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Christian Estrosi : Marion Maréchal-Le Pen « la plus dangereuse des trois », les Identitaires « des repris de justice »

01/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Christian Estrosi attaque en règle son adversaire aux régionales : pour le député-maire de Nice, Marion Maréchal-Le Pen est « la plus dangereuse des trois », qui fait alliance avec le Bloc Identitaire, « des repris de justice ». Déjà condamné pour injures publiques en 2012, Estrosi paiera-t-il cette fois aussi pour ses propos ?

Invité au complaisant micro de Jean-Pierre Elkabbach, lundi sur Europe 1, Christian Estrosi s’est laissé aller à un flot de haine verbale à l’encontre de son adversaire aux prochaines élections régionales, Marion Maréchal-Le Pen. Pour lui, « Ce que son grand-père n’a jamais accepté de faire, elle vient de le faire », évoquant une « alliance avec le Bloc Identitaire », et affirmant à leur sujet

Elle prend sur ses listes des repris de justice, condamnés à la fois pour antisémitisme, racisme, xénophobie, etc.

Estrosi ne s’est pas arrêté en si bon chemin : « Elle vient de traiter dans un discours à Carpentras les protestants comme ayant été complices des occupants nazis. Elle dit tout simplement que tous les musulmans de France sont des islamistes. C’est la plus dangereuse des trois » Le Pen, a-t-il conclu.

La réaction de cette dernière ne s’est pas fait attendre, elle porte plainte pour « Mensonges et diffamations »

Cela fait des semaines que Christian Estrosi raconte n’importe quoi sur mes déclarations, sur le Front national, sur mes colistiers ou à mon encontre. Ce fut encore le cas ce matin même lors de son entretien sur la radio Europe 1.

déclare la benjamine de l’Assemblée Nationale, qui espère que son passage par la case justice « va enfin mettre un coup d’arrêt » aux « déclarations affligeantes » de Christian Estrosi, « et permettre d’élever un peu le niveau du débat ».
Et de conclure : «

J’aimerais pour ma part que l’on parle de notre vision pour la région PACA, de notre ambition et de notre projet pour celle-ci. Si M. Estrosi n’a manifestement rien à dire sur le sujet, ce n’est pas mon cas.

Crédit photo : Capture d’écran de l’émission de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, avec Christian Estrosi



L’attaque en règle de Christian Estrosi contre… par Europe1fr


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Vivre ensemble : ces femmes victimes de harcèlement dans la rue

23/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que le gouvernement a lancé le 9 juillet un plan de lutte contre le harcèlement dans les transports, Les Inrocks ont interrogé un certain nombre d’utilisatrices des transports en commun pour qu’elles racontent les remarques et les insultes auxquels elles sont quotidiennement confrontées.

Une initiative qui n’est pas sans rappeler le film en caméra cachée réalisé par Sofie Peeters, dans les rues de Bruxelles. Dans ce reportage, l’on voit la jeune femme se faire copieusement insulter (« Salope, pute, pétasse ») par des étrangers.

Sofie Peeters s’est expliqué :

Je crois que 9 fois sur 10 c’étaient des gens allochtones. Mais, encore une fois, ce n’est pas vraiment typique pour Bruxelles mais c’est typique, je crois, pour les quartiers plus pauvres, les quartiers avec beaucoup d’hommes un peu machos.




Sofie Peeters – Femme de la rue (Bruxelles) par Spi0n

« Ma sœur est députée, je suis couverte » : Kapya Kyenge jugée pour agression raciste

« Ma sœur est députée, je suis couverte » : Kapya Kyenge jugée pour agression raciste

08/09/2013 – 12h00
PESARO (NOVOpress)
– On n’est certes pas responsable de sa famille, surtout quand elle est polygame. L’affaire fait pourtant mauvais effet, après que l’Italo-Congolaise Cécile Kyenge, ministre italien de l’intégration, s’était vantée d’avoir 38 frères et sœurs, ce qui, selon elle, lui avait appris « à vivre en communauté ».

Les 38 frères et sœurs ont-ils tous bénéficié du regroupement familial ? Le ministre de l’intégration a en tout cas une sœur, Kapya Kyenge – les médias préfèrent l’appeler « Dora », surnom que, paraît-il, lui donnent ses amis –, installée à Pesaro, dans les Marches.

