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Jean-Lin Lacapelle : « Il se prépare un printemps des patriotes de France »

Jean-Lin Lacapelle, 49 ans, secrétaire FN aux fédérations, vient de boucler un Tour de France de 96 départements. Son physique d’acteur de cinéma et son surnom de « nettoyeur » en font une forte personnalité dont on attend parfois la visite avec inquiétude. Sa mission : professionnaliser le mouvement de Marine Le Pen et en faire un parti prêt à l’exercice du pouvoir qui est toujours beaucoup plus difficile que sa conquête.

— Vous êtes un ancien haut cadre de L’Oréal. Comment passe-t-on du n° 1 de la beauté à la bête immonde ?

— Je suis en effet un ancien cadre de L’Oréal mais je suis avant tout un militant de toujours du Front national et de la cause nationale. Je suis arrivé en 1984 au FN. J’ai occupé différentes fonctions. J’ai été conseiller régional de 1998 à 2010 dans le Centre, candidat une vingtaine de fois à différentes élections. Je me considère avant tout comme un militant patriote avant d’être un cadre d’entreprise privée. Maintenant il est vrai que cette double expérience, à la fois politique et à la fois professionnelle dans le privé, a laissé penser à Marine Le Pen que je pouvais peut-être apporter une valeur ajoutée dans la mission qu’elle m’a confiée, celle du secrétariat national aux fédérations au sein de l’appareil du Front national et celle de responsable de la mobilisation militante dans le cadre de son équipe de campagne.

— Quel était le but de votre Tour de France des fédérations FN ?

— Lorsque Marine Le Pen nous a hissés à la hauteur du premier parti de France en recueillant 30 % des suffrages aux dernières régionales, elle a exprimé clairement l’objectif de professionnaliser le mouvement. Ça ne veut pas dire casser le mouvement ni le changer bien évidemment, mais améliorer le fonctionnement du Front national et hausser notre niveau d’exigence. Cela signifie aussi renouveler un certain nombre de cadres sans les écarter, je tiens à cette précision. Si nous sommes contre le cumul des mandats, nous sommes aussi contre le cumul des responsabilités et il est bon de mettre un peu de sang neuf dans les rouages.

Lacapelle— Vous dites que l’on ne peut plus diriger le Front national comme il y a 15 ans. Concrètement, comment procédez-vous pour améliorer l’appareil frontiste ?

— Très rapidement, au fil de mes déplacements, je me suis rendu compte qu’il y avait un besoin d’écoute et de proximité entre le siège et les fédérations et il m’a paru nécessaire et important de faire le tour des départements. J’en suis à 85 fédérations visitées sur 96. Sous la forme de conférences de presse, réunions de bureaux qui me donnent l’occasion de rencontrer personnellement les cadres, les élus et les candidats et moments de convivialité lors d’un dîner, car c’est important aussi d’allier l’utile à l’agréable.

Les choses avancent très vite. Je me suis fixé quatre objectifs. Premièrement : les bonnes personnes aux bons postes. Il faut avoir les bons secrétaires départementaux. Avec le secrétaire général Nicolas Bay, nous avons proposé au Bureau politique 35 nouveaux secrétaires départementaux qui ont été nommés depuis. C’est un gros renouvellement. Secondement : les bonnes structures. Il est important que chaque secrétaire départemental ait une équipe étoffée autour de lui. Plus on a de talents, plus on a de compétences, plus on est efficace. L’objectif était aussi de professionnaliser les structures fédérales. Troisièmement : les bons outils. Etre actifs sur les réseaux sociaux, avoir une permanence. Pour l’image du Front national, nous avons souhaité moderniser nos structures et faire en sorte que chaque département ait sa permanence. Nous avons ouvert des permanences dans des départements qui n’en avaient jamais eu. La Charente par exemple, l’Ain, la Meuse.

Le quatrième point enfin et pas le moindre, ce sont les bons candidats. Cela veut dire hausser notre niveau d’exigence sur le choix des pré-investitures pour les élections législatives. Nous partons du postulat que Marine Le Pen sera élue présidente de la République et qu’il y aura un raz de marée bleu marine à l’Assemblée nationale. Il lui faut donc un groupe constitué de députés capables de défendre son projet politique. Nous sommes d’autant plus exigeants dans le choix et la désignation de nos candidats et dans le niveau de qualité requis.

Lacapelle par Cabu

Jean-Lin Lacapelle croqué par Cabu.

— En allant à la rencontre de ces nombreux Français, quelle préoccupation ou quelle inquiétude vous ont paru les concerner en priorité ?

