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Marine Le Pen Brexit Bruxelles

Marine Le Pen après le Brexit : « Regardez comme l’Histoire est belle ! »

30/06/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : « Regardez comme l’Histoire est belle quand la liberté se joue des pouvoirs en place et triomphe, portée par la volonté d’un peuple », a lancé Marine Le Pen, réjouie par le Brexit, mardi au Parlement européen réuni à Bruxelles. « Le vote de nos amis britanniques en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est de loin l’événement historique le plus important qu’ait connu notre continent depuis la chute du Mur de Berlin. C’est un signal de liberté envoyé au monde entier. C’est aussi le cri d’un peuple pour son pays. » Un discours que la présidente du Front national a conclu par ces mots : « Vive les nations libres ! Vive le Royaume-Uni ! Et vive la France ! »

Marine Le Pen Brexit

Marine Le Pen après le Brexit : « Et maintenant, la France ! »

FN Brexit24/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une conférence de presse tenue ce matin, quelques heures après l’annonce de la victoire du Brexit, Marine Le Pen, s’exprimant devant une affiche « Et maintenant, la France ! », a salué dans le vote britannique « une éclatante leçon de démocratie ». « Ce n’est pas à la finance internationale de dicter sa loi aux peuples. Le cours des bourses n’a pas pour vocation à diriger nos vies », a poursuivi la présidente du Front national, se réjouissant que ce scrutin ait montré qu’il était possible de « rendre la démocratie plus forte que les marchés ».

« L’Union européenne […] est la pierre angulaire de toutes les crises que nous connaissons », a ensuite affirmé Marine Le Pen, estimant qu’il fallait « porter ce même débat en France » et que « la politique n’est qu’opérette tant que la souveraineté n’existe pas réellement ».

« Désormais, affirme-t-elle, ce débat européen, ce débat sur la souveraineté s’impose à tous. L’Europe sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle. […] J’appelle depuis 2013 à un référendum du même type que celui qui a lieu au Royaume-Uni […] Ce référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne est une nécessité démocratique. Les Français doivent pouvoir choisir eux aussi cette voie de liberté qui rendra à la France sa pleine et entière souveraineté. […] C’est l’Union européenne qui vacille et ce sont les nations qui renaissent. Et elles doivent former ensemble un nouveau projet européen, celui de la coopération. »

Un discours de 9 mn à écouter intégralement ci-dessous.

Marine Le Pen Chat

L’immigration est bien la raison centrale du vote pour Marine Le Pen

21/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : La dernière enquête de BVA pour Orange et la presse régionale ne laisse pas de place au doute : le vote en faveur de Marine Le Pen est un vote résolument motivé par la question de l’immigration. A la rubrique des « sujets ayant le plus impacté les intentions de vote », BVA établit en effet que le sujet de l’immigration a été cité par 92 % des électeurs ayant l’intention de voter pour la présidente du Front national ! A 90 %, ils ont également expliqué leur vote par leur inquiétude face à la « crise des migrants » ! Et à 88 %, ils ont cité « la menace terroriste ». A titre de comparaison, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon placent, eux, le projet de loi El Khomri en tête de leurs préoccupations, à 90 %.

A moins de onze mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, ce sondage vient renforcer l’analyse selon laquelle la campagne de Marine Le Pen, actuellement créditée de 26 à 29 % des intentions de vote, doit être résolument axée sur la thématique identitaire. Face à l’invasion migratoire, face au Grand Remplacement – et face au terrorisme islamique –, le reste, tout le reste, devient secondaire.

 

Présidentielle déterminants vote MLP

Présidentielle déterminants vote 1

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Premier passage de Florian Philippot chez Laurent Ruquier

05/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Grand remplacement, je ne sais pas, remplacer quoi par quoi ? » : Florian Philippot était l’invité hier soir de l’émission de Laurent Ruquier sur France 2, On n’est pas couché, où il a été soumis au feu des questions de Léa Salamé et d’un Yann Moix qui devrait arrêter de fumer la moquette. Il y a fait plusieurs annonces.

