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La déchéance de nationalité examinée aujourd’hui au Sénat

16/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui, les sénateurs examineront le projet loi constitutionnelle de protection de la Nation. Ce texte prévoit l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution, ainsi que la déchéance de nationalité. C’est la réponse normative de Hollande et Valls aux attentats du 13 novembre 2015. Si le texte a été adopté à l’Assemblée nationale, ce n’est pas sans divisions.

Des divisions qui semblent épargner le Sénat
À la différence de leurs confrères du Palais-Bourbon, les sénateurs des Républicains semblent unis. En effet, ils sont d’accord pour la déchéance de nationalité, sous réserve de certaines modifications. Ainsi, ils proposent d’amender le texte pour ne pas créer des apatrides et éviter que la déchéance ne soit prononcée à la suite de délits. De même, ils souhaitent encadrer le recours à l’état d’urgence. Par exemple, ce dernier ne pourrait plus être décrété à la suite de « calamités publiques ».

Le Sénat met donc sa marque sur le projet de révision constitutionnelle
Gérard Larcher a affiché clairement son refus de créer des apatrides à la suite d’éventuelles déchéances de nationalité. Mais il veut donner l’image d’un Sénat sérieux et constructif. Il ne veut pas faire capoter la révision constitutionnelle et essuyer les accusations d’obstruction. Si le texte n’est pas adopté ou soumis au Parlement réuni en congrès à Versailles, le Sénat pourra dire qu’il a été constructif. Mais Larcher ne souhaite pas présenter l’image d’un Sénat qui donnerait un chèque en blanc à Hollande, ce qui explique le choix des retouches au projet de loi constitutionnelle.

,Mais il faut regarder au-delà du présent quinquennat
Larcher a beau mettre en cause Hollande, le Sénat veut aussi se singulariser dans les primaires qui viendront à droite. La prudence, dont le Sénat fait preuve, sera-t-elle récupérée par Sarkozy, Fillon ou Juppé ? On dit que le président du Sénat afficherait une préférence pour un candidat, des Républicains dits modérés. Affaire à suivre…

Crédit photo : Bernard Laguerre via Flickr (CC) = 20 heures 30 au Sénat

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Soutien inattendu à Apple contre le FBI

07/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Apple et le FBI se livrent une bataille sans merci autour du décryptage d’un iPhone utilisé lors de l’attentat de San Bernardino. Le constructeur à la pomme a reçu le soutien de l’ONU

C’est un soutien de poids qu’a reçu Apple dans sa bataille juridique et communicationnelle contre le FBI. Il n’est en effet pas courant que les Nations Unies se positionnent en faveur d’une entreprise privée contre un État.
Bref rappel des faits pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire : le FBI demande à Apple de concevoir un procédé permettant d’accéder aux données cryptées contenues dans l’iPhone d’un des terroristes musulmans auteur de la tuerie de San Bernardino, en Californie (14 morts). L’agence fédérale accuse le constructeur californien de faire obstruction à une enquête pour terrorisme et met en avant la sécurité des Américains.
Outre une base juridique mince et qui a été depuis invalidée, Apple craint que cela ne crée un dangereux précédent, permettant non seulement aux USA, mais aussi à tous les régimes autoritaires de la planète, d’exiger le « déplombage » des téléphones à la pomme, compromettant gravement le respect de la vie privée et les libertés publiques. Le FBI a d’ailleurs fini par admettre qu’il comptait bien s’appuyer sur le succès de la requête de San Bernardino pour pousser d’autres demandes similaires.
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Face à la surveillance généralisée, Pavel Dourov défend son application Telegram

25/02/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Son application de messagerie sécurisée a annoncé mardi dernier avoir séduit 100 millions d’utilisateurs. Dans un entretien accordé à Rue89, Pavel Dourov répond à ceux qui l’accusent d’avoir permis à l’État islamique de préparer des attentats grâce à son application. le fondateur de Telegram a d’ailleurs finalement fermé des dizaines de chaînes du groupe islamiste.