— La France est à genoux. On sent les Français extrêmement inquiets. Mais on les sent lucides. Je ressens pour la première fois une fenêtre de tir historique dans la candidature de Marine Le Pen. Elle est la seule capable d’apporter une lueur d’espoir, un projet politique clivant et rupturiste, le seul projet sur le territoire du patriotisme. Quand on voit les exemples du Brexit, des référendums en Italie, en Hongrie, de l’élection en Autriche qui aurait dû être gagnée s’il n’y avait pas eu de fraude lors du premier scrutin, mais aussi de l’élection de Trump aux Etats-Unis, on sent qu’il se prépare un printemps des patriotes en France. Le clivage droite-gauche est depuis longtemps pour moi révolu, je fais partie de cette école-là. Je crois que tout va se jouer maintenant sur la candidature de Marine Le Pen candidate des Français, candidate du peuple et des patriotes français. Face aux candidats du système, à ceux qui ne veulent pas changer l’Union européenne et veulent poursuivre la politique catastrophique qui nous a menés là où nous sommes.

— Notre famille d’idées reproche à Marine Le Pen une gauchisation de ses idées. N’est-ce pas plutôt son électorat qui se modifie, avec l’arrivée d’anciens électeurs de gauche séduits par les idées qu’elle défend ? Comme 30 % des fonctionnaires par exemple qui disent avoir une bonne opinion d’elle.

— Pour la première fois, nous concourons pour gagner. Marine Le Pen doit recueillir 50 % et une voix pour gagner au second tour. Ça veut dire qu’elle ne doit pas être la candidate exclusive du Front national. Elle est au-dessus des partis. Elle est soutenue par le Front national mais elle est la candidate du rassemblement national, du rassemblement patriote et comme elle l’a elle-même formulé, la candidate du rassemblement présidentiel. C’est ce qu’elle incarne aujourd’hui. Si nous voulons gagner l’élection présidentielle au scrutin majoritaire et conquérir les plus hautes fonctions de l’Etat, nous devons rassembler la majorité des Français et sortir des clivages. Marine a cette capacité d’ouverture et de rassemblement.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 14 janvier 2017

Marine Marion

Marine Le Pen repousse l’idée de « liste blanche » avancée par Marion Maréchal

04/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au numéro de janvier de Causeur, Marine Le Pen repousse l’idée de « liste blanche » avancée en février dernier par Marion Maréchal-Le Pen. « Aux législatives de 2012, avait confié au Monde la présidente du groupe FN au conseil régional de Paca, on avait fait une liste noire des personnalités à faire battre. Nous pourrions cette fois faire une liste blanche de celles qui sont cohérentes avec leurs idées. »

Marion Maréchal-Le Pen, expliquait Europe 1, proposait de « négocier avec les élus de droite qui perdront leur siège à coup sûr aux prochaines législatives parce que le Front national a multiplié ses scores par deux dans leur circonscription. Le parti frontiste ne présenterait pas de candidat contre eux afin d’assurer leur réélection. En échange, ces députés rejoindraient l’extrême droite pour former un groupe à l’Assemblée. »

Causeur demande donc à Marine Le Pen ce qu’elle pense « d’une “liste blanche“ de députés LR “FN-compatibles“ qu’il faudrait aider aux législatives ». Sa réponse est claire :

« Je pense que l’union des droites est un fantasme réducteur ! J’ai 48 ans et ça fait quarante ans que j’en entends parler. Le problème des gens qui défendent cette idée, c’est que la droite refuse de s’allier avec nous. Or, même sous les socialistes, il faut être deux pour se marier ! La seule question que je pose est : qui peut rejoindre les grandes lignes de mon projet ? Qu’on vienne de gauche ou de droite, je m’en moque complètement. J’ajoute que cette proposition de “liste blanche“ va à l’encontre de notre jurisprudence. Cela devrait donc être débattu et tranché par le bureau politique. »

« Chez nous » : un film de propagande anti-FN en pleine campagne présidentielle ?

04/01/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La sortie du film est prévue le 22 février. Mais la publication sur internet de la bande-annonce de « Chez nous » de Lucas Belvaux a fait monter au créneau plusieurs dirigeants du Front national.

Le film suit le parcours de Pauline, une infirmière à domicile, qui vit à Hénard, une ville du Nord dont la consonance rappelle bien sûr Hénin-Beaumont, une ville dont le Front national a fait son fief.
Un jour, Pauline est contactée, recrutée, par un parti, le Bloc patriotique dont la patronne est jouée par Catherine Jacob, dont le physique peut rappeler celui de Marine Le Pen.

Steeve Briois, le maire FN d’Hénin-Beaumont, a réagi par le tweet suivant: « Pauvre Marine Le Pen, qui est caricaturée par ce pot à tabac de Catherine Jacob. Un sacré navet en perspective !« .

De son côté, Gilbert Collard a lancé : « Émules de Goebbels, les productions du système produisent « Chez nous », à nos frais, film de propagande anti-FN : rideau ! »

Enfin, pour Nicolas Bay, « ce film #cheznous relève de la propagande d’Etat. Il est financé avec l’argent public ».



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Louis Aliot : « Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui »

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Marion Maréchal-Le Pen s’était exprimée sur l’avortement, c’est dans Présent que Louis Aliot vient en appeler à l’arrêt des hostilités. Le quotidien daté de demain fait sa une avec une interview du vice-président du Front national réalisée par Caroline Parmentier. Nous la reproduisons ci-dessous (les notes entre parenthèses sont celles de Présent).

