Tag Archives: impôts

Miège Subventions

Les 10 subventions les plus extravagantes de la Ville de Paris

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : L’association Contribuables associés a dressé le palmarès des 10 subventions les plus ahurissantes, et extravagantes, accordées par la Ville de Paris lors du dernier Conseil de Paris, fin mars. Le voici :

1.3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle dans ce premier « guide filmé » du fist ».

2. 30 000 euros à l’Unef (Union nationale des étudiants de France). A savoir : Bruno Julliard, premier adjoint du maire de Paris, a été président de ce mouvement se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » de 2005 à 2007.

3. 13 000 euros pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».

4. 4 000 euros à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité ».

5. 10 000 euros à l’association Ki Production pour le projet « Aqua Foot », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ». Le maire de Paris s’agite à donner des coups de pieds dans l’eau… avec notre argent !

6. 20 000 euros à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. ( LGBT = Lesbiens Gays Bisexuels et Transexuels).

7. 44 500 euros à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop »

8. 5 000 euros pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine ». Rappelons que les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre civile espagnole.

9. 5 000 euros à l’association Pèlerinage en décalage pour l’organisation d’un « festival artistique israélo-palestinien ».

10. 10 000 euros pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiracist Movement ».

 

8570-Chard

L’impôt et la source

18/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8570)

À partir de 2018, l’impôt à la source sera instauré. Qui est la source ? C’est vous, c’est moi, c’est le contribuable. Le mot « source » fait entendre le doux murmure d’un ruisseau plutôt que le sifflement du couperet qui ampute votre salaire, surtout quand l’annonce en est faite par Michel Sapin. « Sapin », « source », l’impôt devient bucolique, si ce n’est poétique. Évidemment, si on parlait d’une AFMDS, Amputation fiscale mensuelle du salaire, cela rendrait un son moins champêtre.
8570-Une
Pourquoi cette réforme ? Par souci de simplification et de modernisation, nous assure-t-on. On ne voit pas en quoi le système sera plus simple, au contraire ! Le seul avantage pour le contribuable eut été qu’il fût dispensé du pensum de sa déclaration annuelle, or, elle sera maintenue pour actualiser ses données.
Le fisc transmettra à l’entreprise le taux de prélèvement, laquelle l’appliquera puis reversera à l’administration la somme ponctionnée sur le salaire. Au circuit court actuel on en substituera un plus long. Avec une étape de plus, aux risques d’erreurs du fisc, s’ajouteront celles de l’entreprise.
L’intérêt est surtout pour le trésor public qui n’aura plus à faire la chasse aux mauvais payeurs puisque c’est l’employeur, devenu collecteur d’impôts, qui confisquera sur le salaire de son employé la part revenant au percepteur.

Notons au passage que, dans son timide « choc de simplification » le gouvernement entend supprimer quelques-unes des innombrables lignes de la fiche de paie et là, il en ajoute une. Ce n’est pas seulement parce que le nouveau système représentera une charge supplémentaire que les chefs d’entreprise sont réticents.
C’est aussi parce qu’ils redoutent que leurs salariés fassent leur siège pour obtenir une augmentation. Ce qu’ils regardent, c’est la dernière ligne de leur bulletin de salaire, ce qui leur restera sera évidemment moindre qu’avant et pour compenser, ils seront tentés de demander une « rallonge ». 66 % des foyers sont déjà mensualisés, il eut été plus simple d’essayer d’en accroître le nombre plutôt que d’opter pour cette usine à gaz.

Quant à la modernisation, il s’agit simplement de s’aligner sur ce que font la plupart des pays européens. On remarquera que lorsqu’on donne l’exemple de l’action réformatrice de nos voisins dans le domaine social par exemple, on invoque « l’exception française » pour ne pas les imiter, là, en revanche, nous devons faire comme eux !

