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L'Afrique en guerre – L’Afrique Réelle N°63, mars 2015

L’Afrique en guerre – L’Afrique Réelle N°63, mars 2015

Editorial de Bernard Lugan :

En ce mois de mars 2015, en dépit des discours économiques désincarnés prononcés par les « experts » et pieusement récités par les médias, l’Afrique est plus que jamais en perdition.
En laissant de côté les crises politiques qui peuvent à tout moment déboucher sur des guerres, le simple énoncé des conflits en cours permet de le comprendre.

A l’exception du Maroc, toute l’Afrique du Nord est en guerre :

– L’Egypte est prise entre deux fronts jihadistes, celui du Sinaï à l’est et celui de Libye à l’ouest ; sans parler de la subversion intérieure qui se manifeste par des attentats quotidiens.

– En Libye les dernières structures étatiques ont achevé de se dissoudre dans des affrontements aux formes multiples à travers une fragmentation régionale et tribale que Daesch tente de coaguler.

– La Tunisie ne parvient pas à réduire ses maquis islamistes.

– En Algérie, des maquis islamistes sont actifs dans plus de la moitié du pays. L’Algérie est dans une impasse économique due aux aléas pétroliers, ce qui risque d’avoir de graves conséquences sociales et politiques.

Au sud du Sahara, la totalité de la bande sahélienne, de l’atlantique à la mer Rouge est en état de guerre ouverte ou larvée.

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Barack Obama, le masque tombe - Par Fernand Jourdan

Barack Obama, le masque tombe – Par Fernand Jourdan

17/06/2013 – 08h00
PARIS (NOVOPress) –
Les médias convenus, ceux qui nous assènent leurs vérités pour forger nos esprits, nous présentèrent le candidat Barack Obama, dès sa première campagne électorale en 2008, comme le président d’une nouvelle ère. On s’amuserait à relire les tirades enthousiastes de la presse de cette époque. En janvier 2009 depuis Washington, lors de l’investiture du président américain, Ségolène Royal n’eut pas la moindre crainte du ridicule en affirmant : « Oui, j’ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés« .
Il est vrai que Barack Obama avait tout pour séduire les bobos : démocrate, donc de gauche, métis de surcroît, bref toutes les qualités. Un Harlem Désir américain en quelque sorte.

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Pierre

Schoendoerffer : l’honneur d’un cinéaste

[box class= »info »] Chroniqueur des guerres perdues et des soldats oubliés, le cinéaste et écrivain Pierre Schoendoerffer est mort, mercredi 14 mars à l’âge de 83 ans, des suites d’une opération à l’hôpital Percy à Clamart. [/box]

Comme tous les grands aventuriers, Pierre Schoendoerffer a d’abord rêvé sa vie. Né à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, le 5 mai 1928, il a grandi avec Fortune carrée de Joseph Kessel, mais aussi avec les œuvres de Herman Melville, Joseph Conrad, Jack London… A vingt ans, « Schoen » expérimente la guerre. Quand il saute sur Diên Biên Phu, le 18 mars 1954, le caporal-chef du service cinématographique des armées (SCA) sait que la bataille est perdue. Pourquoi se lance-t-il dans le vide ce jour-là, sans brevet et avec un seul saut à son actif ? « J’étais parti pour l’Indochine avec cette idée simple et absurde: je serai le meilleur ou je mourrai. Dans l’un ou l’autre cas, c’est le jugement de Dieu. »

Il a filmé les combats à hauteur d’homme

La guerre d’Indochine a été l’examen de passage de l’adolescence à l’âge adulte de Pierre. On ne guérit jamais d’un aller-retour vers l’enfer. Lui n’a jamais quitté l’esprit chevaleresque qu’il y a trouvé. Impliqué dans les combats les plus durs du camp retranché de Diên Biên Phu, « Schoen » a enduré la captivité du camp numéro 43. La plupart de ses compagnons n’en sont jamais revenus. Depuis, ses romans, ses films, ses documentaires l’ont toujours retenu quelque part dans la boue, entre les collines « Eliane » et « Béatrice ». « Je suis un survivant. Je dois un tribut à ceux qui sont tombés là-bas », avait-il coutume de dire.

