Tag Archives: humanitaire

Argent Tolkien

L’argent de Tolkien pour aider les migrants de Calais !

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Sous le titre « Quand Tolkien finance l’invasion du Gondor ! », l’hebdomadaire Minute révèle ce matin que les droits d’auteur de l’auteur du Seigneur des anneaux servent en partie à financer l’accueil des migrants de Calais ! La Tolkien Trust, la fondation créée par les enfants de J.R.R. Tolkien, subventionne en effet la Cimade, « association militante », qui, comme elle le dit pudiquement, « accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits ».

« En 2015, écrit Minute, la fondation a versé 35 000 euros à la Cimade ! Dans quel but ? Interrogée, la Cimade ne répond pas. Mais il y a fort à parier que l’or anglais aura servi une fois de plus à quelque basse besogne. Des bourgeois à la Jungle, Calais reste un symbole de la mésentente franco-anglaise. Sous couvert d’aide aux réfugiés de guerre syriens, Tolkien Plus aura sans doute permis en 2015 à la Cimade d’intensifier son action dans cette zone de non-droit. »

« C’est d’ailleurs à ce titre, poursuit l’hebdomadaire, que la fondation, toujours en 2015, a financé à hauteur de 12 000 euros une bibliothèque dans la Jungle sous le nom de “Jungle Book Project“. Une bibliothèque présentée dans la presse comme animée par des “bénévoles“ grâce à des “dons“, et où, prétendument, outre les dictionnaires, les livres les plus demandés sont ceux de… poésie. Ben voyons ! A propos de jungle, trouvait-on sur les étagères Recessional, le poème de Kipling dans lequel il évoque les “races inférieures qui ignorent la loi“… ? On plaisante. »

Guerre en Ukraine : entretien exclusif avec l'association Vostok France solidarité Donbass

Guerre en Ukraine : entretien exclusif avec l’association Vostok France solidarité Donbass

05/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’une des conséquences du conflit au Donbass (Ukraine) entre forces de Kiev et séparatistes est la grave crise humanitaire qui touche les populations civiles. Pour leur venir en aide s’est constituée l’association Vostok France solidarité Donbass. Nous avons rencontré sa présidente Elena Ruffo-Kovriguina. L’association dispose, en plus d’un site, d’un compte Facebook et d’un compte Twitter.


Bonjour, pouvez-vous rappeler l’objet de voter association ? Quel son rôle ?

L’association Vostok France solidarité Donbass est une association humanitaire qui a été créée au mois d’août dernier afin de venir en aide à la population civile ukrainienne, sans distinction de son origine et de son religion, fuyants ou restants dans les zones de combats militaires à l’est de l’Ukraine.

A qui venez-vous en aide ?

Aujourd’hui notre aide est principalement concentrée sur la population civile de la région du Donbass à l’Est de l’Ukraine qui est ravagée par la guerre civile depuis 10 mois. La population que nous aidons ce sont des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ces personnes ont survécu sous les bombes et les obus de longs mois, dans le froid, sans alimentation convenable, sans médicaments.

Pourquoi aidez-vous ces populations ?

Les villes et les infrastructures sont détruites, le système de santé presque inexistant suite à ces destructions massives et au blocus économique et bancaire instauré par le gouvernement ukrainien. Et au-delà, 5000 morts civiles dons 800 enfants, d’après le rapport de l’ONU… Le 21 janvier le gouvernement ukrainien a instauré l’interdiction de sortie du territoire du Donbass par la mise en place de barrages policiers, empêchant l’acheminement d’aide humanitaire ! Les médias occidentaux et ukrainiens ne parlent pas de cette crise humanitaire dont le représentant officiel de l’UNICEF en Ukraine qualifie comme une crise sans précédent.

Pourquoi avez-vous manifesté samedi 21 février à Paris devant l’ambassade d’Ukraine ? Avez-vous bénéficié d’une participation importante ?

Si nous nous sommes réunis le 21 février dernier devant l’Ambassade de l’Ukraine, c’est pour crier au gouvernement ukrainien et au monde entier notre inquiétude, notre douleur, notre compassion pour ces gens qui sont abandonnés à leur sort, mais aussi pour exiger du gouvernement ukrainienne et de la communauté internationale l’organisation de l’aide humanitaire massive en direction de la population civile du Donbass.

