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Commission européenne

Politico, un nouvel outil d’influence de Washington débarque à Bruxelles

22/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)
L’un des médias les plus influents outre-Atlantique a ouvert son antenne bruxelloise. Politico, c’est côté pile un journalisme de qualité, fait de scoops et d’analyses pénétrantes. Côté face se cache une myriade de lettres professionnelles, autant d’agents d’influence au service des multinationales yankees et de l’ultralibéralisme.

Le magazine en ligne qui fait trembler le Tout-Washington s’implante à Bruxelles. Politico, fort de ses huit ans d’existence, de ses 7 millions de visiteurs uniques mensuels, d’une version papier diffusée à 35 000 exemplaires et de ses 320 salariés va venir scruter et décrypter les arcanes de la politique européenne. Fondé en 2007 par deux signatures du service politique du prestigieux quotidien The Washington Post, John Harris et Jim VandeHei, le média s’est imposé par ses scoops, la qualité de ses informations et sa lettre matinale sur les coulisses de la politique américaine, Playbook, scrutée avec attention par toute la classe politico-médiatique américaine. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut compter sur le professionnalisme et la qualité des journalistes recrutés par Politico pour nous dévoiler les coulisses de la Commission, que nos journalistes habituels laissent volontiers dans l’ombre, par ignorance ou complicité. D’ailleurs, l’ambition affichée du titre est de devenir la référence des décideurs européens et de détrôner ainsi The Financial Times.


Journalisme de qualité… mais connoté « conservateur »

La moins bonne nouvelle, c’est que Politico, bien qu’il s’en défende, est tout sauf neutre. La Maison-Blanche et des démocrates, régulièrement épinglés par la rédaction en savent quelque chose. Son PDG, Frederick J. Ryan, fut en effet un proche collaborateur de Ronald Reagan pendant toute sa carrière. Et la branche européenne du média est montée en collaboration avec le groupe de médias allemand Axel Springer, dont les titres phares, Die Welt et surtout Bild, sont classés du côté de la droite eurosceptique. De même, Ryan Heath, responsable du pendant bruxellois de Playbook, est un technocrate, ancien porte-parole l’ultralibérale néerlandaise Neelie Kroes, l’ex-commissaire responsable de la Concurrence puis du Numérique sous Barroso.

Logo POLITICO

Logo POLITICO

Voilà pour le contexte politique, mais le plus gênant n’est pourtant pas encore là. En effet, Politico tire 40 % de ses revenus de lettres professionnelles, qui couvrent aux USA 14 secteurs, de l’agriculture, aux services financiers, en passant par les transports. La division européenne de Politico Pro proposera « trois thématiques, les mêmes qu’aux États-Unis à nos débuts : l’énergie, les technologies et la santé. Le prix d’un abonnement se situe en moyenne autour de 7000 dollars par an, en fonction du profil de l’abonné et du nombre de lecteurs », explique Shéhérazade Semsar, directrice générale de Politico Europe.


Implanté à la demande des multinationales US

Selon The Center for Responsive Politics, les lobbies ont dépensé outre-Atlantique 3,2 milliards de dollars l’an dernier afin d’influencer les décisions des élus. À Bruxelles, les trois plus grands lobbyistes sont actuellement Philip Morris, Exxon Mobil et Microsoft. Est-ce un hasard si ces multinationales américaines travaillent justement dans les secteurs-clés cités par Shéhérazade Semsar ? « Ce sont nos abonnés, nos annonceurs qui nous ont demandé de venir nous installer ici », explique John Harris. Cela a le mérite d’être clair, les transnationales Yankees ont besoin de relais d’influence de ce côté de l’Atlantique. Politico se défend pourtant d’être un bras armé des groupes américains, ce qui reviendrait à se couper de la clientèle des grandes sociétés européennes.