Au-delà de leur qualité cinématographique, ce qui fait tout le prix des films de Schoendoerffer – de La 317e section (1965) à La section Anderson (1967), en passant par Diên Biên Phu (1992) –, c’est leur concision, le refus de l’envolée facile, et enfin – et surtout ! – le respect de l’adversaire. Pierre Schoendoerffer ignore le mépris. A l’opposé des guerres modernes dites « humanitaires », où chaque soldat serbe, irakien, libyen, est un suppôt du mal absolu qu’il faut éradiquer sous des tonnes de bombes intelligentes, où les caméras sont proscrites sinon embarquées à 10000 mètres d’altitude dans un bombardier, Schoendoerffer a filmé les combats à hauteur d’hommes et de tranchées. Raison pour laquelle son œuvre n’a pas vraiment d’équivalent, surtout pas dans le cinéma hollywoodien trop préoccupé par les affres psychologiques de ses « boys » pour laisser traîner la caméra dans la jungle.

« …ne pas déchirer un lambeau de notre passé »

Dans La 317e section, caméra à l’épaule, son ami, Raoul Coutard, le chef opérateur de la Nouvelle vague, filmera Jacques Perrin (le lieutenant Torrens) et Bruno Crémer (l’adjudant Wilsdorff) dans les rôles de leur vie. Pour la sortie de L’honneur d’un capitaine (1982), le cinéaste Alexandre Astruc a sans doute écrit le plus bel hommage que l’on pouvait lui rendre: « Dans une époque où tout n’est que déclin et décadence, où les valeurs de courage, de dignité humaine sont bafouées, où l’opinion ne cherche qu’à se fabriquer des boucs émissaires, où l’héroïsme est une denrée qui n’a plus cours, le combat que mène Schoendoerffer depuis La 317e section est exemplaire: rendre leur tribut à des hommes qui n’ont eu d’autre tort que de tenter de renverser le cours de l’histoire. Il nous demande une chose: ne pas détourner les yeux devant ce qui fut, qu’on le veuille ou non, une page de notre histoire. Il nous demande, devant ces combattants anonymes, de ne pas déchirer un lambeau de notre passé ». Un jugement toujours d’actualité.

Lucien Valdès

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Afghanistan : nouvelle bavure de l’Otan, 8 adolescents tués

Afghanistan : nouvelle bavure de l’Otan, 8 adolescents tués

15/02/12 – 17h30
KABOUL (NOVOpress)
– La force militaire de l’Otan en Afghanistan a reconnu avoir tué 8 adolescents la semaine dernière au cours d’un bombardement.

Les responsables de l’Otan affirment cependant que ces adolescents étaient « armés » et représentaient donc « une menace » tout en reconnaissant ignorer si les victimes étaient ou non des rebelles talibans.

Une version réfutée par le président afghan Hamid Karzaï et les autorités locales qui crient à la nouvelle bavure, accusant l’Otan d’avoir tué huit adolescents « simplement rassemblés autour d’un feu » dans une zone sans danger pour l’Otan.

Selon Mohammad Tahir Safi, parlementaire et membre d’une délégation afghane dépêchée sur place par Karzaï, les enfants morts avaient entre six et 14 ans, à l’exception de l’un d’entre eux, âgé de 18 à 20 ans.

Crédit photo : The US army via Flickr, licence CC.

Le commandant Roger Faulques est mort

Le commandant Roger Faulques est mort

08/11/11 – 16h20
PARIS (NOVOpress)
– C’est un grand soldat français qui vient de s’éteindre à Nice à l’âge de 86 ans.

Le commandant Roger Faulques est en effet l’une principales figures de la Légion étrangère et sa carrière militaire reflète la plupart des drames traversés par la France.

Jeune officier de la Légion en Indochine, où il a été fait prisonnier par le Viêt Minh, Roger Faulques a également servi dans les rangs du 1er Régiment étranger de parachutistes (Légion étrangère) en Algérie, notamment pendant la Bataille d’Alger. Opposé à l’abandon de l’Algérie, il a participé au putsch des généraux, sacrifiant sa carrière professionnelle à ses convictions.

