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Polémique autour du 19 mars : Hollande soigne ses électorats musulman et communiste… en piétinant l’histoire

20/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Pour la première fois, un président français commémore le 19 mars 1962. Cette date est celle du cessez-le-feu ayant suivi la signature, la veille, des pseudos « accords d’Evian ». Si le cessez-le-feu a bien été respecté par l’armée française, il ne l’a en revanche pas été par le FLN. Il y a ainsi eu beaucoup plus de morts après le 19 mars 62 qu’entre le début officiel de la guerre d’Algérie, le 1er novembre 1954 et ce 19 mars. Partiellement désarmés dès janvier 62, puis totalement livrés aux bouchers du FLN à partir du 19 mars, les Harkis paieront un lourd tribut à ce qu’il faut bien appeler la forfaiture de l’appareil d’État français. Plus de 100 000 d’entre eux seront ainsi massacrés, dans des souffrances sans nom.

Leur seul crime est d’avoir loyalement servi la France et cru dans la parole de la République. « Moi vivant, avait ainsi déclaré le général de Gaulle en octobre 59, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger ! ». L’association Jeunes Pieds-Noirs a lancé une pétition pour l’abrogation de la loi officialisant le 19 mars 1962, et appelle tous les patriotes à se rassembler le 26 mars prochain à 17 h à l’Arc de Triomphe.

Avant tout préoccupé de sa propre réélection, le président Hollande soigne ainsi non seulement son électorat musulman, ou ce qu’il en reste, mais également son électorat communiste. C’est très volontiers qu’il a cédé aux amicales pressions de la FNACA, cette association d’anciens combattants d’Afrique du Nord — une Fnaca pour le moins sous influence communiste… — qui avait fait de l’adoption de cette date son cheval de bataille.

Après, entre autres, la loi sur la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité (Taubira, 2001), loi qui a soigneusement exclu la traite arabo-musulmane et la traite intra-africaine, pourtant largement plus meurtrière que la traite transatlantique, après la reconnaissance de la « dette imprescriptible » de la France à l’égard d’Israël (Chirac, 2003), la démarche de François Hollande s’inscrit dans le patient, mais efficace travail de sape des « élites » cosmopolites à l’encontre notre pays.


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Hollande veut fêter la victoire du FLN

09/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est une première dans l’histoire de la Ve République, le « président » Hollande a annoncé sa présence lors des commémorations de la signature des accords d’Évian avec le FLN. Il prononcera un discours au Quai Branly, devant le mémorial national de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962 correspond au début du cessez-le-feu prévu par les accords signés à Évian le jour précédent. L’Élysée a fait savoir que c’est le cessez-le-feu en lui-même que le président souhaite commémorer, et non la signature de l’accord du 18 mars. Pourtant, les persécutions notamment à l’égard des harkis et des pieds-noirs ont persisté après cette date. Un proche du président souligne la dimension stratégique et politique de l’acte, je cite : « Il va s’en servir pour nous inviter à regarder vers l’avenir ». François Mitterrand estimait, lui, que l’on peut choisir « n’importe quelle date sauf le 19 mars ».

pieds-noirs

C’est de cette façon qu’en juillet 1962, on traita les rapatriés d’Algérie

Source : Boulevard Voltaire
Il m’apparaît comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces événements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, par Manuel Gomez.
À rapprocher de l’attitude de nos dirigeants face aux clandestins… (NDLR)

26 juillet 1962, le maire de Marseille, le socialiste Gaston Defferre, accorde une interview au quotidien Paris-Presse l’Intransigeant. Sujet : L’arrivée massive des rapatriés d’Algérie.
53 ans plus tard, il m’apparaît comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces événements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, contre leur gré et emportés par le vent de l’Histoire, dans leur pays, leur patrie, la France.
Le « bafouilleur marseillais », Gaston Defferre, ne se prive guère de donner son avis : «

Ils fuient. Tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D’ailleurs, nous n’avons pas de place. Rien n’est prêt. Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront ! En aucun cas et aucun prix je ne veux des pieds-noirs à Marseille.

À la question “Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ?”, il répond : “Oui, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux.”
Mais Gaston Defferre n’est pas un cas isolé.
Un sondage IFOP début juillet indique que 62 % des métropolitains refusent toute idée de sacrifice à l’égard des Français d’Algérie.
Voici d’ailleurs un rapport découvert lors de l’ouverture des archives :

Les Français d’Algérie qui débarquent en métropole font l’objet d’une froide indifférence, ou même d’appréhensions. On ne les connaît pas. On ne sait d’où ils viennent ni s’ils sont “vraiment” français. Jugés premiers responsables du conflit qui vient de se terminer et qui a coûté la vie de trop nombreux soldats métropolitains, ils ne semblent pas “mériter” que l’on porte sur eux le regard compatissant que beaucoup espèrent.

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Lettre ouverte de Philippe Vardon aux rapatriés : "Non, le 19 mars il n'y a rien à commémorer !"

Lettre ouverte de Philippe Vardon aux rapatriés : « Non, le 19 mars il n’y a rien à commémorer ! »

Ce 19 mars, je n’ai participé à aucune des funestes commémorations officielles organisées par une République amnésique.

Je considère que ces commémorations sont une insulte à la mémoire des 10 000 pieds-noirs et des 100 000 harkis disparus. Je n’oublie pas non plus, moi, que c’est après la signature des accords du 19 mars 1962 qu’eurent lieu les massacres de la rue d’Isly à Alger et du Petit Lac à Oran.

