Tag Archives: Idéologie

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Chauprade claque la porte du FN et règle ses comptes

10/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ambiance « règlement de comptes » hier sur le plateau d’iTele. Aymeric Chauprade a annoncé quitter le Front National et s’est livré à un virulent réquisitoire contre Marine Le Pen et Florian Phillippot, qui cumulent selon lui trahisons morales et renoncements idéologiques. Pour autant, il ne fait sans doute que devancer de peu une éviction du FN.

Si le géopoliticien passé à la politique, Aymeric Chauprade, a décidé de quitter le FN, il a aussi tenu à s’en expliquer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le député européen, jusqu’à hier sous l’étiquette FN, ne tire pas à fleurets mouchetés.
C’est, selon Chauprade, tout d’abord « à cause de deux trahisons essentielles dont Marine Le Pen s’est rendue coupable » qu’il quitte le navire. La première est à son endroit, après qu’il eut été dessaisi de toute fonction après sa vidéo sur la « cinquième colonne islamiste » par la présidente du FN. La seconde, plus importante concerne le sort réservé à Jean-Marie Le Pen.

Comment ne pas penser que ceux qui trahissent à la fois leurs proches et ceux auxquels ils doivent tout, ne trahiront pas un jour le peuple lui-même ? Sous la pression de Florian Philippot, Marine a décidé de se débarrasser de Jean-Marie Le Pen. C’est une faute morale grave, car on ne peut pas prétendre incarner le parti des valeurs et des fondamentaux quand on brise soi-même un certain nombre de lois. Ce n’est pas une loi politique, c’est presque une loi de civilisation.

Il a aussi pointé du doigt des divergences idéologiques avec Florian Phillippot (et, partant, avec Marine Le Pen, laquelle serait « sous influence » du vice-président du FN), notamment sur la place que doit prendre le combat contre l’islamisme, mais aussi sur des questions économiques.
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Charlie Hebdo : la couv. qui choque… les naïfs

08/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
La Nième
« provoc de trop » pour Charlie Hebdo ? Désignant Nadine Morano comme « la fille trisomique cachée de De Gaulle », elle blesse les parents d’enfants atteints de cette maladie… et, en bon média de propagande, assimile l’énoncé de vérités patentes à une maladie mentale.

Les parents d’enfants trisomiques, à l’instar de Caroline, qui publiait il y a quelques mois une tribune touchante sur le fait d’être la maman d’une petite fille atteinte de trisomie, sont choqués et blessés par la dernière couverture du magazine « satirique ». On y voit Nadine Morano présentée comme « la fille trisomique cachée de De Gaulle ».
Alors Caroline a ressorti sa plus belle plume pour écrire un nouveau billet où elle se désole de l’humour de Charlie.
Exercice délicat pour la jeune mère, qui fait de gros efforts pour rester « Charlie » et que l’on ne puise pas faire d’amalgame entre elle et Nadine Morano… car elle doit bien savoir que le PADAMALGAM, ça ne marche que pour les musulmans. Bref, elle avait vraiment envie de dire à Charlie Hebdo toute la peine que lui avait causée cette couverture, à elle et à tous les parents d’enfants trisomiques, sans risquer de se faire censurer au nom de la liberté d’expression.
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Le chaos

15/09/2015 – FRANCE (Présent 8440)

Près de dix millions de personnes en France sont en situation de grande fragilité par rapport au logement selon la Fondation Abbé Pierre. 700 000 personnes n’ont pas de toit du tout et plus de 200 000 dorment dans la rue. Des centaines de milliers de Français et d’immigrés légaux sont sur liste d’attente pour des logements sociaux. Et là, la présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, Marie-Arlette Carlotti, nous sort de son chapeau 77 310 logements sociaux miraculeusement « vacants »… Précisant qu’en raison de leur statut, les « réfugiés » (comme il convient de les considérer tous) « ne se posent pas en concurrence avec d’autres publics en grande précarité ». Une énormité de plus, on n’est plus à ça près.

