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Miège Subventions

Les 10 subventions les plus extravagantes de la Ville de Paris

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : L’association Contribuables associés a dressé le palmarès des 10 subventions les plus ahurissantes, et extravagantes, accordées par la Ville de Paris lors du dernier Conseil de Paris, fin mars. Le voici :

1.3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle dans ce premier « guide filmé » du fist ».

2. 30 000 euros à l’Unef (Union nationale des étudiants de France). A savoir : Bruno Julliard, premier adjoint du maire de Paris, a été président de ce mouvement se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » de 2005 à 2007.

3. 13 000 euros pour l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail ».

4. 4 000 euros à SOS Racisme pour « lancer des campagnes de mobilisation des Parisien-ne-s ainsi que des actions de proximité ou de terrain pour enclencher des dynamiques citoyennes autour du combat pour l’égalité ».

5. 10 000 euros à l’association Ki Production pour le projet « Aqua Foot », afin de réaliser un « film subaquatique s’inspirant des plus beaux gestes et passes de football ». Le maire de Paris s’agite à donner des coups de pieds dans l’eau… avec notre argent !

6. 20 000 euros à l’association « Les dégommeuses » pour faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots. ( LGBT = Lesbiens Gays Bisexuels et Transexuels).

7. 44 500 euros à l’association Hip-Hop citoyens pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop »

8. 5 000 euros pour « Les amis des combattants en Espagne républicaine ». Rappelons que les grands-parents d’Anne Hidalgo sont des exilés républicains de la guerre civile espagnole.

9. 5 000 euros à l’association Pèlerinage en décalage pour l’organisation d’un « festival artistique israélo-palestinien ».

10. 10 000 euros pour l’organisation du « Festival Sarajevo-sur-Seine » à Paris par l’association « European Grassroots Antiracist Movement ».

 

Mairie de Paris : la poubelle « Bagatelle » à deux millions d'euros

Mairie de Paris : la poubelle « Bagatelle » à deux millions d’euros

25/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Deux millions d’euros, c’est le prix qu’ont versé les Parisiens pour le renouvellement de leurs poubelles publiques pourtant en bon état. Mais il y avait une envie de poubelles designs dans les sphères sophistiquées de la mairie de Paris.

Celle qui aura remplacé la familière poubelle verte d’ici fin 2016 sera la poubelle « Bagatelle », high-tech en « acier haute limite élastique ».

On attend avec impatience la grille d’égout en néo-art déco dessinée par Jean-Paul Gaultier.

Outre son aspect bobo qui a été primé, elle aurait l’avantage d’être anti-déflagration en cas d’engin explosif. Ce qui explique peut-être pourquoi les premiers modèles ont été installés du côté de Barbès ?



Crédit photo : Benoît Paqueteau via Flickr (cc)

Rapport annuel de la Cour des Comptes : un bilan sans concession

Rapport annuel de la Cour des Comptes : un bilan sans concession

12/02/2015 – PARIS (NOVOpress via bulletin de réinformation)
C’est un document attendu chaque année avec impatience. Car il révèle les dérives budgétaires de l’Etat et, chaque année, c’est un bilan sans concession.

La cuvée 2014 intéressera nos lecteurs, car le rapport s’est concentré sur « des sujets qui touchent à la vie quotidienne des Français et où on peut constater des marges possibles en matière d’efficience et d’efficacité ».

Finances publiques, des doutes sur la capacité de la France à tenir ses objectifs en 2015
La réduction du déficit que s’est fixée le gouvernement est « un objectif dont la réalisation est incertaine », en raison d’une prévision d’inflation  jugée trop optimiste et un programme d’économies (21 milliards d’euros) souffrant d’« approximations » et d’« imprécisions ».

Des recommandations en matière de transports publics
La Cour recommande notamment d’augmenter la productivité des agents, mais aussi des hausses de tarifs et un renforcement de la lutte contre la fraude.

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Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

05/01/2014 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – À la base, l’idée semblait bonne : le dossier médical personnel (DMP) était destiné à répertorier sur support informatique les antécédents d’un patient, ses allergies, ses résultats d’examens et toute information susceptible de faciliter sa prise en charge par un praticien ou un établissement hospitalier. Sécurisé et confidentiel, ce document ne pouvait être consulté qu’avec l’accord du patient.