Ma mère est née à Alger, encore ville française, peu avant l’exode. La liste que j’ai l’honneur de mener aux élections municipales de Nice comprend de nombreux rapatriés et enfants de rapatriés qui, comme moi, sont aussi porteurs de cette mémoire de nos anciens départements d’outre-Méditerranée. Et donc aussi de la mémoire de l’abandon, de la mémoire des massacres d’Européens.

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Lu sur le net : "Algérie/Évian, mars 1962 : la censure"

Lu sur le net : « Algérie/Évian, mars 1962 : la censure »

[box class=info]Texte tiré du site officiel de Dominique Venner : www.dominiquevenner.fr[/box]
Un demi-siècle après les accords d’Évian du 18 mars 1962, la France officielle, en dépit de sa démocratie tant invoquée, interdit que l’on regarde la vérité en face. C’est ce qu’a démontré la censure dont a été l’objet l’historien Guy Pervillé, spécialiste reconnu de la guerre d’Algérie, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail, auteur de La Guerre d’Algérie (PUF, Que Sais-je ? 2007). Comme il l’a expliqué sur son blog, il avait été contacté un an plus tôt par le directeur des Archives de France afin de rédiger un texte objectif sur la fin de la guerre d’Algérie pour Commémorations nationales 2012, publication annuelle du Ministère de la culture et de la communication (1). Il a remis son texte à la date prévue. Mais, peu avant publication, il a été informé que son texte serait amputé des 4/5ème, sans qu’il soit consulté et sans sa signature. Son texte intégral ayant été publié sur son blog, on s’aperçoit qu’a été censuré tout ce qui concerne l’enlèvement et les tueries de Français après les accords d’Évian, l’abandon et le massacre des harkis, ainsi que le rôle du général de Gaulle (dont le nom a même été supprimé).

Les accords d’Évian signés le 18 mars 1962 entre les représentants du gouvernement français et ceux du gouvernement provisoire algérien (GPRA) prévoyaient l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 19 mars à midi. Il n’en fut rien du côté algérien. Le jour même de la conclusion des accords, l’un des signataires français, Robert Buron, notait dans ses Carnets : « Les jours qui viennent vont être des jours de folie et de sang ». C’était bien vu.

Lu sur le net : "Algérie/Évian, mars 1962 : la censure"Dans son étude censurée, Guy Pervillé écrivait : « Le FLN profita des accords d’Évian pour reconstituer ses forces armées (2) et pour étendre leur autorité sur une grande partie du pays et de sa population. L’armée française s’y opposa jusqu’au 8 mai, puis dut y renoncer. À partir du 17 avril 1962, le FLN déclencha une vague d’enlèvements contre la population française, supposée complice de l’OAS, dans les agglomérations d’Alger et d’Oran, mais aussi à l’intérieur de ces régions. Le 14 mai, la Zone autonome d’Alger […] rompit  ouvertement le cessez-le feu en déclenchant une série d’attentats. C’est alors que le président De Gaulle […] accepta l’avancement de la date du référendum algérien au 1er juillet […]. D’autre part, des enlèvements et des massacres avaient été commis après le 18 mars contre d’anciens “harkis” en violation flagrante des clauses d’amnistie des accords d’Évian. […] Le 3 juillet, la France reconnut l’indépendance de l’Algérie. [Cependant], absence d’autorité incontestée et la compétition pour le pouvoir déclenchèrent de nouvelles vagues d’enlèvements et de violences meurtrières contre des Français d’Algérie (notamment des centaines d’enlèvement à Oran le 5 juillet) et contre d’ancien “harkis”. Les troupes françaises accueillirent et transférèrent en France les fugitifs, mais le gouvernement leur interdit de les rechercher sans l’accord des autorités algériennes… »

Depuis un demi-siècle, on répétait qu’Évian avait réglé le problème algérien et que seule l’OAS était responsable des violences et du malheur des Pieds Noirs. Et voilà que le travail des historiens mettait en cause le FLN et le gouvernement français.

Le professeur Pervillé poursuit : « Les enlèvements de Français diminuèrent après le 26 septembre 1962 qui vit l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement présidé par Ben Bella. Mais les massacres d’anciens harkis durèrent encore plusieurs mois et leur emprisonnement sous prétexte d’assurer leur sécurité, encore 10 ans. » Ce passage a également été censuré.

L’historien concluait son exposé en ces termes (censurés) : « Les accords d’Évian voulus par le gouvernement français comme « la solution du bon sens » se révélèrent une utopie qui échoua à ramener une vraie paix en Algérie. »  

Dominique Venner


 Notes

  1. Déjà censuré l’année précédente, en 2011, au sujet de la célébration du centenaire de Céline, jugé inacceptable par Serge Klarsfeld. Le censure politique devient pratique courante. C’est ainsi que la direction de la chaîne I-Télé  a interdit la diffusion de l’émission Ménard sans interdit enregistrée le 13 décembre 2011, au cours de laquelle l’universitaire et africaniste Bernard Lugan commentait son livre Décolonisez l’Afrique (Ed. Ellipses) qui pose la question de la différenciation des peuples et des cultures. Pour plus d’informations : www.bernard-lugan.com
  2. Les forces du FLN avaient été en grande partie détruites par l’armée française (NDLR).