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Depuis des mois, on nous serine que l’austérité est là, que les Français doivent faire des efforts, encore et encore, qu’il n’y a plus d’argent nulle part, qu’on en cherche partout, on divise les allocations familiales par deux, on alourdit les taxes, on rogne sur tout, mais Michel Sapin l’affirme : « C’est juste une question de quelques millions, à la mesure de ce que nous pouvons faire et qui ne se fera pas au détriment du reste. »

Ils nous disent absolument n’importe quoi.
Ils nous mentent à longueur de journée, totalement débordés qu’ils sont par la violence de l’invasion, paniqués par les conséquences, ligotés par leur idéologie, totalement à genoux. À l’image de Najat Vallaud-Belkacem qui affirme tout sourire que « c’est une chance pour les communes rurales puisque leurs enfants vont permettre de gonfler les effectifs des classes évitant ainsi la fermeture des écoles ». On sait en effet comme c’est une chance pour les élèves quand 70 % des effectifs d’une classe ne parlent même pas le français. Pierre Bernard le maire de Montfermeil avait témoigné à ce sujet il y a 30 ans appelant les pouvoirs publics à l’aide. À l’époque, le problème ne concernait que quelques rares secteurs en France, dont le sien, on sait comme ça a été une réussite. Là où 100 clandestins de plus posent déjà un problème, ils en font entrer au forcing 20 000, 50 000, 100 000.

Le gouvernement nous entraîne à court terme vers le chaos social, sécuritaire, terroriste, humain. Avec la complicité de l’intox médiatique quotidienne. Mais la propagande marche de moins en moins. À tel point qu’il se trouve aujourd’hui une courte majorité de Français, 51 % selon OpinionWay, pour déclarer que le Front national a raison dans sa position ferme face aux migrants. Comme le fait justement remarquer un internaute, 51 % osent le dire, mais 90 % sont d’accord. Sur cette question, une consultation nationale est une urgence.
Hollande qui connaît déjà la réponse, s’en gardera bien.

Caroline Parmentier

enfant noyé

Aylan Kurdi : le poids de l’émotion, levier de la manipulation ! Tribune Libre de Vincent Revel

04/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La loi des images impose la pensée unique. Les partisans de l’immigration de masse bénéficient pleinement de l’appui des médias et ceux-ci n’hésitent plus depuis longtemps à sélectionner leurs informations. Face à ce rouleau-compresseur, rares sont ceux à assumer publiquement une réflexion contraire au politiquement correct. 

Désormais, tout passe par l’image. Celle-ci peut faire et défaire la plus solide des réputations et transformer une idéologie ou une utopie en vérité absolue. L’image est là pour émouvoir, briser tous désirs de résistance. Face à elle, la raison n’a plus sa place. Le choc qu’elle est sensée produire a pour but de tout renverser. L’émotion guide à présent les décisions de nos politiques et plus rien ne peut être entrepris sans l’aval des médias, devenus avec le temps les gardiens des nouveaux dogmes, servis intelligemment par les images.

Les « immigrationnistes » l’ont bien compris. La propagande officielle s’en sert pour délivrer ses slogans formatés. L’Européen moderne est prisonnier de ce système et ne peut plus avoir une réflexion indépendante de la loi des images. Tous les détracteurs de l’Occident en abusent, aussi bien les partisans du grand métissage, que les extrémistes de gauche, très influents dans les associations antiracistes, mais aussi les néo-libéraux seulement soucieux de la courbe de croissance des économies modernes.
Qui ose encore assumer publiquement des propos lucides sur le drame des migrants après les images passées en boucle du cadavre d’Aylan Kurdi, ce petit de trois ans, récupéré sur une plage ? L’hypocrisie est à son comble avec cette triste histoire car rien n’a changé dans le sort des migrants, des clandestins et de ceux qui tentent de demander l’asile politique en abusant souvent du système d’accueil de l’Union européenne, complètement dépassée par l’ampleur du problème pourtant prévisible car souvent annoncé par de nombreux auteurs inspirés.
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Mélenchon ou l’hystérie républicaine

01/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Avec alexis Corbière, ils ont fait grand bruit dans la réinfosphère en s’attaquant à l’émission « Secrets d’histoire ». Mélenchon, qui aime rendre hommage à Robespierre et Saint-Just, n’en est pourtant pas à son coup d’essai de Gardien du Temple Révolutionnaire. Portrait de « Santerre ».