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Le Qatar transforme Beckham en militant humanitaire

Le Qatar transforme Beckham en militant humanitaire

03/02/2013 –   13h30
PARIS
(NOVOpress) – Jeudi après-midi, une centaine de journalistes réunis au sein de l’auditorium du Parc des Princes, à l’occasion de la présentation de David Beckham à la presse, nouvelle recrue du PSG, auraient appris avec « stupéfaction », selon L’Equipe du 1er février, que le « Spice Boy » reversera l’intégralité de son nouveau salaire parisien à des œuvres caritatives en faveur d’enfants. « C’est quelque chose d’unique ! », s’est exclamé Leonardo, le directeur sportif du Paris Saint-Germain.
Un geste plus démagogique qu’authentique.

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A quelques heures du réveillon, les distributions humanitaires se poursuivaient au Kosovo

A quelques heures du réveillon, les distributions humanitaires se poursuivaient au Kosovo

Photo : une des nombreuses maisons incendiées taguée au sigle de la milice albanaise UCK.

01/01/2013 – 14h20
GNJILANE (NOVOpress) –
Arrivée jeudi dernier au cœur des Balkans, l’équipe de l’association humanitaire  Solidarité Kosovo poursuit sa mission de Noël : apporter une aide matérielle et un soutien moral aux foyers chrétiens des enclaves les plus recluses du Kosovo-Métochie.

Hier, depuis trois jours, les bénévoles assuraient un planning de distribution humanitaire particulièrement chargé, totalisant déjà plus de 20 enclaves desservies.

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Islam et persécutions : qui sauvera les chrétiens du Kosovo

Islam et persécutions : qui sauvera les chrétiens du Kosovo

Photo : Au Kosovo, les chrétiens vivent assiégés dans des ghettos encerclés par des musulmans hostiles. Pour se protéger des attaques, ils s’entourent de barrages et de fil de fer barbelé.

Entretien avec Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo

La parution d’un film « anti-islam » de série Z – qui serait resté méconnu si des musulmans ne l’avaient pas eux-mêmes monté en épingle – et une page de caricatures dans « Charlie Hebdo » ont suffi pour que le monde islamique entre en ébullition et que certains musulmans vivant sur notre sol se prétendent « victimes » des persécutions haineuses d’un Occident diabolique.

La réalité, c’est que, aujourd’hui, en Europe, les vraies victimes de persécutions religieuses sont des chrétiens : ils sont orthodoxes et vivent au Kosovo. Leurs bourreaux, eux, sont des musulmans. Et on est assez loin d’une poignée de caricatures ou d’une bande-annonce sur Internet. Là-bas, la violence n’est pas virtuelle. Le sang coule pour de vrai, les flammes des incendies sont réelles, les larmes des femmes et des enfants aussi. Mais aucun journal, aucune association droit-de-l’hommiste ne s’en émeut. « Minute » fait le point sur cette situation dramatique avec Arnaud Gouillon, président de Solidarité Kosovo (SK), une ONG venant en aide à ces chrétiens menacés de disparaître du sol européen.
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Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

03/08/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress) —
Pour sa dernière campagne de promotion du don de spermatozoïdes et d’ovules (ovocytes) en faveur de couples stériles, l’Agence de la biomédecine utilise des vidéos humoristiques.

Rappelons que ce don est un acte gratuit et anonyme mais que réciproquement les frais que peuvent avoir, en particulier les donneuses, sont pris en charge. Les dons de spermatozoïdes et d’ovules étant insuffisants, de nombreux couples stériles sont en attente.

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[Tribune libre] Présidentielle, législatives : les campagnes sans la rue - Par Odile Bonnivard

[Tribune libre] Présidentielle, législatives : les campagnes sans la rue – Par Odile Bonnivard

Présidentielle 2012 : Hollande aligne 60 propositions de campagne, pas un mot sur la rue.

Quelques mesures sociales face à la précarité mais, face à la grande précarité, face à ceux qui habitent la rue et dont la présence sur nos trottoirs crève pourtant les yeux, juste ceci : on augmentera le nombre des hébergements d’urgence. Ce qui ne réglera pas le problème, puisque ces structures sont envahies par les familles nombreuses venues d’ailleurs, fuyant la misère de leurs pays au détriment des nôtres exclus de fait dans leur propre pays et abandonnés dans la rue.

La rue : dans ces campagnes, présidentielle et législatives, qui en a parlé, qui en parle ?

Les bonnes gens se rassurent grâce au vieux cliché : « les SDF ont choisi leur vie » : ça leur donne bonne conscience. Mais il suffit de s’imaginer cinq minutes dans la peau d’un SDF pour se rendre compte de la très grande improbabilité de leur supposé choix.