Mais, comme souvent quand de grosses sommes d’argent public sont en jeu, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu… Initié par Philippe Douste-Blasy en 2004, le projet est resté en jachère jusqu’à ce que Roselyne Bachelot (qui allait démontrer un an plus tard son art du gaspillage en dilapidant un milliard d’euros pour la grippe H1N1), le ressorte des tiroirs en 2008.

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Presse : le journal L'Humanité renfloué avec vos impôts

Presse : le journal L’Humanité renfloué avec vos impôts

08/12/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – Alors que les Français sont chaque jour pressurés par de nouvelles taxes et de nouveaux impôts, le législateur, à la demande du gouvernement, offre 4 millions d’euros au journal communiste L’Humanité.

Le 3 décembre dernier, un texte paraissait de manière anodine sur le site de l’Assemblée Nationale sous la référence PLFR 2013 – (N° 1547), AMENDEMENT N°410 présenté par le Gouvernement. Il prévoit de passer l’éponge sur les créances du journal L’Humanité, qui « sont abandonnées à hauteur de 4 086 710,31 euros ». Cette somme provient d’un prêt accordé par l’État au périodique communiste, qui n’est plus lu par grand monde.

Ce cadeau du législateur rentre dans le cadre des aides la presse, qui coûte aux Français 1,2 milliard d’euros par an, une pilule de plus en dure à avaler pour nombre d’entre eux.

Crédit photo : DR

Collectivités locales : le gaspillage à tous les étages

Collectivités locales : le gaspillage à tous les étages

Photo ci-dessus : le conseil régional de Languedoc-Roussillon, Montpellier.

27/10/2013 – 17h00
PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois) – La Cour des comptes a publié un rapport implacable sur la gestion de l’argent des contribuables par les collectivités locales. Grâce à leur grande autonomie, les régions, départements, communes et communautés de communes dépensent sans compter sans que l’Etat puisse les freiner.

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Bernard London et l’obsolescence planifiée

Bernard London et l’obsolescence planifiée

Un livre-phare et la critique de Serge Latouche

Bernard London, Juif originaire de Russie, est l’auteur d’un texte (« Ending the depression through planned obsolescence ») tout à fait étonnant et important dans l’histoire des idées. Ce texte est paru en 1932 aux Etats-Unis, où il s’était installé. Il y soutenait l’idée d’un plan pour « introduire de l’ordre à la place du chaos » et mettre fin au « gâchis social » d’une main d’œuvre inemployée, en d’autres termes au chômage de masse. Sur quoi reposait son plan ? Il s’agissait de la mise en œuvre systématique, planifiée, de l’obsolescence des objets, c’est-à-dire de leur usure accélérée et de leur mise au rebut.

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50% de la nourriture mondiale terminent à la poubelle

50% de la nourriture mondiale terminent à la poubelle

15/01/13 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– Alors que les famines se multiplient et que le matlhusianisme reprend de la vigueur dans certains milieux, une étude menée réalisée par l’Institution des ingénieurs en mécanique (Institution of Mechanical Engineers) révèle que près de la moitié de la nourriture mondiale est actuellement gaspillée.

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L’obsolescence au cœur du système - Par Julien Jauffret

L’obsolescence au cœur du système – Par Julien Jauffret

Le socialiste anglais William Morris (1834-1896) qualifiait l’époque issue de la révolution industrielle – la nôtre – d’« âge de l’ersatz ». Etre socialiste alors n’avait évidemment pas grand-chose à voir avec les progressistes imbéciles qui, couchés à plat ventre devant le marché, se revendiquent aujourd’hui du socialisme, même lorsqu’ils dirigent le FMI ou l’Organisation mondiale du commerce !