— Vous déclarez qu’une position sur l’IVG a été tranchée en débat interne au Front national. C’était quel débat, quelle position et quand ?

— Le projet de Marine Le Pen a toujours préconisé la non remise en cause de la loi Veil mais accompagnée d’une grande politique d’accueil de la vie : il faut tout faire pour éviter que les femmes soient obligées de pratiquer l’avortement et notamment pour des raisons économiques alors qu’elles pourraient avoir d’autres possibilités. (ndlr : En 2012, le programme du Front national disait : Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée.)

— Pourtant en 2012 Marine Le Pen parlait de dérembourser l’avortement en cas de déficit de la sécurité sociale. Elle a changé d’avis ?

— Ce n’était pas dans le projet présidentiel, c’était une interview à La Croix. Nous avions alors répondu sur la question des avortements de confort. Le terme était celui d’un professeur de médecine (ndlr : le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d’éthique médicale de l’université Paris-Descartes, qui déclarait : A l’origine, les indications d’un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi.) La présidente du FN n’a jamais été contre le droit à l’avortement. En revanche, elle estimait qu’il fallait lutter contre ses dérives.

— Dans quelle proportion la crise est-elle surgonflée par les médias ?

— C’est une partie de ping-pong où l’un dit quelque chose, l’autre lui répond et ça monte dans les tours. Alors que l’aspiration des gens est tout autre. Je n’ai jamais reçu autant de messages que ces derniers jours me disant : « Arrêtez de vous invectiver les uns les autres, mettez-vous derrière Marine et agissez. L’enjeu de cette présidentielle est trop important. »

— On parle beaucoup d’une ligne Marion et d’une ligne Philippot. Est-ce qu’il existe une telle fracture au FN ?

— Je ne connais qu’une ligne, c’est la ligne Marine. S’il y avait d’autres lignes, je ne serai derrière aucune. L’avortement est un sujet important mais il y a une élection essentielle dans cinq mois, capitale pour la survie de la France. Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui.

Marine Le Pen Lyon

Marine Le Pen : « Nous sommes à l’aube de la fin d’un vieux monde »

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Si Marine Le Pen n’a pas encore commenté le renoncement de François Hollande, le hasard – le destin ? – a voulu que la présidente du Front national lance la mobilisation pour ses Assises présidentielles de Lyon quelques heures avant que le chef de l’Etat n’annonce la meilleure décision qu’il ait jamais prise. Hollande s’en va, Marine Le Pen arrive ! Prémonitoire, elle annonçait en effet que nous sommes « à l’aube d’un basculement, d’une révolution des esprits, et de la fin d’un vieux monde. Ce qui semblait encore impossible il y a peu de temps est désormais inéluctable. Le peuple souverain se réapproprie ses droits, la démocratie retrouve sa raison d’être, la liberté balaie les tenants d’un système usé, acculé, discrédité ».

« Il y a quelques semaines, écrit Marine Le Pen, nos regards se sont tournés emplis d’espérance, au-delà des mers et des océans, au cœur même de ces vieilles démocraties où s’est joué l’avenir des de peuples libres. Là-bas, des hommes et des femmes ont décidé de reprendre la main sur leur destin, là-bas, des peuples ont repris le pouvoir à une caste qui l’avait accaparé. L’ère des faiseurs d’opinion, de l’oligarchie dominatrice, des élites autoproclamées, touche à sa fin. Le pouvoir change de main par la volonté des peuples de nouveau libres. »

Oui, il y a des choix démocratiques contre les traités et les diktats, oui, il y a une alternative à la mondialisation ultralibérale et son cortège de malheurs : l’austérité sans fin, la désindustrialisation, la paupérisation, le creusement des inégalités, l’immigration massive, le multiculturalisme conflictuel.

« Ce qui a été accompli avec succès outre-Manche et outre-Atlantique le sera ici, chez nous, si tant est que le peuple le veuille. Ces quelques semaines qui nous séparent de cette élection fondamentale doivent être mises à profit pour convaincre les indécis, ceux qui hésitent encore à franchir le pas. »

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Monsieur Noël fait interdire par la justice la crèche d’Hénin-Beaumont !

01/12/2016 – HENIN-BEAUMONT (NOVOpress) : Le tribunal administratif de Lille a annulé aujourd’hui la décision de la municipalité d’Hénin-Beaumont, dirigée par le maire FN Steeve Briois, d’installer une crèche dans le hall de l’hôtel de ville. Les attendus du jugement prononcé par la 2e chambre présidée par M. Lepers, qui n’est pas donné favori à Questions pour un champion, sont tout simplement hallucinants.

