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Chronique du choc des civilisations : Aymeric Chauprade annonce la 4ème édition le jour de la bataille de Lépante

Chronique du choc des civilisations : Aymeric Chauprade annonce la 4ème édition le jour anniversaire de la bataille de Lépante

07/10/2015 – PARIS (NOVOpress) – L’euro-député FN Aymeric Chauprade, par ailleurs géopolitologue de renom, a annoncé ce jour par le biais du site d’analyses qu’il dirige, Realpolitik.tv, la prochaine parution d’une quatrième édition de son ouvrage de référence Chronique du choc des civilisations.

Dans cette nouvelle édition, entièrement mise à jour et augmentée de plusieurs chapitres, le lecteur découvrira les causes profondes de la guerre en Syrie et de l’explosion des flux migratoires, le jeu des grandes puissances au Sahel ou en Ukraine, les nouvelles routes maritimes et terrestres qui se dessinent entre l’Asie et l’Europe, et, partout, le terrible choc entre l’islam et les autres civilisations…

Coïncidence, heureux hasard ou pied de nez au meeting du président turc Recep Tayyip Erdogan il y a quelques jours à Strasbourg, cette annonce tombe le jour anniversaire de la bataille navale de Lépante au large de la Grèce le 7 octobre 1571, qui a vu – à l’issue de combats féroces – le succès de la coalition européenne et chrétienne sur la flotte de l’Empire ottoman. Au cours de la bataille, l’amiral turc est décapité et sa tête placée au bout du mât du navire principal espagnol.


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Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.
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La Serbie, entre les États-Unis, l’UE et la Russie – Colloque du 30/06/2015 à Bruxelles. Première partie

Le mardi 30 juin 2015 se tenait, à Bruxelles, le premier colloque de l’Institut du Monde Multipolaire, sous la Présidence d’Aymeric Chauprade, co-organisé avec le Serbian Institute for Public Diplomacy et en partenariat avec la revue Conflits et Realpolitik.tv. Le thème de cette première réunion était « La Serbie, entre les États-Unis, l’Union Européenne et la Russie ».
Première partie : introduction et intervention d’Aymeric Chauprade « La Serbie dans le monde multipolaire et son rôle dans les équilibres européens ».
Images : Realpolitik.tv + Kris Roman & Euro-Rus.

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Ukraine : les sanctions contre la Russie c’est pour les cons !

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Xavier Moreau, russologue et analyste, n’a pas sa langue dans sa poche. Ukraine, Donbass, Russie, Crimée, tensions américano-russes, il décortique tout au lance-flammes dans cet entretien accordé à notre confrère de TV Libertés.


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Éditorial de la revue Conflits : « Frontières inanimées, avez-vous donc une âme ? »

Éditorial de la revue Conflits : « Frontières inanimées, avez-vous donc une âme ? »

Le n°5 de la revue trimestrielle de géopolitique Conflits, dirigée par Pascal Gauchon, vient de paraître. Ce numéro est consacré aux frontières. Source : www.revueconflits.com / Abonnements : www.revueconflits.com/abonnements/


Voici encore un éditorial sous forme de cartes. Il est vrai que le dossier de ce numéro est consacré aux frontières sans lesquelles il n’est ni territoire ni carte.

Conflits n°5 : à quoi servent les frontières

Conflits n°5 : à quoi servent les frontières

Nous vous parlerons des frontières naturelles, économiques, juridiques, linguistiques, culturelles, des frontières chaudes, froides ou même gelées… Ce que nous n’avons pas rencontré, ce sont des frontières mortes. La limite entre Europe de l’Est et de l’Ouest s’est déplacée selon qu’elle séparait pays orthodoxes et catholiques, germains et slaves, communistes et libéraux, elle a joué et rejoué comme une ligne de faille, mais elle n’a jamais totalement disparu.

L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire. Tous les sondages sauf un annonçaient la victoire facile du président sortant, le social-démocrate Ponta. Il fut battu par le libéral Klaus Iohannis. Là n’est pas la surprise. Les instituts de sondage locaux ont l’efficacité d’une boussole qui indique avec constance le Sud – on l’a vu encore en janvier dernier lors des élections croates.

Regardez plutôt la carte du second tour. Victor Ponta l’emporte dans les anciennes provinces de Moldavie et de Valachie qui ont formé le royaume de Roumanie au XIXe siècle, à l’exception de Bucarest où il était arrivé en tête au premier tour. Klaus Iohannis s’impose en Transylvanie qui faisait partie de l’Autriche-Hongrie jusqu’en 1918, dans la Dobroudja acquise sur les Ottomans en 1878 ainsi que parmi les membres de la diaspora.

L'Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.

L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.

Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois.