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Gaspillage sidérant : des milliers de mousses au chocolat retirées des cantines scolaires du Havre à cause de gélatine de porc

Gaspillage sidérant : des milliers de mousses au chocolat retirées des cantines scolaires du Havre à cause de gélatine de porc

05/12/2012 — 21h00
LE HAVRE (NOVOpress) — En ces temps d’austérité souhaitée pour les collectivités locales et de difficulté pour nombre de compatriotes de se nourrir, on ne sait pas si l’on doit être sidéré, choqué ou révulsé par la décision des cantines scolaires du Havre (Seine-Maritime).

En effet, quelque 8.500 portions de mousse au chocolat, confectionnées dans les 67 cantines scolaires du Havre pour les enfants des écoles primaires et maternelles, ont été jetées à la poubelle. Raison invoquée : la présence de gélatine de porc, selon une source  municipale.

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Folie de la consommation, cinq millions d’iPhones 5 vendus en trois jours

Folie de la consommation, cinq millions d’iPhones 5 vendus en trois jours

Photo : La queue à New York pour acheter l’iPhone 5.
25/09/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress, en partie via le Bulletin de réinformation) —
L’iPhone 5 est vendu depuis vendredi dans neuf pays, dont la France. Entre vendredi matin et dimanche soir, Apple a vendu cinq millions d’iPhones a annoncé le groupe dans un communiqué. Selon Tim Cook, PDG d’Apple, la demande pour l’iPhone 5 a été « incroyable » et a excédé les stocks disponibles.
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Le chiffre qui tue : 4 milliards

Le chiffre qui tue : 4 milliards

C’est, selon un rapport parlementaire partiellement rendu public par « Le Figaro Magazine », le pactole que les collectivités distribuent chaque année aux syndicats français ! L’intégralité de ce rapport, produit par la commission parlementaire d’enquête sur le financement des organisations professionnelles et syndicales, doit être publié cette semaine.

Nicolas Perruchot, député (Nouveau Centre) du Loir-et-Cher et rapporteur de cette commission d’enquête, en avait justifié la création, l’été dernier, par « le sentiment qu’on a affaire à des gens de moins en moins représentatifs et auxquels on donne de plus en plus de moyens ». Intuition confirmée, in fine, par les travaux de la commission: « Aujourd’hui, les syndicats ne sont pas financés par leurs adhérents. »

En effet. Le taux de syndicalisation de la France est le plus bas d’Europe: seuls 8 % des salariés (moyenne du public et du privé) sont syndiqués. De sorte que « les cotisations ne représentent qu’une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4 % pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 %, selon les cas, pour les structures patronales », qu’il ne faut pas oublier. Ailleurs en Europe, relèvent les parlementaires, les cotisations représentent plus de 80 % des ressources des organisations syndi cales. Cherchez l’erreur… Et la gabegie.

Les organisations syndicales disposent de tellement d’argent qu’elles ne savent même plus quoi en faire ! Chacune a son trésor de guerre: la très opaque UIMM, organisation patronale réputée pour avoir distribué des enveloppes de droite à gauche afin de « faciliter le dialogue social », est ainsi à la tête d’un butin de 505 millions d’euros; la CFDT avoue, elle, 350 millions d’euros d’actifs, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». A la CGT [image en Une d’une manifestation], ces « liquidités » s’élèvent à 42 millions d’euros !

« Pour moi, dit Nicolas Perruchot, la crise de la représentativité des syndicats est liée au fait que les centrales n’ont pas besoin d’aller chercher des cotisants, puisqu’elles vivent très bien de subventions et de mises à disposition. » On attend avec impatience les réactions que la publication de ce rap port va susciter. Qui osera demander que les subventions et autres mises à disposition de locaux et de personnels, dont le coût cumulé est donc de plus de 4 milliards d’euros pour les contribuables, soient supprimées, et que les syndicats apprennent à vivre des seules cotisations de leurs adhérents ?

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le chiffre qui tue : 4 milliards

Antilles françaises : un rapport parlementaire décrit une situation catastrophique

Antilles françaises : un rapport parlementaire décrit une situation catastrophique

06/12/2011 – 13h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
« L’État est attaqué en permanence, quoi qu’il fasse ». Dans un rapport rendu le 12 octobre dernier concernant l’administration générale et territoriale de l’État, Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor et vice-président de l’Assemblée nationale, dresse un portrait sans complaisance de la situation dans les départements d’Outre-mer, en particulier en Guadeloupe. Édifiant.