Roger Faulques, reconverti dans le mercenariat, avait entraîné et aidé les rebelles katangais de Moïse Tshombé.

Grand officier de la Légion d’Honneur, il vivait retiré dans la ville de Nice depuis le début des années 1980.

[box class= »info »]Crédit photo : hellolapomme sous licence Creative Common.[/box]

Libye : vengeance aveugle et sanglante contre des civils

Libye : vengeance aveugle et sanglante contre des civils

31/10/11 – 17h00
TRIPOLI (NOVOpress)
— La soi-disant « libération » de la Libye, grandement aidée par les Occidentaux, montre aujourd’hui son véritable visage, celui d’un règlement de comptes entre clans et tribus se vouant mutuellement une haine féroce.

En effet, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, les miliciens pro CNT mènent une véritable « épuration » contre les habitants de Touarga, ancien fief de Muammar Kadhafi.

D’après les constats de l’ONG, ces miliciens, ivres du désir de vengeance, tirent à vue sur des civils non armés, multiplient les arrestations arbitraires et pratiquent la torture sur les prisonniers.

Les faits sont si graves et si nombreux que l’ONG exhorte le nouveau gouvernement à intervenir pour rétablir le droit et placer ces milices criminelles sous le contrôle d’une autorité officielle.

Crédits photo en Une : crédits Magharebia via Flickr (cc)

[vidéo] Yves-Marie Adeline : 1914, une tragédie européenne (dernière partie)

[vidéo] Yves-Marie Adeline : 1914, une tragédie européenne (dernière partie)

31/10/2011 – 09h20
PARIS (NOVOpress) — L’écrivain Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, publié en 2011 aux éditions Ellipses. Quatrième et dernière partie d’une série de 4 vidéos, réalisées par Realpolitik.tv, le site animé par le géopolitologue Aymeric Chauprade.

Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une Histoire mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.

Vidéo


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

Voir ou revoir les parties 1 à 3

Partie 1


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

Partie 2


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

Partie 3


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

Un manifestant blessé en mars à Deraa : apparemment le personnel hospitalier n'avait pas encore renoncé à soigner les opposants !

Propagande (Syrie) : quand Amnesty International invente le chantage à la transfusion

27/10/2011 – 11h00
PARIS (via infosyrie.fr) — C’est le buzz antisyrien du moment : le régime traque les opposants jusque sur les lits d’hôpitaux. Pour une fois, ce n’est pas l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) de Rami Abdel Rahmane qui lance le mot d’ordre mais la vénérable Amnesty International : « Dans bien des cas le personnel hospitalier aurait infligé des actes de torture et des mauvais traitements aux personnes même dont ils sont censés s’occuper » expliquait lundi 24 octobre Cilina Nasser, une « chercheuse » à Amnesty International, qui a ainsi pondu un rapport de 39 pages.

On notera quand même le prudent conditionnel. Et l’on remarquera cette incrimination, à côté des traditionnels « services de sécurité » » syriens, des personnels hospitaliers, apparemment tous membres – la nuit ? – des moukhabarats ou du parti Baas. Dans son rapport, Cilina Nasser cite notamment un « témoignage » d’un médecin de l’hôpital militaire de Homs qui prétend avoir vu quatre collègues et « plus de 20 infirmières » infliger des violences à des patients. Il est vrai qu’il existe dans l’imaginaire occidental une « riche » tradition à ce propos, incarnée par les « médecins maudits » nazis genre Mengele ou Ilse Koch la « chienne de Buchenwald ». Bref, la propagande continue, explorant à chaque fois un registre différent, quitte à recycler de vieilles ficelles.

Notre « chercheuse » va jusqu’à déplorer le contrôle qu’a le pouvoir, et particulièrement le ministère de la Défense, sur la banque centrale syrienne du sang : en effet, toute demande de transfusion doit être impérativement transmise par le personnel soignant aux bureaucrates du ministère, qui n’ont ainsi pas de difficultés à localiser les opposants blessés dans l’exercice de leur courageux combat pour la démocratie.