Telegram permet d’échanger par smartphone (et sur ordinateur) des messages indéchiffrables et autodestructibles, à deux ou à plusieurs, mais aussi des photos, des documents ou de la musique.

Sûr de sa technologie, il promet 300 000 dollars à qui saura casser son protocole de chiffrement, développé par sa petite équipe de 15 ingénieurs, des as de la programmation, tous russophones, dont son frère aîné Nikolaï.


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1984, façon Zuckerberg

23/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Cela se passait au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone. Tandis que toute l’assistance était aveuglée par un casque de réalité virtuelle, le patron de Facebook remontait l’allée, tel le marionnettiste heureux de tous ces zombies. Notre futur, façon 1984 ? Ou notre présent ?

C’est le sujet qui « buzze » chez les geeks… mais pas qu’eux. En pleine démonstration d’un casque de réalité virtuelle Samsung au MWC de Barcelone, Mark Zuckerberg, invité-surprise, remonte l’allée pour rejoindre l’estrade. Il voulait créer la surprise, mais l’effet obtenu a glacé de nombreux internautes.

Assis, des dizaines d’hommes en chemise et costumes, les visages inexpressifs, plongés dans le monde virtuel de leurs lunettes. Debout, ce jeune en T-shirt et baskets, tout sourire, marchant comme si le monde lui appartenait et surtout comme s’il était seul ancré dans la réalité d’un univers qu’il manipule à sa guise.

On pense à 1984, à Matrix, à Johnny Mnemonic ou à Orange Mécanique.

Mark – ça ne te semble pas étrange d’être le seul à marcher avec tes propres yeux, alors que tous les autres sont des zombies dans la Matrice ?

interroge un utilisateur de Facebook.

Cette photo est-elle une allégorie de notre futur, Les gens dans une réalité virtuelle, et nos leaders qui se promènent à côté de nous.

demande un autre internaute.

Propagande commerciale et politique de masse, contrôle social exacerbé, isolement volontaire des individus, rupture du lien social, manipulation à grande échelle… ce qui est vraiment effrayant dans cette image, ce n’est pas qu’elle préfigure notre futur. C’est qu’elle décrive notre présent.


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Twitter, petit soldat de la doxa ?

18/02/2016 – MÉDIAS (Présent 8549)

Le site conservateur anglais Breitbart révélait mercredi que l’entreprise Twitter s’était lancée dans le « shadowbanning » politique. L’entreprise ne se gênerait pas pour cacher aux utilisateurs les messages de personnalités influentes et peu sujettes au politiquement correct. C’est une source interne à l’entreprise qui aurait révélé la pratique, appuyée par le rédacteur en chef d’une grosse maison d’édition.
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Selon cette source évidemment restée anonyme, l’entreprise alimente une « liste blanche » de comptes à favoriser, mais également une « liste noire » de comptes à bannir… des utilisateurs. À croire que nous sommes décidément trop idiots pour rester libres, ou trop intelligents pour ne pas percer à jour les manipulations politiques et idéologiques qui pleuvent de toutes parts. Le résultat est le même : la censure, pour le bien de l’humanité bien entendu.

La technique est déjà connue des informaticiens, elle est utilisée contre les « spammeurs », ces indésirables qui profitent de n’importe quelle occasion pour poster massivement des messages publicitaires ou des informations non vérifiables. Au lieu de bannir un tel compte, ce qui entraîne la création d’un nouveau dans la seconde, on en cache le contenu en espérant que le propriétaire ne s’en rende pas compte. L’idée est bonne évidemment, sauf qu’elle semble devenir un instrument de censure idéologique. C’était si tentant… et si prévisible.

Cela faisait d’ailleurs plusieurs semaines que des utilisateurs dénonçaient la disparition des tweets de conservateurs, populistes, libertaires culturels et autres opposants populaires à la doxa ambiante.