Bien avant de se réconcilier avec la société, avec un logement et un travail, ces grands accidentés de la vie devront réussir à retrouver leur identité, à retisser un lien social et à se réinscrire dans leur communauté : autant de défis relevés par Solidarité Des Français, dont les bénévoles partagent avec les nôtres, depuis l’hiver 2003, repas traditionnels européens, moments de fraternité solidaire et entraide identitaire.

La rue n’est pas une fatalité, une autre politique est possible, d’autres choix sont applicables, comme redonner la priorité à ceux qui sont dans leur pays, toute première décision de bon sens à appliquer d’urgence pour que les nôtres soient accompagnés avant les autres dans leur parcours vers une vie meilleure.

Odile Bonnivard

[box] Odile Bonnivard est porte parole de l’association humanitaire SDF (Solidarité Des Français).[/box]

[Tribune libre] Présidentielle, législatives : les campagnes sans la rue - Par Odile Bonnivard

Ces trois là vivent dans la rue. Ne les jugez pas : un jour, ça pourrait être vous, qui sait ?

[Tribune libre] Présidentielle, législatives : les campagnes sans la rue - Par Odile Bonnivard

Avancées du projet de classe de mer de Solidarité Kosovo

Avancées du projet de classe de mer de Solidarité Kosovo

Dans le cadre de l’organisation du projet de classe de mer en faveur des enfants du Kosovo-Métochie, des membres de l’équipe de l’association humanitaire Solidarité Kosovo se sont rendus en fin de semaine dernière dans le sud de la Serbie.

Et c’est à Nis, dans la troisième plus grande ville du pays, située à 100 kilomètres au nord du Kosovo, que se sont retrouvés Ivana Gajic, Arnaud Gouillon et le permanent du bureau humanitaire de l’association, le diacre Bojan. Ensemble, sous une chaleur écrasante de 35°C, ils ont multiplié les entretiens avec des professionnels du secteur touristique et des représentants associatifs afin de donner forme au projet estival dédié aux plus jeunes âmes chrétiennes du Kosovo.

Avancées du projet de classe de mer de Solidarité Kosovo

Le diacre Bojan et Arnaud Gouillon en compagnie de l'artiste engagé Dragan

C’est ainsi qu’en collaboration avec ses partenaires locaux, Solidarité Kosovo a tracé les grandes trames du projet de classe de mer en définissant les paramètres de temps et de lieu ainsi que les conditions d’accueil des 40 enfants serbes.

C’est au Monténégro que les enfants des enclaves chrétiennes du Kosovo découvriront pour la première fois la mer. Le choix de cette jeune république pour destination s’est opéré à partir de critères pratiques (proximité géographique, facilités administratives) mais aussi et surtout pour les garanties de sécurité qu’elle représente. En effet, dans ce pays voisin du Kosovo, la population, à majorité chrétienne, est particulièrement bienveillante et solidaire de la cause serbe au Kosovo.

Les quarante enfants serbes prendront donc la route vers le bord de mer du Monténégro au cours de la dernière quinzaine du mois d’aout pour apprécier cet environnement plein de charme, où le premier confort sera celui de la sécurité. Tout au long de cette semaine de détente et entre les deux sorties à la mer quotidiennes, la classe pourra vaquer à des occupations aussi divertissantes qu’instructives : comme du théâtre, ballet, peinture ou encore une visite découverte du magnifique monastère d’Ostrog.

Les personnes souhaitant aider cette action peuvent faire un don à l’association par Internet, par chèque, etc.. Solidarité Kosovo étant reconnue d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don.

30 000 repas pour les Serbes du Kosovo

30 000 repas pour les Serbes du Kosovo

L’équipe de l’association humanitaire Solidarité Kosovo s’est rendue au Kosovo en renfort pour réceptionner les 30 000 repas expédiés de France quelques jours plus tôt.

C’est en compagnie du diacre Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par Solidarité-Kosovo, que cette équipe a participé à la préparation ainsi qu’à la distribution des premiers repas chauds aux côtés des bénévoles de la cuisine populaire de Gracanica, chargés de leur confection.

Cette aide d’urgence de première nécessité a été reçue comme un grand réconfort dans les foyers serbes en difficultés sociales de la région de Novo Brdo. Cette zone située à l’est du Kosovo a particulièrement souffert de la vague de grand froid qui s’est abattue sur ces enclaves avec des températures glaciales frôlant les -30°C. Les routes d’accès à de nombreux hameaux devenues impraticables ont privé les familles d’eau et de nourriture pendant plusieurs jours.