Klaus Iohannis est issu de la minorité allemande de Transylvanie. Mais cette minorité, autrefois importante, ne représente plus que 0,3% de la population du pays ; les Turcs ne sont que 0,2% et même les Hongrois ne dépassent pas les 7% – ils ne sont majoritaires qu’au nord et à l’est de Brasov. L’immense majorité des habitants sont des Roumains orthodoxes, y compris dans les territoires qui relevaient de l’Autriche-Hongrie.

Le vote des minorités ne suffit donc pas à expliquer le résultat final puisque ces minorités n’existent presque plus. Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois. Le phénomène est moins magique qu’il semble : il existe des endroits faits pour conserver la mémoire des hommes, comme Yves Lacoste nous le rappelle, ce sont les cimetières. Avec eux, de façon plus prosaïque, des montagnes et des fleuves, des activités et des modes de vie, des coutumes et des légendes. Et des représentations, une façon de se voir dans le monde qui dépend aussi du lieu que l’on habite et des paysages que l’on contemple.

Il n’existe pas plus de frontière morte que de volcan définitivement éteint. La lave de l’histoire s’agite dans les profondeurs et peut ressurgir au moindre accident. C’est le rôle de Conflits que de vous alerter sur cette tectonique de la géopolitique.

Pascal Gauchon

Photo en une : carte de l’Europe, par Alexandre Vuillemin (1843). DR

 

Le géopoliticien Aymeric Chauprade lance l'Institut du Monde Multipolaire

Le géopoliticien Aymeric Chauprade lance l’Institut du Monde Multipolaire

29/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – De retour de Moscou où il a prononcé un discours à la Douma, le Parlement russe, sur le règlement de la situation ukrainienne, le géopoliticien Aymeric Chauprade, par ailleurs député européen depuis mai 2012 sous les couleurs du Front National, a annoncé jeudi 27 novembre la création d’un « Institut du Monde Multipolaire », think tank géopolitique lié au site www.realpolitik.tv, qu’il a créé il y a 4 ans et qui a fidélisé un vaste public.

Selon les termes de son communiqué, « l’Institut du Monde Multipolaire sera basé en France, auto-financé par ses membres et ne recevra aucun financement extérieur. Il fonctionnera à peu de frais dans le but de produire des contenus pouvant stimuler la pensée politique française. Des spécialistes des relations internationales venant d’horizons divers y développeront une analyse réaliste fondée sur la prise en compte des réalités identitaires, démographiques, civilisationnelles et géoéconomiques. L’IMM se concentrera sur l’analyse du nouveau monde multipolaire et en particulier sur la place de la civilisation européenne et de ses nations dans le nouvel environnement international. »

Crédit photo : DR

Philippe Murer : la transition énergétique en question (première partie)


La transition énergétique en question (première… par realpolitiktv

Source : Realpolitik.tv La transition énergétique ou passage des énergies anciennes aux énergies renouvelables est un débat crucial pour au moins trois raisons différentes : la rapide diminution des réserves de pétrole, le réchauffement climatique et le coût prohibitif des 65 milliards d’euros d’énergies fossiles importées chaque année. Le débat technique, scientifique a été amplement relayé, mais le débat sur la faisabilité économique de cette transition, la taille des investissements à réaliser, n’a pas eu lieu.

Les énergies renouvelables sont-elles, seront-elles moins chères ou plus chères que les énergies classiques ? Seront-elles suffisamment abondantes ? Peut-on les stocker ? Comment financer et réaliser concrètement ce programme ? Par Philippe Murer.

Philippe Murer est professeur de finance vacataire à la Sorbonne et membre du Forum démocratique.

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[Livre] Géopolitique des islamismes

[Livre] Géopolitique des islamismes

04/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – La célèbre collection « Que sais-je ? » des Presses Universitaires de France (PUF) vient de publier le livre Géopolitique des islamismes. Le savoir étant une arme, il pourra permettre d’enrichir les connaissances des Européens qui s’intéressent de près à ce sujet.

Géopolitique des islamismes

Géopolitique des islamismes, PUF, 2014

L’islamisme désigne plusieurs réalités : des mouvements idéologiques, des groupes politiques, des partis politiques, des groupes terroristes et enfin des groupes ou individus isolés qui peuvent se trouver en pays musulman comme en « terre mécréante ».

Des Frères musulmans aux salafistes du monde arabe, des Ouïghours indépendantistes de Chine, aux islamistes indonésiens ou philippins, jusqu’aux islamistes de France, d’Angleterre et des États-Unis, l’onde de choc islamiste fait parler d’elle dans le monde entier. Associée très largement par les médias au terrorisme djihadiste, l’islamisme ne saurait s’y réduire : depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d’État de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Égypte). Cette légitimation politique marque une reconnaissance des idées islamistes dans le monde arabo-musulman.

Cet ouvrage explicite également les origines et fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites.