Le tribunal estime par exemple que les « sujets » de ladite crèche – Marie, Joseph, l’Enfant-Jésus… – « ne sont en rien liés à une tradition minière spécifique » que pourrait justifier « la tenue simultanée d’une exposition dans le hall reconstituant la cité minière de Darcy », ou encore qu’« il n’est pas établi qu’elle s’enracine dans une tradition locale préexistante ou qu’elle puisse être considérée comme une extension du marché de Noël qui se tient à l’extérieur du bâtiment et sans proximité immédiate avec celui-ci ».

A propos de « tradition locale », une simple consultation de Wikipédia aurait permis à M. Lepers d’apprendre que la première église connue de la ville fut érigée en l’an 360 et que Hénin fut définitivement christianisée au VIIe siècle ! Quant à sous-entendre que la crèche aurait été accepté si elle avait été « une extension du marché de Noël », cela revient à dire qu’elle ne saurait être tolérée que dans une optique commerciale !

Le tribunal avait été saisi, en décembre de l’an dernier, par un opposant communiste à Steeve Briois qui répond au nom… de David Noël ! Cet individu est déjà connu de nos lecteurs : c’est sur sa dénonciation que Le Monde avait, le mois dernier, obtenu la censure d’un livre d’histoire-géographie qui citait le site Breizh-info.

Le jugement interdit donc la crèche de 2015 – il est des fois où l’on ne peut se réjouir des lenteurs de la procédure… – mais pas celle de cette année, puisqu’elle est installée cette fois… au marché de Noël – la fête chrétienne, pas le coco délateur.

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Pour Alain de Benoist, François Fillon est le candidat des actionnaires du CAC 40

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au vitriol à Breizh.info, Alain de Benoist fait de François Fillon « le candidat patronal du Wall Street Journal et des actionnaires du CAC 40 ». Le chef de file de la Nouvelle Droite n’a pas de mots assez durs contre le vainqueur de la primaire « de la droite et du centre », auquel il se déclare « ultra-hostile ». Pour l’éditorialiste du magazine Eléments, le programme de Fillon est porteur d’une « “casse sociale“ qui correspond très exactement au programme du Medef ».

« Pour être franc, affirme Alain de Benoist, je suis vraiment fatigué de cette droite bourgeoise imbécile, dénuée de la moindre structuration idéologique, toujours à la recherche d’un “homme providentiel“, et à laquelle il suffit de faire de vagues promesses qui n’engagent à rien pour qu’en toute bonne conscience elle puisse se concentrer sur la seule chose qui l’intéresse vraiment, à savoir la défense de ses intérêts. Comme disait Céline, “ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture“. Cette droite conservatrice et « nationale-libérale », qui n’a jamais été capable de comprendre qu’elle adhère à un système économique qui détruit tout ce qu’elle prétend conserver, qui mélange libéralisme économique et conservatisme social, logique du profit et appel aux « valeurs », ordre moral réactionnaire et xénophobie, n’a rien pour me plaire – et c’est pourquoi je la combat depuis toujours. »

Et Alain de Benoist d’adresser un conseil à Marine Le Pen :

« Contre Fillon l’ultra-libéral, le FN n’a donc qu’une chose à faire : durcir et amplifier impérativement sa critique du libéralisme. »

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Marine Le Pen déclare sa flamme à l’outre-mer

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieMarine Le Pen revient d’une visite dans deux départements français d’outre‑mer : La Réunion et Mayotte. Un déplacement qui intervient très symboliquement au début de sa campagne présidentielle, quelques jours après l’inauguration de son QG de campagne.

Est‑ce à dire que la priorité de Marine Le Pen est de redresser la situation outre‑mer ? C’est en tout cas un thème sur lequel elle veut se démarquer. Ses résultats électoraux dans les DOM‑COM – le nom officiel de ce que l’on continue à appeler dans le lange courant les DOM-TOM – sont encore très en deçà de sa moyenne nationale, encore qu’ils aient progressé ces dernières années. Ainsi, la liste FN aux Européennes de 2014 a atteint 13 % des voix à La Réunion, qui constitue le DOM dans lequel le parti frontiste est le plus structuré. Pas sûr cependant que ce soit outre‑mer que Marine Le Pen ait les réservoirs de voix les plus importants.

Ce déplacement a été l’occasion pour Marine Le Pen de publier son projet présidentiel pour l’outre‑mer. Il y a aussi une raison très pragmatique au fait de commencer par publier un programme pour l’outre‑mer, alors que le reste de son programme est encore en cours de maturation : pour finaliser son programme, elle attendait de savoir qui émergerait des primaires du centre‑droit et de la gauche.

Sur l’outre‑mer, la présidente du Front national ne craint pas d’affirmer des convictions fortes. Marine Le Pen s’engage à faire de l’outre‑mer une sorte de domaine réservé du chef de l’Etat, et à créer un grand ministère d’Etat de l’Outre‑Mer et de la Mer.