Le leader du Front de gauche fait partie de cette catégorie de républicains bornés pour qui l’histoire débute en 1789. Avec son comparse Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), ils jouent les censeurs, chassent les tabous, en gros, tout ce qui contrevient un tant soit peu au mythe de la Révolution et de l’idéologie républicaine. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », c’est du Saint-Just, ça pourrait être du Mélenchon.

Selon eux, Secrets d’histoire, c’est donc

seulement 5 émissions, soit 6% (!) de la totalité, [qui] ont été consacré à des personnalités ou des lieux liés à la République.

Dans cette émission populaire,trop de rois et reines, pas assez de républicains, donc. Mais aussi, histoire d’être bien politiquement correct, pas assez de noirs, pas assez de femmes… Ils voudraient bien l’interdire, au moins imposer des quotas de politiquement correct. Liberté d’expression, quand tu nous tient…

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Humour pour la liberté d’expression ! - par Vincent Revel

[Tribune] Ils sont « Charlie » ? Ils sont déjà morts – par Ulysse

11/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Charlie Hebdo représentait la pire forme de l’idéologie libertaire qui, sous couvert de contestation et de transgression, était sanctuarisée par le pouvoir actuellement en place dont elle était l’insigne agent symbolique et moral. En une image, Charlie Hebdo, c’était le « beauf » de Cabu : ce sale franchouillard raciste moustachu dont on cherchait à faire croire qu’il était la lie de l’humanité et sur lequel on tapait sans fin comme s’il était le tortionnaire malfaisant des gentilles populations immigrées venues enrichir la France. Oui mais voilà, le moustachu cachait un barbu, et le beauf consumériste, un fanatique impitoyable. Le xénophobe d’apparat cachait un fondamentaliste et s’il arrivait à Charlie Hebdo de brocarder le second, c’était en le mettant sur le même plan que le premier ; ainsi d’une couverture à l’autre, une Marine le Pen nazifiée pouvait-elle croiser un Pape pédophile sodomite suivi d’un Mahomet explosif…

Sale beauf, sale babtou

Les prétendus défenseurs de la « liberté d’expression » n’étaient en vérité rien d’autre que les défenseurs sectaires de l’expression libertaire, et ils étaient prêts à toutes les vilénies dès lors qu’il s’agissait de conspuer ce qui contrevenait à leur propre idéologie. Ce faisant, ils ne se rendaient même pas compte, ou si peu et si mal, qu’ils entretenaient précisément les clichés racistes mêmes qu’ils prétendaient par ailleurs combattre. Car enfin, quelle différence y a-t-il entre le « sale beauf » de Cabu et le « sale babtou » des réseaux sociaux et des banlieues? Les deux, dans les yeux de leurs adversaires, n’étaient somme toute rien d’autre que des « gros porcs »…

Les prétendus défenseurs de la « liberté d’expression » n’étaient en vérité rien d’autre que les défenseurs sectaires de l’expression libertaire, et ils étaient prêts à toutes les vilénies dès lors qu’il s’agissait de conspuer ce qui contrevenait à leur propre idéologie. Ce faisant, ils ne se rendaient même pas compte, ou si peu et si mal, qu’ils entretenaient précisément les clichés racistes mêmes qu’ils prétendaient par ailleurs combattre.

Le premier était seulement l’archétype matriciel du second dont il a (entre autres facteurs) favorisé l’apparition. Ainsi, les clichés anti-racistes de Charlie Hebdo ont accompagné et avalisé les clichés racistes des « cités », qui, on expliquera pourquoi plus loin, le lui ont bien rendu.