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Italie : La banque des immigrés condamnée pour racisme

Italie : La banque des immigrés condamnée pour racisme

24/03/2012 – 12h00
MILAN (NOVOpress) –
Il y a juste deux ans, en mars 2010, naissait en grande fanfare à Milan, Extrabanca, « le premier établissement de crédit en Italie destiné aux citoyens immigrés ». La banque voulait être « l’interlocuteur de référence des étrangers qui résident en Italie, en leur offrant des produits simples, des documents disponibles en diverses langues et des horaires d’ouverture prolongés» et, surtout, « un personnel à 55% étranger ». L’offre comportait des produits d’épargne, des prêts immobiliers, des financements, des envois d’argent dans les pays d’origine. Des concours devaient permettre aux clients de gagner des billets d’avions pour leurs pays d’origine. « Nous sommes la première banque multiethnique et avec un personnel multiethnique, qui met réellement au centre le client immigré en Italie », déclarait triomphalement Andrea Orlandini, président et fondateur d’Extrabanca.

Les perspectives, et pour cause, étaient grandioses. L’objectif était d’arriver, d’ici 2015, à un total de 40 filiales et 130.000 clients, avec 90 millions d’euros de recettes pour 15 millions d’euros d’investissement, « en s’adressant à une cible qui, selon les prévisions, atteindra 6,5 millions d’unités en 2012 ». Rien qu’à Milan, expliquait Orlandini, « vivent actuellement 430.000 immigrés, à la tête d’environ 20.000 entreprises ». Parmi les principaux actionnaires figure notamment le groupe Assicurazioni Generali (premier assureur italien et troisième assureur européen), qui détient plus de 12% du capital.

« Nous sommes, précisait Orlandini, une banque commerciale privée, avec des actionnaires qui désirent avoir un retour sur leurs investissements », mais il s’agit évidemment d’une « initiative à forte valeur sociale, qui entend rendre leur dignité aux immigrés, en faisant de nouveau d’eux des protagonistes ».

Cette alliance d’immigrationnisme et d’affairisme avait tout pour séduire le président de la République italienne, le dinosaure communiste Napolitano, qui avait envoyé un communiqué officiel pour saluer « un instrument utile pour favoriser le processus d’intégration et renforcer la cohésion sociale ».

Las, la réputation d’Extrabanca a pris un coup lundi, quand le tribunal du travail de Milan l’a condamnée pour insultes racistes. Le premier coupable n’est autre que le président Orlandini en personne. Quand un employé d’origine sénégalaise, mais possédant la citoyenneté italienne grâce à son mariage avec une Italienne, lui a annoncé son intention de se présenter aux élections municipales, le président « a cherché à l’en dissuader, en l’assimilant aux tziganes et aux musulmans qui veulent ruiner Milan ». Orlandini a ensuite déclaré que l’employé et un de ses collègues immigrés étaient « deux nègres africains qui créaient trop de problèmes », qu’ « avoir trop de nègres ne pouvait pas être favorable à la banque » et qu’il aurait mieux valu recruter « une personne de couleur plus claire ».

Un autre cadre dirigeant a dit à l’Italo-Sénégalais que « les étrangers ont trop d’exigences, surtout ceux qui ont la citoyenneté italienne et qui doivent savoir qu’ils sont des invités ». Il est arrivé aussi qu’un directeur sorte d’une réunion en prononçant « des expressions à arrière-plan raciste, comme “nègres” et “étrangers non-européens” de manière péjorative ».

Compte tenu des positions dirigeantes des trois personnes impliquées, l’entreprise a été jugée responsable. Elle a été condamnée à verser 5.000 euros de dédommagement à l’employé et à afficher dans son siège un communiqué « qui invite tout le personnel à s’abstenir, dans les rapports entre collègues et dans les réunions de travail, d’employer des expressions vulgaires ou insultantes à arrière-plan racial ». La banque parle de décision « surréaliste » et a annoncé qu’elle allait faire appel.

Image : copie d’écran de Libero Quotidiano.it. DR