Son projet est fait à la fois de fermeté en matière d‘immigration et de délinquance, d’ambition maritime et de préoccupations sociales. Elle veut supprimer le droit du sol, renforcer les moyens de la marine nationale, améliorer l’attractivité économique des DOM‑COM ou encore développer un service militaire adapté. Elle souhaite également donner une priorité d’emploi aux résidents ultramarins, proposition qui avait déjà été faite par Bruno Mégret. Il n’est néanmoins pas certain que les mesures envisagées suffisent pour sortir l’outre‑mer de l’assistanat dont il bénéficie.

Le programme de Marine Le Pen pour l’outre-mer est à télécharger ici

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Des primaires au Front National en 2022 ? L’idée de Gilbert Collard ne remporte pas un franc succès

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le député du Gard, frappé par le succès de la primaire de la droite, juge que le FN ne pourra pas éviter un scrutin interne au terme du prochain quinquennat. Il a notamment déclaré :

L’expérience des primaires telle qu’elle a été vécue cette fois ci est une bonne expérience démocratique. Je trouve même que le Front National ne pourra pas dans l’avenir, à mon avis, s’en affranchir.

Gilbert Collard apparaît bien isolé dans cette position au sein du FN, parti marqué par une gestion pyramidale organisée autour d’une figure forte de chef, où la présidence du parti offre de plein droit la possibilité d’être candidat. Interrogée mercredi dernier à l’Assemblée, Marion Maréchal Le Pen avait estimé peu probable l’occurence d’une telle primaire du fait notamment de l’absence d’antagonismes suffisants parmi les membres du parti pour nourrir un tel débat.

Lundi, sur Europe 1, David Rachline a précisé qu’il n’était pas partisan d’un tel scrutin :

C’est au contraire le retour des partis politiques. L’esprit du général de Gaulle dans le cadre de la Ve République, c’était la rencontre entre une personnalité et le peuple français. Cette personnalité, elle fait l’unanimité, c’est Marine Le Pen, et elle rencontrera le peuple français j’en suis certain.


Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite !

Source : Polemia – « Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite ! »

Philippe Christele s’interroge sur les conséquences du choix de François Fillon par les électeurs de la primaire de la droite et du centre sur le paysage politique :

La très probable élection de François Fillon n’est a priori pas une bonne nouvelle pour le FN et sa campagne.

Que ce soit juste ou pas, François Fillon coche en effet presque toutes les cases du candidat rêvé de la droite :

    Sa posture physique personnelle est présidentielle, loin du bling-bling sarkozyste ou du hollandisme chiffonné. Ce que confirme une intégrité jusque-là irréprochable ;
    Ses positions géopolitiques d’équilibre – qui représentent ses seules réelles transgressions d’avec la doxa dominante – ne peuvent pas être attaquées ;
    Sa filiation historique de plus proche collaborateur du velléitaire Philippe Séguin lui donne un vernis de souverainiste, que ses actes n’ont pourtant jamais confirmé ;
    Sa campagne, renforcée du choix – contestable – de la bourgeoisie catholique de le soutenir, donne de lui une image forte sur le plan des valeurs, même si ses positions et votes personnels précédents démontrent qu’il n’en est rien. Mais en politique, est ce qui paraît ;
    Son programme économique lui rallie à la fois ceux qui pensent aux comptes publics comme ceux qui pensent à la liberté de l’entrepreneur. Ses soutiens sont à la fois auprès du grand capital et auprès des « pigeons » et autres cénacles analogues qui lisent dans son programme l’espoir de nous débarrasser des lourdeurs ruineuses, bureaucratiques, syndicales et normatives ;
    Enfin, sa fin de campagne autour d’une attaque résolue de l’islam nommément désigné lui a assuré l’ultime décollage sondagier dont l’acmé a été le surprenant premier tour de l’élection primaire.

A ces éléments statiques vont s’ajouter plusieurs éléments dynamiques :

    La rudesse de son programme économique va aider la gauche à se coaliser facilement contre lui, au nom de la défense des « zacquissociaux » et autres pesanteurs irréformables ;

    La disparition de l’épouvantail Sarkozy, figure préférée pour les attaques sans risques de l’extrême gauche, va laisser ces braves gens inoccupés. Ils vont vite se reprendre pour attaquer ce qui, chez Fillon, fleure bon le terroir, à savoir son prétendu enracinement et ses réseaux cathos ou conservateurs. Ce qui aura notamment pour conséquence d’en rajouter sur la dimension droitière et conservatrice dudit Fillon ;

    Bref, au programme de la prochaine présidentielle, une belle réactivation du clivage droite/gauche en lieu et place de l’affrontement système/antisystème qu’on aurait pu voir naître.

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Les vingt-sept procès de Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire

Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire, dans le Gard, âgé de 32 ans, est victime d’un véritable harcèlement politique et judiciaire. Il s’en explique pour le journal Présent.

Présent : Vous avez actuellement vingt-sept procès en cours ?

Julien Sanchez : Oui. Certains dans lesquels c’est nous qui portons plainte et plusieurs dans lesquels nous sommes poursuivis. Sur les vingt-sept, c’est à peu près moitié-moitié. Il y a les diffamations et les injures dont nous sommes victimes et pour lesquelles nous poursuivons systématiquement. Et puis il y a les procès que l’on nous fait. 