Du bon usage du déterminisme

Du bon usage du déterminisme – Par Pascal Gauchon dans le n°3 de « Conflits » consacré au Japon

Source : www.revueconflits.com Selon Napoléon la politique des États est dans leur géographie. La formule de l’Empereur fournirait un beau sujet de controverse à Yves Lacoste et Lucio Caracciolo, contempteurs du déterminisme géographique, comme à Robert D. Kaplan qui appelle dans ce numéro 3 à une « revanche de la géographie ». Le Japon, qui fait l’objet du dossier de ce numéro, fournira des arguments aux uns et aux autres. Le milieu naturel détermine les lignes de force de la géopolitique japonaise ; mais ce sont les Japonais qui les ont tracées.

‟L’Archipel absolu”

Du bon usage du déterminisme

Conflits n°3 est en kiosque !

Première réalité du Japon, l’insularité. Elle a encouragé les Japonais à se considérer comme un peuple autochtone, à l’instar des Athéniens de l’Antiquité ; les mers leur ont permis de s’isoler du monde pendant plus de deux siècles, elles ont protégé des invasions, elles ont freiné les flux migratoires jusqu’à aujourd’hui. Ainsi les Japonais se voyaient, conformément à la philosophie du kokutai, comme une grande famille issue de l’Empereur. Le sentiment d’identité et la cohésion sociale, qui a impressionné lors de la catastrophe de Fukushima, en découlent tout comme le refus de l’immigration, le droit du sang et les « exceptions japonaises ».

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Tribune La bombe estivale d’Aymeric Chaupraded’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date - par Gabriel Robin

[Chez nos confrères] La bombe estivale d’Aymeric Chauprade (Minute)

21/08/2014 – PARIS (via Minute)
Quel avenir pour la « doctrine Chauprade » ? C’est maintenant la question qui se pose au Front national, et singulièrement à Marine Le Pen, après que le géopoliticien, qui est son conseiller, a publié un texte qui a fait l’effet d’une bombe. Il y décline tout ce qui devrait constituer la politique étrangère de la France. Or pour le moment, ce qu’il avance n’est pas la doctrine du Front national.

A trois mois du XVème congrès du Front national, qui se tien­dra les 29 et 30 novembre à Lyon et s’annonçait sans enjeu majeur, Aymeric Chauprade vient de frapper un grand coup qui a, entre autres mérites, celui de poser les véritables questions de fond, celles qui fâchent et que le Front national, qui rechignait à les traiter frontalement, va bien devoir trancher s’il veut accéder au pouvoir.

Le 11 août, au jour anniversaire de la bataille des Thermopyles qui, en 480 av. J.-C., vit les Spartiates commandés par le roi Léonidas se sacrifier pour donner aux Grecs le temps de s’organiser face à l’avancée perse qui allait les submerger, au jour anniversaire, aussi, de la canonisation de Louis IX devenu saint Louis, Aymeric Chauprade, député au Parlement européen et conseiller de Marine Le Pen pour les affaires internationales, a publié un long manifeste.

Certes, sa publication est intervenue sur son blog personnel(1) et n’engage pas le Front national. Certes, le texte est simplement titré : « La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français ». Mais il est déjà perçu comme un « Manifeste pour une nouvelle politique internationale de la France », en rupture totale avec la diplomatie de François Hollande, avec celle de son prédécesseur… et avec la ligne non dénuée d’arrière-pensées d’une partie du Front national, de ses compagnons de route et de certains conseillers occultes de sa présidente.

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Tribune La bombe estivale d’Aymeric Chaupraded’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date - par Gabriel Robin

Tribune d’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date – par Gabriel Robin

19/08/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Aymeric Chauprade (photo), député européen et spécialiste des questions internationales pour le Front national, a publié, le 11 août 2014 sur son blog personnel, un manifeste intitulé : « La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français. »

Revenant avec justesse et pertinence sur la genèse des troubles que traverse le Moyen-Orient contemporain, en pointant du doigt particulièrement la double responsabilité de l’État profond américain et de son équivalent saoudien (lesquels sont convenus, ensemble, de l’attaque de l’Irak nationaliste de Saddam Hussein, tant pour des raisons idéologiques que d’intérêts stratégiques particuliers – pétroliers et militaires – en créant un abcès de fixation du terrorisme islamiste dans la zone, entraînant des souffrances inouïes pour les populations civiles), Aymeric Chauprade ne s’arrête pourtant pas là et explicite les nouveaux paradigmes géopolitiques auxquels la France se trouve désormais confrontée.