L’information est largement crédible, a fortiori quelque temps après la création du « Trust and Safety Council » au sein de l’entreprise américaine, composé d’associations militantes de gauche et du centre de recherche islamique « Wahid Institute ». Un Conseil de confiance et de sécurité tout impartial, comme ses composantes l’indiquent.
Le 10 février, Twitter annonçait par ailleurs le lancement d’une option d’affichage des tweets les plus « intéressants » sélectionnés par un algorithme…
La question semblera peut-être idiote ou naïve, mais osons-la malgré tout : qui décidera pour nous de ce qui est « intéressant » ou non ?

Charlotte d’Ornellas

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Liberté d’information : l’arbitraire progresse

16/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Le Conseil d’État valide le blocage de sites Internet sans l’accord d’un juge.
La haute juridiction administrative avait été saisie par plusieurs associations qui contestaient la légalité de deux décrets publiés en début d’année dernière, en application de la loi antiterrorisme. Ces décrets permettent de bloquer un site web sans qu’un juge ait confirmé au préalable l’illégalité du contenu.

Le recours contestait également le fait que les internautes qui souhaitaient visiter des sites bloqués soient redirigés vers un site du ministère de l’Intérieur, lui permettant de connaître les adresses de ceux qui vont sur des sites présumés dangereux et aussi d’intercepter leurs correspondances. Le Conseil d’État a rejeté ces deux propositions. Les associations se plaignent du risque d’arbitraire et d’atteinte à la liberté d’expression.

En effet, selon ce décret, le pouvoir peut du jour au lendemain décider que NOVOpress est un dangereux site faisant l’apologie du terrorisme et le bloquer sans autre forme de procès… La liberté d’information étant le préalable à la liberté d’expression, on mesure le danger de telles mesures.

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Le très discret projet de loi sur la lutte contre le terrorisme en discussion

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Contrairement au projet de loi sur la déchéance de nationalité qui a focalisé, avec la démission de Christiane Taubira, l’attention des médias et de l’opinion publique, celui sur la lutte contre le terrorisme est passé sous silence. Sauf que là, il ne s’agit pas de faire doublon par rapport à des lois déjà existantes… Défendu par Valls, Cazeneuve, Sapin et Urvoas — le nouveau garde des Sceaux du régime –, le projet de loi comporte un vaste arsenal de mesures liberticides, comme la facilitation des fouilles, la traçabilité des cartes bancaires prépayées, ou encore le recours à de nouvelles techniques d’interception des communications électroniques… Noël Mamère, pourtant député antisystème en peau de lapin, y voit, je cite : « Un premier pas vers une société orwellienne ».


Deux insultes par seconde sur les réseaux sociaux

09/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Selon une analysée publiée hier par Le Parisien, pas moins de 200 000 messages d’insultes et de haine sont déversés chaque jour sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, ainsi que dans les commentaires des sites de journaux nationaux. Un phénomène qui contribue à la banalisation de la violence et à l’exacerbation des rapports sociaux.

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État d’urgence : rien à cacher, rien à craindre…

Source : You Will Die Over There
Une très bonne analyse de l’État d’urgence et de la réforme constitutionnelle qui servent entre autres de diversion à la préparation de la « loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale » (qui ne s’appela peut être finalement pas loi Taubira), laquelle prévoit de faire passer dans le régime courant nombre de dispositions de l’État d’urgence. Quand on vous disait qu’il menaçait de devenir permanent… A lire jusqu’au bout.

Comme je vous l’écrivais en décembre dernier, la prorogation de l’état d’urgence semble de plus en plus inéluctable. Avant de continuer ce billet, il me semble indispensable d’inscrire le bilan de ces premières semaines d’état d’urgence, publié jeudi dernier et basé sur les chiffres fournis par les ministères de la Justice et de l’Intérieur :