Le prélèvement à la source est le serpent de mer de notre fiscalité. L’ancien ministre des Finances, Thierry Breton, avait promis son instauration pour le 1er janvier 2009 ! On ne se demande pas pourquoi les gouvernements successifs finissent par y renoncer. C’est à cause de la complexité de notre système fiscal. En Grande-Bretagne, que l’on nous donne en exemple, l’imposition est individuelle, la notion de foyer fiscal, donc de quotient familial, n’existe pas. En outre, la France a une kyrielle de « niches » fiscales, c’est le plus grand chenil d’Europe, entraînant moult déductions.

Cette fois non plus, ce n’est pas gagné ! En 2018, la droite sera probablement de retour aux affaires, on peut penser que dans le domaine fiscal elle aura d’autres urgences que de puiser notre impôt à sa source.

Guy Rouvrais

chard

Procès Cahuzac : Hollande s’en tire

09/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8542)
Cahuzac s’indigne d’être traité comme un paria. Il fallait y penser avant. Son procès est bien celui de la racaille en col blanc qu’il incarne superbement. Le champion de la rigueur morale, chargé de traquer la fraude fiscale à son poste de ministre du Budget et qui exhortait les Français à payer vertueusement leurs impôts, est devenu le symbole du mensonge et de l’imposture socialistes.

8542P1
Jérôme Cahuzac est représentatif de cette classe politique qui se fout totalement de la morale publique et de l’intérêt général et ne s’intéresse qu’au sien propre. Et qui au passage prend des postures et donne des leçons à tout le monde.
Le scandale Cahuzac aurait dû entraîner la chute du gouvernement Hollande. Son cirque devant l’Assemblée nationale jurant ses grands dieux qu’il n’avait pas de compte en Suisse, restera dans les annales de l’un des plus gros mensonges publics. Hollande était alerté depuis des mois que son ministre des Finances, son étoile montante, fils de résistants, qui devait incarner sa « République exemplaire » détenait un compte caché de 600 000 euros en Suisse. Et pas seulement.

L’instruction a mis au jour une fraude fiscale décrite comme « obstinée », « sophistiquée » et « familiale ». À l’origine de l’entreprise, le chirurgien Cahuzac et sa femme ont tenu une florissante clinique spécialisée dans les implants capillaires. « Le récit des manœuvres de fraude, tel qu’il est fait par les enquêteurs, oscille entre roman de gare et manuel de délinquance financière internationale » souligne L’Indépendant. Est relaté comment Jérôme Cahuzac, sous le nom de code « Birdie », se fait livrer 10 000 euros en espèces, dans la rue, à Paris. Même les comptes de la mère du ministre servent à « blanchir », entre 2003 et 2010, quelque 200 000 euros de chèques établis par les clients de la clinique.

Hollande a fait comme si de rien n’était. S’il avait voulu démêler le vrai du faux à cette époque, il avait tous les moyens pour le faire. Mais surtout il le devait. Il a choisi la lâcheté et l’incapacité à gouverner son propre gouvernement.
Après plusieurs semaines d’audition et les convocations des trois ministres Valls, Moscovici et Taubira, le président de la commission d’enquête parlementaire était arrivé à la conclusion suivante : « Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé. »
Et qu’il s’est parfaitement remis de ce mensonge d’État.

Caroline Parmentier

hollande

Hollande a réussi à inverser la courbe… de l’emploi

23/01/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les chiffres sont terribles: de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l’Allemagne 482.000, l’Espagne 651.000, l’Italie 288.000. L’erreur? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.

Le constat d’Eric Le Boucher est cinglant :

L’échec véritable de François Hollande est là: non pas de n’avoir pas pu inverser la courbe du chômage, d’autres ont échoué avant lui sur cette question, mais d’avoir mis un stop à la création d’emplois privés, les vrais emplois.

Il plaidera que la faible croissance l’excuse: 0,3% en 2013, 0,4% en 2014, 1,1% l’an dernier. Ce sont là des chiffres trop faibles pour abaisser le chômage. Mais pas pour créer des emplois! Contrairement à la croyance répandue dans ce pays, ce n’est pas la croissance qui fait l’emploi, c’est l’inverse: la faible croissance vient précisément de la non-création d’emplois. C’est l’emploi qui fait la croissance, c’est l’artisan qui, refusant une embauche, bloque son chiffre d’affaires et une hausse du PIB pour le pays.