Mais, au-delà de la concurrence commerciale qu’ils se livrent, les objectifs stratégiques de ces groupes transnationaux diffèrent-ils ? Qu’ils soient basés sur les rives du Pacifique, de ce côté de l’Atlantique ou de l’autre, tous visent à saper les identités et les réglementations nationales qui constituent autant de barrières au grand marché mondial composé d’individus acculturés, hors-sol, malléables aux sirènes de la consommation à outrance. À l’heure des négociations sur le projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre les États-Unis et l’Union européenne, qui vise à harmoniser (sur des bases américaines) les normes relatives aux exportations, droits de douane ou à la résolution de conflits commerciaux devant des tribunaux, l’arrivée de cet agent d’influence majeur de l’ultralibéralisme américain ne doit laisser personne indifférent.

Crédit photo : Sébastien Bertrand via Flickr cc


Libération : nouveau Café de Flore, l’aveu. Un journal influent mais sans lecteur et donc non viable

« Libération » : nouveau Café de Flore, l’aveu. Un journal influent mais sans lecteur et donc non viable

Certains ne pleureront pas la fin de Libération. Il y a des sans-cœurs partout. Ce journal est, depuis sa naissance, un organe de combat politique autant que d’information et même beaucoup plus. Mais il est vrai qu’on ne peut se réjouir totalement de la disparition d’un journal même si les journalistes de Libération n’ont jamais pleuré sur les difficultés d’une presse d’opinion hostile aux leurs.

Libération était-il encore un vrai journal ?

Certes, du coté du Café de Flore où, comme tout le monde le sait et comme on le chante « il y avait déjà des folles », pour le reste le quotidien national avait disparu de nombreux kiosques de province. En revanche, il continue à faire la pluie et le beau temps, et comme le note dans son « horreur médiatique », Jean-François Kahn, la presse audiovisuelle est serve vis à vis de Libé. Les journalistes des radios et télés y traitent les sujets de Libé du matin au soir dans la ligne Libé et gauchisent ainsi les journaux télévisés. Une influence disproportionnée et par rapport à ceux qui pensent le contraire, un pouvoir de nuisance exagérée. Car on n’est pas obligé d’acheter Libération et d’ailleurs personne ne l’achète, mais on n’y échappe pas malgré tout par les relais audiovisuels.

Les nouveaux actionnaires l’ont compris. Ils veulent garder l’influence politique en sabordant le journal de papier qui coûte et ne rapporte pas grand chose. Pour des journalistes, même branchés, c’est inacceptable. Réunis dimanche 9 février en assemblée générale, ils ont repoussé à l’unanimité l’idée d’arrêter le travail et décidé d’utiliser l’édition de lundi de Libération (image en Une) comme une « arme » pour combattre le projet de leurs actionnaires.

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[Tribune libre] Montée fulgurante du FN, ce choc du réel qui laisse sans voix - par Pierre Saint-Servant

[Tribune libre] Montée fulgurante du FN, ce choc du réel qui laisse sans voix – par Pierre Saint-Servant

27/10/2013 – 09h30
PARIS (via Nouvelles de France) – Marine Le Pen est perçue par 50 % des Français comme la personnalité politique « la plus capable de réformer en profondeur le pays ». Voici le résultat d’une enquête de l’institut CSA pour le site d’informations Atlantico, conduite en octobre 2013. La question était même plus précise, évoquant la capacité des politiques à « surmonter les blocages au sein de la société française ». Autrement dit, à faire preuve de courage face aux coteries défendant leurs privilèges ou aux communautarismes souhaitant désormais imposer leur loi. Un tel chiffre n’est pas anodin, d’autant plus qu’il contraste avec les 21 % du président en exercice, et avec les 26 % du patron de l’UMP, Jean-François Copé.

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Marion Maréchal Le-Pen dynamise sa communication internet

Marion Maréchal Le-Pen dynamise sa communication internet

190/06/2013 – 21h36
PARIS (NOVOpress) – A l’occasion du premier anniversaire de son élection dans la troisième circonscription de Vaucluse, la député Frontiste a décidé de refondre sa communication internet.

