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Macron En Marche

Les idoles et les héros, par Maxime Tandonnet

Je n’ai absolument rien contre Monsieur M. et d’ailleurs, lors de sa nomination comme ministre de l’Economie, contre l’ironie générale, j’avais écrit une tribune suggérant qu’on lui laisse sa chance avant de le démolir. Mais voilà, aujourd’hui, Monsieur M.  est soudain passé au cœur de l’actualité, de la conscience politique française.

Chacun de ses faits et gestes fait l’objet d’une multitude de commentaires. Ses paroles sont attendues, disséquées, sublimées, dans un climat d’éblouissement général, ses positions analysées, étudiées magnifiées.  Il fait la « une » de Paris-Match, accapare l’attention des radios et des télévisions qui lui vouent une sorte de culte d’un genre nouveau. Il est, paraît-il, à la fois le « candidat » favori de gauche et le premier ministre potentiel d’un gouvernement de droite…

Pourtant,  Monsieur M. n’a pas sauvé le pays, accompli de geste historique, rendu un service signalé à la France. Rien de tout cela. Son seul mérite est d’avoir prononcé deux ou trois phrases légèrement transgressives au regard des tabous de son camp politique (avant de s’excuser) et d’avoir défié un chef de l’Etat en difficulté dont il est la plus authentique créature.

Nous sommes ici dans une logique d’idolâtrie, c’est-à-dire, de sublimation artificielle, par une sur-médiatisation, d’un personnage présenté, sans aucune raison objective, factuelle, inscrite dans la réalité, comme sauveur, homme ou femme providentiel. L’idolâtrie, banalisée sur le scène politique française, est le signe d’un pays malade, privé de repères, de sens critique,  à l’agonie, soumis à toutes les manipulations et toutes les propagandes.

L’héroïsme est tout autre chose. Une nation a besoin de héros auxquels elle peut s’identifier. Mais le héros est tout le contraire de l’idole.  Il est l’homme qui a accompli un exploit, un acte d’une audace, d’un courage, d’une intelligence visionnaire d’exception auquel la nation est éternellement reconnaissante. Dans l’histoire contemporaine, les héros français ne courent pas les rues: Bonaparte le 18 Brumaire, Clemenceau en 1917-1918, Poincaré en 1926, de Gaulle le 18 juin 1940 et en 1958-1962, Mendès-France en 1954… En réalité, plus les idoles prolifèrent comme une mauvaise herbe au goût totalitaire, et plus l’héroïsme se meurt…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Nelson Mandela, héros de Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison - par Bernard Lugan

Nelson Mandela, héros de Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison – par Bernard Lugan

16/12/2014 – RUEIL-MALMAISON (via le blog officiel de Bernard Lugan)
Jadis, dans la « banlieue rouge », les maires communistes donnaient aux rues le nom de Gagarine, de Karl Marx, de Robespierre ou encore de Maurice Thorez. Aujourd’hui, dans la banlieue chic, les maires UMP baptisent des places du nom de Nelson Mandela. Les premiers avaient l’excuse de la croyance dans des lendemains qui allaient chanter quand les seconds sont simplement en génuflexion devant le conformisme médiatico-idéologique le plus niais.

Le 8 novembre 2014, Monsieur Patrick Ollier, député-maire UMP de la bourgeoise Rueil-Malmaison a ainsi bien mérité de la pensée unique. En ce jour anniversaire du débarquement allié en Afrique du Nord, ceint de tricolore et entouré de son conseil municipal, marchant avec une grande originalité dans les traces de nombreux maires socialistes, écologistes et communistes, il baptisa en effet une place de sa cité du nom de Nelson Mandela.

Au delà du minuscule calcul visant à grappiller quelques voix d’électeurs issus du « grand remplacement », une telle décision prise par un conseil municipal de « droite » en dit long sur le naufrage intellectuel d’un courant politique sans colonne vertébrale, sans points de repère et peut-être encore plus affligeant, sans mémoire.

Aussi, afin de « rafraîchir » celle de Monsieur le député-maire, je reproduis ici le communiqué que j’ai publié le 21 décembre 2013 sur le blog de l’Afrique réelle:

« Un communiqué du SACP (South African Communist Party) en date du 6 décembre 2013 nous apprend officiellement ce dont l’on se doutait, mais qui n’avait jamais été réellement établi, à savoir que selon les propres termes du document, le « camarade Nelson Mandela » était un haut dirigeant communiste puisqu’il « (…) ne faisait pas seulement partie du SACP, mais également de son Comité central ».

Pourquoi Nelson Mandela a-t-il toujours démenti, tant oralement que par écrit, avoir été membre du SACP ? Pourquoi donc a-t-il menti ?

Un retour en arrière s’impose. En 1960, quand Nelson Mandela fut nommé-coopté au Comité central du SACP, le monde était en pleine « guerre froide » et les soviétiques avaient décidé de menacer la route du Cap, vitale pour ce qui était alors l’ « Occident », en déstabilisant le pays qui en était le gardien, à savoir l’Afrique du Sud. Pour l’URSS, la lutte contre l’apartheid fut le moyen de populariser cette stratégie en lui donnant un « habillage » moral. La mission que le KGB confia alors à Nelson Mandela, fut de prendre le contrôle de l’ANC au profit du SACP en évinçant la vieille garde réformiste et non-violente qui le contrôlait, afin de lui faire adopter la lutte armée.

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Vladimir Poutine réhabilite les héros du travail

Vladimir Poutine réhabilite les héros du travail

03/05/2013 – 10h00
MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Pour la première fois depuis la chute de l’Union Soviétique, cinq citoyens russes, dont un mineur de Sibérie, se sont vus attribuer le titre de héros du travail. Cette récompense (ci-dessus) en vigueur sous le régime communiste était attribuée aux ouvriers les plus méritants.

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