Vu sur Twitter

En Essonne, le conseil général va encore augmenter les impôts

18/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
En Essonne, après les années calamiteuses du Socialiste Jérome Guedj, le conseil général, présidé par François Durovray (LR) prévoit d’augmenter les impôts. Et pourquoi ne pas commencer par faire des économies ? un exemple parmi tant d’autre de la gestion insouciante des deniers publics par les édiles LRPS.

Publié le
zemmour_0611

Zemmour : Hollande parfait dans le rôle de la dame épouvantée par une souris… ridicule

06/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Devant la multiplication des couacs fiscaux du gouvernement, François Hollande adopte l’attitude « de la dame épouvantée par une souris », selon Éric Zemmour. « Elle hurle, court, monte sur une chaise, sans se rendre compte du ridicule de son attitude disproportionnée ». Hollande c’est « un président exaspéré, voire affolé, qui ordonne de tout arrêter, comme si le sort de son quinquennat en dépendait ».

Le polémiste croque ce matin l’attitude ridicule du « président », quoi prend en main des dossiers fiscaux relevant plus d’un sous-directeur d’administration centrale à Bercy, comme si son sort en dépendait.
C’est que Hollande a bien du mal a faire oublier le matraquage fiscal, multiplier les gestes clientélistes, personne ne le croit. « Personne n’a oublié l’avalanche fiscale de 2012 », martèle journaliste. « Hollande voulait alors apparaître homme de gauche en imposant les riches »
Une fois encore les mandats de Hollande et Sarkozy font miroir, c’est aussi une décision fiscale prise dès son arrivée qui avait plombé le mandat de Sarkozy.
Hollande, c’est Sarko en pire. Le président autoproclamé des pauvres… qui devient l’ami des patrons en leur rendant ce qu’il leur a pris.



Couacs fiscaux du gouvernement : "François… par rtl-fr

8474-Chard

Les retraités, ces pigeons du pouvoir

02/11/2015 – FRANCE (Présent 8474)

Ils ne brûlent pas de voitures, ils ne lacèrent pas la chemise des dirigeants, ils ne font pas grève, ne bloquent pas les autoroutes, alors on peut plumer sans crainte ces pigeons que sont les retraités. Sauf quand s’approche une échéance électorale. Alors là, toutes affaires cessantes, le gouvernement réagit dans la panique. Il va, dit-il, rembourser les impôts locaux exorbitants qu’ont dû payer certains retraités, un montant égal et parfois supérieur à leur modeste retraite. Plus de 900 000 retraités ont vu bondir leur taxe d’habitation !
8474-P1
À l’origine de cette situation, une mesure décidée par Sarkozy et appliquée par Fillon en 2008 supprimant progressivement la demi-part des parents isolés et des veufs ayant eu un enfant. Ce juste avantage devant disparaître totalement en 2014. Cette suppression entraîne une hausse de la RFR (revenu fiscal de référence) qui sert de critère pour l’exonération ou la diminution des impôts locaux.
Si la main de Hollande n’a pas tremblé pour mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires, elle n’a pas bougé pour réparer une injustice frappant les plus faibles, les plus isolés, veufs et veuves, personnes seules aux revenus modestes. Valls a attendu qu’une centaine de députés socialistes l’alertent sur la colère qui monte chez ces victimes du fiscalisme hollando-sarkozyste pour réagir à un mois des élections régionales. Christian Eckert, secrétaire d’État au budget a annoncé, promis, juré qu’on va leur restituer cette ponction qu’il juge « inacceptable » et que le gouvernement a pourtant acceptée.

Tout est bien qui finit bien, alors ? Hélas, non ! Car ce remboursement ne concerne que « les plus modestes » et cette affaire de la demi-part n’est qu’un élément de la tonte des retraités sous Hollande qui peut se résumer ainsi : les pensions baissent, les impôts croissent.

