que les bombes atomiques d’Hiroshima ou de Nagasaki.

Le livre de Michael Lucken, Les Japonais et la guerre (1937-1952), est un ouvrage qui fera date dans l’historiographie du Japon contemporain autant par l’originalité et la pertinence de l’approche méthodologique que par l’acuité des idées exprimées par son auteur.

Les Japonais et la Guerre de l'Asie-Pacifique, de la tragédie au mytheMichael Lucken est professeur des universités près l’Institut des langues et des civilisations orientales, spécialiste de l’art japonais, spécialité qui est une des pièces maîtresse du dispositif analytique et des sources exploitées par l’auteur pour saisir notamment les mécanismes psychologiques ayant animé les Japonais pendant la guerre de l’Asie-pacifique et l’immédiat après-guerre (fin de l’occupation américaine). Rien de plus précieux en effet, en une période où la parole publique n’est pas nécessairement libre, que de recourir aux sources littéraires, graphiques et visuelles pour saisir l’ampleur affective du drame, son appropriation par les Japonais et son instrumentalisation par les pouvoirs politiques nippons et américains.

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