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Valls, Hollande : l’électrochoc (Présent 8174)

Valls, Hollande : l’électrochoc (Présent 8174)

26/08/2014 – PARIS (Novopress)
D’un choc l’autre : après le choc de compétitivité, qui n’a pas fait d’étincelles, voici, beaucoup plus radical, l’électrochoc avec lequel les deux morticoles à la tête du gouvernement ont décidé de soigner le cas Montebourg. Et de sortir par la même occasion du coma dépressif dans lequel s’enfonçait le gouvernement Valls, après seulement 135 jours d’existence tourmentée. L’électrochoc ? Un traitement médicalement recommandé pour soigner certaines affections mentales qui se manifestent notamment par des états « confusionnels et dépressifs ». Ce à quoi tendaient certains membres du gouvernement disparu. Montebourg réclamait, lui, une politique alternative ? Il aura droit à un courant alternatif… « Placé entre deux électrodes » ! Il faut dire que le cas Montebourg était, comme celui du gouvernement, particulièrement « confusionnel ». Et saugrenu : un ministre de l’Economie trouvant mauvais la politique qu’il est chargé de mettre en œuvre et le criant haut et fort, c’était tout de même assez schizophrénique. D’autant plus que, dans le récent entretien qu’il avait accordé la semaine dernière au Monde, François Hollande insistait sur la « cohérence » de sa politique.

Une du n°8174 de "Présent"

Une du n°8174 de « Présent »

A la suite de ce traitement de choc, suggéré par le médecin chef Valls au diafoirus de l’Elysée, les trois principaux contestataires de la ligne Hollande, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti ont annoncé, après avoir pris quelques décharges, qu’ils ne participeraient pas au prochain gouvernement. Les deux premiers avaient pourtant soutenu Manuel Valls dans ses intrigues pour évincer Jean-Marc Ayrault, œuvrant avec lui dans sa conquête de Matignon. Ils avaient reçu en récompense, l’un le ministère de l’Economie, l’autre celui de l’Education… Mais peut-être se sont-ils un peu trop, de ce fait, crus intouchables ? Les détenteurs du pouvoir n’aiment pas trop qu’on leur rappelle trop ostensiblement : qui t’a fait roi ? Le pacte entre les trois hommes n’aura tenu que cinq mois. A peine plus que le pacte de solidarité…

L’imbuvable « cuvée du redressement »

Après le défi que Montebourg et Hamon avaient lancé à Manuel Valls, dimanche dernier, lors de l’épineuse fête de la rose de Frangy-en-Bresse, avec notamment l’aigrelette « cuvée du redressement » jugée imbuvable en haut lieu, le chef du gouvernement n’a pas hésité à dégainer contre ses anciens comparses son épée de matador. « Un ministre de l’Economie ne peut pas s’exprimer ainsi, que ce soit sur la ligne économique du gouvernement auquel il appartient ou à l’égard d’un partenaire européen de la France. » La dernière phrase rappelant les accusations portées à l’encontre de l’Allemagne, que Montebourg juge responsable des politiques d’austérité en Europe. Montebourg souhaitait que François Hollande fonde, tel « un oiseau de la tempête », sur l’Aigle germanique…

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Remaniement : un gouvernement tendance socialiste sectaire

Remaniement : un gouvernement tendance socialiste sectaire

03/04/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Quels sont les changements au sein de ce que président a présenté comme un « gouvernement de combat » ? Huit femmes, huit hommes, deux nouveaux, pas de Verts. En attendant la nomination des secrétaires d’État. Le remaniement est un petit changement de forme pour une même politique de fond. Ségolène Royal entre à l’Ecologie, portefeuille qu’elle a déjà occupé, en 1992, dans le gouvernement Bérégovoy. De même que Michel Sapin, passé aux Finances, qui avait ce poste dans ce même gouvernement. Il est remplacé au Travail par François Rebsamen, cumulard notoire, dont le seul objectif était le ministère de l’Intérieur. Celui‑ci échoit à Bernard Cazeneuve, ancien ministre du Budget.

La plus belle promotion est pour Benoît Hamon (au centre sur la photo), un idéologue de la gauche du PS…

Il passe en effet de l’économie sociale et solidaire à un grand ministère de l’Education, bien que sa connaissance de ce domaine se cantonne au syndicalisme étudiant : comme plusieurs autres ministres, Benoît Hamon est un ancien de l’UNEF. Par ailleurs, Arnaud Montebourg devient en affichage le véritable patron de l’économie française, mais devra cohabiter à Bercy avec Michel Sapin. Enfin, Najat Vallaud‑Belkacem se voit attribuer un portefeuille important : banlieues, jeunesse, vie associative, droit des femmes… Autant de domaines où elle aura à cœur de faire prospérer l’idéologie socialiste.

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