Au terme de la journée de distribution, la Directrice de la cuisine populaire a confié à Solidarité Kosovo sa gratitude pour ce premier envoi de nourriture qui a soulagé son association humanitaire qui connait des difficultés chroniques d’approvisionnement. Chaque jour, grâce à la présence et au travail de cette cuisine populaire, 2000 personnes bénéficient d’une aide alimentaire qui prend la forme de deux repas chauds et d’un pain.

Particulièrement touchée par l’insuffisance des ressources de la cuisine populaire face à la précarité criante des foyers serbes visités, Solidarité Kosovo a établi les premières bases d’un nouveau partenariat humanitaire au Kosovo.

Le convoi humanitaire de Noël de l'association Solidarité Kosovo

Le convoi de Noël de l’association humanitaire Solidarité Kosovo [vidéo]

Solidarité-Kosovo vient d’achever son convoi humanitaire de Noël à destination des populations serbes isolées dans les enclaves du Kosovo et de la Métochie.

A l’occasion du 16ème convoi depuis sa création en 2004, l’association a acheminé cet hiver près de 36m3 de matériel pour une valeur totale de 30 000 €. Au cours des sept jours qu’a duré le convoi de Noël 2011, l’aide humanitaire a pu être distribuée directement dans les villages isolés. Une partie du matériel a également été déposée auprès des monastères orthodoxes avec lesquels Solidarité Kosovo entretient un partenariat étroit. Grâce au concours des religieux, les vêtements, meubles et jouets seront redistribués aux familles nécessiteuses que l’association n’aura pas eu le temps de visiter.

Destination : le cœur de l’Europe. Direction le Kosovo

L’équipe de bénévoles était cette fois-ci constituée de dix volontaires dont six pour qui ce voyage au Kosovo était une première. Originaires de Lyon, Paris et Saint-Etienne, tous avaient à cœur d’aider sur le terrain ceux qu’ils considèrent comme leurs frères en apportant soutien matériel et réconfort moral à des familles qui, pour certaines, n’ont reçu aucune aide depuis la guerre de 1999.

Pour les Serbes, le Kosovo a toujours été considéré comme le cœur de la Serbie. La bataille du champ des Merles de 1389 qui opposa l’armée serbe du Prince Lazar aux troupes ottomanes est connue de tous. Pour nous, le Kosovo est le cœur de l’Europe car nous sommes conscients que ce qui s’y passe préfigure d’une certaine manière ce qui pourrait arriver ailleurs sur le Vieux Continent.

Le convoi s’ébranle

Les collectes réalisées à Paris et Aix-en-Provence ont été acheminées à Lyon où nous avons notre entrepôt. Le départ du convoi est lancé. L’excitation de l’inconnu et la très bonne organisation de notre équipe nous permettent d’avaler rapidement les premiers kilomètres. Il faudra en parcourir près de 2000 et se déjouer de l’ennui, de la fatigue et surtout des innombrables tracasseries liées aux passages de frontières avant d’atteindre notre but.

Les véhicules, trois camions et une voiture, se suivent en file indienne et avalent à toute allure la longue autoroute traversant la Plaine du Pô, baignée de brouillard et des fumées des usines. Les chauffeurs communiquent par Talkie-walkie et se transmettent les informations vitales au passage des frontières ou aux haltes de ravitaillement. Il faut faire vite car un retard trop important mettrait en cause notre mission.

Dès la sortie de l’espace Schengen, nos camions sont scellés avec du plomb afin d’assurer le transit de notre collecte par la Croatie et la Serbie.

A chaque nouveau poste de douane, se déroule le même rituel : présentation des passeports, formalités de sortie, passage auprès de sociétés privées chargées des formalités d’expédition des marchandises et enfin passage aux douanes d’entrée dans le pays. Bonheur du libéralisme marchand, le traitement des documents officiels d’expédition est entièrement sous-traité à des agences privées qui, évidemment, ne se pressent pas pour s’occuper d’un convoi humanitaire qui ne leur rapporte rien. L’intervention de douaniers un peu plus compréhensifs nous aura permis d’accélérer à une ou deux reprises ces procédures qui nous semblèrent interminables.

Les mystères de l’administration font que de nouveaux règlements de douanes surgissent chaque année non sans créer tracasseries et retards… Tel agent d’exploitation  nous demande 1000 € pour nous escorter à travers le pays, tel autre refuse de faire son travail en nous demandant de nous référer au « chef » qui évidemment n’est pas là… Mais les bonnes surprises arrivent aussi, comme avec le poste d’expédition serbe qui nous offre les droits de douanes en solidarité avec notre action. Un peu de champagne français se trouvait d’ailleurs sous chaque siège chauffeur pour remercier ces bonnes âmes débloquant des situations qui semblaient totalement bouchées un quart d’heure avant.