Alerté par le mauvais classement de la préfecture de Guadeloupe (photo ci-dessus sous-préfecture de Pointe-à-Pitre) en 2009 en matière de délais de délivrance des titres – elle occupait la  dernière place – et  constatant un déséquilibre dans la répartition des personnels dans les DOM, Marc Le Fur s’est rendu aux Antilles et en Guyane en février 2011 pour y étudier la situation de l’administration territoriale et le contexte dans lequel elle fonctionne.

Drapeaux des Antilles françaises selon les indépendantistes

Drapeaux des Antilles françaises selon les indépendantistes

De quels moyens humains disposent les préfectures dans les départements d’Outre-mer ? Le rapport établit que celles-ci bénéficient d’effectifs bien supérieurs à ceux de la Métropole. Si l’on compte entre 3 et 5 agents pour 10.000 habitants dans cette dernière, les départements ultramarins en ont souvent le double : « En 2010, l’administration préfectorale en Guadeloupe comptait 6,92 agents pour 10 000 habitants ; en Martinique, ce ratio s’élevait à 7,33 fonctionnaires ; en Guyane il atteignait 10,88 agents, presque autant qu’en Polynésie ou qu’à Mayotte. » A titre d’exemple, à populations sensiblement égales la Haute-Saône compte140 agents contre 234 en Guyane !

Autre observation faite dans le rapport : à la différence de la Métropole les fonctionnaires, sont issus – à l’exception d’une partie de l’encadrement – de la population locale. De tout temps les Antillais, comme les Réunionnais, ont été systématiquement prioritaires pour les mutations vers leurs pays d’origine. La moyenne d’âge de ces agents – 51 ans – est en outre bien plus élevée qu’en métropole, les Antillais prenant pour la plupart  leur retraite à 65 ans. Il en résulte, dit l’auteur du  rapport, que « le “dynamisme” des fonctionnaires devient relatif, le travail tend à devenir routinier, la mobilité et le changement effraient, certains ‘baissent les bras”…».

Le document relève également « un absentéisme élevé et, à certains égards, institutionnalisé ». Selon des informations recueillies sur place celui-ci s’élevait en 2010 à 10 jours ouvrés en moyenne par agent et par an en Guadeloupe, 20 jours par an en Martinique, contre seulement 5 jours par an en moyenne nationale. En cause l’attitude « ambiguë » des médecins locaux  – dans les îles tout le monde se connait – ce qui rend les éventuels contrôles inefficaces, notamment vis-à-vis de « personnels absents depuis deux à trois ans et notoirement connus pour exercer par ailleurs d’autres activités. »

Marc Le Fur

Marc Le Fur

Autre forme d’absentéisme déplorée par le Rapporteur spécial, la pratique généralisée d’horaires qualifiés pudiquement d’« atypiques ». En Guyane et aux Antilles, les guichets d’accueil du public ne sont en effet ouverts que le matin et les fonctionnaires ne travaillent ni le mercredi après-midi ni le vendredi après-midi ! Des demi-journées non travaillées qui sont censées être compensées par une arrivée plus matinale des agents. En réalité ceux-ci n’arrivant pas tous en même temps les guichets n’ouvrent qu’à 8 heures « pour être sûr que tout le monde soit à son poste (!) ».

Cette pratique administrative quelque peu courtelinesque s’inscrit – dans le cas de la Guadeloupe –  dans « un climat économique, politique et social qui n’est propice ni au développement, ni à la bonne administration de l’archipel ». Marc le Fur constate en effet qu’ « administrer la Guadeloupe est « usant ». Les trois derniers préfets ont quitté leurs fonctions après respectivement 13, 12 et 11 mois de fonction, signe d’une usure prématurée peu propice à l’administration de ce territoire. » Une instabilité, regrette le député breton, qui affaiblit l’État dans un département « où les échanges sont difficiles avec les élus et les responsables d’entreprises, voire rudes avec les interlocuteurs syndicaux et les indépendantistes. »

