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Julien, témoin des crimes de Daech (reportage vidéo)

04/11/2016 – MOSSOUL (NOVOpress) : Pour le deuxième épisode de Julien, témoin des crimes de Daech, TV Libertés est partie pour Mossoul : « Nous verrons le martyr des Yazidis ; un des plus anciens peuples d’origine indoeuropéenne. Considérés comme des mécréants par les djihadistes de l’Etat islamique, les Yazidis, dont les croyances sont antérieures à l’Islam, sont massacrés en Irak. »

Ce reportage montre aussi « comment un prêtre a réussi, seul et sans aucun moyen, à sauver des textes antiques chrétiens », ou « comment des compagnies pétrolières peu scrupuleuses s’approvisionnent auprès de l’Etat islamique ».

« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Syrie : les rebelles « modérés » équipés par les USA et l’UE rejoignent les terroristes Syriens

Vers un cessez-le-feu en Syrie

23/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un accord entre Moscou et Washington pourrait débloquer la situation syrienne
Ce lundi, Barack Obama et Vladimir Poutine se sont longuement entretenus par téléphone pour discuter de la question syrienne. L’enjeu de cet appel initié par le Kremlin était de trouver un début de solution à la crise que traverse la Syrie afin de permettre à tous les acteurs de se concentrer sur la menace que représente l’État islamique. Cet entretien téléphonique vient entériner un accord qui s’est construit sur un travail commun intense entre experts étatsuniens et russes. Selon le président russe, cet accord et le travail qui l’a précédé ont été rendus possibles, facilités et renforcés par le précédent de l’accord de 2013 sur le démantèlement de l’armement chimique syrien.

Qu’implique cet accord ?
L’accord vise à instaurer un cessez-le-feu entre toutes les parties prenantes au conflit d’ici samedi prochain. Ainsi, toutes les factions gouvernementales et rebelles sont invitées à observer une trêve et à faire savoir vendredi au plus tard, soit à Moscou, soit à Washington, si elles comptent respecter ce cessez-le feu. L’État islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, sont bien sûr exclus de cet accord. Si le cessez-le-feu est un succès, les efforts des groupes combattants et des différents acteurs étatsuniens, russes et européens pourront se concentrer sur la lutte contre l’État islamique et le Front Al-Nosra, une bénédiction après les attentats meurtriers qui ont frappé Homs et Damas hier.

,Mais le succès de cet accord est loin d’être acquis
En effet, le succès d’un tel accord repose sur la bonne foi de tous les acteurs impliqués, et cette bonne foi pourrait faire défaut. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part déjà commencé à invoquer à nouveau la question ukrainienne dans la discussion autour de la Syrie. La Russie quant à elle a affirmé son souhait de voir le cessez-le-feu mis en place tout en espérant que les États-Unis partagent ce point de vue.
Le plus gros facteur d’incertitude reste les combattants syriens eux-mêmes. En définitive, cet accord est un pas en avant vers la résolution de ce conflit où tout le monde est perdant, espérons simplement que les acteurs impliqués fassent le bon calcul.

‬ Nadia Murad, jeune yézidie enlevée par l’État islamique dénonce le génocide subi par son peuple

22/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Nadia Murad Basee Taha, 22 ans, a été enlevée en Irak par l’État islamique (EI) en août 2014, comme des milliers d’autres : parce qu’elle appartenait à la religion yézidie, une minorité religieuse chassée par Daesh. Vendue comme esclave, violée, elle a réussi à s’échapper au bout de quelques semaines et consacre, depuis, tout son temps à témoigner pour sauver son peuple.

C’est un témoignage terrible sur les atrocités commises par les membres de Daesh [acronyme arabe de l’organisation de l’État islamique (EI)] que livre Nadia Murad Basee Taha. À 22 ans, la jeune femme, enlevée à l’été 2014 par l’organisation terroriste parce qu’elle appartenait à la minorité religieuse yézidie, a vécu quelques semaines infernales avant de parvenir à s’échapper.
Les hommes de l’EI « voulaient nous convertir de force à l’islam. Ils nous forçaient à faire la profession de foi islamique, ils nous apprenaient le Coran, ils nous forçaient à prier avec eux. Il n’y a pas de vie avec Daesh. Nous n’étions pas en vie », raconte-t-elle.
« De jour comme de nuit, ils venaient nous violer. Ces hommes, tout ce qu’ils faisaient c’était tuer d’autres hommes, et violer les femmes et les filles », poursuit la rescapée, qui consacre désormais son temps à témoigner des horreurs commises par l’EI contre son peuple.

