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Recommandations alimentaires: la science perd-elle la tête?

30/10/2015 – SCIENCES (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Une étonnante conjonction d’études vient depuis quelques jours jeter le trouble sur les assiettes et les habitudes alimentaires de nos contrées. Outre une étude de l’université du Michigan qualifiant le fromage de drogue comparable au tabac ou à l’alcool, un docteur californien aurait prouvé que le sucre est en réalité… toxique.
Plus sérieux encore, l’OMS, a publié le 26 octobre un rapport aboutissant ni plus ni moins qu’au classement des viandes rouges et de la charcuterie dans la catégorie des aliments « cancérigènes », au côté du tabac.

Le rapport est néanmoins contesté, notamment par le critique culinaire Périco Légasse
Il est permis d’avoir des doutes quant à la force probante de celui-ci, d’autant qu’il ne se base que sur 10 études, alors que plus de 800 avaient été réalisées.
Autre fait susceptible de fausser la donne : ces études se réfèrent pour 90 % à des données venant des États-Unis, pays peu connu pour la qualité de sa viande et où la consommation de celle-ci n’est en rien comparable à la nôtre : la ration de steak y est en moyenne de 500 grammes, alors qu’elle n’est que de 100 grammes en France ; son taux de lipides est de 24 %, contre 4 % ici.

N’est-il pas étonnant de voir de telles études sortir dans les médias les unes à la suite des autres ?
Effectivement, et l’on pourrait être tenté de s’interroger sur d’éventuels arrières pensées politiques. Le marché européen de la viande, considérablement fragilisé, aura beaucoup de mal à se remettre d’une chute de la consommation de viande, laissant les mains libres au secteur américain en meilleure forme.

On peut également se demander si cette attaque contre la charcuterie, véritable tradition française, n’est donc en définitive pas menée pendant que celle-ci est envahie par des personnes n’en consommant pas. Le Grand remplacement culinaire est-il un prélude au Grand remplacement tout court ?


Bientôt plus de camemberts à Camembert ?

Bientôt plus de camemberts à Camembert ?

05/06/2014 – CAMEMBERT (NOVOpress via le Bulletin de réfinforamtion)
Il n’y a pas que le patrimoine fiscal qui délocalise, le patrimoine gastronomique français disparaît de ses terres d’origine locale. En effet, le camembert pourrait bientôt ne plus faire partie du patrimoine du petit village de Camembert, dans l’Orne. Le dernier fabricant de ce fromage à pâte molle et croûte fleurie, né il y a plus de deux siècles et qui bénéficie d’une AOP (Appellation d’origine protégée), cherche un repreneur. Mais les candidats ne se bousculent pas au portillon de la fromagerie Durand. Cette affaire artisanale est pourtant rentable ; elle vend ses camemberts au prix moyen de 3,80 € l’unité et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 600.000 € par an. Revers de la médaille, c’est un travail très contraignant, qui demande une présence sept jours sur sept à la ferme.

Crédit photo : Manuguf via Wikipédia (cc).