Il est vrai que la tâche des hauts fonctionnaires est loin d’être facile : « Compte tenu du caractère revendicatif d’une partie de la population, l’État est attaqué en permanence, quoi qu’il fasse. Aussi, les fonctionnaires métropolitains sont de moins en moins nombreux à solliciter une mutation en Guadeloupe ; certains ‘craquent’  peu après leur arrivée en raison e la pression et demandent à repartir. »

Selon l’auteur du rapport « le phénomène indépendantiste (en Guadeloupe, NDLR), plus vigoureux qu’ailleurs bien que très minoritaire, contribue à aggraver le sentiment de malaise dans un territoire pourtant soutenu financièrement à bout de bras par la Nation dans son ensemble ainsi que par l’Union européenne».

Le « sentiment de malaise » évoqué par Marc Le Fur relève en réalité plus de l’idéologie de la culpabilisation, véritable fonds de commerce de la classe politique et syndicale antillaise, que de celle de l’anticolonialisme qui prévalait au siècle dernier. L’essentiel de l’action politique antillaise consiste en effet aujourd’hui à demander des « réparations » financières de toutes sortes à la Métropole au nom d’un passé « esclavagiste » aboli… il y a plus d’un siècle et demi !

La France doit-elle continuer d’administrer ces territoires – dans les conditions pour le moins contestables évoquées plus haut – et à payer – fort cher – pour cela ? C’est sans aucun doute la question qui vient à l’esprit à la lecture du courageux rapport du député des Côtes-d’Armor. Aux Antilles, manifestement, la décolonisation reste à faire.

Crédit Photos: : Wikimedia Commons

Comment j’ai survécu aux soldes

[Tribune libre ] Comment j’ai survécu aux soldes

[box] Mathilde ne veut pas passer pour une ringarde dans une société du paraître, alors elle tente de s’adonner à ce sport national qu’est le chopine… à ses risques et périls. [/box]

Ça y est, on y est presque ! L’excitation, la fébrilité et l’impatience commencent à gagner les allées du centre commercial jouxtant mon lieu de travail. Le moment tant attendu n’a jamais été aussi proche : la période des soldes va enfin commencer. Jean-Pierre Pernault nous a mitonné ce midi un petit reportage à l’usage de la ménagère de moins de 50 ans sur tous les trucs et astuces de la consommatrice avisée en période de soldes. Bénie soit cette période magique qui, deux fois par an, rappelle à la femme moderne que le bonheur se trouve irrévocablement dans la consommation.

Moment clés dans la vie d’une femme d’aujourd’hui, ces deux semaines sont capitales, que dis-je PRI-MOR-DI-ALES, instants délicieux augurant d’une saison résolument placée sous le signe de la beauté, de la mode, de l’élégance et du bon goût. Car oui, faire les soldes pour la femme moderne est devenu un impératif social presque aussi important que les sorties entre amis. Il suffit pour s’en convaincre de consulter la une des magazines féminins avec leur cohorte de slogans incantatoires, impérieux, impératifs et pressants (comme si il était question de vie ou de mort) : « Les its de la saison à s’offrir de toute urgence », « Les must-have à shopper absolument », « Les 8 accessoires indispensables », « 50 pages de totale fashion », « Les pièces phares de cet hiver », « Les soldes à shopper », « Les tendances du printemps à adopter », « Les nouvelles tendances que vous allez aimer ».

Avec les compliments de la presse féminine

Présenté dans la presse féminine et dans leur légion d’articles psychologisants comme intrinsèquement lié à la féminité et donc par extension passage préalable et indispensable à toute rencontre amoureuse, le shopping, et donc les soldes qui en sont la quintessence, serait par association d’idée une promesse de bonheurs à deux.

Une lapalissade intellectuelle me permet de considérer que 1) La femme moderne, active et urbaine aime et s’adonne avec délice et gourmandise à la pratique des soldes de façon sérieuse et consciencieuse 2) Je suis une femme moderne, active et urbaine 3) Je me dois donc de m’adonner avec ferveur à ces deux semaines de débauche financière et d’orgies textiles.