Tout d’abord, et cela dès le début de l’émission (à 2’ 30″), qu’il ne sera pas le directeur de campagne de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle : « J’aurai un rôle de porte-parole, officieux ou officiel d’ailleurs. […] Il faut renouveler. Laissons la place à quelqu’un d’autre […] Il est bien d’étoffer l’équipe et de mettre en avant de nouveaux visages. »

Le vice-président du FN a ensuite annoncé qu’en cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, il y aurait, au bout de six mois, un référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne – et non seulement de l’euro.

Philippot Ruquier 4Mais c’est lorsqu’il a été interrogé sur le Rendez-Vous de Béziers organisé par Robert Ménard que Florian Philippot a fait l’annonce la plus surprenante. Le vice-président du FN ayant affirmé que Renaud Camus était d’« extrême droite », Yann Moix lui a rappelé que celui-ci était membre du Siel, le parti présidé par Karim Ouchikh, qui appartient au Rassemblement Bleu Marine (à partir de 39’ 35″). Or Florian Philippot a répondu : « [Renaud Camus] a rejoint le Siel, ce n’est pas le Rassemblement Bleu Marine […] C’est un parti politique autonome […] Ce n’est pas le Front et ce n’est pas le Rassemblement Bleu Marine. »

Ces propos ont entraîné une réaction immédiate de Karim Ouchikh sur ses réseaux sociaux (voir ci-dessous) : « Il n’y aura pas de rassemblement de tous les Français en 2017 avec Marine Le Pen sans unité et respect de toutes les forces qui composent le Rassemblement Bleu Marine, dont le SIEL. »

Florian Philippot a également récusé la réalité du Grand Remplacement : « Ce que je n’aime pas dans cette notion, c’est que c’est extrêmement flou et qu’on peut y mettre ce qu’on veut derrière, y compris mais pas seulement des théories qui seraient racialistes et complotistes […] Grand remplacement, je ne sais pas, remplacer quoi par quoi ? » Lui préfère parler de « problème d’immigration massive ».

Philippot Ruquier 2Questionné sur Jean-Luc Mélenchon, Florian Philippot l’a accusé de ne pas défendre la souveraineté nationale mais de défendre, en revanche, l’immigration massive, et il a proposé de débattre avec lui (vers 50’) : « Si on peut faire un débat avec Mélenchon par exemple sur l’euro, je trouve que c’est intéressant pour la débat démocratique. »

Au final de cette émission marquée par le peu de profondeur des questions, le trophée de la question la plus débile revient à Yann Moix (à partir de 51’), qui, pour conclure l’émission, a demandé à Florian Philippot ce que ferait Marine Le Pen si Vladimir Poutine lui demandait de « liquider un problème » en France : mettrait-elle des snipers sur les toits de l’Elysée pour tirer sur la foule ?…

Le cimetière de Sarre Union fut profané par des jeunes gens de gauche et d'extrême gauche.

L’antisémitisme de l’extrême gauche prospère dans le silence des médias

Quenelle Béziers04/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Les dérapages antisémites de l’extrême gauche ne sont pas nouveaux mais semblent se multiplier, le dernier en date ayant eu lieu à Béziers lors d’une manifestation organisée par SOS Racisme et encadrée par le service d’ordre de la CGT, pour s’opposer au Rendez-Vous de Béziers organisé par Robert Ménard.

Cette manifestation, sous couvert « antiraciste », a tout de même réuni des adeptes de la quenelle, un membre du service d’ordre de la CGT pour qui «  un bon juif est un juif mort » ! (voir le communiqué du Crif) ou encore une militante « antiraciste » elle aussi adepte de la quenelle et bien connue pour son soutien aux manifestations pro-palestiniennes. Cette dernière information a été découverte par le site de ré-information Fdesouche mais reprise dans aucun média, hormis par le CRIF dans un communiqué.

Sarre UnionOn se souvient aussi de l’affaire de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, très vite étouffée dès lors que les suspects et leurs accointances avec l’extrême gauche furent révélés par un article du Monde (ci-contre), mais aussi de l’agression de deux hommes de confession juive par des colleurs d’affiche du NPA un certain 1er mai 2015, qui avait donné lieu à un assourdissant silence dans les médias…

Manuel Valls a dénoncé il y a quelques jours un certain islamo-gauchisme en visant tout particulièrement Clémentine Autain, conseillère régionale Ile-de-France du Front de gauche, pour ses connivences avec les Indigènes de la République et l’islam radical. Celle-ci a menacé de porter plainte contre Manuel Valls, elle ne l’a toujours pas fait…

Cet antisémitisme, exprimé par des slogans de haine antijuive, s’était déjà tristement manifesté lors des nombreuses manifestations pour Gaza en 2014 à Paris et dans certaines villes de la banlieue Nord de Paris, auxquelles participaient de nombreux élus de gauche et d’extrême gauche. Tous sourds ?

