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Procès contre Geert Wilders et la liberté d’expression aux Pays-Bas

Le verdict est attendu pour le 9 décembre. Geert Wilders, le leader du Parti pour la liberté (PVV), le parti national-libéral néerlandais allié du FN au Parlement européen, est poursuivi pour « incitation à la haine raciale » après avoir demandé à ses supporters en mars 2014 à La Haye, après des élections municipales, s’ils voulaient plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas. A la foule qui scandait « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu : « Nous allons nous en charger. »

Il avait refusé de comparaître à ce procès qu’il considère politique, mais il est venu faire une déclaration devant les juges à la dernière audience, le 23 novembre dernier. « Je ne suis pas raciste », a-t-il affirmé, s’étonnant que les Marocains soient soudainement, pour les besoins du procès, considérés comme une race. « Des millions de personnes sont d’accord avec moi, des gens normaux qui veulent récupérer leur pays », a-t-il encore prévenu les juges et le procureur qui demande une amende de 5 000 euros.

Et il n’a pas tort, car tous les sondages donnent son parti deuxième ou même premier aux prochaines élections législatives prévues pour le 15 mars 2017, et il n’est donc pas exclu que ses députés puissent être courtisés pour former une coalition.

« La liberté d’expression est la seule liberté qui me reste », a aussi dit Geert Wilders aux juges, se référant aux douze dernières années passées avec sa famille sous protection policière constante, de peur qu’une organisation terroriste islamique ou un « loup solitaire » de confession musulmane n’attente à leur vie. Et cela n’empêche effectivement pas ce courageux patriote de s’exprimer ouvertement pour la défense de son pays. En août dernier, il publiait dix propositions pour les prochaines législatives, sous le titre « Les Pays-Bas doivent être à nouveau à nous ». Parmi ses propositions : interdire toute immigration musulmane, fermer toutes les mosquées et écoles coraniques et interdire le Coran.

Avertissant que sa condamnation serait aussi la condamnation au silence de millions de ses compatriotes par un régime qui s’apparente de plus en plus à celui d’Erdogan en Turquie par sa volonté de museler l’expression dissidente, Geert Wilders à promis aux juges du Système qu’il ne se tairait pas :

« Je dois utiliser la dernière liberté qui me reste pour protéger mon pays contre l’islam et contre le terrorisme, contre l’immigration en provenance de pays musulmans, contre l’énorme problème que posent les Marocains aux Pays-Bas. Je ne peux pas me taire, je dois parler. C’est mon devoir. »

Parmi ses défenseurs, le professeur de droit Paul Cliteur de l’université de Leyde, connu pour n’être pas lui-même d’accord avec les idées de Geert Wilders, a prévenu les juges qu’une sanction, même modérée, pourrait avoir un effet destructeur sur la liberté d’expression aux Pays-Bas. Mais face à ce qu’elles appellent « la montée des populismes », les élites désespérées n’ont sans doute plus d’autre recours que de tenter de transformer la démocratie en tyrannie libérale-libertaire, en attendant la charia.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2016

François Hollande : « Moi ou la droite de la revanche, de la réaction et de la régression »

François Hollande12/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un long entretien à l’Obs, que le site de l’Elysée publie en intégralité, François Hollande se pose en rempart contre la droite, cette « droite [qui] est dans la revanche, la réaction et la régression » !  Allez, zou, tous dans le même sac, dans l’esprit du « Moi ou le chaos » du général de Gaulle, alors que ce serait plutôt « Le chaos,  saison 2, sinon la droite ou le FN » ! La campagne présidentielle de 2017 est lancée !

Extraits des propos du président de la République qui est bien, nul n’en doute plus, candidat à sa propre succession :

« Si l’extrême droite est un danger pour notre modèle républicain, la droite met en cause notre modèle social. »

« C’est l’honneur de la gauche de gouverner face à une droite qui a été dans la revanche dès le premier jour, et contre une extrême droite qui attend son tour. »

« N’attendons pas que la droite dure défasse ce que nous avons bâti pour défendre les acquis d’une gauche supposée trop molle. »

« Le « programme commun de la droite » ne consiste pas à défaire ce qui a été fait depuis cinq ans mais à revenir sur des droits et des principes qui ont mis des décennies pour être conquis et acquis. »

« La droite est dans la nostalgie, avec des professeurs en blouse grise, des chants à la récré et des règles pour taper sur les doigts. En clair, c’était mieux avant Mai-68, quand les femmes obéissaient aux hommes, quand les ouvriers travaillaient sans protester et que les employées de maison n’étaient pas déclarées. C’était mieux quand on vivait à la campagne, qu’on mangeait des topinambours et que la terre ne mentait pas. »

Ben quoi, ce n’était pas mieux ?

