Tag Archives: Hitler

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Thierry Ardisson à Robert Ménard : « T’es une grosse tête de con »

27/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Ouais Robert, heu, c’est Thierry Ardisson, ben écoute, je voulais te dire que t’étais une grosse tête de con, quoi, et que ça se fait pas de quitter une émission à laquelle on a accepté d’être invité, on part pas cinq minutes après. Donc je te le redis une fois encore pour que t’aies bien compris : t’es une grosse tête de con. Salut ! » Tel est le message téléphonique que Thierry Ardisson a laissé sur la messagerie de Robert Ménard. Celui-ci avait quitté le plateau de Salut les Terriens, sur C8, après qu’un bouffon avait traité Béziers de « ville de merde » et comparé Robert Ménard à Adolf Hitler ! « Va te faire foutre » avait lancé Ménard à Ardisson, qui essayait de le retenir. Magnéto, Serge.

NRH Front de l'Est

Les combats du Front de l’Est (1941-1945) à la une de la NRH

02/05/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Après Irlande rebelle (n° 83) et De Gaulle et les Américains (n° 82), la Nouvelle Revue d’Histoire (NRH) consacre le dossier de son numéro 84 daté de mai-juin à 1941-1945 – Front de l’Est.

« L’immensité de l’espace concerné, le volume des moyens et des effectifs engagés, l’ampleur des sacrifices consentis et l’acharnement des combats ont fait de la campagne de Russie engagée par Hitler la séquence la plus terrifiante de la Deuxième Guerre mondiale », écrit la NRH, qui poursuit : « Les succès initiaux remportés par l’offensive Barbarossa n’ont pas permis d’atteindre les objectifs prévus dans la mesure où l’espace russe et le général Hiver ont été fatals à la blitzkrieg allemande. Notre dossier est aussi l’occasion de regards sur l’Ukraine déchirée par la guerre, sur les officiers allemands ralliés à la cause soviétique, sur la présence des Français dans cette guerre à l’Est : les « Malgré-nous » alsaciens-lorrains, les pilotes de l’escadrille Normandie-Niémen ou, dans le camp adverse, les combattants de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme. »

Le sommaire complet de ce numéro est disponible ici.

NRH 84

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Le Mein Kampf d’Adolf Hitler détourné par la propagande antiraciste

14/04/2016 – BERLIN (NOVOpress) : La réédition de Mein Kampf, d’Adolf Hitler a donné des idées à la branche berlinoise de l’agence de publicité new-yorkaise Ogilvy. Utilisant le même graphisme que la réédition qui s’est déjà vendue à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires en Allemagne, avec la couverture barrée d’un bandeau rouge avec le titre en lettres gothiques, elle vient de lancer ses propres Mein Kampf ! Mais des Mein Kampf bien particuliers puisque ce sont des « Mein Kampf against racism ».

ogilvy-mein-kampf-2Onze ouvrages ont été mis en vente, tirés à chacun à mille exemplaires, écrits – ou du moins signés – par onze auteurs différents, parmi lesquels un survivant d’un camp de concentration, Mosche Dagan, une ancienne réfugiée afghane, Wana Limar, devenue présentatrice de télévision, ou Irmela Mensah-Schramm, « chasseuse de tags néo-nazis » : lorsqu’elle croise un de ces infâmes graffitis, « elle extrait alors de sa besace un chiffon imbibé de dissolvant, un grattoir ou une bombe de peinture noire. Et systématiquement elle efface, désintègre ou recouvre l’objet de son indignation. Avec pour seule récompense la sensation du devoir accompli »…

Mais tout cela, c’est pour la galerie. Car le vrai but de l’opération est de stopper la route aux idées nationales et identitaires, qui n’ont strictement rien à voir avec le national-socialisme. A commencer par celles portées par l’Alliance pour l’Allemagne (AFD), comme le reconnaît à mots à peine couverts Tim Stuebane, directeur de la création à Ogilvy Berlin : « En raison d’une constante augmentation du nombre de réfugiés et d’immigrés, nous sommes confrontés en Allemagne à une montée de l’extrémisme et du racisme. Lors des dernières élections, un parti d’extrême droite a récupéré 24 % des voix. Tout cela est dangereux pour l’avenir du pays. »

Ich bin MuslimaCette opération de publicitaires militants (« En tant que communicants, il est de notre devoir de prendre part à la lutte contre la montée de l’extrême droite en Allemagne » dit encore Stuebane) se prolonge par le versement de 1 euro sur chaque exemplaire vendu au mouvement Gesicht Zeigen, présenté comme une organisation non gouvernementale « qui combat pour la justice sociale » et qui est en fait un mouvement militant d’extrême gauche « Für ein weltoffenes Deutschland » : « Pour une Allemagne ouverte sur le monde », ou, comme dirait Google traduction, qui est plus abrupt : « Pour une Allemagne cosmopolite ». Gesicht Zeigen milite « gegen Rechts » (« contre le droit ») dans le soutien complet aux migrants et autres clandestins.