En chiffres
Selon les sources des ministères de la Justice et de l’Intérieur, depuis l’instauration de l’état d’urgence, 3099 perquisitions administratives ont eu lieu. Par ailleurs, 542 procédures judiciaires ont été ouvertes. Et 382 assignations à résidence ont été décidées.
De manière plus anecdotique, trois fermetures provisoires des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion ont été déclarées. De plus, un couvre-feu a été ordonné, sans oublier que trois zones de protection de sécurité ont été annoncées. En tout, le bilan s’élève à 366 personnes interpellées, 316 gardes à vues et 500 armes découvertes. Ce schéma donne un aperçu de ces chiffres à la date du 7 janvier 2016.
[…]
Un régime contesté
En janvier, selon les Décodeurs du Monde, la plupart des infractions n’ont aucun rapport avec le terrorisme. Sur les 464 infractions répertoriées, seules 25 infractions sont en liens avec le terrorisme et 4 concernent les procédures antiterroristes.
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L’état d’urgence borné ?

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Après avoir laissé entendre qu’il pourrait durer aussi longtemps que la menace de l’État islamique, Valls a tenu à préciser que l’état d’urgence serait nécessairement « borné ». Venant de lui… pourtant, il peine à convaincre.

On appelle ça un ballon d’essai. Lors d’une interview à la BBC, Valls a répondu « Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech » à la journaliste qui lui demandait si l’état d’urgence pouvait durer « éternellement ». Si le propos n’avait pas suscité trop de réactions, il aurait tenté de pousser le bouchon un peu plus loin…
Heureusement, c’est une levée de boucliers qui a accueilli les propos du Premier ministre, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant par exemple « la fin de l’état de droit ». Il faut dire que l’inscription de ce régime exceptionnel dans la Constitution et sa prolongation programmée suscitent bien des craintes, alors que le pouvoir est aux abois et pourrait être tenté de détourner les pouvoirs qu’il lui donne pour défendre l’ordre « républicain » (c’est-à-dire leurs intérêts politiciens et leur idéologie, par opposition à la démocratie, terme qu’ils n’emploient plus, et pas par hasard).

Aussi, alors le « président » Hollande a officialisé sa volonté de prolonger jusqu’à fin mai l’état d’urgence instauré en France, Valls a tenu à préciser qu’il restera un « régime d’exception » qui sera « nécessairement borné dans le temps ». Il a aussi soutenu l’amendement consistant à mettre dans la Constitution le contrôle parlementaire de l’application de l’état d’urgence.

Pour autant, le Premier ministre a pris soin de ne prendre aucun engagement quant à la durée dudit état d’exception, se laissant une grande porte ouverte en déclarant que « Personne ne peut préjuger des événements à venir et nous voyons bien l’état de la menace avec la diffusion de la vidéo de l’État islamique, de Daech. » Il s’est aussi montré plus que réservé sur l’éventuelle interdiction, dans la Constitution, de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pendant l’état d’urgence. Donc selon lui, l’assemblée pourrait contrôler l’application de l’état d’urgence… sous la menace d’une éventuelle dissolution. Visiblement, Valls pense à l’avenir et à se laisser les mains aussi libres que possible… Déjà que comme Premier ministre, il fait frémir, comme président de a République…

C.D.

l’état d’urgence permanent, ça se précise

21/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Tel un satrape en sucre, un autocrate mou, les plus dangereux, car ils endorment la méfiance, Hollande avance ses pions pour la prolongation de l’état d’urgence. Avec la bénédiction de quasiment toute la classe politique. Suspect quand on se dit que rien, dans le cours des enquêtes liées au terrorisme, ne le justifie plus.


Sécurité : vers un maintien de l’état d’urgence ?


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Big Brother Facebook lutte contre les messages « extrémistes »

21/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Critiquée par le gouvernement allemand pour « négligence » dans la lutte contre « la propagation des discours de haine », qui ont suivi l’afflux de 1,1 million de clandestins en Allemagne depuis l’été, Facebook s’est engagé à agir.
Facebook a donc lancé lundi une opération intitulée « Initiative pour le courage civil en ligne », à Berlin. Doux euphémisme pour qualifier la répression du « politiquement correct. »
Facebook veut non seulement modérer les propos, mais aussi mobiliser la société civile. La société promet un million d’euros, pour soutenir les ONG luttant « contre le racisme et la xénophobie ». Facebook a annoncé avoir fait appel aux services d’une filiale de l’éditeur allemand Bertelsmann pour surveiller et effacer les messages « racistes » publiés sur sa plate-forme en Allemagne.
« Big Brother » nous regarde vraiment.