Et Hollande de poser cette question, en forme de slogan : « 2017 : et si la droite faisait pire que Hollande ? » Ça paraît difficile, non ?

François Hollande lâche aussi à propos de « l’extrême droite », comprendre le Front national, quand il est lui est demandé s’il faut modifier le mode de scrutin pour lui permettre d’entrer au Parlement ?

« Mais quel que soit le mode de scrutin, elle va y entrer ! Le plus grave, c’est la banalisation de l’extrême droite. Comme si c’était un mouvement comme les autres. La diabolisation n’a pas plus d’avenir. C’est sur sa politique et ses conséquences qu’il faut aller la chercher.

 

Chard Hollande Poutine

Hollande menace Poutine !, par Guy Rouvrais

Hollande, en Hamlet corrézien, s’est interrogé à haute voix devant des journalistes dans son ancien fief : être ou ne pas être pour la visite de Poutine en France ? Ce qui se traduit par ses questions lancées à la cantonade : « Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est nécessaire ? » Il a oublié qu’on ne demande pas à un président de la République d’avoir des états d’âme, mais des états des services. Vladimir Poutine a mis fin à ses interrogations existentielles en tranchant pour lui : il a annulé sa visite à Paris, où il devait inaugurer la cathédrale orthodoxe en présence de François Hollande. Il a répondu avec ironie et désinvolture, évoquant non pas une rencontre au sommet mais une « visite à Paris », plus touristique que politique, qu’il effectuera peut-être lorsque le président français se sentira « à l’aise », ce qu’on peut traduire par « quand il ira mieux ».

Car Hollande voulait le convoquer à l’Elysée pour le sermonner sur la Syrie, et non plus l’accompagner à l’inauguration. Il pensait sans doute que le maître du Kremlin allait obtempérer, comme si notre chef d’Etat pesait encore de quelque poids sur la scène internationale. Il y a un moment déjà, hélas ! que notre pays ne compte plus parmi les grandes puissances. Les USA et la Russie débattent du sort de la Syrie entre eux, Poutine et Obama discutent, s’affrontent, décident par-dessus la tête de François Hollande. Notre contribution militaire sur le théâtre des opérations est une force d’appoint sans commune mesure avec celle des deux grands. On a cru, après les attentats qui nous ont frappés, que François Hollande, promettant que tout serait fait pour abattre Daesh, avait renoncé à vouloir chasser le chef d’Etat syrien lequel, non seulement n’agresse pas notre pays, mais combat aussi les terroristes islamistes. Manifestement, l’adage « les ennemis de nos ennemis sont nos amis » n’a pas cours à l’Elysée, contrairement au Kremlin.

Le président croit encore qu’il peut intimider Poutine pour le faire reculer sur le front d’Alep : il l’a menacé de le déférer devant un tribunal international pour « crimes de guerre ». Il est évidemment délicat de traiter son hôte de criminel et de maintenir une invitation. Certes, les bombardements à Alep touchent cruellement les habitants mais, malheureusement, dans tous les conflits contemporains, ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd tribut. Crimes de guerre ? Dans ce cas, c’est le fait aussi des autres belligérants, les rebelles, mais la communauté internationale qui les soutient en parle moins. Le propos de Hollande n’est qu’une gesticulation : jamais un dirigeant en exercice d’un grand pays n’a été traduit devant un tribunal international, seuls les déchus et les vaincus le sont.