Le montant des pensions n’est pas revalorisé depuis deux ans, tandis que la CSG est passée de 3,8 % à 6,6 % pour les retraités percevant plus de 1 200 euros. En outre, les suppléments accordés aux parents ayant élevé trois enfants ou plus sont désormais imposables, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici.

Pour « compenser », Valls leur a annoncé, il y a quelques mois, une prime exceptionnelle de 40 euros par… an, soit 10 centimes par jour ! Ce qu’on n’oserait pas donner à un mendiant, le Premier ministre en fait l’aumône à nos anciens. Mais pas à tous, à ceux qui sont titulaires d’une « petite retraite » soit, selon Matignon, 1 200 euros mensuels. Au-delà, vous êtes un nanti et n’avez droit à rien. Ce n’est pas tout ! L’accord sur les retraites complémentaires va se solder par une baisse des pensions. Puisque l’inflation est proche de zéro, on ne peut faire d’économies au moment de leur revalorisation, en conséquence, elles seront indexées sur l’inflation… moins un point. Provisoirement pendant trois ans, on sait que dans ce domaine le « provisoire » dure toujours quand les caisses sont vides.
Traiter ainsi ceux qui, pendant des décennies, ont enrichi le pays grâce à leur travail, dont les socialistes dilapident les fruits, est aussi indigne qu’injuste.

Guy Rouvrais

8453-Chard

Budget 2016 : fausses promesses et vrais impôts

02/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8453)

Qui se souvient encore qu’en 2012, le Premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault, assurait : « Neuf Français sur dix ne seront pas concernés par les augmentations de fiscalité », ce qui signifiait que 90 % d’entre eux ne verraient pas leur impôt augmenter ? La réalité, ce fut l’inverse : 90 % furent touchés et 10 % épargnés, mais pour cela il fallait être en deçà du seuil de pauvreté, car le plus modeste smicard fut victime du coup de massue fiscal. Hollande « n’aime pas les riches », mais les pauvres pas davantage.

8453 P1

Depuis, le gouvernement cherche à faire oublier aux contribuables avec quelle vigueur il les a tondus, en accélérant à mesure que s’approche 2017. Nos ministres se muent en défenseurs de ceux qu’ils ont accablés d’impôts et de taxes. Jusqu’à Hollande qui a déclaré : « C’est beaucoup, donc ça devient trop ! » Comme s’il n’y était pour rien !

La tendance est d’imputer à ce malheureux Ayrault la responsabilité de cette horreur fiscale, ce dont son successeur ne se prive pas qui parle « d’erreur ». Or, ces hausses faisaient partie du plan de Hollande. Elles étaient censées rétablir l’équilibre budgétaire et réduire les déficits après quoi il pourrait redistribuer du pouvoir d’achat. Ça, c’était sur le papier de ses petits calculs ! La réalité est qu’ayant décrété, au doigt mouillé, que la croissance serait de 2,5 % pendant son quinquennat et qu’au mieux elle est de 1 %, les Français ont payé et les déficits ont continué à prospérer. À la colère suscitée par ces levées impôts massives s’est ajouté le constat amer que ces efforts n’ont servi à rien.

Qui aussi se souvient encore, qu’en 2013, le ministre des Finances, bientôt confirmé par Hollande, avait annoncé une « pause fiscale »… qui ne vint pas ? De vrais impôts suivirent cette fausse promesse.

Michel Sapin vient de déclarer, à l’occasion de la présentation du budget 2016 : « Nous allons fermer la parenthèse de l’augmentation d’impôts payée par les plus modestes », ce qui est reconnaître que ceux-ci, sous Hollande, ont bien été ponctionnés, confirmant en même temps a contrario que la tonte continuera pour les autres. C’est un mouvement continu sous la droite comme sous la gauche : l’impôt sur le revenu se concentre chaque année davantage sur un nombre de plus en plus faible d’assujettis, 20 % d’entre eux paient 90 % de l’impôt. Mais ce sont les plus « favorisés », tant pis pour eux ! En réalité ce sont les membres de la classe moyenne dont le revenu tourne autour de 2 700 euros par mois.

