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La Russie sur le chemin d’un retour en grâce ?

23/11/2015 – MONDE (NOVOpress)

Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères allemand a laissé entendre que la Russie pourrait, sous certaines conditions, rejoindre le G8, groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays constituant les plus grandes puissances économiques du monde, soit la Russie, les États Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada.

Quelles étaient les relations de la Russie avec ce groupe ?
La Russie avait rejoint le groupe des huit, en 1998, mais elle en avait été exclue suite au rattachement de la Crimée en 2014. L’adhésion de cette péninsule à la Fédération de Russie faisait suite à un référendum, où près de 97 % des électeurs ont voté pour la réunification.

Comment cet événement a-t-il été perçu par le concert des nations ?
Moscou a souligné que le référendum en Crimée était conforme aux normes du droit international et à la charte des Nations-Unies. Pourtant, les pays occidentaux et l’Ukraine n’ont pas reconnu la légitimité de ce référendum et ont qualifié cette adhésion d’annexion. La Russie a alors été exclue du G8 et soumise à des sanctions économiques de la part de l’Union européenne, sanctions auxquelles Moscou a répondu par l’interdiction d’importation de certains produits alimentaires.

Quelles seraient les conditions de sa réintégration au G8 ?
Dans une entrevue donnée au quotidien Bild-Zeitung, Steinmeier a confié : « Si nous continuons de surmonter les difficultés liées au conflit ukrainien et si la Russie poursuit, comme auparavant, sa collaboration avec nous dans le règlement du conflit syrien, l’Occident n’aura et ne pourra avoir aucun intérêt à long terme de l’écarter des discussions régulières entre les principales puissances occidentales ».
Cette déclaration fait suite à l’entretien qu’ont eu Vladimir Poutine et Barack Obama au G20 réuni en Turquie les 15 et 16 novembre derniers, ainsi qu’à la main tendue de la Fédération de Russie à la France dans ses opérations de représailles aux attentas de Paris du 13 novembre.

Légende photo : Le G8 en 2013


G7 2015

Le G7 affiche sa fermeté anti-russe

08/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Programme chargé pour le G7 qui vient de s’ouvrir en Allemagne :en plus de l’agenda officiel, (climat, santé, femmes), la Russie et la Grèce s’invitent dans les débats.

Le G 7 vient de commencer en Allemagne ?
Hier, dimanche 7 juin s’est ouvert pour deux jours un sommet réunissant les sept plus grandes puissances mondiales à savoir : Les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Canada. Il est organisé par l’Allemagne et a lieu en Bavière au château d’Elmau. Le programme a été élaboré par la chancelière Angela Merkel qui a déclaré dans la semaine : « Je pense que nous avons une chance d’apporter notre contribution sur le long chemin vers un monde meilleur. »

Quelles discussions sont au programme ?
À l’origine axé sur l’écologie, les droits des femmes et la lutte contre les pandémies, ce G7 est cependant rattrapé par l’actualité. Le président russe Vladimir Poutine sera au cœur des préoccupations. Le président des États-Unis, Barack Obama, a ouvert le feu ce matin en dénonçant une : « agression russe en Ukraine » faisant allusion aux luttes entre les Ukrainiens prorusses et pro-occidentaux qui ont reprises près de Donetsk. Les dirigeants européens semblent vouloir faire front unis contre la Russie. En témoigne le président de la commission européenne polonais, Donald Tusk, pour qui la Russie ne sera considérée comme un grand pays industrialisé que lorsqu’elle cessera sa soi-disant agression. Il ajoute : « Si quelqu’un veut commencer un débat sur le régime des sanctions [contre la Russie], il ne peut être question que d’un durcissement »

Mais ce n’est pas le seul sujet brûlant du moment ?
En effet il y a aussi le dossier grec, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a refusé les propositions de la commission de Bruxelle et du FMI les jugeant irréalisables. Il a déclaré vendredi

Je ne peux imaginer que des responsables politiques, et non des technocrates, ont pu croire que les députés grecs pourraient valider de telles mesures.

Le président européen luxembourgeois Jean-Claude Juncker a réagi très vivement à ces mesures refusant même de prendre le premier ministre Tsipras au téléphone samedi. Pour Donald Tusk il s’agit d’un débat non seulement financier, mais aussi moral.