Les forces alliées, en février 1945, bombardèrent Dresde, réduite en cendres, il y eut 25 000 morts parmi les habitants victimes des bombes à fragmentation et incendiaires. Pour ces crimes-là, il n’y eut aucun Nuremberg, aucun procès. Pas plus que pour Hiroshima et Nagasaki, où les bombes atomiques y firent au moins 210 000 victimes. Comment Hollande, dont la voix ne va pas au-delà du portail de l’Elysée, pourrait-il déférer Poutine devant un tribunal ? Hamlet porte en sous-titre « un songe ». Hollande rêve tout éveillé…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 13 octobre 2016

Zemmour

Eric Zemmour : « Hollande et Macron, c’est Laurel et Hardy »

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans une chronique magnifique et drolatique, Eric Zemmour a analysé, ce matin sur RTL, le numéro de duettistes entre Hollande et Macron, ce couple de la semaine constitué de « la gravure de mode et du « mal fagoté », entre le « gendre idéal aux yeux bleus » et le « père indigne à casque de moto », entre « le moderne et le ringard », « le hussard et le notable ». « Ils sont complices et compères, comme dans une partie de bonneteau », affirme Zemmour. Pour l’éditorialiste, Macron joue gagnant-gagnant, ou « win-win comme on dit dans son franglais de banquier » : « Hollande est réélu, et il est à Matignon. Juppé est élu, et il est à Matignon. »

« Hollande, c’est le fils que Chirac aurait fait avec le père Queuille. Mais Macron, c’est le fils que Madelin aurait eu avec Cohn-Bendit. Hollande est un Mitterrand de sous-préfecture, Macron un Giscard en autocar. » « Hollande est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme, Macron est un ami de Julien Dray, le fondateur de SOS Racisme. Jacques Attali a lancé Hollande en 1981, Jacques Attali a lancé Macron en 2007. Leur alliance de circonstance répond au principe cardinal de la théorie libérale : le vice privé concourt à la vertu publique. Hollande, c’est la phrase de Chateaubriand : “L’ambition dont on n’a pas les talents est un crime.“ Macron, c’est le vers de Corneille : “Qui t’as rendu si vain, toi qu’on n’a jamais vu les armes à la main ?“ »…

Circulaire Taubira : "Passeport pour la GPA " (Présent 8252)

Christiane Taubira nommée Premier ministre

1/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) — (Information publiée en exclusivité par Le Salon beige)
Échaudé par les reculs de François Hollande sur la déchéance de nationalité et la loi Travail, Manuel Valls a claqué la porte cette nuit, après la gestion désastreuse des manifestations de jeudi. De Nantes à Paris, les violences ont été nombreuses et il semble que la police avait reçu l’ordre de ne pas bouger. La mairie de Nantes a été caillassée :

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Les terrasses parisiennes ont été saccagées :

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Et l’extrême gauche s’en est donnée à cœur joie :

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Suite à la défection de Manuel Valls, et dans sa volonté de rassurer tous les voyous de France, François Hollande, lucide également sur le fait que la seule réforme qu’il ait réussi à passer depuis son élection est celle dénaturant le mariage, a décidé ce matin de nommer Christiane Taubira à Matignon.

Le nouveau gouvernement devrait être annoncé dans la journée sur cette page.

Barberis

Les conseillers de François Hollande commencent à quitter l’Elysée

29/03/2016 – PARIS (NOVOpress) Jean-Jacques Barberis, conseiller aux affaires économiques de François Hollande, va quitter l’Elysée. Il va rejoindre l’entreprise de gestion d’actifs Amundi, filiale du Crédit agricole, où il s’occupera « de la clientèle des fonds souverains et des banques centrales ». Cet influent énarque de l’ombre, âgé de 36 ans, avait accédé à la lumière médiatique – et gagné le sobriquet de Tanguy – lorsqu’il avait fait la couverture de L’Obs en tant que membre de la « jeune garde du président ». Il avait le titre de conseiller aux affaires économiques et financières nationales et européennes du chef d’Etat.