Tout ce que le « favorisé » livre à l’État n’est pas affecté à la consommation, nécessaire à la croissance. Quant aux « plus modestes » de Sapin, ce que le fisc ne leur prend pas, ils le consacrent à des biens peu chers, bas de gamme, notamment textiles, fabriqués en Chine, en Inde ou au Bangladesh, relançant l’emploi là-bas, mais pas chez nous.

Sur trois ans, 12 millions de foyers bénéficieront d’une baisse, se vante Sapin, pour 5 milliards d’euros. On est censé applaudir. Or, depuis qu’il est au pouvoir, Hollande a pris 10 milliards de plus aux contribuables. Le compte n’y est pas.

Guy Rouvrais

Serge Federbusch_small

Exclusif – Interview de Serge Federbusch 1/3 : les finances catastrophique de Paris

16/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Serge Federbusch connaît la politique parisienne de l’intérieur et la décortique avec acuité dans une série d’entretiens accordée en exclusivité pour NOVOpress. Au menu du jour, les finances de la ville devenues folles. Revenez demain pour apprendre comment l’équipe municipale met à mal l’identité de la capitale. Auteur de « la marche des lemmings », ouvrage consacré à la manipulation politico-médiatique des attentats de janvier, Serge Federbusch reviendra enfin sur cette question.

NOVOpress :Monsieur Federbusch, vous avez été élu conseiller du Xe arrondissement de Paris de 2008 à 2014, président du Parti des Libertés, fondateur de Delanopolis.fr, premier site indépendant d’informations en ligne sur l’actualité politique parisienne. Merci pour votre éclairage « de l’intérieur » sur le fonctionnement de la Mairie de Paris et plus généralement sur l’état politique de Paris.
La mairie de Paris c’est une dette passée de 1 Milliard en 2001 — année d’arrivée de Delanoë à la Mairie — à 3.7 Milliards en 2013… Alors Paris, c’est une petite Grèce en puissance, qui pourrait se retrouver en faillite comme Detroit ?

Serge Federbusch : Lorsque la gauche arrive au pouvoir municipal en 2001, la ville, malgré la campagne de dénigrement lancée par la gauche contre les Tiberi, est bien gérée. Les impôts sont bas, la dette anecdotique. Cette dernière a quadruplé en 14 ans de « socialoverdisme », soit un pourcentage d’augmentation bien supérieur à celui de la dette de l’État, pourtant en vive croissance. Mais le plus inquiétant est que cette hausse s’est faite malgré une forte augmentation des impôts et, surtout, malgré la divine surprise des recettes de droits de mutation (frais de notaires), portées par la hausse du prix de l’immobilier. Delanoë et Hidalgo ont réussi l’exploit de faire « exploser » la dette alors qu’ils bénéficiaient d’autres recettes en forte croissance.

NOVOpress : Lors des discussions sur le Budget 2015 Anne Hidalgo a « découvert » qu’il lui faudrait trouver de quoi combler « un gap de 400 millions d’euros ». Cette ignorance et cette panique sont très inquiétantes : ne peut – on craindre d’autres « découvertes » du même genre et une spirale sans fin de taxations, d’emprunts et de dépenses incontrôlées ?

Serge Federbusch : Naturellement, il s’agissait d’une surprise feinte, car Hidalgo sait parfaitement d’où vient le problème. La municipalité a engagé la ville des dépenses clientélistes très lourdes dont beaucoup ont des effets récurrents : logement social, embauches, etc. Elle n’ose pas tailler dans les subventions aux associations de copains et de coquins. Il lui faut donc augmenter les impôts de manière discrète et, surtout, continuer de faire croître la dette.
Lire la suite

Jacques Bompard à L'Assemblée

Jacques Bompard souhaite un meilleur contrôle des subventions aux associations

En France, 7 % des associations reçoivent 70 % des subventions publiques alors que 80 % des associations n’en reçoivent pas. Les associations recevaient en 2012 plus de 1,8 milliards d’euros de subventions, dont une part non négligeable va à des partis de gauche et à des mouvements aidant les migrants en situation irrégulière telles SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le Groupe d’Information de Soutien des Immigrés [GITSI]… parfois à hauteur de 95 % de leur budget, comme Ni Putes Ni Soumises. La seule association France Terre d’Asiles reçu plus de 26 millions d’euros !