En une sentence limpide et courageuse, le député européen enjoint les patriotes à prendre acte des bouleversements actuels et des dangers les plus immédiats : « Je m’adresse à ceux qui sont capables de regarder la réalité en face et donc de surmonter leurs réflexes et héritages idéologiques. L’un des grands défis de la politique tient en effet à la capacité de s’adapter à des circonstances qui changent afin de rester soi-même. »

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Aymeric Chauprade : "Je crois que la France va s'en sortir"

[Archives Novopress] Entretien exclusif – Aymeric Chauprade : « Je crois que la France va s’en sortir »

24/10/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) – Chronique du Choc des civilisations connaissant sa troisième édition (notamment actualisée), Novopress a rencontré son auteur, Aymeric Chauprade, un esprit brillant et non soumis au politiquement correct.

Aymeric Chauprade, dans cette réédition de Chronique du Choc des civilisations, vous consacrez un large chapitre à la présentation de ce choc et de son importance pour l’histoire européenne. Pourtant, certains veulent nier l’existence de ce choc, considérant que c’est une création des réseaux néo-conservateurs étasuniens. Mais, à la suite de Carl Schmitt et de Julien Freund, ne peut-on pas reconnaître que ce n’est pas parce que nous refusons ce choc des civilisations qu’il n’existe pas. Ne peut-on pas affirmer ainsi que depuis les Thermopyles c’est un élément fondateur de la civilisation européenne ?

Le choc des civilisations est une réalité de l’Histoire même si, je le répète souvent, l’Histoire ne saurait se réduire au seul choc des civilisations. Notre civilisation, la civilisation européenne, est en compétition avec d’autres depuis des millénaires. Nous pouvons même dire qu’elle est en guerre depuis des millénaires si nous ne restreignons par le terme de guerre à l’idée d’affrontement militaire mais que nous y intégrons les intérêts économiques, stratégiques, l’affrontement des systèmes de normes, de valeurs…

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RFI – Regard sur l’Ukraine (1/2), avec Pascal Gauchon

Et la crise qui ne fait que commencer… État des lieux et conséquences stratégiques face à des répercussions qui promettent d’être multiples et profondes, par Marie-France Chatin. – Invités :
– Xavier Guilhou, consultant. Expert en pilotage des crises. « Ukraine, quel pilotage des évènements ? » et « Kiev défie Poutine » sur diploweb.com.
– Pascal Gauchon, directeur de la revue Conflits.
– Mathieu Boulegue, associé dans le Cabinet de management des risques AESMA et chercheur pour le think tank Institut Prospective et Sécurité en Europe.
Source : rfi.fr

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« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

« Dé-dollarisation » : la Russie veut attaquer la toute puissance du pétrodollar

23/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le monopole du pétrodollar est-il sur le point de voler en éclats ? Pendant des décennies, les États-Unis ont bénéficié d’un crédit gratuit de milliers de milliards de dollars en tant que monnaie de réserve mondiale et la quasi-totalité du pétrole et du gaz naturel dans le monde a été acheté et vendu en dollars US. Quand l’économie mondiale a tremblé devant la perspective d’un blocage monétaire des États-Unis, seulement évité lorsque Washington a conclu un accord pour relever le plafond de la dette, l’agence officielle chinoise Xinhua a appelé à un monde « des-américanisé ». Et lorsque le gouvernement américain a initié ses sanctions économiques contre la Russie, il n’a probablement jamais imaginé les graves conséquences que cela pourrait avoir pour les États-Unis. Désormais, les médias russes rapportent que le ministère russe des Finances s’apprête à lancer un plan de « dé-dollarisation ».


Au cours de ces dernières années, des pays tels comme la Chine ont ainsi évoqué la nécessité de passer à un nouveau système monétaire sans que personne n’ait vraiment eu une de raisons de bouleverser le statu quo. La Libye et l’Irak l’ont fait, en vendant leur pétrole en Euro pour des raisons politiques, avec les conséquences que nous connaissons, et les interventions militaires américaines visant à récupérer le contrôle des ventes de pétrole. Mais en dix ans, la donne a changé. La lutte pour l’Ukraine a incité la Russie à réévaluer complètement sa relation financière avec les États-Unis. Si la Russie négocie maintenant ses ventes de pétrole et de gaz naturel dans des monnaies autres que le dollar américain, ce sera un coup de massue pour le pétrodollar, et cela pourrait finir par changer radicalement le paysage économique mondial.

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Conférence de Genève : première négociation sérieuse entre la Russie et les pays occidentaux

23/04/2014 – VIDÉO REALPOLITIK – Crise ukrainienne : la conférence de Genève a permis pour la première fois entre la Russie, partie prenante de cette crise, et les pays occidentaux (États-Unis, France, Allemagne, et l’ensemble des acteurs de la crise). C’est un pas important, car pour la première fois, les pays occidentaux reviennent à un réalisme qui consiste à associer la Russie à cette négociation. Par Aymeric Chauprade – Enregistré le 18/04/2014 – © realpolitik.tv

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