Le financement permet à Gesicht Zeigen (« Montre votre visage ») de mener de vastes campagnes de propagande en faveur d’une Allemagne multiculturelle et multiethnique, comme celle qui, jouant elle aussi sur la persécution des juifs, associe en différents visuels de célébrités outre-Rhin le « Ich bin Jude » aux « Ich bin migrant », « Ich bin Türke » et autres « Ich bin Muslima »…

Pour mesurer la force de frappe de cette opération de propagande, il suffit de savoir qu’Ogilvy, de son nom complet Ogilvy & Mather Worldwide, est la propriété de WWP, entreprise dont le siège social est à Jersey et qui est « le plus important réseau d’agences de publicité et de communication mondial », employant « environ 179 000 personnes dans 3 000 bureaux à travers 111 pays »…

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée

01/07/2012 –  12h00
BERLIN (NOVOpress) –
L’idée est intéressante : pénétrer l’intimité d’Adolf Hitler. Mieux comprendre son caractère ambivalent et son destin à la lumière de sa sociabilité. Un homme qui peut être haineux, mégalomaniaque, destructeur, mais aussi « posé, prévenant, souriant, qui s’exprimait à voix douce », selon le témoignage de Gertrud Junge, l’une des secrétaires du dirigeant national-socialiste. C’est la promesse annoncée dans le titre de l’ouvrage de Pierre Stéphany, Hitler et les siens, dans le cercle des intimes du Führer, aux éditions Ixelles.

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée

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Promesse non tenue. L’ouvrage hésite entre une narration classique de l’ascension et de la chute du dictateur et une série décousue de portraits (sans photos). Un récit bancal, lourd, avec des formules plombées ne faisant pas progresser la compréhension historique au sujet d’un « bavard agité au rang de Satan fossoyeur de son peuple ». Pour sa part, Joseph Goebbels est présenté comme « un nabot claudicant, au regard étincelant, à la poitrine creuse », éminence grise du « parti du diable », doublé d’un « incontinent sexuel », etc. Que les choses soient claires : Hitler fut une catastrophe pour l’Allemagne en particulier et l’Europe en général. Mais une telle étude mérite mieux que ces considérations de comptoir de bar.

 Car l’auteur est souvent pris en flagrant délit de psychologie de bazar. Information importante ? Hitler « se rongeait les ongles : signes de nervosité ! », écrit Pierre Stéphany. Il aimait sa mère ? Conclusion du journaliste : « L’attachement à la mère, d’après les psychologues, serait un trait que l’on retrouve souvent chez les tueurs en série ». Le docteur Theodor Morell cultive « derrière son profil confortable et ses grosses lunettes une allure énigmatique, asiatique ». Bonjour les clichés !

Ici et là, l’auteur énumère les causes ayant facilité l’arrivée de Hitler au pouvoir. « Des enfants qui mouraient de faim, des familles ruinées, des cadavres dans les rues », avec une crise économique exportée en Europe par les Etats-Unis à la fin des années 1920. Mais aussi, à cause de l’imbécilité du Traité de Versailles et de la menace communiste en Allemagne. Le lien entre ces facteurs et le triomphe de Hitler n’impliquait pas une litanie d’anathèmes. Histoire de rappeler que les conséquences d’une fierté nationale humiliée peuvent être terribles.

Histoire : Rommel et Canaris étaient-ils des partisans convaincus de Hitler ?

Histoire : Rommel et Canaris étaient-ils des partisans convaincus de Hitler ?

06/04/2012 – 11h00
BERLIN (NOVOpress) –
Une vraie tendance très… tendancieuse. Depuis quelques années, de jeunes historiens s’évertuent à transformer des figures connues du IIIème Reich, qui ont payé de leur vie leur résistance à Hitler, en fidèles serviteurs du maître du national-socialisme. Le phénomène a commencé en 2009 avec la biographie d’Erwin Rommel. L’historien canadien, Benoît Lemay, présentait le plus connu des généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale en « partisan convaincu de Hitler ». Pourtant, en octobre 1944, le régime nazi poussa au suicide le « Renard du désert », qui avait eu le courage à maintes reprises de dire ses quatre vérités au Führer : guerre perdue, nécessité d’une paix séparée avec les Alliés, etc.

Rebelote depuis quelques jours, avec cette fois la biographie de Wilhelm Canaris, le chef des services secrets du IIIème Reich. Pour son auteur, Eric Kerjean, le patron de l’Abwehr « était le parfait nazi, convaincu, déterminé et loyal ». Jugement expéditif sur un homme qui fut déporté, torturé et enfin pendu dans d’atroces conditions par les SS au camp de concentration de Flossenbürg en avril 1945 !

Les parcours d’Erwin Rommel et de Wilhelm Canaris sont complexes. Ils ont été un temps fascinés par Hitler, à l’image de très nombreux compatriotes. Comme le rappelle Dominique Venner dans son dernier ouvrage, « L’imprévu dans l’Histoire », le choix de vrais patriotes allemands en faveur de Hitler dans les années 1930 est le reflet « d’un peuple humilié, sevré d’années de violence et de désordres politiques, un peuple que la grande crise de 1929 a précipité dans la hantise du chômage et de la misère ». Puis, devant les crimes du régime hitlérien et sa mise à feu et à sang de l’Europe dans les années 1940, ils feront le choix de la résistance.

A force de vouloir à tout prix démystifier leur sujet, les analyses d’Erik Kerjean et de Benoît Lemay manquent de subtilité. Dommage. Pourtant, au détour d’une page, Benoît Lemay reconnaît que Rommel n’est pas le partisan convaincu de Hitler, thème racoleur de sa thèse. L’historien note ainsi que l’illustre militaire allemand n’a rien d’un « national-socialiste convaincu (…), il personnifiait d’une manière exemplaire le destin de millions d’Allemands (…). Il avait suivi le Führer, qui avait restauré l’amour-propre d’une nation humiliée par la défaite de 1918 dans un destin funeste en croyant qu’il ne faisait que son devoir ». Exactement le même point de vue que Dominique Venner. Mais le mal a été fait dans ces deux ouvrages très manichéens.

Crédit photos : Deutsches Bundesarchiv/Wikipédia sous licence CC