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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

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Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

Les enfants de l’État islamique

12/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Daesh utilise les enfants dans ses vidéos de propagande pour montrer que c’est l’ensemble de la société de l’État islamique qui pratique le djihad. Et de plus en plus de résidents des pays occidentaux partent en Syrie ou en Irak avec femmes et enfants. Que faire d’eux s’ils rentrent un jour dans leurs pays d’origine et que faire des orphelins qui restent sur place en Syrie, Irak ou ailleurs ?

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Le plus vieux monastère d’Irak détruit par l’État Islamique

22/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
Non contents de génocider les peuples et de les réduire en esclavage, l’État Islamique s’attaque aussi à leur mémoire. On ne compte plus les inestimables sites archéologiques, comme Palmyre, saccagés par les membres de Daesh. Cette fois, c’est un monastère qui en fait les frais.

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Rapport sur les crimes de l’État islamique en Irak, l’ONU parle de génocide

21/01/2016 – MONDE (Présent 8529)

Rendu public mardi, le rapport de 46 pages rédigé par la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI) et le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à partir de témoignages recueillis auprès des victimes, des déplacés, des survivants et diverses autres sources dresse un bilan particulièrement édifiant des exactions commises par les djihadistes de l’État islamique en Irak.
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Des chiffres à revoir à la hausse

Ainsi, selon l’organisation internationale, près de 19 000 civils auraient été tués et 36 245 blessés entre le 1er janvier 2014 et le 31 octobre 2015 rien qu’en Irak. En même temps, pas moins de 3,2 millions de personnes auraient également été déplacées à l’intérieur du pays, dont plus d’un million d’enfants. Toujours selon ce rapport, l’EI retiendrait actuellement prisonnières pas moins de 3 500 personnes, principalement des femmes et des enfants, à grande majorité yézidis, qu’il utiliserait comme esclaves. Tandis que quelque 900 enfants auraient été enlevés à Mossoul par les djihadistes afin de recevoir une « éducation religieuse » et une formation militaire.
Outre ces chiffres qui, précise l’ONU, sont à revoir à la hausse en raison de la fragmentation des sources, le rapport détaille les méthodes employées par les djihadistes, telles que les exécutions de masse par fusillades et décapitations. Il fait aussi état de l’utilisation de bulldozers roulant sur des personnes vivantes, et de victimes brûlées vives ou encore jetées depuis les toits des bâtiments.
Il souligne notamment les exactions commises par l’EI à l’encontre des femmes, citant par exemple le cas de 19 femmes yézidies massacrées à Mossoul pour avoir refusé d’avoir des relations sexuelles avec des djihadistes. Ou encore celui de ces 42 filles envoyées à Deir ez-Zor en Syrie, vendues pour des sommes comprises entre 500 et 2 000 dollars, et ayant vocation à devenir les esclaves sexuelles des soldats de l’EI.

Des atrocités systématiques et massives

Au final, insiste le rapport, « L’État islamique continue à perpétrer – de manière systématique et à grande échelle – des atrocités et des exactions qui sont une violation des droits de l’homme et qui enfreignent le droit international humanitaire. Ces actes pourraient, dans certains cas, constituer des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et potentiellement des crimes de génocide. »
Réagissant mardi à la publication de ce rapport, le représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, Ján Kubi, après avoir déploré qu’« en dépit des pertes régulières subies face aux forces pro-gouvernementales, le fléau que constitue l’EI continue à tuer, mutiler et déplacer des milliers de civils irakiens et à causer des souffrances indicibles », a réitéré son « appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles s’assurent que les civils soient protégés des violences ».

Franck Delétraz

Terrorisme en France : message d'un djihadiste

L’État islamique : des experts médiatiques à la recherche du coup d’éclat permanent

09/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
D’après un rapport de Reporters sans frontières (RSF), les « reporters » de l’État islamique sont considérés comme « des cadres importants sinon essentiels dans le fonctionnement du califat ».
Ces djihadistes bénéficient de nombreux privilèges, matériels ou financiers. Si certains sont payés jusqu’à sept fois plus que le fantassin de base, ils bénéficient aussi d’une voiture de fonction, d’un smartphone et d’un équipement informatique dernier cri.

Selon le think-tank britannique Quilliam, la « Fondation Base » apparaît comme le centre de commandement des médias de l’État islamique.