Hollande mouillé

Sondages : la décrue continue pour le tandem Hollande Valls

03/06/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dans un sondage YouGov pour le Huffington Post et iTélé publié hier, le chef de l’État n’est plus crédité que de 11 % d’opinions favorables (- 5 points) et le Premier ministre de 14 % (- 8). Dans le baromètre TNS Sofres‑OnePoint pour le Figaro Magazine, François Hollande est stable à 13 % d’opinions favorables alors que Valls s’effondre de 8 points. Depuis que les sondages existent, jamais l’exécutif n’avait « joui » d’une telle impopularité. A gauche, Manuel Valls est sanctionné pour son obstination à faire passer une loi impopulaire, et à droite pour le désordre que cette obstination génère.

Le rejet de l’exécutif par les sympathisants de gauche est particulièrement net. Dans un sondage Elabe‑Radio Classique‑Les Echos publié également hier, le chef de l’Etat perd 8 points (à 33 %) auprès des sympathisants de gauche. Dans le TNS‑Sofres, 60 % des sympathisants PS (+ 17 points) et 85 % (+ 11) de ceux du Front de gauche ne font pas confiance à Manuel Valls. Longtemps préservé de l’impopularité, le Premier ministre rejoint le locataire de l’Elysée dans une même détestation des Français pour l’exécutif socialiste.

Pour Hollande, à moins d’un an de la présidentielle, adieu, veaux, vaches, cochons. L’enquête Ipsos‑Cevipof publiée dans Le Monde mercredi ne crédite en effet le chef de l’Etat que de 14 % des intentions de vote, loin du candidat (pour l’instant inconnu) de la droite, et loin de Marine Le Pen. Humiliation suprême, il pourrait être dépassé au 1er tour par Bayrou et par Mélenchon.

Hollande rameute ses derniers soutiens. C’est ainsi que mercredi prochain, Cambadélis, premier secrétaire du PS, Le Foll, porte‑parole du gouvernement, et El Khomri, ministre du Travail, vont tenir une réunion publique autour du Premier ministre, histoire d’afficher la cohésion de la majorité. Pas sûr que le quarteron arrive à faire illusion…

Europe des nations et des libertés

Présidentielle en Autriche : quels enseignements pour la droite nationale française ?

25/05/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Battu par le candidat écologiste, le candidat du FPÖ, Norbert Hofer, ne sera pas le prochain président autrichien.

La victoire a‑t‑elle été obtenue de manière régulière ? Certains analystes s’interrogent. Le vote par correspondance a fortement augmenté entre les deux tours alors que le vote direct a baissé, ce qui semble peu cohérent. A‑t‑on fait le tour des maisons de retraite pour collecter des votes ?

Le candidat patriote, lui, n’entend pas contester les résultats de l’élection. Malgré sa déception, il a estimé que ce scrutin était historique pour le parti national et libéral autrichien. De fait, jamais un parti allié au Front national au Parlement européen n’aura été aussi proche d’accéder à la magistrature suprême.

Assistons‑nous à une recomposition du paysage politique en Europe ? Les résultats du FPÖ en Autriche ne sont pas isolés. Un rapide tour d’horizon permet de le constater. Si dans les pays du sud de l’Europe, ce sont les partis gauchisants qui connaissent actuellement les progressions les plus remarquables : Podemos en Espagne et Syriza en Grèce, la Ligue du Nord italienne faisant figure d’exception, en Europe centrale et de l’Est, ce sont en revanche les partis de la droite populiste qui progressent le plus. Cette progression s’est confirmée par les récentes votations suisses à l’initiative de l’UDC, l’arrivée au pouvoir du PIS en Pologne en novembre dernier, les succès électoraux d’Orban en Hongrie et les bons résultats de l’AFD dans plusieurs Landër allemands.