A force de me répéter mentalement, comme un mantra, « Bientôt les soldes », « Tu DOIS aller faire les soldes », « IL FAUT renouveler ta garde-robe », « TU MÉRITES toi aussi de connaître le bonheur des soldes, tu y a DROIT comme n’importe quelle femme » je finis par m’auto-persuader et par y croire vraiment.

Jour J -2

Bien décidée à procéder avec sérieux et méthode, je décide de trier ma garde-robe existante, bien remplie au demeurant, afin de pouvoir accueillir dignement mes futurs nouveaux habits. Je constate que je possède déjà les basiques, c’est-à-dire les vêtements indispensable à tout dressing digne de ce nom et dont il est hors de question de se défaire : le pantalon jean, le pantalon tailleur, la jupe longue, la jupe courte, le chemisier, le gilet, le petit pull bien ajusté et la petite robe. Je les possède tous en noir, mais également en gris, vert et bleu, ce qui commence à faire pas mal de basiques. Il y a aussi tous ces nombreux vêtements délaissés, achetés un peu impulsivement et quasiment jamais portés dont je ne parvient pas à me séparer, on ne sait jamais, ils peuvent toujours servir. Tiens, je ne me souvenais même pas avoir acheté ce veston en toile cirée ! Oh ! et puis ce joli sac bandoulière en toile de jute offert par ma sœur que je n’ai jamais utilisé à cause d’un liseré brodé que je trouve un peu too much. Hors de question de m’en débarrasser, ce sac a une valeur sentimentale !

Au final le tri de la penderie n’aura servi à rien puisque je ne souhaite me séparer d’aucun de mes vêtements. Je prends surtout conscience qu’en réalité, je mets quasiment toujours les mêmes choses, 4 ou 5 vêtements fétiches que je porte et reporte très régulièrement. Peu importe, les soldes du lendemain seront faits pour changer la donne !

Je m’endors un sourire aux lèvres et la tête pleine de froufrous, d’accessoires, de tissus drapés, smockés, gansés, lamés, de « must have oniriques à shopper absolument » et la bienheureuse certitude que la journée du lendemain sera placée sous le signe du glamour et de la féminité.

Le jour fatidique est arrivé. Je pars à l’assaut des boutiques. Face à la première vitrine rutilante, je constate avec joie que les magazines n’avaient pas menti ! Effectivement tous les « its » de la saison sont là ! J’ai sous les yeux la traduction réelle et matérielle des titres accrocheurs des suppléments mode : « Rayures forever», « Ethic chic», « Couleurs pop et flashy pour un printemps lumineux», « L’asymétrique c’est tendance». Bref, il y a là de quoi se concocter un style trendy et dans le vent.

Must have, it truc, do/don’t ou le langage total

Sauf qu’une fois dans le premier magasin je m’emmêle un peu les pinceaux entre les must have passés, présents et futurs, ce qui est soldé et les nouvelles collections qui ne le sont pas.

Résumons afin d’y voir un peu plus clair : il y a donc « les must-have printemps-été à shopper absolument » qui font partie de la nouvelle collection et qui ne sont donc pas soldés et les « must have » de l’hiver qui sont soldés, mais qu’il fallait se procurer avant l’hiver afin de pouvoir les porter pendant l’hiver et dont l’achat n’a plus grand intérêt dès lors que le printemps montre ses prémisses, que les températures remontent et que les vêtement raccourcissent. En fait, la logique même des soldes me laisse quelque peu dubitative. Acheter un vêtement chaud alors même que le printemps va arriver, il y a quelque chose qui m’échappe !

Niveau prix, les -70% placardés sur les vitrines ont de quoi appâter le chaland. Mais en voyant l’extrême fantaisie de certains modèles confinant au mauvais goût, je comprends vite pourquoi les gérants de boutiques cherchent à s’en débarrasser à tout prix. La qualité médiocre de certaines enseignes de prêt-à-porter permet également de comprendre pourquoi les prix sont cassés : il n’est en effet pas difficile de vendre 3 euros un tee-shirt fabriqué Dieu seul sait où, fin comme du papier à cigarette et dont les finitions sont bâclées.