Ce financement opaque, arbitraire et parfois abusif a d’ailleurs fait l’objet d’un enquête des Contribuables Associés pointant du doigt les abus, détournements de fonds, subventions excessives. Quelques exemples :
– Julien Dray est accusé d’avoir détourné 351 027 euros dans un scandale impliquant SOS Racisme et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) créée par les étudiants de SOS Racisme (accusé en 2009)
– Harlem Désir, lui, aurait détourné 202 560 francs soit 30 880 euros lors d’un emploi fictif chez l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants (Arfem) alors qu’il dirigeait SOS Racisme (accusé en 2012)
– Sihem Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises, est accusée de de détournements de fonds : « 20 000 euros pour refaire le site de l’association », des factures de 3 000 euros de taxis par mois (accusée en 2011)

C’est pour éviter de tels abus que le député Jacques Bompard a rédigé une proposition de loi visant à contrôler le financement public du monde associatif sur trois aspects :
• Un volet économique : que les associations profitent vraiment à la France et aux Français. Des associations soutenues à plus de 95 % par l’Etat démontrent par la faiblesse de leurs dons privés le peu d’intérêt que les français y portent et en retirent.
• Un volet identitaire : les subventions allouées doivent être au service des citoyens français et non pas, par exemple, à celui de l’immigration clandestine (Jean-Paul Gourévitch estime que 220 millions d’euros par an sont alloués aux associations d’aide aux immigrés)
• Le député souhaite enfin que les associations qui se portent partie civile de manière abusive soient sanctionnées.

Thomas Thévenoud de retour à l’Assemblée nationale

29/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
L’ex-secrétaire d’Etat Thomas Thévenoud était de retour hier, vendredi 28 novembre, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, pour la première fois depuis sa démission du gouvernement début septembre suite à ses « oublis » fiscaux.

Le député de Saône-et-Loire, maintenant non-inscrit, assistait au débat sur la résolution socialiste invitant le gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien. Dans le calme mais observé depuis tous les bancs, il s’est installé à l’avant-dernier rang de l’hémicycle, siégeant parmi les non-inscrits. Seul le co-président du groupe écologiste, François de Rugy, est venu le saluer avant l’ouverture de la séance.

Publié le
Les couacs du gouvernement autour d’une promesse de pause fiscale

Les couacs du gouvernement autour d’une promesse de pause fiscale

15/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Y aura‑t‑il de nouvelles hausses d’impôts en 2015 ? Christian Eckert (au premier plan sur la photo), secrétaire d’Etat chargé du budget, ne l’a pas exclu. François Hollande assurait pourtant le 6 novembre qu’« à partir de l’année prochaine, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts sur qui que ce soit ».

Jeudi matin, Christian Eckert s’est montré beaucoup plus prudent, estimant « Qu’on ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d’un contexte international que nous ne maîtrisons pas ».

Quelques minutes plus tard, le porte‑parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a tenu à démentir les propos de M. Eckert. « Il n’y aura pas de hausse d’impôt décidée l’année prochaine, en 2015, par le gouvernement, a‑t‑il affirmé sur i>Télé. Pour moi, la décision est gravée dans le marbre. La porte est fermée ».

Ces multiples errements de communication du gouvernement sur une énième annonce de pause fiscale illustrent la légèreté d’une telle promesse ; ils annoncent l’amertume des renoncements à venir.

Crédit photo : Daniel BRACCHETTI, via Flickr, (cc).

Suppression du quotient conjugal : nouvelle atteinte à la famille

Suppression du quotient conjugal : nouvelle atteinte à la famille

11/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le Conseil d’Analyse Economique (CAE) préconise la suppression du quotient conjugal dans un récent rapport, pour lutter « contre les inégalités hommes/femmes ».