L’équipe de bénévoles le jour du départ de France

Une aventure humaine

Face à ces aléas du voyage qui sont très peu de choses en comparaison avec les souffrances des Serbes du Kosovo et Métochie, notre équipe ne se décourage pas. Elle se démène pour réaliser les papiers de transit dans des casernements aux lumières blanches où des dizaines d’employés attendent et nous regardent bêtement sans vouloir s’occuper de nous.

C’est l’occasion pour l’équipe de bénévoles de se souder car les convois de Solidarité-Kosovo sont aussi une véritable aventure humaine. On tape le carton, on refait le monde ou on s’interroge plus simplement sur ce que l’on rencontrera une fois la dernière frontière passée. Car pour les membres de l’équipe au-delà du geste élémentaire de solidarité, il s’agit aussi de se rendre directement sur le terrain et constater de visu la situation. Loin des fantasmes et des mensonges il s’agit de dire la vérité à notre retour. Et celle-ci, édifiante, se suffit à elle-même.

Entrée au Kosovo

La route continue, froide et sans âme, seul le but ultime de notre mission nous réchauffe le cœur. Les haltes à côté des camions de cochons entassés ou dans des hôtels à la décoration soviétique figés dans les années soixante égaient cependant un peu le convoi.

Enfin nous arrivons au dernier point de douane serbe. Dans le tournant d’une petite route de montagne, par un froid particulièrement rigoureux, l’attente se prolonge une dernière fois tandis que nous voyons rentrer dans les enclaves les bus de Serbes obligés de partir chaque jour du Kosovo vers la Serbie pour travailler et subvenir à leurs besoins. Nous devons finalement laisser les camions au terminal douanier côté kosovar. Le dédouanement ne pourra commencer que le lendemain matin. Nos amis Serbes présents sur place décident alors de nous faire passer la frontière à pied afin de rejoindre leurs enclaves situées à quelques kilomètres de là, pour y dormir.

Derniers kilomètres dans la nuit. Un faible éclairage public nous permet d’apercevoir les graffitis sur les murs et les poteaux électriques et nous signalent que nous entrons dans une enclave serbe : « Kosovo Je Srbjia », le Kosovo c’est la Serbie ou CCCC « Seule l’union sauvera le peuple serbe » symbolisent l’esprit de résistance des derniers habitants.

Notre premier point de chute est le bar de Ranilug, près de Kosovska Kamenica, centre névralgique du village. Predrag le responsable du club de judo nous y attend et l’hospitalité serbe ne se fait alors pas mentir. Choux et poivrons marinés gardés pour l’hiver ou cochon grillé, le tout arrosé de Schlivo (eau de vie de prune locale), seront servis sans fin à notre équipe affamée. En souvenir des convois précédents, lorsque Solidarité Kosovo leur avait offert Tatami et Kimono, les jeunes du club défilent pour nous montrer les médailles glanées dans des championnats internes au Kosovo ou à la Serbie. Nous sommes aussi fiers qu’eux et heureux de voir cette jeunesse bien décidée à se battre plutôt que de tomber dans les travers de l’ennui et de la drogue qui font ici des ravages.

Le choc des premiers moments

Au petit matin, nous retournons à la douane afin de légaliser l’entrée de nos cargaisons humanitaires au Kosovo. Lors de notre passage à la frontière, la veille au soir, nous n’avions pas vu certains éléments qui expliquent à eux seuls la situation. Ici sur un poste officiel flotte en toute liberté le drapeau albanais. Nous ne cesserons d’en voir, partout, tout le temps, nous rappelant que les kosovars et leur drapeau n’ont jamais existé que dans l’esprit des occidentaux et de ses élites politico-médiatiques. Ici qu’on se le dise, nous sommes désormais en territoire revendiqué comme albanais. Seuls les Serbes, marqués dans leur chair par cette colonisation de peuplement le savent réellement.

Nous croiserons à de nombreuses reprises les mémoriaux à la gloire de l’UCK et ce drapeau albanais, omniprésent, et souvent accompagné du drapeau américain rappelant à tout le monde qui ont été les vainqueurs de la guerre de 1999. Pour les Serbes, le profil bas s’impose partout et rien ne semble plus pouvoir arrêter les Albanais trop heureux de pouvoir étendre leur territoire avec l’apparence de la légalité.