Niveau marketing, l’astuce classique des commerçants n’aura échappé à personne : la disposition des échoppes fait que la cliente vient pour les soldes mais achète également les nouvelles collections, plus chères, celles-ci étant avantageusement disposées dans les rayons, de façon à attirer le regard et susciter le désir.

Sur les portants, des modèles inspiration années 70, des formes géométriques, de l’asymétrique, des couleurs moutarde, des chemises bucheron, du liberty, des rayurres et du zèbre en veux-tu en voilà, des couleurs pop et acidulées et des imprimés à texte peu compatibles avec le monde de l’entreprise et mon environnement professionnel.

Je vous passe les détails relatifs aux foires d’empoigne entre des fashions victimes fanatisées se battant comme des charognards sur le dernier pull turquoise/bleu lagon taille S à 5 euro, l’interminable queue aux cabines d’essayages et aux caisses et la difficulté qu’il y a à circuler entre les rayons. Je ne m’étendrais pas davantage sur les risques que fait courir le shopping sur la santé des modeuses entre le froid hivernal du dehors, la chaleur étouffante des magasins et même parfois la clim mal réglée il y a de quoi attraper en prime une rhino-pharyngite qui elle, n’est ni en option, ni même en soldes !

Autre boutique, mais toujours la même musique électro-house assourdissante. Cette enseigne est de bien meilleure facture, les prix y sont d’ailleurs plus élevés. Les vêtements, taillés dans des textiles dignes de ce nom y sont de meilleure qualité, il y a de vraies matières, un vrai style, qu’on aime ou pas. Ou pas me concernant, d’autant plus que je retrouve sur les portiques le même mot d’ordre désespérant : format xxl, rayures, liberty bohème, imprimés géométriques, formes asymétriques, couleur moutarde et zèbre à tous les étages…

Je passe devant la vitrine de la marque Morgan, plutôt jolie et élégante mais je ne tiens pas à donner mon argent à une entreprise commercialisant des vêtements en fourrures de lapin et de renard.

Autre magasin, je repère un pantalon qui me plaît bien, en plus il est soldé ! Manque de chance ils ne l’ont plus qu’en taille 36 ou 44. Et oui, pendant les soldes, première arrivée, première servie !

Sortie du quatrième magasin. Au total, il y a sur tous ces portants de quoi créer une armée de clones habillée de frusques moutardes, asymétriques, xxl et géométriquement zébrées.

Je renonce, fin de la virée shopping.

D’une chimère l’autre

Je suis un peu déçue, moi qui m’imaginais rentrer à la tombée de la nuit le porte-monnaie vide mais les bras pleins de paquets et de sacs bigarrés, je n’ai rien trouvé qui me plaise vraiment et m’apprête à rentrer les mains vides. J’essaye de me remémorer mes derniers achats de vêtements, c’était il n’y a pas si longtemps et je me rends compte que j’achète principalement dans deux cas de figure, par nécessité ou par coup de cœur et mes achats ne sont généralement pas déterminés par les « must have à shopper absolument» ou par « les its de la saison ». Non. C’est juste un vêtement qui me met en valeur, moi, personnellement, celui qui correspond à mes goûts et non à ceux dans l’air du temps, celui dans lequel moi je me sens belle et féminine, celui qui sublime mes avantages et gommes mes défauts, qui est adapté à ma morphologie et non à celle du mannequin taille 34 sur la couverture des magazines.

D’ailleurs, ces couvertures sur papier glacé sont l’archétype par excellence de l’obsolescence programmée qui a investi nos modes de vie, le reflet de ces diktats-mode de la saison aussi éphémères qu’une giboulée de mars et qui seront de toute façon has been et démodés l’année prochaine.

A bien y réfléchir, je crois que finalement il n’y a pas de quoi se sentit déçue ou même frustrée, je me rends compte que je n’ai en fait besoin de rien. Faire les soldes pour faire les soldes, juste pour faire comme tout le mode n’a pas de sens et si les soldes permettent effectivement de faire de bonnes affaires lorsque l’on a un besoin précis et déterminé à l’avance, ils permettent aussi et surtout d’acheter des choses qu’on a déjà ou qu’on ne portera pas.