Crachoir de la gauche cléricale

Charlie Hebdo, c’était donc cela : une grande soupe relativiste où tout ce qui ne ressemblait pas à une exigence compassionnelle humanitariste très vaguement étayée par des postulats marxistes devenait immédiatement fasciste ; où tout ce qui ne s’apparentait pas aux mouvements du cœur de belles âmes nihilistes boboïsées apparaissait alors comme les prémisses d’une dictature… En vérité, cette contestation anarcho-nihiliste de tous les ordres en cachait bien un d’ordre : celui d’un pouvoir qui subventionnait le journal et sans lequel il aurait déjà eu disparu depuis beau temps. C’est qu’au fond, Charlie Hebdo incarnait les aspirations morales (moralement anti-morales devrait-on dire) de la génération 68 qui, embourgeoisée jusqu’à l’overdose, gardait comme un animal de compagnie attendrissant cette sorte de souvenir de sa fougue transgressive de jeunesse ; une « potiche » du pouvoir, ponctuellement utile pour victimiser le patriotisme, utile parfois aussi pour servir de caution de « tolérance » universaliste lorsqu’il s’agissait de prétendre défendre un humanisme dont on se demandait bien ce qu’il avait encore à voir avec celui de Pic de la Mirandole.

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L'abstraction, force ou faiblesse des Européens ? - par Clément Martin

L’abstraction, force ou faiblesse des Européens ? – par Clément Martin

10/12/014 – NICE (NOVOpress)
Il est communément admis que l’intelligence s’appuie sur deux piliers: la capacité à mener un raisonnement abstrait et le raisonnement logique. Plus radical, le psychologue Lewis Terman, connu pour avoir participé à l’approfondissement du test de QI Stanford-Binet au début du XXème siècle, affirmait que l’intelligence d’un individu était sa seule capacité à mener un raisonnement abstrait. Robert Sternberg, président de l’Association des psychologues américains n’hésitait pas lui à affirmer que c’en était même le premier signe d’ingéniosité. Ainsi, le fondement même de l’intelligence, et donc des capacités créatrices, reposerait sur cette capacité d’abstraction.

Les Européens l’ont brillamment exploitée durant des siècles, autant à travers leur production artistique (la fresque de la chapelle Sixtine, les œuvres de Boticelli), qu’intellectuelle ou philosophique (Aristote, saint Thomas d’Aquin), ou bien encore architecturale (Versailles, l’escalier à double révolution). On retrouve aussi cette faculté à pousser loin le raisonnement abstrait dans le génie militaire d’un Napoléon ainsi que dans la conquête spatiale durant la deuxième moitié du XXème siècle.

Mais cette force qui a fait la suprématie de la civilisation européenne se retourne aujourd’hui contre elle-même, c’est-à-dire contre nous. Au fil des siècles, cette capacité d’abstraction, qui nous a fait exceller dans tant de domaines et permis à notre culture de rayonner sur le monde, nous emmène vers des théories absurdes et suicidaires.

La pensée aristotélicienne classique ou “philosophie réaliste” part de l’expérience pour en tirer des principes fondamentaux. Cela présuppose que le monde est structuré, ordonné rationnellement, et que notre raison peut abstraire et connaître cet ordre. Avec Descartes, le réel tel que nous le percevons est mis en doute, c’est sur le sujet pensant que se fondent désormais la connaissance, la morale et le droit. Les philosophes des Lumières au XVIIIème siècle siècle consacrent quant à eux la primauté de la Raison sur le réel. L’idée pure est détachée de toute réalité, c’est la victoire de l’abstraction sur l’expérience sensible. Faisant fi de l’empirisme, de la réalité et les structures traditionnelles deviennent ainsi des entraves à la réalisation de leurs nouvelles idéologies. Elles doivent être donc détruites pour laisser place à une société basée uniquement sur des idées. C’est le début de la dérive, l’abstraction devenant idéologie, puis système pour enfin finir comme grille de lecture unique.

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Georges Montcriol : L'aveuglement féministe