En France cependant, le Front national, malgré de très bons résultats, ne parvient pas à accéder au pouvoir. De fait, en échouant à remporter une ou plusieurs régions en décembre 2015 en dépit de ses résultats importants, le parti de Marine Le Pen n’a pas encore la majorité nécessaire pour être en mesure de gouverner, hormis au sein de quelques exécutifs locaux. Alors que le FPÖ peut prétendre au pouvoir, le Front national est encore très loin de rassembler la majorité qui lui permettrait de diriger les destinées de la France.

A cet égard, la stratégie du FPÖ ne pourrait‑elle pas inspirer le Front national dans sa conquête du pouvoir ? C’est la question que se sont posés hier l’économiste Jacques Sapir et l’analyste Jean‑Yves Le Gallou en des termes contradictoires. Selon Jacques Sapir en effet, l’élection autrichienne serait la démonstration que « les sujets sociétaux n’entraîneront jamais un vote d’adhésion », ce à quoi, Jean‑Yves Le Gallou oppose l’affirmation suivante :

« Le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat des valeurs. »

Ces deux déclarations ne résument‑elles pas l’affrontement latent au sein du Front entre les tenants d’une ligne souverainiste, étatiste et libertaire défendue par Philippot et Montel, et celle d’une ligne plus soucieuse de la civilisation européenne, des libertés économiques et des valeurs familiales défendues par Gollnisch et Marion ?

Monde et Vie Couv Mai 2016

« Ni droite, ni gauche » : qu’y a-t-il derrière ce slogan ?

19/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Ni droite, ni gauche, vraiment ? », titre Monde & Vie en une de son dernier numéro (n° 924 – mai 2016). Dans le dossier consacré à cette problématique se côtoient Jacques Cognerais, qui retrace les courants de la droite s’en étant réclamé dans la première moitié du XXe siècle ; Bruno Larebière, qui étudie l’évolution du sens du « ni droite ni gauche » du Front national depuis la fin des années 1990 et critique la pertinence de ce positionnement ; ou le politologue Guillaume Bernard, maître de conférences à l’Ices.

Extraits de l’entretien accordé par Guillaume Bernard à Monde & Vie :

Monde & Vie : Vous ne croyez pas à la disparition du clivage droite/gauche ?

Guillaume Bernard : Dire que le clivage droite-gauche n’existerait plus, c’est feindre de croire qu’il ne peut être fondé que sur une référence économique, comme au XXe siècle. Or, puisque l’essentiel de la gauche s’est ralliée au marché, le clivage s’est évidemment émoussé. Mais il persiste sur un autre critère dont le souverainisme est une illustration : l’alternative philosophique entre les sociabilités naturelle et artificielle. Elle concerne aussi bien la nation que la famille.

Désormais, la frontière doctrinale entre la droite et la gauche passe sur les questions identitaires et sociétales entre les classiques et les modernes. Focaliser le débat sur l’opposition (très réelle) entre souverainisme et mondialisme, c’est de la stratégie politique : on essaie de rassembler à son profit le camp disparate du « non » au référendum de 2005. Mais c’est aussi prendre le risque de l’incohérence du discours quand sont développées, de concert, des positions plutôt classiques en matière d’ordre public (immigration) et modernes, en l’occurrence libérales, en matière d’ordre social (moeurs, bioéthique).

Que signifie, selon vous, l’impératif « ni droite-ni gauche » ?

Si le slogan « ni droite-ni gauche » s’applique au spectre électoral, il est assez facile d’en comprendre le sens : le rejet des partis politiques traditionnels qui ont dirigé (alternativement ou en cohabitation) le pays depuis plusieurs décennies tout en cherchant à mettre hors jeu le FN. Il faut cependant avoir à l’esprit la schizophrénie des électeurs : ils font de moins en moins confiance (depuis le milieu des années 1980) à la droite et la gauche pour gouverner, mais ils sont toujours une écrasante majorité à accepter de se classer selon ce clivage. Un tel slogan peut donc convenir à une partie des électeurs (ceux qui hésitent entre l’abstention et le vote) mais pas à tous.

En revanche, si cette expression est appliquée à la doctrine ou au programme, elle est plus qu’ambiguë. Comment un parti peut-il renoncer à incarner et à occuper un espace politique précis ? Comment peut-il se définir non par lui-même (la “vraie” droite par exemple) mais par rapport aux autres et de manière purement négative ? La formule pourrait être très contre-productive si le FN, au nom du « ni droite ni gauche » laissait inoccupé l’espace politique faisant le pont entre lui et LR.