Il ne s’agit pas d’accidentés de la route

Rappelons tout d’abord une donnée « de base » : nombre d’opposants, et c’est plus particulièrement vrai depuis ces dernières semaines, sont des activistes armés ; il ne se passe guère de jour sans que des unités de la police et de l’armée, des bâtiments publics, soient l’objet d’attaques. Des soldats et des policiers tombent, quasi-quotidiennement, dans ces échanges de tirs, mais aussi des activistes. Ceux d’entre eux qui sont blessés dans ces accrochages et « récupérés » par leurs camarades peuvent en effet être acheminés vers des hôpitaux. Il est très douteux, dans ces conditions, qu’ils échappent à la vigilance des forces de police, qui n’ont à vrai dire pas besoin de l’amicale collaboration des infirmiers et médecins pour les repérer et les identifier.

Ensuite, leur statut – officiel et effectif – de dissidents armés – de « terroristes » pour le pouvoir – fait évidemment de ces « opposants » des blessés à part, passibles de la répression d’État. Et qu’on ne dise pas là qu’il s’agit d’un trait caractéristique de la « dictature bachariste » : en France, le pouvoir et sa police iraient eux aussi chercher sur son lit d’hôpital une personne considérée comme terroriste ou dangereuse, à partir du moment où elle est fortement soupçonnée de recourir à la violence et d’avoir du sang sur les mains.

On constate que ce n’est pas la première « incursion » de la propagande oppositionnelle en milieu hospitalier : début août, les opposants Facebook avaient fait circuler d’horribles photos de cadavres de bébés entassés sur un lit, et présentés, en arabe, en anglais et en français comme des victimes de la soldatesque syrienne, qui aurait désactivé leurs couveuses en coupant l’électricité à l’hôpital de Hama. En fait, ces photos provenaient d’un hôpital d’Alexandrie en Égypte (voir l’article Mensonge et manipulations (suite) sur infosyrie.fr, mis en ligne le 7 août). Ce faisant, les cyber-opposants recyclaient le fameux bobard des bébés koweitiens « débranchés » par les troupes de Saddam Hussein, qui avait alimenté la propagande anti-irakienne de la Maison Blanche en 1990/91.

Revenons à 2011 et à la Syrie. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Amnesty International va vite en besogne. Et puis soyons clair, à l’origine des informations au conditionnel de la « chercheuse » Cilina Nasser, il y a très certainement les gens des « comités locaux de coordination » qui, à défaut de Kalashnikov, disposent de portables pour diffuser leurs mensonges ou leurs exagérations. Alors répétons-le :

1) il n’y a pas de preuves, et fort peu de probabilité, que les infirmiers et médecins syriens jouent les tortionnaires et les indicateurs de police et…

2) il n’y a rien d’étonnant, vu le contexte prévalant actuellement en Syrie, à ce que des opposants blessés soient l’objet de l’attention des forces de police.

Et maintenant, amis lecteurs, rendez-vous au prochain bobard.

Photo en Une : un manifestant blessé en mars à Deraa. Apparemment le personnel hospitalier n’avait pas encore renoncé à soigner les opposants. Crédit : DR via infosyrie.fr

[box class= »info »]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

La guerre de Sécession - La Nouvelle Revue d’Histoire, HS N° 3

Nouvelle Revue d’Histoire, hors série n° 3 : un numéro spécial « guerre de Sécession »

La guerre de Sécession - La Nouvelle Revue d’Histoire, HS N° 3Le nouveau numéro hors-série (n° 3, Automne-Hiver 2011) de La Nouvelle Revue d’Histoire, dirigée par Dominique Venner, est consacré à la guerre de Sécession américaine, 1861 – 1865. Au sommaire, 1861 : une Amérique divisée ; 1862 : le Sud résiste ; 1863 : Gettysburg, la bataille fatale ; 1864 : Sherman s’empare d’Atlanta ; 1865 : l’agonie du vieux Sud…

 

[box class= »info »]La NRH est disponible en kiosque mais on peut aussi se procurer la revue par Internet, par exemple :
feuilleter et commander la revue ici[/box]

Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées

Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées [audio]

Dimanche 9 octobre, l’équipe de la “webradio” alternative Méridien Zéro recevait François-Xavier Sidos dans ses studios,Histoire du mercenariat, de Xenophon aux sociétés militaires privées sur le sujet des mercenaires.