Dès son départ entériné, sans doute avant l’été, François Hollande se retrouvera dépourvu de tout conseiller économique ! Laurence Boone, conseillère spéciale du chef de l’Etat chargée des sujets économiques, vient aussi de partir pour devenir économiste en chef au sein du groupe Axa. Le Monde écrit en effet qu’« il ne semble pas, à ce stade, que la présidence de la République ait l’intention de recruter un nouveau conseiller économique » car « la dernière année du quinquennat, par nature, sera nettement moins chargée en réformes »

 

Manuel Valls : « On a fermé les yeux en Europe sur la progression des idées extrémistes »

24/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Hier matin sur Europe 1, Manuel Valls a trouvé le coupable de la vague d’attentats qui, depuis des années, sème la terreur en Europe : c’est « on » ! « Pendant des années, a affirmé le Premier ministre, on a fermé les yeux, partout, en Europe mais aussi en France, sur la progression des idées extrémistes du salafisme, des quartiers qui, à travers ce mélange de trafic de drogue et d’islamisme radical, ont perverti une partie de la jeunesse. » « On », ça ne serait pas, entre autres, lui-même ?

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Jean-Jacques Benoit

L’ancien maire PS de Pessac (Gironde) appelle Hollande à « nommer l’ennemi » islamiste

Repris du site Infos Bordeaux.

Jusqu’en mars 2014, Jean-Jacques Benoît était le maire socialiste de Pessac, commune de 60 000 habitants dans la communauté urbaine de Bordeaux.

Celui qui avait succédé au président de région, Alain Rousset, à la tête de la mairie, a toujours été très à l’écoute de la communauté musulmane de Pessac. Il est d’ailleurs à l’origine de l’installation de la mosquée de Pessac (avenue Jean Jaurès), lieu de culte qui a récemment fait polémique pour sa proximité supposé avec les islamistes.

Suite aux attentats de Bruxelles , Jean-Jacques Benoit, dans un article publié sur son blog, s’adresse au président de la République et lui demande de désigner clairement l’ennemi : « les islamo-fascistes ».

Pour lui, « il serait bon que tous nos politiques le disent ainsi, sans barguigner, pour que nos ennemis soient nommés pour ce qu’ils sont, et pas seulement des “terroristes“ dont on ne saurait pas quelle est leur histoire et leur idéologie de mort ».

« Nous attendons cela du Président d’abord, des ministres, des parlementaires ! Désignez l’ennemi ! C’est au Général en chef, et vous l’êtes aujourd’hui, à dire et qualifier cet ennemi.

On aimerait tellement croire en une accalmie pacifique qui permettrait à nos sociétés tolérantes de vivre comme avant janvier 2015. Il est à craindre – hélas ! – que ce temps ne reviendra pas de sitôt.

Nommez pour pouvoir agir, et d’abord en France, dans toutes nos régions, villes, dans tous nos quartiers, rues après rues pour que la République reprenne partout ses droits!

Nommez pour nous permettre d’avoir une politique étrangère à la hauteur des enjeux pour la France et l’Europe !

Notre peuple est en attente d’une parole nette et mobilisatrice pour la résistance à l’obscurantisme islamiste. Fermement. Quitte à revoir des conceptions anciennes, comme sur les frontières, ce que faites en partie, ou Schengen par exemple. Monsieur le Président, si vous ne parlez pas clairement maintenant, ce sera à désespérer de vous ! »

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Polémique autour du 19 mars : Hollande soigne ses électorats musulman et communiste… en piétinant l’histoire

20/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Pour la première fois, un président français commémore le 19 mars 1962. Cette date est celle du cessez-le-feu ayant suivi la signature, la veille, des pseudos « accords d’Evian ». Si le cessez-le-feu a bien été respecté par l’armée française, il ne l’a en revanche pas été par le FLN. Il y a ainsi eu beaucoup plus de morts après le 19 mars 62 qu’entre le début officiel de la guerre d’Algérie, le 1er novembre 1954 et ce 19 mars. Partiellement désarmés dès janvier 62, puis totalement livrés aux bouchers du FLN à partir du 19 mars, les Harkis paieront un lourd tribut à ce qu’il faut bien appeler la forfaiture de l’appareil d’État français. Plus de 100 000 d’entre eux seront ainsi massacrés, dans des souffrances sans nom.