Christophe Barbier (L'Express, etc.) découvre "le grand remplacement"

Christophe Barbier cherche des solutions pour « démolir le Front national »

29/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Comment démolir le Front national ? Tel est le titre choisi pour l’édito de Christophe Barbier, qui est aussi celui de la une du numéro de la semaine de L’Express.

Le directeur de la rédaction de L’Express considère que personne n’a réellement pris le temps de démonter pièce par pièce le programme du Front national, sauf le juppéiste Maël de Calan, qui publie un « livre de combat », La Vérité sur le programme du Front nationalChristophe Barbier pense le programme du FN est plein de contradictions :

C’est la démonstration qu’il y a de l’amateurisme. C’est la démonstration qu’il y a de l’aventurisme. Cela montre aussi que les succès du Front national ne sont pas dus à un vote d’adhésion. Les Français ne sont pas dupes. Ils ne veulent pas de ce programme. Cela demeure un vote de protestation. Parce qu’on est en colère contre la situation, parce qu’on est malheureux, parce qu’on est désespéré et surtout parce qu’on est fou de rage contre les autres partis. Ceux de la raison, ceux du sérieux. Ceux qui devraient monter des programmes courageux.

Et si Christophe Barbier consacrait un édito aux contradictions présentes dans les programmes des partis… « sérieux » ?


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TAFTA : les opposants donnent de la voix !

26/04/2016 – EUROPE (NOVOpress)
TTIP, TAFTA ou PTCI pour Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement. Impossible de ne pas avoir entendu parler de ce projet de « grand marché transatlantique » en négociation depuis 2013 entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Un projet qui suscite de plus en plus de levées de boucliers au sein de la société civile. Une manifestation organisée samedi dernier à Hanovre, en Allemagne, illustre bien la crainte grandissante des citoyens, partagée maintenant des deux côtés de l’Atlantique.

Seuls 17 % des Allemands et 15 % des Américains pensent aujourd’hui que ce sera une bonne chose, contre 50 % en 2014, selon un sondage de la fondation Bertelsmann.

Le Front national est également opposé à ce projet de Traité transatlantique. Voici un extrait du communiqué de presse publié le 25 avril :

Un an après le lancement de la campagne anti-TAFTA par le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse avec l’appui de Marine Le Pen, le débat autour de la prochaine ratification de ce traité émerge enfin dans notre pays.
Affirmant un jour, le 11 février 2014 exactement, au sujet des négociations autour du traité transatlantique « qu’aller vite n’est pas un problème, c’est une solution », puis le 14 avril dernier que « s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger […], je ne l’accepterai pas », François Hollande doit clarifier auprès des Français sa position.
Le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse renouvellent leur opposition entière à la signature et à la ratification du TAFTA, et à ce danger réel qui menace nos agriculteurs, nos producteurs, notre santé, et notre environnement. De prochaines actions et conférences publiques seront menées dans ce sens.


Strache Hofer

Le Front national salue la large victoire du candidat du FPÖ en Autriche

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien », s’est réjouie Marine Le Pen, après que Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est arrivé largement en tête de l’élection présidentielle en Autriche. Selon les estimations, Norbert Hofer, qui était crédité de 18 à 22 % des suffrages par les sondages, a obtenu 35,5 % des voix ! Il affrontera au second tour de cette élection présidentielle au suffrage universel direct, comme en France (il est prévu pour le 22 mai seulement), l’écologiste Alexander Van der Bellen, arrivé loin derrière avec 21 %. Comme en France, seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour.

Autre coup de tonnerre : les candidats des deux partis se partageant le pouvoir depuis l’après-guerre, le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec seulement 11 % des voix chacun. C’est la candidate indépendante Irmgard Griss qui se classe troisième avec 19 % des suffrages.

Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est l’allié du Front national au Parlement européen au sein du groupe ENL, Europe des nations et des libertés.

 

 

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Robert Ménard : « Le “ni gauche ni droite” est une erreur »

Organisateur du Rendez-Vous de Béziers, Robert Ménard a accordé un entretien au blog Le Rouge & Le Noir. Nous en publions ces extraits.

R&N : Quel est le périmètre, souhaitable d’une part, réalisable de l’autre, de la “droite française” dont vous souhaitez faire de Béziers la capitale du 27 au 29 mai prochains ?