Consultant en sûreté, officier honoraire de l’Armée de l’air, François-Xavier Sidos est un spécialiste de l’étude du mercenariat. Il a publié un ouvrage consacré à l’histoire des mercenaires, Les soldats libres – La grande aventure des mercenaires (Éditions de l’Æncre, 2002, 350 pp.).

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1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (3ème partie) [vidéo]

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (3ème partie) [vidéo]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Troisième partie. La première partie est ici et la deuxième ici.

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Deuxième partie (la première partie est ici).En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).

Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.

[box class= »info »]Source : realpolitik.tv[/box]

La Syrie menace Israël en cas d’agression de l’Otan

La Syrie menace Israël en cas d’agression de l’Otan

05/10/11 – 11h30
DAMAS (NOVOpress)
– Face aux pressions de plus en plus fortes des pays occidentaux et à l’évocation d’une possible intervention militaire de ces pays en Syrie, le président Bachar El-Assad (photo ci-dessus : au centre) aurait prévenu qu’il tirerait des « centaines de missiles » sur le territoire israélien en cas d’attaque de son pays.

« Il ne me faudra que six heures pour transférer des centaines de missiles et d’obus sur les hauteurs du Golan et les tirer sur Tel-Aviv« , aurait ainsi menacé le président syrien lors d’une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères.

Selon les médias qui ont relayés ces propos, Bachar El-Assad aurait également évoqué la possibilité d’une intervention iranienne contre les intérêts américains dans la région, ainsi qu’une mobilisation du Hezbollah au Liban.

Des déclarations qui laissent présager le pire si l’Otan décidait une nouvelle fois d’intervenir dans les affaires intérieures d’un pays souverain et se lançait dans une nouvelle « croisade » plus qu’aventureuse dans la région.

[box class= »info »]Crédit photo : Ammar Abd Rabbo/Flickr, sous licence Creative Common[/box]

Pour la Syrie, Obama préfère les Frères musulmans

Pour la Syrie, Obama préfère les Frères musulmans

28/09/2011 – 14h00
DAMAS (via Info Syrie) — On le savait, et on l’avait du reste écrit ici (voir l’article Après Israël, Obama vote pour les Frères musulmans en Syrie, mis en ligne le 19 août), mais le quotidien en ligne américain WorldTribune.com – qui traite uniquement des questions internationales – le confirme dans son édition du 26 septembre : l’administration Obama traite directement et prioritairement avec la Confrérie syrienne des Frères musulmans. « Des responsables américains de haut niveau ont rencontre les Frères musulmans syriens ainsi que leurs « lobbystes » aux États-Unis. Ils disent que les deux parties se sont rencontrées plusieurs fois au cours des trois derniers mois pour discuter du rôle de la Confrérie après le renversement du président Bachar al-Assad. »

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Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !

Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !

Crédit photo : FMI (via Flickr). Légende : Dominique Strauss Kahn, alors président du FMI, en compagnie de Ashim Thaçi, alors premier ministre, et Fatmir Sejdiu, premier « président » du Kosovo. Photo prise le 29 juin 2009 par Stephen Jaffe.

20/09/2011 – 10h35
PARIS (NOVOpress) —
 Depuis cet été, le pouvoir albano-musulman de Pristina met tout en œuvre pour faire tomber la dernière poche de résistance chrétienne au nord du Kosovo.

Les Albano-kosovars n’ont pas le contrôle de cette zone chrétienne peuplée d’environ 30 000 personnes qui vit encore au rythme de la Serbie. Ici, les églises n’ont pas été détruites, la population peut circuler librement et parler dans sa langue maternelle sans risquer d’agression. Le 25 juillet dernier Pristina a décidé d’envoyer ses forces spéciales pour y prendre le contrôle des douanes. Il s’agissait officiellement pour le « gouvernement » du Kosovo de faire respecter au nord de l’Ibar la décision d’embargo sur la Serbie ; embargo qui a d’ailleurs provoqué une pénurie de médicaments et de bouteilles d’oxygène dans les deux seuls hôpitaux où les Chrétiens pouvaient se rendre, à Mitrovica et à Gracanica. Le pronostic vital de plusieurs patients s’en est trouvé engagé.