Le CAE est une commission ayant pour mission d’éclairer les choix du Gouvernement en matière économique. Ce conseil a remis au gouvernement cette semaine des recommandations pour réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes. Il constate en effet qu’il y a environ 25% d’écart entre les salaires des deux sexes. Le CAE suggère donc une augmentation du nombre de places de crèches, une facilitation de l’accès aux femmes des métiers masculins, comprenez des métiers scientifiques, avant de préconiser la suppression du quotient conjugal. Le quotient conjugal, c’est la prise en compte par les impôts de la communauté patrimoniale des époux. Il leur permet de faire une déclaration de revenus commune, et d’ainsi diminuer leurs prélèvements. Cette mesure avantage surtout les couples ayant une forte disparité de revenus.

Cette réforme devrait, selon les auteurs, faire augmenter l’emploi des femmes en France de 1 ou 2 %

L’idée n’est pas toute neuve. Elle avait déjà été évoquée par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des droits des femmes, fin 2013. Le but affiché, c’est d’inciter les femmes à travailler plus pour gagner plus et payer plus d’impôt. La suppression du quotient conjugal, en effet, augmentera les impôts surtout là où un seul des deux époux travaille. Il faudra donc que les mères au foyer, ou les femmes qui travaillent à temps partiel, aillent davantage travailler pour gagner le même revenu net d’impôt. Et ce, sous un impératif de justice sociale !

Lire la suite

Insee : la dette de la France a dépassé 2.000 milliards d'€

Insee : la dette de la France a dépassé 2.000 milliards d’€

02/10/2014 – PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
Dans un article publié avant-hier par l’Insee, la dette publique de la France a dépassé en juin, pour la première fois, la barre symbolique des deux mille milliards d’euros. Celle-ci atteint désormais 95 % du PIB. En dix ans, la dette a doublé et elle ne cesse de continuer à augmenter. Alors que les administrations et les collectivités territoriales diminuent leurs dépenses, l’Etat de son côté les augmente de façon exponentielle : + 35 milliards d’euros au premier semestre 2014.

Par ailleurs, le budget consacré au remboursement des intérêts de la dette est le plus important de l’Etat : plus de 45 milliards d’euros à la charge du contribuable bien sûr ! L’inversion de la courbe de la dette, ce n’est pas pour maintenant…

De con coté la Cour des comptes a indiqué par la voix de son premier président, Didier Migaud, que cette dette représente plus de 30.000 euros par Français (enfants compris) et qu’elle a augmenté « de 1.300 euros par Français en un an ».

Crédit photo : GemeinWesen, via Flickr, (cc).

En France, les prélèvements sur le travail sont les plus élevés d’Europe

En France, les prélèvements sur le travail sont les plus élevés d’Europe

17/09/2014 – PARIS (via Contribuables Associés)
En France, les prélèvements sur le travail sont les plus élevés d’Europe d’après une étude du cabinet d’audit et de conseil BDO.

D’après cette étude, les cotisations salariales et patronales en France sont les plus élevées d’Europe. «La France possède le taux de prélèvement sur le travail le plus élevé d’Europe, non pas en raison du niveau d’impôt sur le revenu qui pèse sur les ménages, mais à cause des cotisations employeurs qui sont bien supérieures à celles de nos voisins», explique Christine Costard, associée du cabinet BDO.

Les cotisations patronales représentent 42 % du salaire brut en France ( pour un couple avec 2 enfants disposant d’un revenu annuel brut de 50 000 euros), contre 29 % en Italie, 26 % en Espagne, 19 % en Allemagne et 11 % au Royaume-Uni. Quel que soit le niveau de rémunération, la France est la championne d’Europe des cotisations patronales, y compris pour les plus gros salaires.

«La France détient aussi le record pour les cotisations sociales salariés, là encore, quel que soit le salaire annuel brut», ajoute Christine Costard. Les cotisations sociales salariés s’élèvent à 21 % en France, contre 10 % au Royaume-Uni, 9 % en Italie ou 5 % en Espagne.