Georges Montcriol : L’aveuglement féministe

Pourfendre la vulgate féministe, c’est, pour l’auteur, noter un premier fait paradoxal : les féministes soutiennent que, dans notre société, le pouvoir est aux mains des hommes, mais c’est pourtant dans tous les lieux de pouvoir, et d’abord dans les média, qu’on ne cesse de célébrer la « libération » des femmes, et d’applaudir à leurs combats futurs. A-t-on jamais vu le maître exhorter ses esclaves à se révolter contre lui ! Toute femme devrait donc s’interroger : si l’on me caresse dans le sens du poil avec autant d’insistance depuis si longtemps, ne devrais-je pas me méfier ? Sans préjugés et sans passion, tout en désacralisant quelques idoles, l’auteur montre que le féminisme, loin d’énoncer la vérité sur la condition des femmes, fait preuve en réalité d’un aveuglement à manifestations multiples. Mêlant argumentation précise et ironie acerbe, il analyse ces effets : méconnaissance de la différence des sexes, interprétation imaginaire de l’histoire, image caricaturale du passé, injustice scandaleuse envers les hommes, illusion sur le sens de sa propre action. À ses yeux, le féminisme pourrait bien constituer une mystification ayant conduit les femmes dans l’impasse. Il est fort possible qu’un jour elles se montrent beaucoup moins convaincues des progrès dont leur condition est censée avoir bénéficié depuis l’essor du mouvement féministe.

Les Éditions de Paris-Max Chaleil (février 2014). Acheter sur Amazon.

Alain de Benoist : « Les guerres idéologiques modernes ont pris le relais des anciennes guerres de religion »

Alain de Benoist : « Les guerres idéologiques modernes ont pris le relais des anciennes guerres de religion »

Entretien avec Alain de Benoist paru sur Boulevard Voltaire le 24/04/2014 – Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire. – (…) Grande est l’impression que, désormais, non content de battre l’ennemi, il faut l’annihiler, le criminaliser, voire le convertir… N’assistons-nous pas à des parodies de croisade, les droits de l’homme ayant remplacé les Évangiles ?

Dès que l’on se situe sur le terrain de la morale, une telle évolution est inévitable. Les guerres de religion sont par définition les plus meurtrières, parce que l’ennemi n’y est plus perçu comme un adversaire du moment, qui pourrait éventuellement devenir un allié si les circonstances changeaient, mais comme une figure du Mal. C’est pour en finir avec les guerres de religion qu’au lendemain des traités de Westphalie (1648) un nouveau droit de la guerre (jus ad bellum), lié à l’avènement de ce qu’on a appelé le jus publicum europaeum, a vu le jour. Son but explicite était d’humaniser la guerre, de la « mettre en forme », selon l’expression de Vattel. C’était une guerre à justus hostis : on admettait que celui-là même que l’on combattait pouvait avoir ses raisons. Il était l’ennemi, mais il n’était pas le Mal. La victoire s’accompagnait d’un traité de paix, et nul ne cherchait à perpétuer, au lendemain des combats, une hostilité qui n’avait plus lieu d’être.

Les guerres idéologiques modernes ont pris le relais des anciennes guerres de religion, avec lesquelles elles ont une évidente parenté : il y est toujours question du Bien et du Mal. Ces guerres modernes ressuscitent le modèle médiéval de la guerre à justa causa, de la « guerre juste », c’est-à-dire de la guerre qui tire sa légitimité de ce qu’elle défend une « juste cause ». L’ennemi est, dès lors, nécessairement tenu pour un criminel, un délinquant, qu’il ne faut pas seulement vaincre, mais dont on doit aussi éradiquer tout ce qu’il représente. Les guerres « humanitaires » d’aujourd’hui sont des guerres au nom de l’humanité : qui se bat au nom de l’humanité tend nécessairement à regarder ceux qu’il combat comme hors humanité. Contre un tel ennemi, tous les moyens deviennent bons, à commencer par les bombardements de masse. Dès lors s’effacent toutes les distinctions traditionnelles : entre les combattants et les civils, le front et l’arrière, la police et l’armée (les guerres deviennent des « opérations de police internationale ») et finalement la guerre et la paix, puisque avec la « rééducation » des populations conquises, la guerre se prolonge en temps de paix. Quant au soldat, comme l’écrit Robert Redeker, l’auteur du Soldat impossible, il est « remplacé par un mixte de policier, de gendarme, d’intervenant humanitaire, d’assistance sociale, d’infirmier et de pédagogue », chargé de « convertir, en punissant les récalcitrants, tous les États aux droits de l’homme et à la démocratie ». Ce n’est plus qu’une apparence de soldat. (…)

Texte intégral : bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-guerres-ideologiques-modernes-pris-relais-anciennes-guerres-religion,56814

Quand l'idéologie aveugle une journaliste du Monde au point de légender de travers une photo pourtant explicite...