Nord du Kosovo : un drame se joue sous nos yeux !

Une barricade serbe dans le nord du Kosovo (septembre 2011) - Source : oslobodjenje.ba

Mais il semblerait que l’embargo ne fut qu’un prétexte pour l’accomplissement de l’objectif fixé par la milice musulmane UCK en 1999 : faire tomber le Nord, dernière poche de résistance serbe dans la région. En réaction, des affrontements violents ont eu lieu entre populations serbes et policiers musulmans. En s’interposant, la KFOR a momentanément permis un retour au calme.

Mais en ce début de septembre, c’est tout le nord du Kosovo qui était de nouveau bloqué. L’ancien chef de la milice musulmane UCK, et actuel premier ministre du Kosovo, Ashim Thaçi, a déclaré vouloir reprendre le contrôle du nord à la date du 16 septembre dernier. Les populations serbes n’étant pas disposées à disparaître sans réagir, elles ont alors érigé des barricades dans toutes les zones sensibles. Dans une situation d’extrême tension, le patriarche de l’église orthodoxe serbe s’est rendu sur place afin de prononcer une prière aux martyrs et de lancer un appel pour la survie des chrétiens au Kosovo. Acculés, sans autre espoir que celui procuré par leur foi, les derniers Serbes du Kosovo ont tenu bon et continuent de résister sans relâche depuis maintenant deux mois. Jusqu’à quand ? Ni l’ONU, ni l’OTAN n’interviennent pour empêcher ce nouvel exil programmé, celui qui pourrait sonner le glas des derniers Chrétiens du Kosovo.

Une équipe de l’association « Solidarité Kosovo » (www.solidarite-kosovo.org) est en liaison quotidienne avec son bureau humanitaire sur place afin de se préparer à intervenir en urgence si la situation humanitaire le demandait. Les bénévoles français feront tout leur possible pour éviter qu’un nouveau pogrom antichrétien ne se produise en plein cœur de l’Europe.

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

11/09/2011 – 17h00
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) —
Le dernier numéro de la revue nantaise Neptuna revient sur la Seconde Guerre mondiale et les terribles bombardements qui ont endeuillé Nantes en 1943.

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943La Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique est assurément l’une des plus anciennes associations de Bretagne : elle a été fondée en 1798. Présidée par Gilberte Martineau, elle se consacre aujourd’hui à l’histoire et au patrimoine de Nantes et des environs. Elle publie chaque année un ou deux numéros d’une revue toujours très documentée, Les Annales de Nantes et du Pays nantais, devenue en 2009 Neptuna – Revue d’histoire de Nantes, ville de culture. La collection de la revue forme une ressource documentaire exceptionnelle sur l’histoire locale.

La revue a aujourd’hui pour rédacteur en chef l’historien breton qui monte, Gildas Salaün, spécialiste de numismatique, responsable du médaillier du musée Dobrée à Nantes. Cerise sur le gâteau, sa mise en page bénéficie des soins professionnels d’Olwenn Manac’h.

Chaque numéro de la revue est consacré à un thème central. Celui de 2011 (n° 308) présente « Nantes et sa région durant la Seconde Guerre mondiale » ; suite du précédent numéro sur le même thème, il est en grande partie consacré aux bombardements américains des 16 et 23 septembre 1943 qui ont ravagé le centre ville et laissé environ 1 800 morts et 4 000 blessés. Il rassemble plusieurs témoignages vécus et de nombreuses reproductions de documents d’époque.

[box class= »info »]Le numéro 308 de Neptuna est disponible en librairie et auprès de la Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique, 8 rue Garde-Dieu, 44000 Nantes, au prix de 8 euros.[/box]

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

1914, une tragédie européenne, par Yves-Marie Adeline (2ème partie)

[box class= »info »]Source : realpolitik.tv[/box]

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011. Deuxième partie (la première partie est ici).

En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe.

Après une présentation générale du théâtre du drame et des puissances d’alors, aussi bien mineures que majeures, ce récit raconte les événements depuis la fin juin à Sarajevo jusqu’au milieu du mois de Novembre (quand le piège se referme tout à fait), mettant au jour des vérités ignorées, analysant les événements sans parti pris, offrant une vision panoramique jamais atteinte, et créant peu à peu un climat de suspense qui tient le lecteur en haleine. Plutôt qu’un requiem pour une Europe défunte, il est écrit dans un esprit équitable, réconciliateur, résolument européen (note de l’éditeur).