Devenue icône médiatique en quelques mois, la benjamine de l’Assemblée Nationale souhaite capitaliser sur sa popularité grandissante et toucher au maximum les 15-35 ans en redynamisant sa présence sur les réseaux sociaux et le web.

Classée 24ème député sur Facebook avec plus de 5600 fans, et 31ème sur Twitter avec 11600 « followers », Marion Maréchal Le-Pen n’avait pourtant pas à rougir. Celle qui avoue elle-même « ne pas twitter assez souvent » a donc pris conscience de l’importance du petit oiseau bleu pour élargir son influence. Avec une nouvelle organisation et une charte graphique remise au goût du jour, l’étoile montante du FN part donc à la conquête de l’internet solidement armée.

Crédit photo : Rémi Noyon via Flickr (cc)

L’Ukraine au centre du jeu d’influence entre l’Union européenne et la Russie

L’Ukraine au centre du jeu d’influence entre l’Union européenne et la Russie

27/02/2013 – 18h15
KIEV (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) – L’Ukraine ne peut pas être membre de deux unions douanières a déclaré lundi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

La Russie a, en effet, à plusieurs reprises invité Kiev à rejoindre l’Union douanière qui regroupe également la Biélorussie et le Kazakhstan. Moscou a été jusqu’à mettre dans la balance une réduction de la facture en hydrocarbure.

Mais selon Bruxelles, cette perspective est incompatible avec la participation ukrainienne à la zone de libre échange de l’Union européenne. Chacun essaye donc d’attirer l’Ukraine dans sa zone d’influence. De son côté, Kiev souhaiterait rester au sein de la zone de libre échange tout en bénéficiant de certains avantages de l’Union douanière.

Crédit photo : Jon Harald Søby via Wikipédia, domaine public.

Le Qatar devient membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie

Le Qatar devient membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie

15/10/2012 — 16h00
KINSHASA (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) — Samedi, le Qatar est devenu officiellement membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie sans même être passé par le statut d’observateur. Pour s’imposer, le Qatar — qui n’est pas un pays francophone — a expliqué qu’il avait financé une radio publique de langue française et qu’il accueillait sur son territoire de nombreux expatriés francophones.

Selon certains participants au sommet, le Qatar pourrait utiliser son nouveau statut pour étendre son influence en Afrique de l’ouest musulmane. Il y finance déjà des écoles coraniques qui remplacent peu à peu des écoles de langue française.

Pour la presse algérienne, le Bloc Identitaire est un élément moteur contre l'islamisation de l'Europe

Pour la presse algérienne, le Bloc Identitaire est un élément moteur contre l’islamisation de l’Europe

16/09/2011 – 16h15
ALGER (NOVOpress) – Le quotidien algérien El Watan a interrogé deux journalistes de Canal+, Mathias Hillion et Karim Rissouli, qui ont enquêté sur les mouvements européens qui s’opposent à l’islamisation de notre continent.

Si ces journalistes et le quotidien reprennent les poncifs et les amalgames habituels sur « l’extrême-droite », ils accordent une place de premier rang au Bloc Identitaire. Ainsi, pour Mathias Hillion, le “leader [du Bloc Identitaire, note de Novo], c’est Fabrice Robert. Un ancien élu FN qui copie les stratégies des partis populistes islamophobes européens.”

Mais surtout, “Le BI influence le FN, mais aussi certains membres de l’UMP. Leur dénonciation des prières de rue a été reprise par le FN, puis par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.”

Sans oublier la Droite populaire, qui a “copié le Bloc identitaire en organisant un apéro saucisson-vin rouge à l’Assemblée cet été (deux ans après l’apéro saucisson-pinard que le Bloc identitaire comptait organiser dans le quartier de la Goutte d’or, finalement déplacé ailleurs sur ordre de la préfecture de police de Paris)”, précise Mathias Hillion.

Une reconnaissance du travail d’influence, l’un des axes majeurs du Bloc Identitaire.