Quand l’idéologie aveugle une journaliste du Monde au point de légender de travers une photo pourtant explicite…

25/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Une tribune de Xavier Moreau, publiée ce jour sur Realpolitik.tv et reprise cet après-midi sur Novopress, a mis en évidence la confusion – certainement involontaire, mais témoignant d’un parti pris idéologique manifeste – d’une journaliste chevronnée, Marion Van Renterghem (grand reporter pour le journal Le Monde).

Marion Van Renterghem a, au sujet de la photo d’une procession en hommage à un cosaque et un soldat ukrainien tués par de « mystérieux » snipers* il y a quelques jours, accusé sur Twitter les russes de ne rendre hommage qu’à leur camp. Las ! La photo et le tweet (retirés depuis par la journaliste, qui a admis son erreur suite au signalement de plusieurs internautes), montrait bien dans un même cortège un soldat cosaque et un soldat ukrainien, marchant côte-à-côte et portant fraternellement chacun un portrait de leur tué.

C’est un exemple parmi tant d’autres de la prise de position « anti-russe » des médias occidentaux, au mépris de toute déontologie journalistique. En arriver à un tel degré d’aveuglement en dit long sur la guerre de propagande et de diabolisation que livre l’Ouest à l’Est. Comme vis-à-vis de la Serbie il y a 15 ans, la palme des meilleurs auxiliaires de presse de l’OTAN revient au journal Le Monde

*Dans sa tribune, Xavier Moreau accuse directement l’OTAN d’être à l’origine de ces morts pour tenter de « faire basculer la réunification de la Crimée dans un bain de sang ».

Crédit photo : drumaboy via Flickr (cc)

Henry de Lesquen : "Oser dénoncer le cosmopolitisme comme l’ennemi des nations"

Henry de Lesquen : « Oser dénoncer le cosmopolitisme comme l’ennemi des nations »

21/11/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – Les 23 et 24 novembre, le Club de l’Horloge organise sa 29ème Université annuelle dont le thème est « Le cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale ». Novopress a rencontré Henry de Lesquen, le président du Club de l’Horloge, à cette occasion.

Henry de Lesquen, vous êtes président du Club de l’Horloge. Pouvez-vous nous dire quel est son rôle dans le débat public d’aujourd’hui ?

Le Club de l’Horloge est un cercle de pensée politique indépendant des partis. Depuis sa création en 1974, il a développé un corps de doctrine pour la droite à travers ses conférences, colloques, universités annuelles, ouvrages de commission, en associant à ses travaux les meilleurs esprits de la France et de l’étranger. Il a l’ambition d’être une boussole idéologique et il l’a effectivement été. Songez que c’est lui qui a lancé plusieurs notions centrales du débat public, telles que la préférence nationale, l’Europe des nations, la superclasse mondiale, la réinformation…

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Comité consultatif national d’éthique : un outil au service de la laïcité radicale du gouvernement socialiste

Comité consultatif national d’éthique : un outil au service de la laïcité radicale du gouvernement socialiste

06/10/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress via le Kiosque courtois) –
Le 22 septembre dernier, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été renouvelé pour moitié. Parmi ses nouveaux membres, on compte désormais Jean‑Pierre Mignard, parrain des enfants de François Hollande, Jean‑Marie Delarue, un proche du Parti socialiste, la sénatrice PS Michelle Meunier, militante pour les droits des transsexuels, ou encore la philosophe Cynthia Fleury, chroniqueuse à l’Humanité. Au total, quinze nouveaux membres intègrent le comité. Des choix sur lesquels la ministre déléguée à la famille, Mme Dominique Bertinotti, a dû s’expliquer jeudi 3 octobre au Palais Bourbon.

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Manifeste pour une nouvelle dissidence

Manifeste pour une nouvelle dissidence

Contre la loi Taubira, la France des invisibles s’est réveillée. Et multiplie les actions de protestation contre la dictature des minorités et du politiquement correct. C’est le temps de la « Nouvelle dissidence ». Un manifeste de janvier 2010 que Polémia rediffuse.
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Les grandes écoles bientôt toutes soumises au diktat de la théorie du genre

Les grandes écoles bientôt toutes soumises au diktat de la théorie du genre

Photo ci-dessus : Judith Butler (à droite) et sa compagne Wendy Brown.