Le fait d’avoir installé une crèche dans ma mairie par exemple à Noël 2014 et 2015, me vaut un procès de la Ligue des droits de l’homme. (NDLR : La Ligue des droits de l’homme pointe aussi le fait que lors des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, les électeurs ont dû passer devant la crèche provençale pour aller voter. C’est la faute de Julien Sanchez si Noël tombe en décembre…) Nous sommes poursuivis également par des commerçants dits musulmans, de Beaucaire, qui voudraient pouvoir troubler la tranquillité publique. (NDLR : Julien Sanchez est attaqué pour « mesures discriminatoires » pour avoir pris en juin 2015 pendant le ramadan plusieurs arrêtés municipaux imposant la fermeture des commerces la nuit. Il est accusé d’islamophobie alors qu’il s’agissait de nuisances sonores). Le résultat tombe le 15 décembre, cela va être intéressant. Je devrais normalement être relaxé mais ils feront forcément appel, ça ira en cassation, il y en a pour quelques années. De fait, ces commerçants prennent le prétexte que l’affaire est devant la justice pour ne pas respecter les arrêtés municipaux. Et le préfet ne veut pas les faire respecter tant que la justice n’a pas rendu son verdict.

Le préfet ne vous soutient donc pas ?

Il ne veut pas faire de vagues. La police municipale dresse des amendes tous les soirs. Mais c’est la justice qui va devoir statuer. Ces amendes sont en suspens. Voilà comment le communautarisme aujourd’hui s’organise. On comprend pourquoi beaucoup de maires cèdent. Quand ils sont poursuivis en justice une fois, deux fois, dix fois, ils hésitent, ils reculent. Nous, nous continuons, ce n’est pas grave. Nous sommes abonnés aux tribunaux.

Les Beaucairois qui nous ont élus veulent que nous tenions bon et nous tenons bon. C’est de l’intimidation d’élus. Ils appellent ça le « harcèlement démocratique ». La gauche croit rendre comme ça acceptable des notions qui sont inacceptables. Le harcèlement deviendrait acceptable s’il est démocratique. Et ils le revendiquent comme tel en plus.

Par qui sont soutenus ces commerçants musulmans ? Par l’opposition, par des associations ?

Ils sont soutenus par le Conseil français du culte musulman, par l’Observatoire de l’islamophobie. Mais aussi par la présidente du Conseil régional (NDLR : la socialiste Carole Delga) qui a dit qu’elle viendrait à Beaucaire pour aider les pauvres commerçants opprimés qui souffrent selon elle de mes décisions démagogiques. Ramener la tranquillité publique, c’est une décision démagogique.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans le journal Présent daté du 24 novembre 2016

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Eric Zemmour : le défi pour Fillon, « être Pompidou ou la mort »

22/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le défi qui se présente à François Fillon est maintenant d’« être Pompidou », sinon il mourra, sinon il sera balayé. Ce matin sur RTL, le chroniqueur a analysé cette « divine surprise » pour la gauche qu’a été le score de François Fillon – et sa probable victoire dimanche prochain –, en ce sens qu’elle lui permet de se refaire une santé à moindre coût sur le thème : « Au secours, la droite revient ! » Sous-entendu : la vraie droite, bien dure, pour tout dire bien réac. « Elle n’aura même pas besoin de travailler ses argumentaires, l’équipe d’Alain Juppé est en train de les préparer avec grand soin. »

Mais voilà aussi, estime l’essayiste, que « le Front national est débordé sur sa droite » et que, si Fillon tient bon face à la déferlante médiatique, « il peut couper l’électorat du FN en deux, détacher son aile la plus traditionaliste, aller chercher un électorat populaire qui ne s’est pas déplacé dimanche dernier. » C’est pour cela qu’il doit être Pompidou, sinon, ce sera « la mort ». Explications en vidéo d’Eric Zemmour.

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Minute le révèle : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen !

minute-trump16/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’hebdomadaire Minute le révèle ce matin : le cousin français de Donald Trump vote Le Pen ! Le journal a retrouvé, en Normandie, Jean-Jacques Trump, tout à fait heureux de ce cousinage et de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis : « J’espère que ça va permettre de donner un grand coup dans la fourmilière en France ! Il est plus que temps. »

Car « J. J. Trump », un chef d’entreprise de 71 ans, est un ancien militant du Front national, puis du MNR de Bruno Mégret, dont il avait même été responsable cantonal :

« J’ai connu la grande époque des Stirbois, des Jean-Marie. Je militais beaucoup », raconte-t-il.