Robert Ménard : Le périmètre le plus large ! Pourvu que l’on soit d’accord sur un point fondamental : il y a urgence à prendre le pouvoir. Cela n’exclut donc que ceux qui le veulent ou les quelques-uns qui préfèrent s’enfermer dans le témoignage ou la provocation.

Que l’on se sente proche du FN, de Philippe de Villiers, des Républicains, de Nicolas Dupont Aignan, je crois que sur l’essentiel, et notamment l’identité, nous sommes d’accord. La question pour 2017 est donc : qu’allons-nous faire de cette convergence théorique ? Allons-nous laisser un Juppé venir au pouvoir ? Sommes-nous incapables de peser ?

Voilà pour le souhaitable. Pour ce qui est du réalisable, nous en saurons davantage après le rendez-vous de Béziers. Nous sommes à un an de l’élection. Par définition, tout est possible. Même le meilleur.

R&N : Pourquoi avoir choisi comme slogan pour cette manifestation « Pour ne pas attendre 2022 » ?

Robert Ménard : En réaction à une sorte de résignation que je sens gagner de nombreux gens de droite. L’incapacité du FN à prendre une région en décembre dernier, la place de Juppé très haut dans les sondages, tout concourt à décourager certains de nos amis, à penser que 2017 est déjà perdu.

Or, je pense, au contraire, que la victoire est possible. Encore faut-il changer de stratégie. Majoritaires idéologiquement, nous devons réaliser la synthèse pour l’être politiquement. Seul contre tous, le FN ne peut rien, sinon s’en remettre à de graves circonstances. Quand on voit que Hollande est unanimement rejeté mais que, dans les sondages, il bat Marine Le Pen ou n’est battu que de très peu, cela en dit long sur le chemin qu’il y a à parcourir.

Pourquoi « pour ne pas attendre 2022 » ? D’abord, parce que, si rien ne change, les obstacles seront les mêmes à ce moment là qu’en 2017. Ensuite, parce qu’en cinq ans, par la simple mortalité, la France aura perdu plusieurs millions de citoyens, alors que, dans le même temps, via les naturalisations et l’arrivée à l’âge adulte de nombreuses personnes ayant acquis notre nationalité sans jamais la demander, le rapport de force électoral sera considérablement aggravé.

Certes, je sais que nombre de musulmans votent à droite. Mais il ne faut pas se dissimuler que leur immense majorité vote pour la gauche. Plus leur poids démographique sera important, plus les hommes politiques de la droite sans convictions « gauchiront » leurs positions pour ne pas s’aliéner ces votes. C’est une course contre la montre.

R&N : Marine le Pen, président du Front national, affirme que ce dernier n’est pas un parti de droite. Êtes-vous d’accord et, si oui, ce positionnement ambigu est-il soutenable à moyen terme ?

Robert Ménard : Ce n’est pas l’opinion de ses électeurs. Dans leur immense majorité, ceux qui votent Le Pen se positionnent à droite. Par ailleurs, il faut distinguer le positionnement idéologique et le politique. Se dire ni de droite ni de gauche, c’est un petit jeu à la Macron. Je ne pense pas que Marine Le Pen soit sur cette ligne…

Il me semble, en l’espèce, que le « ni droite ni gauche » traduit une sorte de confusionnisme, plus ou moins organisé, qui, laissant planer toutes les ambiguïtés possibles, permet toutes les postures imaginables. Plus prosaïquement, on a l’impression de pouvoir ratisser plus large.

Or, c’est une erreur. D’un point de vue politique, au regard du fonctionnement de la Ve république, refuser d’être de droite, c’est se condamner à rester sur la dernière marche avant le pouvoir. La chose pouvait se concevoir quand le FN était à 10 % ou même à 20. L’isolement ne permettait pas un rapport de force favorable. A 30 %, le rapport de force devient possible. Encore faut-il le préparer. Encore faut-il savoir tendre la main. Encore faut-il comprendre qu’il y a plus d’avantages à prendre le risque de s’ouvrir qu’à rester dans la quiétude d’un splendide isolement.

R&N : Il n’y aura que deux candidats encore en lice au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Si l’un d’entre eux appartenait à la gauche institutionnelle, conviendra—t-il de donner pour consigne de le battre à tout prix ?