Insatiable machine à propagande, la Fondation Base publie quelque 15.000 documents par an, dont 800 vidéos et une vingtaine de magazines, le tout en onze langues dont le mandarin. La grande majorité des vidéos dépeignent une vie quotidienne idéalisée dans le califat. Elles mettent en scène des djihadistes qui administrent la ville, règlent la circulation, construisent des écoles, dînent dans des restaurants… Ensuite, les vidéos de manoeuvres guerrières représentent un bon tiers des contenus. Dans cet agglomérat hétéroclite, seuls 2,13% des contenus sont violents. Mais ces images atroces sont le fer de lance de la communication de Daech vers l’occident.


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Les femmes chrétiennes prennent les armes contre l’État islamique

16/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Face aux exactions perpétrées quotidiennement par l’État islamique à l’encontre des chrétiens, en Irak et en Syrie, un bataillon de femmes-soldats a vu le jour en Syrie, nommé : « les forces de protection des femmes de Mésopotamie ». Ce dernier est composé de femmes syriaques, décidées à défendre l’existence de cette minorité chrétienne face à l’Empire islamique. Aujourd’hui, une cinquantaine de combattantes ont répondu à l’appel.


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L’Armée turque entre en Irak

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Officiellement pour soutenir et former des Kurdes irakiens, l’armée turque est entrée en Irak, à proximité des champs pétrolifères de Mossoul. Le gouvernement irakien considère cette manœuvre comme hostile, mais n’a pas réagi militairement.

La Turquie a envoyé 1 200 soldats avec une vingtaine de chars et de l’artillerie lourde dans un camp près de Mossoul. Officiellement, ces camps servent à l’entraînement par la Turquie de Kurdes irakiens sunnites pour combattre l’État islamique.
La présence de chars et d’artillerie dans une base destinée à l’entraînement aux armes légères montre bien que les intentions turques sont belliqueuses. D’ailleurs, Ankara a déjà annoncé qu’elle allait pousser son dispositif à 2000 hommes. Beaucoup pour une simple mission d’entraînement.

Le gouvernement et tous les grands partis irakiens voient ce mouvement de troupes turques comme un acte hostile contre leur pays. Abadi a exigé le retrait immédiat des forces turques, mais il est peu probable que la Turquie obéisse.

De fait, la Turquie revendique la région de Mossoul depuis la fin de la Première Guerre Mondiale et convoite ses champs pétrolifères. S’implanter dans cette zone en profitant de l’anarchie ambiante est un moyen pour Ankara d’annexer de facto la région et de diriger encore plus le pétrole produit autour de Mossoul vers la Turquie.
La contrebande de pétrole entre les Kurdes du PDK, implantés autour de Mossoul, et la Turquie bat déjà son plein. La présence de l’armée turque permet, en attendant une possible annexion, de sécuriser ces flux de pétrole.

Il est probable que les États-Unis laissent cette situation tendue entre deux alliés en l’état. La seule solution pour le gouvernement irakien serait de faire appel à la Russie. Ce n’est pas invraisemblable quand on se souvient que le gouvernement irakien, pourtant fortement inféodé aux USA, avait annoncé que les frappes Russes anti-État Islamique étaient les bienvenues en Irak.

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Le Général Desportes devant le Sénat : ce sont les USA qui ont créé l’État Islamique

Source : Sénat
L’intervention du Général Vincent Desportes devant la Commission des affaires étrangères du Sénat est à lire absolument. Ce grand stratège, limogé pour son franc-parler, ne déroge pas à sa réputation. S’il est étonnant d’entendre dans les enceintes feutrées du Palais du Luxembourg nommer aussi directement les responsables du chaos — Les USA en l’occurrence —, il est aussi intéressant de l’entendre dénoncer l’amateurisme et le manque de vision de la politique étrangère française, et notamment son volet militaire. Extrait.

Général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris. — Avant de revenir vers les critères d’évaluation des opérations extérieures, je crois qu’il faut dire, affirmer et répéter sans faiblesse : « Daesh delenda est ». Ayons la force de Caton l’Ancien.

Daesh est aujourd’hui le danger majeur. Nous n’avons certes pas les moyens de tout, en même temps. Les menaces doivent être priorisées, quitte à consentir quelques compromis avec les moins brûlantes : dans le monde réel, dans un contexte de ressources et de moyens limités, notre politique ne peut être que réaliste.

« Daesh delenda est »… mais nous ne pourrons répandre le sel sur le sol de l’Irak et de la Syrie. Il faudra au contraire le rendre fertile pour de nouvelles semences.

« Daesh delenda est »… et pourtant votre interrogation demeure fondamentale : personne ne doute ici qu’il faille détruire Daesh, mais devons-nous participer nous-mêmes à cette destruction ?