Un pouvoir albanais et musulman ; notre premier réveil au son du muezzin est là pour nous le rappeler. Ici tout nous est pourtant familier, les têtes blondes des enfants, ces collines finement dessinées, ces troupeaux et ces fermes qui nous rappellent notre campagne française. Et pourtant fichés comme des pieux sur cette terre d’Europe les minarets flambant neufs fleurissent à chaque détour de chemin portés par une population albanaise, ethniquement, linguistiquement et religieusement totalement étrangère à des Serbes se trouvant pourtant chez eux.

Les mosquées avec minaret trônent au centre de chaque village albanais

Une guerre larvée dans un état quasi mafieux

Notre cheminement à travers les enclaves nous permet de nous rendre compte de la situation très difficile des Serbes. Si la guerre est finie et que les émeutes ethniques de 2004 sont maintenant loin, des assassinats ont encore lieu ici et là. Mais surtout la population albanaise, désormais au pouvoir, fait un vrai travail de sape pour pourrir la vie des habitants Serbes. Par exemple, établir un contrat téléphonique ne peut plus se faire qu’en albanais ; le gouvernement vient d’établir un système d’assurance à 600 €, une fortune, pour tout véhicule du Kosovo se rendant en Serbie ou inversement et les exemples ne manquent pas…

Sur la route, les stations essences et de lavages de voitures pullulent. Plus tard nous apprenons que ces services sont en fait utilisés par des criminels albanais pour blanchir l’argent de la drogue ou des ventes d’armes. Il nous est expliqué aussi, à notre plus grande surprise, comment les prix de l’immobilier se sont envolés, permettant uniquement aux mafieux de racheter les maisons et commerces serbes.

Plus concrètement, c’est physiquement que les Serbes se sentent menacés jour et nuit par les populations albanaises les entourant. C’est pourquoi les plus grandes précautions sont ainsi prises pour tous déplacements par une population à la fois fatiguée de subir cette situation et décidée à résister. Un chef de village nous relate l’histoire arrivée à ce couple de retraités la veille de notre arrivée qui a découvert sa maison une nouvelle fois cambriolée avec du poison répandu dans toutes les pièces et les placards. En passant devant cette maison, nous apercevons un panneau installé à la hâte sur lequel est inscrit « A Vendre »… Plus largement, les maisons abandonnées ou détruites, les églises brûlées ou éventrées par des explosifs que nous rencontrerons tout au long de notre périple nous rappelleront l’urgence de la situation.

Aujourd’hui, il faut le dire, le pays est livré à une sorte d’anarchie où les groupes mafieux prospèrent largement et prennent la main sur les troupes fantoches de l’Eulex et de la république du Kosovo. Une situation qui ne déplait surement pas aux Etats-Unis d’Amérique satisfaits d’avoir instauré le chaos au centre même de l’Europe.*

Notre but est atteint, les distributions peuvent avoir lieu

Les livraisons de matériel s’effectuent sans accros. Au cours de notre séjour nous nous rendons à plusieurs reprises dans des écoles pour distribuer des jouets et des affaires scolaires à des enfants de 5 à 16 ans. L’accueil des professeurs est toujours excellent et ces derniers sont par ailleurs heureux de voir ces radios et télévisions qui suivent notre parcours. Le projecteur est mis sur leur situation et cela ressemble à une bouffée d’air pour eux. Ces reportages se multiplieront d’ailleurs pendant ces quelques jours, et Arnaud Gouillon qui parle parfaitement le serbo-croate témoignera alors en tant que français de la situation et de nos motivations. Ce sont des messages de soutien et d’amitié que nous envoyons alors au nom de tous nos donateurs sur les ondes hertziennes serbes. Le lendemain, de nombreux villageois nous reconnaîtront dans la rue et viendront nous saluer chaleureusement.

Les enfants du village de Banja ont reçu les cadeaux du Père Noël

Nous passons une journée entière à Gracanica pour suivre le travail quotidien réalisé par Bojan, le permanent du bureau humanitaire de Solidarité Kosovo, auprès des familles serbes des enclaves. C’est avec lui que nous visitons cinq villages serbes situés à proximité de Pristina, ville principale du Kosovo, aujourd’hui entièrement albanaise. Nous avons la surprise de rencontrer deux familles nombreuses de 8 enfants chacune, à qui nous déposons plusieurs cartons de vêtements, de jouets et de matériel scolaire. Avant de poursuivre notre route en direction de la Métochie, nous déposons plusieurs mètres cubes de vêtements et de mobilier dans l’entrepôt accolé au bureau. Bojan les distribuera dans les prochains jours aux villages que nous n’avons pas le temps de visiter.