24/01/2013 – 18h50
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le journal des grandes écoles s’est récemment fait l’écho des premières rencontres sur l’éducation « Femmes‑Hommes » dans l’enseignement supérieur, en novembre dernier. Elles précédaient une formation, prodiguée par le gouvernement, des responsables en ressources humaines des grandes écoles sur l’introduction de la théorie du genre auprès des étudiants. Le ministère de l’Enseignement supérieur est aidé dans son entreprise par l’association anglo‑saxonne « SocialBuilder », financée par des entreprises et des fonds de l’Union européenne.

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Confusion des sexes dans les catalogues des jouets de Noël

Confusion des sexes dans les catalogues des jouets de Noël

20/12/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – « On ne naît pas femme ou homme, on le devient ». L’idéologie du Genre, qui cherche à déconstruire l’identité sexuelle, fait des ravages à l’école, mais aussi… dans les catalogues des jouets de Noël ! Le phénomène gagne l’Europe. Le suédois Top Toy (franchise de l’américain Toys ‘R’ Us), vient d’éditer un catalogue gender-blind (« de genre neutre ») pour les enfants. Quant au célèbre magasin londonien, Harrods, il vient de  remplacer son département jouets classés par genre par un rayon dit « neutre » au profit de jouets unisexes.

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[Tribune libre] "L’éducation, otage des idéologies" par Zentropa

[Tribune libre] « L’éducation, otage des idéologies » par Zentropa

13/08/2012 — 17h00
PARIS (via Zentropa) — L’éducation « républicaine, laïque, et obligatoire » est par naissance un projet idéologique et politique. Contrairement aux assertions véhiculées par l’imagerie d’Epinal dont la naïveté perdure encore aujourd’hui et qui voudrait faire de la construction mise en place par Jules Ferry une noble et désintéressée croisade contre l’ignorance et l’obscurantisme des temps passés (alors que la France était alphabétisée depuis le XVIe siècle et ses « petites écoles »), l’école « moderne » a été forgée pour, en formatant les jeunes esprits, convertir irrémédiablement le peuple français aux vertus de « l’idéal républicain » et aux mérites de la pensée des « Lumières ». C’était d’ailleurs là une entreprise bien loin d’être évidente tant les français n’étaient pas « naturellement » attachés à un système qui, depuis son avènement, n’avait entraîné qu’une suite quasi ininterrompue de guerres civiles ou étrangères plus sanglantes et destructrices les unes que les autres.
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Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles [tribune libre]

Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles [tribune libre]

29/04/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) — En 2007, Emmanuel Todd publiait « Le rendez-vous des civilisations » en collaboration avec le démographe Youssef Courbage. Ce livre se voulait une réponse au « Choc des civilisations » de Samuel Huntington. L’ouvrage reprenait une analyse récurrente chez Emmanuel Todd, qui consiste à expliquer les évolutions politiques d’un pays en fonction de son schéma démographique.

« Le rendez-vous des civilisations » s’intéressait donc particulièrement au monde musulman. Si les auteurs notaient une très forte disparité entre les différents pays, leurs conclusions sur les pays du Maghreb étaient sans appel : en croisant les indices de fécondité, le taux d’alphabétisation (notamment des femmes) et l’évolution des structures familiales, l’on nous expliquait que ces pays avaient entamé une évolution démographique qui les conduiraient à terme à s’aligner sur les standards occidentaux.

Mieux, bien au-delà d’une analyse strictement démographique partant du principe que la baisse des taux de fécondité en Europe a coïncidé à la baisse de la ferveur religieuse, Emmanuel Todd se risquait à étendre l’hypothèse au monde arabe. « L’effacement du religieux serait-il une pré-condition de la modernisation démographique ? » Pour lui, la réponse est oui. Constatant un regain de natalité dans les pays musulmans dans lesquels on notait également une nouvelle ferveur religieuse (Malaisie, Indonésie), il était donc entendu que la chute des indices de fécondité dans le monde arabe pouvait s’expliquer par une « poussée de l’indifférence religieuse, voire de l’athéisme ».