Un mot sur Daesh, d’abord.

Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daesh est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35 % du territoire irakien, 20 % du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est imparfaitement, mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daesh dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait Al-Qaïda. Daesh dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques, mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs — dont certains s’affichent en amis de l’Occident — d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. Il est puissant, même s’il est marqué de profondes vulnérabilités. Il est puissant, mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

« Daesh, autopsie d’un monstre », analyse du terrorisme islamique sur France Inter

02/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les attentats du 13 novembre, ont-ils dénoué la parole des journalistes des grands médias ? En tout cas, cette analyse du conflit syrien sur France Inter est très intéressante et complète. On y entend parler des livraisons d’armes françaises aux terroristes, de l’échec de la politique internationale de la France sous l’impulsion de Laurent Fabius aussi bien en Libye qu’en Syrie. La responsabilité des Turcs, des Qataris et des Saoudiens dans la montée du terrorisme islamique est nommément mentionnée, de même que celle des Américains.

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ABOU-AL-ADNANI

Attentats : le commanditaire derrière le commanditaire

30/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Contrairement à la thèse répandue, Abdelhamid Abaaoud ne serait pas le commanditaire principal des attentats du 13 novembre. Il s’agirait du Syrien Abou Mohammed al-Adnani, qui dirigerait les opérations extérieures de Daesh.

Un peu trop facile. Rapidement identifié, présent lors des attentats, tué par les policiers du Raid et de la BRI le 18 novembre à Saint-Denis, Abdelhamid Abaaoud, le djihadiste « belge » faisait un bon candidat-commanditaire, preuve… morte de l’efficacité des services de sécurité. Nombreux étaient pourtant les experts en terrorisme à douter de cette thèse, à l’instar d’Alain Bauer, qui annonçait, dès le lendemain de la mort d’Abaaoud, qu’il n’était « pas plus le cerveau que (sa) grand-mère », préférant une autre piste.

Le cerveau derrière le cerveau pourrait être Abou Mohammed al-Adnani, l’in des porte-parole de l’État Islamique en Syrie, mais aussi et surtout une sorte de ministre des opérations extérieures de Daech auprès de plusieurs pays occidentaux.
L’hebdomadaire Britanique The Sunday Times croit savoir qu’il est derrière les attentats de Paris, ce que corroborent les révélations du journal américain The New York Times, qui révélait que L’État Islamique dispose d’une division consacrée aux attentats en dehors du califat dirigée par le fameux Abou Mohammed al-Adnani.

Cette division fournirait aux terroristes locaux logistique et fonds, mais aussi marche à suivre idéologique et opérationnelle, leur laissant toutefois le choix de la date, de l’heure, du lieu et de la façon de semer la terreur sur un plan pratique. « En-dessous de [Abou Mohammed al-Adnani], il y a des émirs par nationalité, et donc il y a là un Français et un francophone, expliquait aussi Alain Bauer sur Europe 1, le 26 novembre.
D’après le Sunday Times, il contrôlerait un réseau de cellules terroristes prêtes à passer à l’acte dans au moins cinq pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne et la Belgique. C’est lui qui avait appelé au meurtre de “mécréants” en Occident, appel suivi par de nombreuses attaques au couteau ou à la voiture bélier, notamment en France ou en Angleterre.

L’un des premiers djihadistes étrangers pour combattre la coalition occidentale engagée dans la guerre en Irak au début des années 2000, al-Adnani a été arrêté en mai 2005 par ces mêmes forces, et emprisonné jusqu’à 2010. Depuis, il sévit au sein de Daesh. Un parcours qui donne tout son relief aux propos de l’ex-patron de la DIA (Defense Intelligence Agency, renseignement militaire US), qui expliquait que les

prisons américaines en Irak étaient conçues comme des incubateurs de terroristes

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Entretien exclusif : Un Français engagé volontaire en Irak pour combattre l’État Islamique

24/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Olaf, de son nom d’emprunt, est volontaire pour aller se battre contre l’État Islamique au sein de l’Assyrian French Legion, aux côtés des Kurdes. Il a accepté de témoigner de cet engagement en exclusivité pour NOVOPRESS.