Leur seul crime est d’avoir loyalement servi la France et cru dans la parole de la République. « Moi vivant, avait ainsi déclaré le général de Gaulle en octobre 59, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger ! ». L’association Jeunes Pieds-Noirs a lancé une pétition pour l’abrogation de la loi officialisant le 19 mars 1962, et appelle tous les patriotes à se rassembler le 26 mars prochain à 17 h à l’Arc de Triomphe.

Avant tout préoccupé de sa propre réélection, le président Hollande soigne ainsi non seulement son électorat musulman, ou ce qu’il en reste, mais également son électorat communiste. C’est très volontiers qu’il a cédé aux amicales pressions de la FNACA, cette association d’anciens combattants d’Afrique du Nord — une Fnaca pour le moins sous influence communiste… — qui avait fait de l’adoption de cette date son cheval de bataille.

Après, entre autres, la loi sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité (Taubira, 2001), loi qui a soigneusement exclu la traite arabo-musulmane et la traite intra-africaine, pourtant largement plus meurtrière que la traite transatlantique, après la reconnaissance de la « dette imprescriptible » de la France à l’égard d’Israël (Chirac, 2003), la démarche de François Hollande s’inscrit dans le patient, mais efficace travail de sape des « élites » cosmopolites à l’encontre notre pays.


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Polémique sur la revalorisation du salaire des fonctionnaires

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé une hausse de 1,2 % du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires. Cette déclaration survient après une réunion de négociation des syndicats, réunion prévue de longue date, mais repoussée à cause des remaniements.

Que revendiquaient les syndicats ?
Ils réclament, après ces six années de gel, une augmentation importante du salaire des fonctionnaires. Leur point d’indice est gelé depuis trop longtemps, dans un contexte, disent-ils, où le gouvernement n’a cessé de faire l’éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « Il y a donc urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l’action quotidienne des fonctionnaires ».

Quelle était la situation salariale des fonctionnaires depuis 2010 ?
En réalité, le salaire moyen brut des agents de l’État a augmenté en moyenne de 0,2 % par an en termes réels. Cette faible évolution doit être relativisée, car elle est liée aux nombreux départs à la retraite. Mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Les agents en poste depuis deux années de suite, par exemple, ont connu une légère augmentation, mais le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser.

La nouvelle est accueillie bien fraîchement
Inutile de dire que les syndicats auraient espéré mieux. Les fonctionnaires, eux, n’apprécient pas d’être les boucs émissaires de leurs compatriotes vindicatifs pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois. De son côté la droite ne perd pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer la majorité, pointant une mesure infinançable. Cette revalorisation représentera un surcroît de dépenses de quelque 2,4 milliards d’euros par an pour l’État, les collectivités locales et les hôpitaux publics. Pour rappel, en 2014, la masse salariale publique s’était élevée à 278 milliards d’euros pour 5,64 millions de personnes, soit près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

La gauche voudrait-elle racheter son électorat de fonctionnaires ?
Une remarque que l’on ne peut s’empêcher de faire.

Emmanuel Macron

La gauche continue de soigner ses électeurs

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Après le geste fait sur les pensions de réversion des paires homosexuelles début mars, le gouvernement de gauche continue de cajoler son électorat. Les fonctionnaires bénéficieront ainsi d’un « geste significatif » sur leur rémunération, Manuel Valls l’a promis. Emmanuel Macron appelle toutefois à la modération, soulignant que chaque point d’indice de la fonction publique coûterait 1,85 milliard d’euros.

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Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

Crise migratoire : « le temps de toutes les factures est venu pour Angela Merkel »

11/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Un accord est intervenu entre l’Europe et la Turquie pour que cette dernière reprenne les migrants sur son territoire. Un accord paraphé et négocié par Angela Merkel. D’où vient son revirement ?

« C’était il y a un mois, c’était il y a un an, c’était il y a un siècle« , lance Éric Zemmour en introduction. « Les ‘on va y arriver », les leçons de morale de fille de pasteur luthérien, la bonne conscience, Les unes du monde entier à sa gloire, La promesse d’un prix Nobel de la paix : pour Angela Merkel aussi, c’était mieux avant« , poursuit le journaliste. Selon lui, le temps de toutes les factures est venu » pour la chancelière allemande.