Les faits semblaient à l’époque lui donner raison

Emmanuel Todd voulait nous démontrer à tout prix qu’il n’y a plus de problème avec l’islam dans le monde arabe et qu’il n’y a pas de poussée nataliste dans ces populations. Il persistait dans une interview parue en janvier 2011 dans le quotidien Libération. Si la Tunisie se rapprochait des standards démographiques occidentaux, le maintien d’un régime autoritaire lui semblait une anomalie. Ben Ali est certes parti depuis, mais la Tunisie est encore loin du modèle démocratique occidental avec la victoire des islamistes aux dernières élections. Dans la suite de l’interview, Emmanuel Todd nous prédisait que le prochain pays dont le régime autoritaire serait caduc, serait l’Égypte. Là aussi, depuis, le régime est tombé, mais les islamistes ont pris le pouvoir.

L’analyse d’Emmanuel Todd, selon laquelle la baisse de la natalité induit une convergence vers les standards politiques et démocratiques occidentaux, semble donc, à première vue erronée. À l’inverse, la poussée islamiste devrait induire une hausse de la natalité. Emmanuel Todd ne veut pas voir ce qui ne s’accommode pas de ses présupposés. Selon lui, ces pays vont nécessairement évoluer et se rapprocher du modèle occidental, la démographie est sans appel, le printemps démocratique est en marche dans le monde arabe. Dans ce cas, comment expliquer la poussée islamiste ?

Des chiffres obsolètes, une analyse faussée

L’on sait maintenant que les chiffres d’Emmanuel Todd sont obsolètes. Le démographe Philippe Fargues nous apprend que les taux de fécondité repartent à la hausse au Maghreb depuis une dizaine d’années en Égypte, Tunisie, Algérie, Maroc, avec une moyenne de 4 enfants par femme. Philippe Fargues nous explique pourquoi ces chiffres ne sont pas encore pris en compte : « Ces réalités sont parfaitement méconnues car les bases de données statistiques utilisées aux Nations unies ne sont pas à jour. Il faut attendre plusieurs années pour qu’elles prennent en compte des changements aussi récents. Les démographes ont pris connaissance, eux, de cette réalité grâce aux publications des statistiques des naissances des pays en question ».

Il avance d’ailleurs l’hypothèse d’une réislamisation des sociétés du Maghreb pour expliquer ces chiffres. « On peut imaginer, tout simplement, que le monde arabe résiste aux normes établies dans les pays du nord, où les taux de fécondité se sont stabilisés à environ deux enfants par femme. On peut également imaginer qu’il y a une influence d’un certain nombre de difficultés économiques. On peut enfin imaginer un rôle de la part des islamistes ».

Des conséquences en matière d’immigration vers l’Europe

Avec les conséquences que cela aura pour l’immigration future : une population de plus en plus jeune dans des pays économiquement en crise, donc de fortes migrations vers l’Europe. « On observe plus de départs lorsqu’il y a des renflements importants de générations adultes. Lorsqu’il y a de nombreux jeunes adultes, on observe souvent des phénomènes de migrations accrus ». Si l’on ajoute à cela les populations éduquées qui vont vouloir fuir des sociétés islamisées, on peut, sans être grand devin, s’attendre à une immigration encore plus massive du Maghreb vers l’Europe dans les années qui viennent.

Emmanuel Todd – véritable somnifère médiatique – continue entretemps à expliquer que le monde arabe se démocratise et qu’il n’y a pas de problème migratoire à venir puisque la natalité continue de chuter. Avec une grande « flexibilité » intellectuelle, il ne tient pas compte des dernières données statistiques qui si elles valident sa grille d’analyse (la natalité repart à la hausse si l’on assiste à une poussée de la pratique religieuse), ne valident pas pour autant la vision enchantée du monde arabe qu’il souhaite avoir : pour lui les sociétés arabes sont vouées à s’occidentaliser, c’est inéluctable. En cela, Emmanuel Todd est bien archétypal de l’intellectuel français, qui préfère avoir tort contre lui-même plutôt que d’affronter le réel.

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : France 3 – capture d’écran