Nos livraisons ont aussi lieu dans des monastères. Plusieurs d’entre eux resteront gravés dans nos mémoires. Celui de Visoki Decani est sans doute le plus emblématique de ceux-ci. Monastère serbe du 14ème siècle dont la beauté illumine chaque jour les nombreux fidèles venant s’y recueillir, cet édifice religieux construit par le roi Stefan Decanski est situé au bout d’une longue route étroite, gardée par des soldats Italiens de la Kfor. Après avoir franchi l’impressionnant barrage militaire, nous commençons la visite du monastère avec le Père Petar, vieil ami de l’association. Souriant, couvert d’un habit traditionnel noir duquel ne dépassent que son visage, sa longue barbe et ses mains usées par le travail aux champs, il nous montre des fresques byzantines uniques et nous compte l’histoire de la petite communauté monastique. Celle-ci, nous dit-il, a résisté à cinq siècles d’occupation ottomane, à soixante ans de Communisme, et, si Dieu le veut, continuera d’exister et de résister à l’avenir. Dans cette tâche historique, nous lui promettons de continuer à le soutenir comme nous le faisons depuis 2004. Nous déposons ici plusieurs mètres cubes de vêtements et de jouets avant d’aller nous entretenir avec Père Sava, Archimandrite du monastère, sur les projets futurs que nous souhaitons réaliser ensemble. Nous repartons les bras chargés de présents offerts par les moines et le cœur remplit d’espoir.

Entretien passionnant avec les moines du monastère de Visoki Decani

Le soir du 31 décembre, notre équipe de bénévoles doit encore livrer du matériel au monastère de Draganac. Les festivités du nouvel an seront donc pour plus tard. Niché au fin fond d’une forêt en plein cœur du Kosovo, le monastère de Draganac est habituellement difficile d’accès. En cette soirée de réveillon, la tache nous semble éminemment plus compliquée qu’au mois de juillet, lorsque nous étions venus apporter des lits. Après avoir cherché notre chemin pendant quelque temps, nous avançons difficilement sur la route enneigée qui doit nous mener à Draganac. A la croisée des  chemins, le véhicule de tête se retrouve soudainement bloqué par la neige et la glace. Il nous est impossible d’avancer un mètre de plus. Hors de question pour nous d’abandonner si près du but. Nous réagissons alors efficacement et rapidement. Tandis qu’une équipe déblaye les roues à la pelle à neige, une seconde équipe installe les chaines et une troisième équipe transfère la totalité du chargement des deux autres véhicules dans le camion de tête. Chargé à en déborder, mais chainé et dégagé, le camion parvient à se frayer un chemin tandis que les bénévoles rejoignent le monastère à pied. Les moines qui nous accueillent n’en croient pas leurs yeux. Le Père Ilarion, moine francophone et ami de longue date, nous explique qu’il ne nous attendait plus, croyant que nous avions dû rebrousser chemin à cause de la neige. Dans une atmosphère complice et amicale nous déchargeons la totalité du matériel qui nous restait. Avant de nous séparer, une bataille de boules de neige mémorable entre moines, novices et bénévoles de l’association éclate et nous rappelle, si besoin était, que ces hommes courageux, qui vivent dans des monastères isolés, dont certains seulement sont encore protégés par la Kfor, sont plein d’espoir et de joie.

Une fois que nous serons repartis, les moines orthodoxes se chargeront de distribuer le matériel aux différentes familles des environs, selon les besoins du moment.

Nous sommes impressionnés par tous les moines rencontrés durant notre séjour, tous de solides gaillards, aptes à la vie en autonomie, et véritables résistants au nouvel ordre mis en place au Kosovo. Ils sont d’ailleurs très respectés en Serbie où ils jouent le rôle de boussole indiquant la voie à suivre. Alors que l’heure du départ se fait sentir, les souvenirs des moments de grâce vécus ces derniers jours au Kosovo nous réchauffent le cœur comme jamais et c’est le pas léger que nous quittons nos amis en faisant la promesse de ne pas les oublier, de maintenir la Flamme et de revenir sur cette terre meurtrie. La terre des serbes, la terre des européens, notre terre.

Merci à tous nos donateurs qui par leur générosité ont contribué à la réussite de ce convoi.