Éric Zemmour rappelle ensuite que les frontières se rappellent au bon souvenir des dirigeants européens :

Tous les pays de l’Est, que Merkel croyait avoir achetés, se sont rebiffés. Les Italiens et les Français l’ont ensuite lâchée sur la crise des migrants. On revenait aux fondamentaux, loin des illusions universalistes des bien-pensants et de la commission de Bruxelles : les frontières servaient à quelque chose !


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Accord UE-Turquie : le couple franco-allemand à l’épreuve de la crise migratoire

11/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le 7 mars dernier a eu lieu le sommet entre la Turquie et l’Union européenne destiné à trouver un accord – et éventuellement un début de solution — à la crise migratoire que traverse l’Europe
Ce sommet aurait pu être qualifié de « germano-turc » tant l’Union européenne et la France en particulier, en ont été tenues à l’écart. Turcs et Allemands s’étaient déjà mis d’accord, avant même le début du sommet ! Le représentant de la France à Bruxelles n’a en effet été informé d’un accord que le dimanche 6 mars à 19 h, alors même qu’Angela Merkel présentait un plan, déjà accepté par les Turcs. Où est donc l’excellence de la « coopération franco-allemande », vantée par le président Hollande ?

Pourquoi le cavalier seul de Mme Merkel ?
Angela Merkel jouait son bilan politique lors de ces négociations. Il lui fallait éviter d’apparaître en situation délicate sur sa scène politique intérieure, et d’empêcher une nouvelle percée sur sa droite de l’AfD (Alternative für Deutschland). Elle devait donc arracher aux Turcs la promesse d’un retour en Turquie des clandestins arrivés en Grèce.

Quand on est à la tête de la première puissance économique du continent, ça aide à avoir les coudées franches
« On a tiré un trait sur la France depuis des mois », a affirmé une source à la chancellerie, à Berlin. Ce n’est plus Paris, mais Ankara, qui est le partenaire privilégié de Berlin dans le dossier de la crise migratoire. L’accord UE-Turquie, mené en sous-main de bout en bout par Berlin, renforce l’hégémonie allemande sur l’Europe. Une nouvelle alliance germano-turque qui rappellera de bien mauvais souvenirs à certains…

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Hollande veut fêter la victoire du FLN

09/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est une première dans l’histoire de la Ve République, le « président » Hollande a annoncé sa présence lors des commémorations de la signature des accords d’Évian avec le FLN. Il prononcera un discours au Quai Branly, devant le mémorial national de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962 correspond au début du cessez-le-feu prévu par les accords signés à Évian le jour précédent. L’Élysée a fait savoir que c’est le cessez-le-feu en lui-même que le président souhaite commémorer, et non la signature de l’accord du 18 mars. Pourtant, les persécutions notamment à l’égard des harkis et des pieds-noirs ont persisté après cette date. Un proche du président souligne la dimension stratégique et politique de l’acte, je cite : « Il va s’en servir pour nous inviter à regarder vers l’avenir ». François Mitterrand estimait, lui, que l’on peut choisir « n’importe quelle date sauf le 19 mars ».

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Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la République

08/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le maelström politique auquel nous assistons devrait malheureusement profiter à Sarkozy. La gauche s’effondre, le FN ne peut rassembler assez pour gagner et l’ex-président manœuvre pour verrouiller les primaires des Républicains.

Le 20 décembre 2015, j’écrivais une tribune intitulée « Présidentielles 2017 : le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? » avec un deuxième tour : François Hollande face à Marine Le Pen.
Or, nous assistons depuis quelques semaines à une véritable explosion de la Gauche où tous les camps se déchirent autour notamment du projet de loi du travail mené par Myriam El Khomri : Une tribune sanguinaire de Martine Aubry à l’encontre de Hollande.
Une pétition de l’extrême-gauche contre la Loi El Khomri, des manifestations gauchistes, doublées d’une grève de la SNCF, Manuel Valls a même menacé de démissionner s’il ne pouvait appliquer cette loi…

Par ailleurs, coté Front National, le séminaire du FN qui s’est tenu début février 2016 n’a pas vu naître de grands changements au niveau de sa ligne politique. Deux jours durant lesquels ont notamment été réaffirmés les « principes de la souveraineté nationale et de la souveraineté économique et monétaire ».
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