Il avait même voulu prendre Marine Le Pen, alors avocate, « comme conseil pour mon activité d’entrepreneur » : « Et puis ça ne s’est pas fait. Dommage… »

S’il n’a jamais rencontré Donald Trump, Jean-Jacques Trump s’est rendu à New York peu après le 11 septembre et s’est rendu à la Trump Tower, où le portier était manifestement heureux de rencontrer un autre membre de la famille ! (photo)

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Ils ne pensent qu’à elle…, par Caroline Parmentier

Et si c’était elle ? On a vu cette perspective s’imprimer sur leurs traits au petit matin de l’élection de Trump : Ruth Elkrief, Jean-Michel Apathie, Appoline de Malherbes, Julien Bugier, Jean-Jacques Bourdin, les GG… Serait-ce possible alors ?

« Clinton-Trump, cela ressemble furieusement au match annoncé entre Juppé et Marine, avec Juppé dans le rôle de Clinton » souligne Nicolas Bay. Après le Brexit en juin, l’annulation des élections en Autriche et la possible victoire de Norbert Aufer le 4 décembre prochain, l’ouragan américain donne évidemment des ailes au Front national de Marine Le Pen. Elle a été la première (et pendant de longues heures la seule) à féliciter publiquement le nouveau président des Etats-Unis, tandis que les Hollande, Juppé, Sarkozy, sonnés, se montraient complètement en dessous de l’événement (les conseillers de François Hollande n’avaient même préparé qu’une seule lettre de félicitation adressée à Hillary Clinton !).

elle-marine-le-pen-chardC’est Marine Le Pen en toute logique que la BBC a choisi d’interroger sur l’analyse de ce tremblement de terre. Sur le site de la chaîne, l’article qui renvoie vers la vidéo de l’interview est titré ainsi : « La victoire de Trump augmente mes chances » : « Clairement, la victoire de Donald Trump est une pierre supplémentaire dans l’émergence d’un nouveau monde qui a vocation à remplacer un ordre ancien » déclare la présidente du Front national. « On souhaite qu’en France aussi, le peuple puisse renverser la table autour de laquelle les élites se partagent ce qui devrait revenir aux Français. »

En Grande-Bretagne comme en France, les mêmes qui se sont trompés absolument sur tout et qui continuent de nous expliquer comment il faut penser, s’étranglent devant ce traitement. Spécialement en ce jour de « Remembrance Sunday » où les Britanniques saluent la mémoire de leurs aînés tombés sous les balles des fascistes comme… Marine Le Pen. Mais oui, ils en sont toujours là.

Un TGV leur est passé dessus, leur monde explose littéralement sous leurs pieds mais ils ne comprennent rien, ils en crèvent, ils en resteront éternellement toujours là.

Et les rumeurs vont bon train et les font fulminer. Le FN pourrait-il se rapprocher de l’équipe Trump et bénéficier de ses succès ? Stephen Bannon, le directeur de campagne de Donald Trump, pressenti pour devenir « chief of staff », l’équivalent d’un Premier ministre, a évoqué avec admiration en juillet dernier dans une interview à Radio-Londres le nom de Marion Maréchal-Le Pen et de sa tante. Il évoquait alors l’idée de développer son site « Breitbart », en France : « La France est l’endroit où il faut être. Avec ses jeunes entrepreneurs, les femmes de la famille Le Pen… Marion Maréchal-Le Pen est la nouvelle étoile montante. »

Ludovic de Danne, le chargé des affaires européennes de Marine Le Pen, était invité à la Trump Tower à New York le soir de la victoire et il aurait eu « des contacts » avec les équipes du nouveau président. Notre Jurassic Park politico-médiatique se raccroche, lui, plus que jamais, à ses bonnes vieilles méthodes et à ses amulettes vaudou : « La perspective d’une victoire de Marine Le Pen au second tour est jugée plus qu’improbable par les sondages » ! Sauf que « le plafond de verre », rappelle le FN, « c’est Hillary qui se l’est pris ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2016

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Marion Maréchal-Le Pen prend la défense de Jean-Pierre Pernaut

11/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Par un tweet publié il y a moins d’une heure, Marion Maréchal-Le Pen a pris la défense de Jean-Pierre Pernaut : « Les soldats du politiquement correct se trouvent une nouvelle cible et attaquent violemment Jean-PierrePernaut : il a osé dire une vérité ! » Le présentateur vedette de TF1 est l’objet d’une vindicte depuis qu’hier, lors du journal de 13 heures, il a eu cette phrase de transition entre le reportage consacré aux SDF à Limoges et les images de centres pour migrants : « Plus de place pour les sans abri mais, en même temps, les centres pour migrants continuent d’ouvrir partout en France. »

Un « dérapage », se sont indignés plusieurs journaux, rappelant que, sur son compte Twitter personnel, Jean-Pierre Pernaut avait déjà qualifié d’« hérésie », en septembre dernier, le projet d’ouverture d’un camp pour migrants entre Versailles et Saint-Quentin, dans les Yvelines.

Aux manettes du 13 heures de TF1 depuis 1988 – il a succédé à Yves Mourousi et Marie-Laure Augry –, Jean-Pierre Pernaut attire chaque jour avec son « JT en sabots crottés révérant les belles régions, les métiers oubliés et la maouche ardéchoise cuisinée comme grand-maman », comme l’écrivit Libération, plein de mépris, plus de 6 millions de téléspectateurs, un record en Europe ! 