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Police politique : acte de naissance

Source : Boulevard Voltaire

Il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre « patrie des droits de l’homme ».

« Les députés dont les noms suivent, ainsi que les membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, sont heureux de vous faire part de la naissance officielle de la police politique en France. »
Jusqu’à présent, je pensais que les dispositifs sécuritaires pris, en urgence, par le gouvernement ne visaient que les gens douteux, ceux qui savent qu’ils ont quelque chose à se reprocher, terroristes ou pas, ceux qui tripotent un peu trop la loi à leur profit, bref, les « méchants », comme on dit dans les westerns. Je nous voyais, nous les gens normaux et limpides, hors-jeu de cet état d’urgence.
Eh bien, j’avais tort. Je suis dans le collimateur ! En plein dedans !

Dans le cadre du fumeux projet de loi pour une « République numérique », les socialistes viennent de glisser l’amendement n° CL387. Il y est question des « hoax » – vous savez, ces messages que vous recevez par dizaines et qui présentent une information qu’en toute bonne foi on peut croire vraie alors qu’elle ne l’est pas. Selon les socialistes, « ces canulars informatiques revêtent un caractère de particulière gravité lorsqu’ils visent à diffuser, à grande échelle, une information erronée sur le contenu d’une politique publique ».
Sanction pour le petit rigolo qui aura fait partager la nouvelle à son carnet d’adresses : 135.000 euros d’amende.
Et voilà ! Le tour est joué. On est tous fliqués. Dès lors, toute critique d’une politique gouvernementale, diffusée par Internet à ses copains, est punissable. Et, dans le doute, on préférera s’abstenir de faire suivre une information plutôt que de risquer la colossale amende. C’est cela, la police politique.

Questions ? Qu’est-ce qu’une « information erronée » ? Doit-elle être complètement erronée ? Un peu, beaucoup, sur les bords ? Qu’est-ce que le « contenu d’une politique publique » ? Le gouvernement s’occupe-t-il d’autre chose que de mettre en œuvre une politique publique ?
Donc, il est désormais interdit de « parler politique » sur Internet. Qu’est-ce qu’une diffusion « à grande échelle » ? À partir de combien de destinataires sort-on la grande échelle ? Dix ? Vingt-huit ? Cent trente ? Qui va juger de tous ces critères ? Le gouvernement ? Exemple concret : « Je promets d’inverser la courbe du chômage. » Est-ce une information erronée sur le contenu d’une politique publique, diffusée à grande échelle, et donc passible d’amende lourde ?
Alors, avant de faire suivre une info, branchez-vous sur « Hoaxbuster », « Hoaxkiller » ou « Hoax-ce-que-vous-voulez », tournez sept fois votre doigt sur la touche « Envoyer » avant d’appuyer. Ce geste, jusqu’alors anodin, peut vous coûter extrêmement cher.

Sur le site de l’Assemblée nationale, face à cet amendement discuté il y a deux jours, figure la mention « Retiré ». Peut-être ? Impossible de savoir.
Il n’empêche qu’il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre beau pays « patrie des droits de l’homme ».
Cela fait froid dans le dos.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

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État d’urgence : le pouvoir ratisse large

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début de l’état d’urgence, une mise en examen liée au terrorisme, sur 2700 perquisitions et 360 arrêtés d’assignation à résidence. Si les islamistes sont dans le collimateur, ils sont loin d’être les seuls.