Robert Ménard : Faire battre Manuel Valls par Alain Juppé ne me semble ni une obligation morale ni un impératif politique. Ce qu’il faut à tout prix, c’est se battre pour éviter cette fausse alternative.

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Les données grotesques du Monde sur le vote des couples homosexuels

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le ridicule ne tue ni les sondeurs ni certains journalistes. Dans sa dernière livraison, Le Monde nous enseigne que 32,45 % des homos « mariés » entre eux ont voté Front national aux élections régionales de décembre dernier. Pas un centième d’électeur de plus, ni de moins. Le même article nous apprend que le FN est donc quasiment à égalité avec la gauche qui, elle, récolterait les suffrages de 34,66 % auprès de la même clientèle électorale.

Bigre ! On ne peut qu’être pantois d’admiration face à une telle précision scientifique ; à ce tarif-là, on ne saurait tarder à connaître le comportement électoral des charcutiers dont le fond de commerce est menacé par la progression de la viande halal ou celui des coiffeurs qui souffrent de l’inefficacité de la finastéride sur les chauves précoces.

En réalité, les chiffres sont la traduction à la deuxième décimale près d’un échantillon de… 725 couples auprès de qui un sondage a été effectué. Hormis le fait que n’importe quel observateur remarquera qu’un échantillon aussi faible n’a pas de signification, on n’a guère de réponse à la question suivante : est-ce qu’il arrive que, quelquefois, dans un couple homo, les deux ne votent pas de la même façon ?

C’est peut-être là qu’il faut chercher l’explication à un autre mystère, car les 32,45 % ne correspondent à rien : 235 couples correspondraient à un pourcentage compris entre 32,41 % et 32,42 % mais 236 à un peu plus de 32,55 %. A moins bien sûr que le Cevipof, auteur de l’étude sur laquelle s’appuie Le Monde, ait inventé une nouvelle notion : le couple homo… monoparental.

Philippot fête Pâques

Pour Florian Philippot, le « mariage pour tous » est un détail

12/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le « mariage pour tous » ? Un détail. C’est ce qu’on comprend à la lecture des propos tenus par Florian Philippot, vice-président du Front national, à Olivier Faye du journal Le Monde. Dans un article mis en ligne ce matin sur le site du Monde (« Le FN capte l’attention d’une partie de l’électorat gay »), Faye écrit : « Quand on demande à M. Philippot, bras droit de la présidente du FN, s’il estime que l’abrogation du mariage pour tous est un sujet important, il répond :

“La question de la culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant que l’on va lancer un collectif sur le sujet.“ »

Le dernier collectif en date lancé par le Rassemblement Bleu Marine est le Collectif Belaud-Argos, consacré à la protection animale. Chacun ses priorités…

Visite surprise de Louis Aliot en Israël

Louis Aliot cite Badinter pour demander un débat sur la peine de mort

03/04/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Louis Aliot, vice-président du Front national, s’appuie sur Robert Badinter pour réclamer un débat… sur le rétablissement de la peine de mort. Sur sa page Facebook, le compagnon de Marine Le Pen cite en effet un extrait du discours prononcé, le 17 septembre 1981 à l’Assemblée nationale, par le garde des Sceaux de l’époque lors du débat sur l’abolition de la peine de mort :

 « Il est apparu au gouvernement qu’il était malvenu, au moment où vous décidez enfin de l’abolition dans la France en paix qui est heureusement la nôtre, de débattre du domaine éventuel de la peine de mort en temps de guerre, une guerre que rien heureusement n’annonce. Ce sera au gouvernement et au législateur du temps de l’épreuve – si elle doit survenir – qu’il appartiendra d’y pourvoir, en même temps qu’aux nombreuses dispositions particulières qu’appelle une législation de guerre. »

Commentaire de Louis Aliot : « Valls et Hollande nous disent que le pays est en guerre, donc le débat sur le rétablissement, partiel, de la peine de mort, dans l’épreuve, est parfaitement légitime… » Il ajoute : « Nous sommes effectivement plusieurs à le penser. »

Ci-joint un extrait de l’allocution de Robert Badinter lors de la séance à l’Assemblée Nationale du 17 septembre 1981 au…

Posté par Louis Aliot sur jeudi 31 mars 2016