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Marine Le Pen sur l’élection de Trump : « Ce que le peuple veut, il le peut »

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : L’élection de Donald Trump est « la démonstration que l’on peut rendre possible ce qui paraît impossible, car ce que le peuple veut, il le peut », a affirmé Marine Le Pen hier soir sur France 2.

Invitée du 20 heures de la chaîne publique où elle a été soumise à un feu de questions très orientées par un Julian Bugier manifestement exaspéré par l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, la présidente du Front national ne s’est pas départie de son calme, ni de son sourire. « Si les peuples réservent autant de surprises dernièrement aux élites, a-t-elle expliqué, c’est parce que les élites sont complètement déconnectées, c’est parce qu’elles refusent de voir et d’entendre ce que les peuples expriment. »

Refusant de répondre à certaines questions de son interlocuteur, la candidate à l’élection présidentielle française de 2017 a préféré mettre en avant « ce monde nouveau qui émerge » par « la redéfinition des équilibres mondiaux qui [seront] la conséquence de l’élection de Donald Trump ».

Elle a également botté en touche lorsque Julian Bugier lui a demandé si, elle aussi, elle ferait campagne « pour les Français blancs, contre les Français issus [des] minorités », préférant répondre que la volonté de « racialiser » les résultats de l’élection américain était « n’avoir rien compris à ce qui s’est passé », à savoir, selon elle, « la volonté de rompre avec la mondialisation sauvage » et « la volonté de retrouver la nation, avec ses frontières », avec « la somme des protections qu’elle peut offrir au peuple ».

Pour Nicolas Dupont-Aignan, « le FN serait une rupture dans le drame »

03/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan peine une nouvelle fois à exister dans les sondages. Crédité de 3 à 5% d’intentions de vote selon notre dernier sondage Kantar Sofres – One Point, le président de Debout la France et député de l’Essonne refuse de croire au sondage attaquant tour à tour ses adversaires : Les Républicains et le Front national.

Nicolas Dupont-Aignan se propose en seul recours (sic) :

Je suis le seul à proposer une vraie rupture. Les Français ne veulent pas d’une rupture dans le drame avec le Front national. Je suis le seul à proposer une rupture dans le calme.


Poisson Invités Débat Primaire

Jean-Frédéric Poisson, la bonne surprise du débat de la primaire

14/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu du grand public, Jean-Frédéric Poisson a constitué la bonne surprise du premier débat de la primaire de la droite et du centre, qui se tenait hier soir en direct sur TF1, en s’efforçant de prendre de la hauteur par rapport au catalogue de mesures qu’égrenaient les autres candidats. Le président du PCD, le Parti chrétien-démocrate, s’est aussi singularisé en affichant des soutiens clairement de droite : il avait en effet invité Karim Ouchikh, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Siel, un parti associé au Rassemblement Bleu Marine, Véronique Besse, député du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, qui voisinaient dans le public avec le maire PCD de Montfermeil, Xavier Lemoine.

Dans une tribune publiée par Valeurs actuelles, Jean-Frédéric Poisson et Karim Ouchikh, mais aussi Patrick Louis, secrétaire général du MPF, Christian Vanneste, président de La Droite libre, Charles Beigdeber, cofondateur, avec Charles Millon, de L’Avant-Garde, et le maire de Béziers, Robert Ménard, ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient ensemble, dimanche, à La Manif pour tous, « en préfiguration de cette union des droites que nous appelons de nos vœux », car «Il est impératif de pouvoir, à terme, se rassembler autour d’un programme commun de la droite fondé sur la défense de notre identité et le recouvrement, à cette fin, de notre souveraineté ».

« Venu avec la seule ambition de sortir de l’anonymat, lit-on dans Le FigaroJean-Frédéric Poisson a su profiter du premier débat de la primaire à droite […] pour se faire connaître. Fort d’un “effet nouveauté“, le candidat issu du Parti chrétien démocrate a en effet montré un visage sérieux et décontracté, et paru au point sur l’ensemble de ses dossiers. Une prestation sans pression, contrairement à ses adversaires, qui semble avoir convaincu les téléspectateurs et internautes. Selon notre sondage Kantar Sofres pour Le Figaro, LCI et Public Sénat, réalisé avant et après l’émission et publié ce vendredi, le député des Yvelines obtient 37 % d’opinions favorables, soit un bond de + 29 % en une soirée. »

Dans une récente interview, Jean-Frédéric Poisson avait appelé à « en finir avec ce cordon sanitaire qui n’a ni sens ni raison d’être » autour du Front national. Au printemps dernier, Marion Maréchal-Le Pen avait confié avoir « une sympathie humaine et politique particulière » pour Jean-Frédéric Poisson, qui se trouve « sur une ligne largement compatible avec la nôtre ».