«Pour un couple avec 2 enfants et un salaire annuel brut de 50 000 euros, le total des prélèvements (impôt sur le revenu, cotisations sociales salariales et cotisations patronales salariales) s’élève à 30 079 euros en France. C’est 16 % de plus qu’en Allemagne, 17 % de plus qu’en Italie, 27 % de plus qu’en Espagne, 68 % de plus qu’en Suisse ou encore 77 % de plus qu’en Grande-Bretagne», conclut Christine Costard. Triste constat…

La République des fraudeurs [Présent 8183]

La République des fraudeurs [Présent 8183]

09/09/2014 – PARIS (NOVOpress) – Les déclarations, la main sur le cœur, de Jérôme Cahuzac, jurant n’avoir jamais eu de compte en Suisse, n’ont pas fini de résonner dans l’hémicycle que déjà « l’affaire Thévenoud » vient nous conforter dans l’idée que, aussi moralisateurs soient-ils, ces socialistes sont les premiers à s’asseoir sur l’éthique. Ainsi, lundi, le député et éphémère conseiller d’Etat Thomas Thévenoud (photo), ancien vice-président de la mission d’information sur la fraude fiscale et de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac (!), qui ne payait pas ses impôts depuis des années, a-t-il officiellement annoncé sa « mise en retrait » du PS. En revanche, a-t-il ajouté, pas question de quitter son siège de député !

La République des fraudeurs [Présent 8183]« Sanction symbolique »

Sous la pression des médias et d’une partie de la classe politique qui sent bien les effets ravageurs de cette nouvelle affaire au moment où Marine Le Pen est donnée en tête des sondages, le député PS de Saône-et-Loire a en effet expliqué qu’après s’être entretenu avec Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, il avait finalement décidé de se « mettre en retrait du Parti socialiste et donc du groupe SRC à l’Assemblée nationale ». Mais pas question d’aller au-delà : là où un minimum d’amour-propre aurait poussé n’importe quel homme à quitter son siège à l’Assemblée, Thévenoud a, lui, décidé de rester. Ce qui signifie concrètement qu’il continuera à être député de Saône-et-Loire mais ne siégera plus dans l’hémicycle parmi ses collègues socialistes. Il devrait rejoindre les non inscrits, comme c’est déjà le cas d’un autre ex-député PS, Sylvie Andrieux, qui siège là depuis 2013 et sa lourde condamnation pour détournement de fonds publics… Une solution qui, au fond, arrange les socialistes, comme le soulignait Olivier Pirot dans La Nouvelle République du Centre Ouest, puisque cette « sanction symbolique » leur permet de « ne pas trop perdre la face » et « de sauver du bout des doigts la majorité » absolue qui ne tient qu’à une voix.

Lire la suite

J-1 avant le "Jour de libération des contribuables"

J-1 avant le « Jour de libération des contribuables »

26/07/2014 – PARIS (via Contribuables Associés)
Cette année, pour payer les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales, les Français travaillent en moyenne jusqu’au 26 juillet !

Cette année, le poids de la dépense publique représente ainsi 56,7% du PIB. Rapporté au nombre de jours d’une année, c’est l’équivalent de 207 jours des richesses produites qui sont dépensées par l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales. Autrement dit, les Français travaillent du 1er janvier au 26 juillet pour financer les dépenses publiques. Et ce n’est qu’à compter du 27 juillet qu’ils peuvent bénéficier de leurs revenus. C’est pourquoi demain dimanche 27 juillet sera « le jour de libération des contribuables » !

[…]

Le jour de libération fiscale (le 27 juillet 2014) est une moyenne pour l’ensemble des Français. Chaque contribuable, en fonction de ses revenus et de sa situation (retraité, fonctionnaire, actif…) n’est pas libéré de ses obligations à la même date.

Contribuables Associés propose un calculateur personnalisé et anonyme pour permettre à chacun de calculer son propre jour de libération :
www.contribuables.org/jour-de-liberation-fiscale

Pour lire l’article dans son intégralité