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Hijab Sciences Po

Hijab Day à Sciences Po : plus c’est con, plus ça fait du buzz

21/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Lilly Mullot, Laetitia Demaya et Anaïs Khaldi peuvent être satisfaites : leur opération Hijab Day – Un voile pour une journée, qu’elles avaient organisée à Sciences Po, a parfaitement fonctionné. Sur le plan médiatique s’entend. Durant toute la journée d’hier, Sciences Po a été assailli par les journalistes venus recueillir les commentaires des étudiants sur cette opération menée au nom d’une sorte de féminisme antiraciste exprimé en orthographe « genrée » : « Voilé.e.s, pas voilé.e.s, tou.te.s égales/égaux. »

Le principal mérite de cette Journée du hijad, que le Front national de Sciences Po a été le premier à dénoncer, aura été de confirmer ce que l’on savait déjà : plus c’est con, plus ça fonctionne. Il s’est ainsi trouvé des étudiantes de Sciences Po, supposées constituer la future élite de la nation, pour se recouvrir et expliquer doctement (mais confusément) qu’elles manifestaient ainsi leur solidarité avec des minorités forcément opprimées. Il s’est trouvé des responsables étudiants, comme Arthur Moinet, le vice-président de l’Unef de Sciences Po, pour défendre cette initiative – c’est le même qui avait lancé, en 2014 à Nantes, la Journée de la jupe. Et il s’est trouvé une direction de Sciences Po, fidèle à l’impulsion donnée par Richard Descoings, pour manifester sa compréhension à l’égard de cette initiative, ce qui a conduit Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, à demander sa démission.

Frédéric Mion, le direction de l’Institut d’études politiques de la rue Saint-Guillaume, a dû goûter cette provocation tellement parisienne : il était auparavant secrétaire général de Canal +. Bref, comme dit Alice, c’était « cool ». S’il manquait une preuve de l’échec absolu de l’Education nationale à former les jeunes Français, on l’a eue.


Le « Hijab Day » divise Sciences Po Paris par leparisien

FN Sciences Po Hijab Day

Faits & Documents n°353 du 15 au 31 mars 2013. Portrait : Frédéric Mion

Faits & Documents n°353 du 15 au 31 mars 2013. Portrait : Frédéric Mion

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 mars 2013 va bientôt paraître, avec (entre autres) un portrait de Frédéric Mion, nouveau directeur de SciencesPo. Extrait.

C’est à l’issue d’une série de coups fourrés et d’un véritable putsch orchestré par les proches de feu Richard (« Ritchie ») Descoings qu’un inconnu du grand public, Frédéric Mion, le très gay-friendly secrétaire général de Canal+, a été finalement choisi, le 1er mars 2013, pour diriger l’Institut d’études politiques de Paris. Ce, alors qu’il ne correspondait pas aux critères fixés par la fondation nationale des sciences politiques, comme l’a expliqué l’un des trois finalistes, Louis Vogel, président de l’université Panthéon-Assas et de la Conférence des présidents d’univer- sité, qui, écœuré, a préféré se retirer: « Sciences-Po a affirmé au départ que le profil recherché était celui d’un universitaire. C’est pour cela que j’ai déposé mon dossier. En plaçant à la tête un haut fonctionnaire, ma candidature n’a plus lieu d’être. »

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Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait « décapant » de Richard Descoings, ancien directeur de Sciences Po décédé à New York dans des conditions particulières. Extrait.

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings« Chantre de l’égalité des chances », « révolutionnaire dans un monde figé », « agitateur d’idées », « haut fonctionnaire réformateur », « personnalité incontournable en matière d’éducation », « serviteur de l’État qui a eu plus d’influence que beaucoup de ministres », « infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde » (Nicolas Sarközy), etc. Vous l’ignoriez jusqu’alors, mais un véritable « saint laïc » est mort le 3 avril… Le décès du directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 3 avril, aura été plus salué que celui de n’importe quel prix Nobel ou ancien Premier ministre français. Il aura eu droit à la « Une » et deux pleines pages rien que dans Le Monde. Les hommages ont donc été unanimes, de droite à gauche, pour celui qui était en réalité un « calculateur ambitieux » (Le Nouvel économiste du 7 novembre 2003), évidemment administrateur du Siècle, aux revenus scandaleux (40 000 euros par mois), à la mégalomanie revendiquée, aux mœurs particulières et à la gestion très critiquée. Celui qui est décédé dans des conditions étranges était à l’image de la sous-culture boboïsée et mondialisée des élites libérales moisies : un admirateur du social-libéralisme, un destructeur de la culture classique et de l’« égalitarisme républicain » (suppression des épreuves de culture générale, recrutement au choix), valeurs auxquelles il avait substitué la « tchatche », les paillettes et la « diversité multiculturelle ». Comme l’avait très bien résumé Éric Zemmour il y a quelques mois : « Il est à la fois le fossoyeur de l’élitisme républicain et l’idiot utile du capitalisme. »

« Descoings, surnommé “Ritchie-D”, “Monsieur Riches-Idées”. » Le Journal du dimanche, 22 janvier 2006.
(Je suis) « le premier pédé de Sciences-Po. » Le Point, 9 mars 2007.
Il est « pour les uns, un visionnaire, pour les autres, un mégalomane ». Le Monde, 22 septembre 2004.
« Un iconoclaste au pays des “technos”. Un pourfendeur de tabous à l’allure de dandy (qui) aime bien touiller la marmite universitaire avec de drôles d’idées très médiatiques. » L’Express, 15 mai 2003.
« Pour lui, un Français d’origine étrangère, de préférence maghrébin ou africain, sera toujours préférable à un Français dit “de souche” quel que soit le milieu social des uns et des autres. » Marianne 2.
« Barbe de trois jours, cheveux coiffés au gel, sourire qu’il déclenche sur commande, alliance en or à la main droite, anneau en argent à la main gauche, comme s’il ne fallait pas se laisser enfermer dans les choix et les convenances… À côté, l’étudiant qui distribue des tracts de la CNT dans le hall d’entrée a des airs de cadre d’IBM. » Challenges, 4 décembre 2003.
« La réputation de Richard Descoings le précède : brutal, despotique, autoritaire. » Le Nouvel économiste, 7 novembre 2003.

Tout d’abord, les faits tels qu’ils n’ont pas été présentés dans la presse française, sinon de manière pudique et amoindrie, à la différence de la presse anglo-saxonne. Le 3 avril, la police new-yorkaise a retrouvé, à 13 heures, le corps nu « ne portant pas de trace évidente de traumatisme » de Richard Descoings (du sang coulant de sa bouche) dans une chambre, en désordre, d’un hôtel huppé de la 51e rue, le Michelangelo. À proximité, de l’alcool et des antidépresseurs. Son ordinateur et son téléphone portable avaient été jetés quatre étages plus bas. L’examen de son ordinateur a permis de constater qu’il avait consulté des sites de rencontres homosexuelles. Plusieurs personnes « de sexe masculin », non encore identifiées, s’étaient retrouvées avec lui dans la chambre durant la nuit. Comme seul l’a écrit Rue89 (Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres, 8 avril 2012) : « N’importe quel gay, à l’annonce de ces quelques indices, sait très bien de quoi il en retourne. » (…)
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Crédit photo : Kitman via flickr (cc)