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le gouvernement PS a instauré l’état d’urgence permettant aux services de police et de renseignement de mener des perquisitions et des assignations à résidence de manière discrétionnaire, sans passer par la justice.
L’objectif affiché de lutter contre l’islamo-terrorisme est louable. Mais quant on voit qu’il a fallu attendre un mois d’état d’urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’efficacité du dispositif laisse songeur. Plus encore quand on sait que Issa K., ressortissant tchétchène de 27 ans, était connu des services de renseignement en raison d’un déplacement en Turquie courant 2013, mais qu’il était jusqu’à présent libre faute d’autres éléments.
Avec le nombre de fiché S dont on connaît les voyages en Syrie, il est permis de se demander si les services de sécurité font correctement leur travail, même si depuis une autre enquête préliminaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris.

On peut également se féliciter que la police en profite pour faire un peu le ménage dans les banlieues, preuve s’il en était besoin des dysfonctionnements de la justice, qui rend complexe le simple travail de police. Celui-ci est évidemment facilité par l’état d’urgence : saisies de drogues, d’armes, le coup de pied dans la fourmilière a dû gêner un peu les délinquants.

Pour autant, force est de constater que les objectifs de l’état d’urgence vont bien au delà de la lutte contre cette menace. Manuel Valls a déclaré :

Il y a eu, oui, 354 assignations à résidence — au 11 décembre — parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public.

Qui donc est « dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public » ? Mystère. À date, ce sont plutôt les militants écolo-gauchistes qui ont eu à en pâtir, COP21 oblige. Mais la mouvance patriote est clairement dans le collimateur, avec ce même Valls qui déclare à qui veut l’entendre (et aux autres aussi) qu’il est « prêt à tout » pour lutter contre le FN.

Liée à la multiplication des lois « renseignement », « antiterroristes » et autres mesures de surveillance de masse, l’état d’urgence d’une durée de 3 mois, qui doit être adopté de manière permanente par la modification de la constitution, donne un aperçu du régime orwellien en train de se mettre en place.

Dernier exemple en date : la direction SNCF a annoncé le 16 décembre l’expérimentation en cours dans plusieurs gares de technologies « d’analyse comportementale » fondées « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété ». Couplé aux quelques 40 000 caméras de vidéosurveillance présentes sur le réseau SNCF, le système fait penser à un Big Brother puissance 10. Là encore, difficile de tracer la ligne entre la louable traque de terroristes at autres délinquants et la surveillance de masse, utilisable aussi bien à l’encontre de mouvements sociaux ou de la contestation politique du régime.
De plus, « La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi. » Le flicage des agents se superpose donc à celui des usagers.
Et le climat de peur et de paranoïa généralisé permet de faire passer comme des lettres à la poste des mesures qui susciteraient un tollé généralisé en temps normal.

Charles Dewotine

Crédit photo : audunmb via Flickr (CC) = what are you looking at

[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : « État d’urgence : Quand une mesure d’exception peut devenir la norme… »

Source : Boulevard Voltaire</strong>

La France est en état d’urgence. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Est-ce un « état normal » ou un « état d’exception » ?
Au même titre que l’état de siège (art. 36 de la Constitution) ou que les pleins pouvoirs conférés au chef de l’État (art. 16), l’état d’urgence relève de l’état d’exception. Prévu par une loi du 3 avril 1955, il n’avait été décrété qu’à deux reprises depuis la fin de la guerre d’Algérie : en 1984, en Nouvelle-Calédonie, et en 2005, pour faire face aux émeutes des banlieues.
Sa caractéristique majeure est de suspendre, au nom du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif, donc sans le contrôle d’un juge, un certain nombre de libertés publiques : principe de sûreté, droit de séjour, intimité de la vie privée, liberté de la presse et de la radio, liberté de circulation, liberté d’expression, liberté d’association, de réunion, de manifestation, etc. Bref, c’est la mise en œuvre du principe de Montesquieu : « Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté » (De l’esprit des lois). Nécessité fait loi.

