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Poussée salafiste dans les mosquées françaises

01/07/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les services de renseignements français ont mis en avant les chiffres suivants : 89 lieux de culte musulmans contrôlés par les salafistes et 41 approchés par ces islamistes en France.
Sur les plus de 2 000 lieux de culte français, un peu plus de 6 % sont donc des viviers du djihadisme. Le plus inquiétant est le doublement de ce taux entre 2010 et 2014.
Le compte rendu pour le ministère de l’Intérieur ajoute que le salafisme désire que ses adeptes se coupent totalement du monde en leur interdisant toute soumission aux lois de la République.
Affaibli par une direction floue, le conseil français du culte musulman semble incapable d’endiguer l’offensive des radicaux.

Manuel Valls s’est dit prêt à fermer les mosquées salafistes en France :

toutes les solutions sont explorées et mises en œuvre pour entraver l’action des terroristes. Et il faut empêcher d’agir les associations qui encouragent ou diffusent les appels à la violence (…) le ministre de l’Intérieur agira avec d’abord les armes du droit (…) pour fermer les mosquées quand il faut les fermer, s’attaquer aux commerces qui alimentent financièrement ce terrorisme.

Qu’attendez-vous, Monsieur le ministre ? Pensez-vous que vos effets de manche suffiront à rassurer les Français ?


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Attentat en Isère – un homme décapité par l’État islamique : l’heure des amalgames et des stigmatisations doit sonner

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mohammed-achamlane-porte-parole-de-forsane-alizza-le-27-janvier-2012-a-paris

Islamisme radical : début du procès Forsane Alizza

08/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
15 prévenus liés à l’islam radical, des armes, des menaces, mais pour la défense, pas de « tentative de commencement d’exécution » d’un acte terroriste, le procès de Forsane Alizza s’annonce délicat.

Faut-il attendre que des terroristes aient commis un attentat pour les arrêter et les déférer devant la justice ? À partir de quel moment considère-t-on qu’une « tentative de commencement d’exécution » d’acte terroriste a eu lieu ? C’est probablement sur ces points que le procès de Forsane Alizza va se jouer.

Pour le reste, il y a peu d’ombres au dossier : Mohamed Achamlane, 37 ans, « émir » du groupe et les 14 autres prévenus sont tous fervents partisans de l’islam radical, la police a saisi chez eux des armes, récupéré dans l’ordinateur de Mohamed Achamlane des guides de fabrication d’engins explosifs, ou encore « un manuel en anglais sur la fabrication d’une bombe atomique » ainsi que « the terrorist’s handbook » (manuel du terroriste). D’ailleurs, Mohamed Achamlane déclarait en 2012, après les attentats toulousains de Mohamed Merah que

l’attaque de Toulouse était une bénédiction d’Allah

Le groupe, officiellement fondé pour lutter contre l’islamophobie, avait déjà renvoyé devant le tribunal en 2011 pour provocation à la discrimination raciale ou religieuse. Il se réclamait d’un islamisme radical, réclamant l’application de la charia en France, au besoin au moyen du djihad et avait fini par être interdit pour avoir prôné la lutte armée. Sa réaction ? Il publie un communiqué exigeant que « les troupes françaises quittent tous les territoires à majorité musulmane sans condition ni délai » et le « retrait des lois abjectes contre le voile et le niqab ».

Si d’aventure nos exigences ne sont pas prises en compte alors nous considérerons que le gouvernement est entré en guerre contre les musulmans.

Parmi les cibles de Forsane Alizza, un juge lyonnais, Hyper Cacher ou Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, qui sera présent au procès en tant que partie civile. La défense jouera donc sur le fait que ces différents projets n’avaient pas encore été préparés, l’accusation estimant que de prôner la violence et de rassembler des armes, des manuels d’instruction, des listes de cibles suffisent à estimer que des actes violents étaient en préparation.