Enfin, le concept même de « faire les soldes » me semble un poncif assez peu flatteur pour les femmes en général puisque la réduction simpliste selon laquelle faire les soldes serait une activité féminine par excellence et par essence me semble fallacieuse à deux titres. En premier lieu, elle accrédite l’idée selon laquelle une femme serait par nature obligatoirement légère, frivole, et dépensière, alors même qu’en réalité, dans un couple, c’est souvent Madame qui a en charge la gestion de l’argent du ménage et des achats courants. Ensuite, cette conception des choses est particulièrement outrageante puisqu’elle suppose que la femme qui s’habille à la mode est belle et donc implicitement que la femme ne serait belle que grâce aux parures sans cesse renouvelées, artifices superficiels, froufrous, rubans et autres colifichets.

Épuisée, je prend le chemin du retour. A deux pas de chez moi, je passe devant une petite mercerie dans laquelle j’achète pour 7 euros de rivets et de galons en soie. Je connais un sac bandoulière, cadeau de ma sœur en toile de jute, qui une fois customisé par mes soins va devenir un de mes « must-have » !

Mathilde

[box class= »info »] Source : le webzine féminin « Belle et Rebelle ». [/box]

Alimentation : 1/3 de la production mondiale gaspillée

Alimentation : 1/3 de la production mondiale gaspillée

21/08/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– Alors que les prix des denrées alimentaires ne cessent de flamber et que se multiplient les famines meurtrières, 1 un sondage de la FAO (Food and Agriculture Organization) révèle que jamais le gaspillage alimentaire n’a été si important.

Selon l’organisme international, ce gaspillage fait perdre 1,3 milliard de tonnes de produits alimentaires, soit 1/3 de la production alimentaire mondiale.

Face à ce terrible constat et contrairement aux multinationales de l’agro-alimentaire qui militent en faveur d’une agriculture toujours plus intensive et plus chimique avec un recours croissant aux OGM pour augmenter la productivité, la conclusion de la FAO est sans appel : « Il est aujourd’hui plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d’accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante. »

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d'hab ! © photo : DR delanopolis.fr

Pour le 14 juillet SOS Racisme touche beaucoup de ses potes. Comme d’hab !

[box class= »warning »]En plus de bénéficier gratuitement du Champs-de-Mars, SOS Racisme va recevoir 230 000 euros de subventions pour le concert du 14 juillet. Une information révélée par le site delanopolis.fr.[/box]

SOS Racisme va organiser un concert au Champ-de-Mars pour le 14 juillet, et encore une fois, les contribuables vont devoir payer l’addition ! L’ association Macaq (voir Les squatteurs de l’association MACAQ sous-louaient les locaux de la Ville de Paris) est d’ailleurs attendue à ce concert…

Pour son concert du 14 juillet, SOS Racisme va bénéficier de la mise à disposition “gracieuse” du Champ-de-Mars.

SOS Racisme va également bénéficier de 190 000 euros de subvention de la mairie de Paris (dont 30 000 euros pour un “village dédié à SOS Racisme”), plus une rallonge de 40 000 euros. SOS Racisme est réputé pour vivre grassement des subventions et de l’argent public, et touche déjà chaque année de très grosses subventions (voir Les subventions à SOS Racisme).

C’est évidemment sans compter le coût des services de de police qui seront présents sur place en grand nombre pour veiller à la sécurité des participants… La encore, la facture va être salée pour les contribuables parisiens.

SOS Racisme a eu la très bonne idée d’inviter Yannick Noah au concert du 14 juillet !

Noah jouait déjà “gratuitement” il y a quelques semaines, peu avant la fête de la musique, grâce à l’argent des contribuables d’ Argenteuil (voir Qui paye le concert de Noah à Argenteuil ?). Quand les profiteurs se rassemblent, les contribuables passent à la caisse…

En 2009, SOS Racisme a bénéficié de 579 000 euros de subventions publiques [NDLR : sans compter les subventions aux sections locales] pour seulement 18 669 euros de cotisations de ses membres (voir Les subventions à SOS Racisme) !

SOS Racisme, une association entièrement vouée au gaspillage d’argent public

[box class=info]Sources : Observatoire des subventions et  delanopolis.fr[/box]