NOVOpress : Vous allez rejoindre l’AFL, Assyrian French Legion, un groupe de volontaires français qui lutte contre l’État Islamique en Irak et en Syrie. Il s’agit d’un engagement très fort et d’un exemple trop rare de nos jours…
Olaf : Il est en effet assez hallucinant que personne ne réagisse dans ce sens face aux actes de guerre commis sur notre sol. Nous devrions être légion. Ce n’est plus une impression, c’est un fait, nous vivons dans l’ère des Bisounours…

NOVOpress : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quel est votre parcours personnel, professionnel, militaire le cas échéant, avez-vous une famille ?
Olaf : Vous comprendrez que dans l’ambiance actuelle, je ne vous donnerai ni nom ni prénom, pour de simples raisons de sécurité.
On m’appelle Olaf, j’ai quarante ans, marié et père de cinq enfants, une solide formation militaire et un parcours professionnel dans la protection de VIP durant quelques années avant de fuir les grandes villes et de m’installer en pleine campagne pour retrouver une vie saine de paysan.

NOVOpress : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à rejoindre l’AFL ? Sont-elles idéologiques ? Le goût de l’aventure et du risque y a-t-il sa place ?
Olaf : Mes motivations sont simples, elles s’appellent : Daesh, État Islamique, Mohammed Merah, Chérif et Saïd Kouachi, Amedi Koulibali, Bilal Hadfi, Abdelhamid Abaaoud, Salah Abdeslam… et tant d’autres. S’il devait y avoir une idéologie derrière mon engagement elle porterait tous les prénoms de toutes les victimes tombées sous les balles des sus-nommés. Le goût de l’aventure et du risque ? Non, tout est cadré, pas de place pour le romantisme. Ni mercenaire ni croisé, mais une nouvelle frange d’hommes capables de réagir face aux nouvelles guerres que le monde crée.
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Michael T. Flynn (DIA) : « Les USA ont délibérément soutenu les islamistes en Syrie »

21/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Michael T. Flynn, ancien patron de la DIA (Defense Intelligence Agency, renseignement militaire US) explique dans un entretien à Al-Jazeera, que non seulement les USA étaient au courant que les islamistes étaient les principales composantes de la « rébellion » contre Assad en Syrie, mais qu’ils ont encouragé cela en armant ladite rébellion. Il explique aussi que les prisons américaines en Irak étaient conçues comme des incubateurs de terroristes, les mêmes terroristes que l’US Air Force bombarde actuellement.

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La puissance économique de l’État islamique : une analyse du Centre d’analyse du terrorisme

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Centre d’analyse du terrorisme est l’un des plus importants laboratoires d’idées européens sur le sujet
Le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) est présidé par Jean Charles Brisard, spécialiste du financement du terrorisme, ancien directeur du pôle d’enquête pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Dans le comité d’honneur du CAT, on trouve entre autres le juge Marc Trévidic, du pôle antiterroriste près le tribunal de Grande instance de Paris ainsi qu’Alain Juillet, président du Club des directeurs de sécurité des entreprises, ancien haut responsable de l’Intelligence économique auprès du Premier ministre, et ancien directeur du renseignement de la DGSE.

Que nous apprennent les informations du CAT sur le financement de l’État islamique, publiées hier par le Figaro ?
Selon le CAT, l’État islamique dispose d’un patrimoine de quelque 2 260 milliards d’euros et d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros. Ce qui en fait l’organisation terroriste la plus riche et la plus puissante de l’histoire. Il est doté d’un gouvernement, et ses finances sont gérées par un ministre à part entière.

D’où proviennent ces richesses ?
Daech (acronyme arabe pour « État islamique ») contrôle un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur l’Irak et la Syrie. Pour plus de 60 % de son budget annuel, il tire ses richesses de son territoire : pétrole, gaz, phosphate, blé, orge et coton. Ces matières premières sont écoulées vers le reste du monde avec la complicité de la Turquie, soutien essentiel du terrorisme musulman avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, par ailleurs alliés officiels des gouvernements occidentaux dans leur lutte contre l’islamisme… Comme tout État mafieux, et en Europe le Kosovo créé de toutes pièces par les États Unis en est un bon exemple, Daech vit également d’extorsions et de trafics en tout genre, trafic d’art ou encore d’êtres humains. Il dispose également d’un arsenal fiscal à faire pâlir nos socialistes, dont une taxe de 20 % sur les pillages des sites archéologiques ou encore la taxe de « protection » sur les non musulmans, la « jizya », qui ruinent les chrétiens d’orient.

Mais Daech a aussi des frais…
Il lui faut payer les salaires des 30 000 soldats de son armée, verser des pensions aux familles des combattants tués, entretenir ses bases militaires, payer les ingénieurs qui exploitent ses puits de pétrole et les financiers qui gèrent les nombreuses banques qu’il contrôle, en toute impunité. Il doit aussi payer la formation, bien sûr, islamiste, des enseignants. Bref, un État « presque » normal…