Romain Quenot

La Serbie va t'elle sacrifier le Kosovo pour intégrer l'Union Européenne ?

SK : un convoi de Noël qui conclut une année de réussite humanitaire

[box] L’association Solidarité Kosovo nous communique [/box]

Les bénévoles de l’association « Solidarité Kosovo » sont rentrés hier en France. Partis le 26 décembre à l’aube, les dix membres de l’équipe ont parcouru 2000 kilomètres avant d’atteindre les villages serbes du Kosovo.

Composé de trois camions de 12m3 et d’une voiture logistique, le convoi français a traversé, successivement et sans difficultés, les douanes italiennes, slovènes, croates et serbes. C’est en tentant de franchir le dernier passage, entre la Serbie et le Kosovo, que le convoi s’est retrouvé bloqué une nuit durant. Les longues heures d’attente au poste frontière ont ajouté à l’impatience des bénévoles français à accomplir la mission si bien qu’une fois rentrés au Kosovo, c’est sous un rythme effréné que l’aide humanitaire a été distribuée dans de nombreuses enclaves du Kosovo et de la Métochie. Le convoi de Noël 2011 aura ainsi permis de dispenser au total plus de 30 000€ de matériel humanitaire dont une partie sera redistribuée par Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par Solidarité Kosovo.

Des Monastères aux écoles en passant par les villages où vivent les familles les plus isolées, le convoi de Solidarité Kosovo a réussi à se frayer un chemin dans les coins les plus reculés de la province afin de distribuer en main propre plus de 36m3 de vêtements chauds et matériel scolaire récoltés en France. Les routes sinueuses et gelées n’auront pas eu raison de la volonté et du dynamisme des français qui ont notamment manié la pelle à neige pour rejoindre un monastère isolé en plein centre du Kosovo le soir du 31 décembre !

Les familles serbes du Kosovo ont été ravies de la qualité du matériel apporté qui nul n’en doute adoucira leur quotidien particulièrement rude et précaire. L’équipe rentre du Kosovo la tête remplie de souvenirs et le cœur plein d’espoir. Tout au long de ce séjour humanitaire, l’émotion était palpable et les remerciements nombreux de la part des familles serbes particulièrement touchées par cette solidarité franco-serbe.

Le compte-rendu détaillé est en cours de rédaction. Vous recevrez dans les jours qui viennent les photos ainsi que la vidéo de ce convoi humanitaire de Noël 2011.

L’équipe de « Solidarité Kosovo » vous remercie de votre fidèle soutien et vous souhaite une heureuse année 2012 !

Solidarite Kosovo : Mission humanitaire de Juillet 2011

Convoi de Noël Solidarité Kosovo 2011 : dernière ligne droite avant le départ

[box] L’association Solidarité Kosovo nous communique [/box]

Amorcée depuis le mois de septembre, la préparation du convoi de Noël entame sa dernière ligne droite. A quelques jours de son départ, l’équipe de Solidarité Kosovo s’affaire aux derniers préparatifs.

L’ordre du jour est chargé : cartons, palettes, liste de colisage,  vérifications des passeports, des autorisations, confirmations des réservations, des itinéraires, du dispositif d’accueil… Tout doit être fin prêt et en bon ordre de marche avant le départ, les nuits s’annoncent courtes !

Ce matin à l’aube, c’est dans l’entrepôt lyonnais de Solidarité Kosovo que les membres du convoi se sont donné rendez-vous. Autour de l’équipe, une mine de générosité : jouets, vêtements, matériel,… récoltés et acheminés depuis le mois de septembre des quatre coins de la France.

Avant-hier encore, sur le Quai François Mauriac, les bénévoles franciliens organisaient la dernière récolte de jouets. Fraîchement arrivés à l’entrepôt, poupées et pulls s’ajoutent aux 40 m3 de matériel à mettre en carton avant le départ : le cœur est à l’ouvrage !

Au fur et à mesure que les cartons s’empilent, la route vers les Serbes du Kosovo se dessine dans les esprits des bénévoles. L’émotion palpable décuple les forces de la chaîne d’union franco-serbe impatiente de franchir les premiers péages.

La veille des départs se vit toujours avec intensité. Pour partager ensemble cette dernière ligne droite et nous soutenir avant le départ, vous pouvez nous faire parvenir un don de dernière minute qui servira au financement de ce convoi de Noël. Envoyez vos dons à Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo) ou par Paypal : cliquez ici

Merci par avance, au nom des Serbes et des minorités du Kosovo et de la Métochie.

L’équipe de Solidarité Kosovo