1914 – Une tragédie européenne, par Yves-Marie… par realpolitiktv

[box]Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris I, auteur d’une vingtaine d’ouvrages philosophiques ou littéraires, a publié chez Ellipses une monumentale Historie mondiale des idées politiques, une Pensée antique et une Pensée médiévale.[/box]

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

Italie : dans les centres d’accueil, c’est l’émeute permanente

10/09/2011 – 18h00
ROME (NOVOpress) — Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : voilà ce qu’a créé le gouvernement italien en allant ramasser en mer des dizaines de milliers de clandestins, pour ensuite les enfermer dans des centres d’accueil le temps que le système – complètement engorgé et pour cause – arrive à faire le tri entre « réfugiés » plus ou moins plausibles et imposteurs complets à renvoyer d’où ils viennent. Pressés de commencer au plus vite la colonisation de l’Europe, les immigrés ne sont pas disposés à attendre et moins encore à se laisser rapatrier. On les a laissés rentrer, ils ne repartiront pas.

Les émeutes de Bari, conduites par des professionnels de la guérilla, avaient fait les gros titres au début du mois d’août à cause de l’ampleur des dégâts et du nombre de blessés. Mais, de façon un peu moins spectaculaire, l’état d’émeute est devenu permanent dans les centres d’accueil italiens sans que les médias s’en émeuvent beaucoup.

Voici un échantillon des dernières semaines – la liste est loin d’être exhaustive. Dans la nuit du 22 août en Sicile, à Pozzallo, une centaine de Tunisiens, armés de barres de fer arrachées à leurs lits, dévastent le centre d’accueil, défoncent toutes les portes et prennent la fuite. Cinq agents sont blessés. 55 Tunisiens étaient encore recherchés le lendemain. On ne sait combien ont finalement été retrouvés.

Le 24 août, au cours de ce que les journaux qualifient de « énième révolte au Centre d’identification et d’expulsion de Bologne », réservé aux femmes, les immigrées incendient les matelas, brisent les tables et les chaises, lancent des objets et des bouteilles remplies d’urine sur les forces de l’ordre. On ne compte aucune blessée parmi les immigrées, huit blessés parmi les policiers. Une Nigériane de 29 ans est arrêtée en flagrant délit de résistance à la force publique et de dégradations.

Le 1er septembre, à Turin, une trentaine de Tunisiens attaquent les forces de l’ordre en leur lançant des objets divers, de la nourriture, des bouteilles. Ils se ruent ensuite sur les grilles pour tenter de s’enfuir. La police parvient à les en empêcher en lançant du gaz lacrymogène.

Le 5 septembre, 200 Tunisiens s’échappent du centre d’accueil de Lampedusa et manifestent contre les rapatriements forcés et pour exiger d’être transférés sur le continent. La protestation se transforme rapidement en assaut contre les forces de l’ordre et deux agents sont blessés. Les manifestations des clandestins se poursuivent les jours suivants. Le 7 septembre, après que 300 Tunisiens se sont à nouveau répandus dans la ville, le maire terrifié lance un appel à Silvio Berlusconi pour qu’on leur donne satisfaction immédiatement : « Cela fait une semaine que j’avais lancé l’alarme. Est-ce qu’on attend qu’il y ait un mort ou que les immigrés mettent le feu au centre d’accueil, comme c’était arrivé il y a deux ans ? »

Le 9 septembre, à Ponte Galleria, à côté de Rome, 21 étrangers de diverses nationalités s’enfuient du Centre d’identification et d’expulsion en profitant d’un transfert de routine à l’intérieur du bâtiment. Là encore, cette fuite est décrite dans les journaux comme « la énième fuite de Ponte Galleria ».

Énième révolte, énième évasion, énième débarquement un peu partout aussi (32 Pakistanais et Afghans mercredi dans le Salento, une centaine de Tunisiens lundi en Sicile)… Est-ce que tout cela va pouvoir continuer très longtemps ?