Derrière l’« état d’urgence », d’autres mesures semblent se mettre en place, toutes plus liberticides les unes que les autres. Faut-il craindre un « Patriot Act » à la française ?
C’est évidemment le problème central. Dans ses Commentaires sur la société du spectacle, Guy Debord écrivait : « Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler acceptable. » L’expérience montre en effet que l’opinion publique accepte volontiers la suppression des libertés quand elle est présentée comme le prix à payer pour plus de sécurité : en cas de crise, les postures martiales sont plébiscitées. La raison majeure est que la plupart des gens ont la conviction que les mesures d’exception s’appliqueront aux autres – ceux que nous combattons –, mais pas à eux. Croyance en large partie illusoire.
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État d’urgence : vers une rétention des fichés S ?

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, le gouvernement a saisi le Conseil d’État pour avis, afin de vérifier s’il est constitutionnel d’interner ou de placer sous surveillance électronique les suspects fichés S. Cette consultation inquiète : si le gouvernement venait à la mettre en œuvre, cela signifierait la possibilité de rétention d’individus « présentant des indices de dangerosité ». Cela voudra dire que les personnes classées pourront être emprisonnées à titre préventif, sans qu’elles aient fait quoi que ce soit. L’inquiétude réside dans le flou de la réalité que met le gouvernement derrière le terme « indice de dangerosité ». En effet, avec une loi pareille, un éventuel gouvernement malintentionné pourrait arrêter de façon arbitraire des opposants encombrants sous couvert de « dangerosité ». Car la fiche « S » ne concerne pas que les djihadistes ; toute personne « radicalisée » ou « résistante » à un titre ou à un autre peut s’y trouver recensée.


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Qui fournit internet à l’État islamique ? Des opérateurs satellite européens ?

09/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Une enquête du Spiegel a donné des informations sur la manière dont l’État islamique (EI) parvient à se connecter à Internet, notamment pour diffuser sa propagande.

Les djihadistes utiliseraient essentiellement des connexions par satellite qui permettent de se connecter dans des régions dévastées par les conflits où les infrastructures de télécommunication ont été détruites.

Or, d’après le quotidien allemand, ces satellites utilisés par l’EI seraient gérés par des opérateurs européens et notamment le français Eutelsat, détenu pour partie par la Caisse des dépôts et consignations.


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Interview exclusive de Tony O’Neill, leader du Parti du Peuple Celte 2/5 : la culture Celtique

29/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que les provinces françaises se battent pour sauver leurs langues et traditions régionales, NOVOpress vous propose une interview exclusive du fondateur irlandais du Parti du Peuple Celte – PPC —. Nous publions cet entretien-fleuve en cinq parties afin de vous en offrir une lecture plus agréable. La première est consacrée à la naissance du mouvement et aux questions politiques. La seconde est axée sur la défense de la culture celte, le monde celtique et les liens que noue le PPC avec la diaspora celte dans le monde. La troisième traite des questions liées à l’Union Européenne. Les deux dernières sont consacrées à l’immigration.
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NOVOPRESS : L’an prochain en Irlande et en particulier de Dublin, on commémorera le centenaire de l’insurrection de Pâques 1916. Ce sera un événement majeur ; le PPC utilisera-t-il cette occasion unique pour promouvoir ses valeurs ?
Tony O’Neill : Oui, nous avons des plans pour le centenaire de 1916 et, ce faisant, nous nous tiendrons à l’opposé à tous les partis de l’établissement qui célèbrent l’invasion de l’Irlande et prétendent encore pouvoir honorer nos héros tombés de 1916.

NOVOPRESS : Pensez-vous que les hommes courageux qui ont combattu et sont morts pour l’Irlande contre les Britanniques au cours de l’insurrection de Pâques seraient fiers de ce qu’est devenu leur pays bien-aimé 100 ans plus tard ?
Tony O’Neill : Les hommes de 1916 se retourneraient dans leurs tombes en voyant ce que devient leur patrie. Ils n’ont pas donné leurs vies pour que des Africains et des Arabes soient encouragés à envahir notre pays. Ils n’ont pas donné leurs vies non plus pour que notre peuple se soumette aux visées de groupes pro-homosexuels et n’ont certainement pas donné leurs vies pour voir notre peuple se noyer dans une dette sans limites.
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