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Fillon, vainqueur provisoire

Cette fois, la surprise, c’est qu’il n’y a pas eu de surprise, la victoire de François Fillon était inscrite dans le premier tour de ces primaires. Les sondeurs ont dû pousser un long soupir de soulagement. Mais cela n’efface pas que, la veille du premier tour, Fillon était crédité par les deux principaux instituts de sondage de 15 points de moins que ce qu’il devait obtenir le lendemain. C’est pourquoi on ne peut plus affirmer ce que les médias et les politiques répétaient à satiété depuis des mois : le vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera le prochain chef de l’Etat. Alain Juppé a donc été virtuellement président de la République pendant deux ans, avant de s’effondrer huit jours avant l’échéance. Juppé en était déjà à rédiger ses premiers projets de loi et s’enquérait auprès de son concurrent des modalités de son ralliement. Perrette avec son pot au lait devait être bordelaise…

Au demeurant, c’est un fait statistiquement avéré que le « vainqueur », à six mois de l’élection, n’est que rarement celui qui triomphe effectivement dans les urnes. Sans remonter jusqu’à Chaban-Delmas, songeons à Balladur, Jospin, DSK… Alors quand, dès dimanche soir, on a brandi des sondages donnant Marine Le Pen vaincue par Fillon au premier tour de 2017 et terrassée au second, c’est de la politique-fiction, personne ne sait aujourd’hui ce qu’il en sera demain. Fillon n’est que le vainqueur provisoire d’un seul camp.

Ce n’est pas que quelque obscure malédiction s’attache aux favoris des sondages, car il n’y a rien de mystérieux dans ce revers d’intentions de vote. L’élu du moment devient inévitablement le centre et la cible de tous ses adversaires et des investigations de la presse. Ainsi, le copieux programme de François Fillon, que personne n’avait eu le courage de lire jusqu’au bout, est-il désormais l’objet de toutes les attentions, et il inquiète autant que l’homme rassure. Si nombre d’électeurs en colère se déclarent prêts à voter pour lui, c’est qu’ils veulent en finir à n’importe quel prix aujourd’hui avec un Hollande chaque jour plus calamiteux. Alors, pourquoi pas Fillon, un homme sérieux après les bateleurs Sarkozy et Hollande ? Mais, au fil de la campagne, ces Français se souviendront qu’ils sont aussi assurés sociaux et que le candidat LR ne veut plus couvrir que les « gros risques », pour les médicaments comme pour l’hospitalisation, s’ils sont chômeurs, leurs indemnités se réduiront de mois en mois, consommateurs ils verront les prix augmenter de 2 %, avec la hausse de la TVA, etc. Alors, ils y réfléchiront à deux fois, et même un peu plus, avant de déposer un bulletin au nom du député de Paris.

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Primaires des Républicains : quelques réflexions sur la large victoire de François Fillon

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

François Fillon a remporté largement les primaires des Républicains. Il a battu Alain Juppé avec près de 67 % des voix. Une victoire sans concessions donc pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, légitimée par une large participation. En effet, le nombre d’électeurs pour ce deuxième tour a été supérieur à celui du premier tour, ayant déplacé déjà 4,3 millions de votants. Le rassemblement du parti LR est donc acquis pour le nouveau champion de la droite parlementaire. Alain Juppé a reconnu sa défaite et a appelé à soutenir sans condition François Fillon. Nicolas Sarkozy a chaleureusement félicité son ancien ministre. Même Jean François Copé a proposé ses services.

De quoi la victoire de François Fillon est elle le symbole ?

Si l’on en croit une certaine classe politico médiatique, François Fillon est le représentant d’une ultra droite décomplexée, conservatrice et ultra libérale. L’avocat homosexualiste Caroline Mecary tremble pour la communauté homosexuelle ; l’éditorialiste Bruno Roger Petit y voit la revanche des anti dreyfusards ; le patron du PS Jean Christophe Cambadélis dénonce la liquidation du dernier chiraco gaulliste par une ultra droite. Bref, l’heure semble grave. Il est vrai en revanche que la défaite d’Alain Juppé est celle d’une identité heureuse dans la diversité. La mobilisation de la communauté musulmane ainsi que d’une partie de l’électorat de gauche tentant de faire barrage à François Fillon n’aura pas suffi à faire élire Alain Juppé, le plus gaucho compatible des candidats de droite.

Comment se positionne le FN face à ce résultat ?

Pour Marine Le Pen, se retrouver face à François Fillon au second tour de la présidentielle serait une aubaine. Je la cite : « Henri Guaino a raison quand il dit que c’est le pire programme de casse sociale qui n’ait jamais existé, le pire ». Et les ténors de la droite nationale d’attaquer la « fausse droite dure » en relayant des déclarations du candidat de la droite et du centre. Comme celle ci, je cite : « C’est un leurre et une démagogie sans nom que de prétendre rétablir les frontières nationales ». Page 58 du programme de François Fillon.

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Fillon, c’est ça un réac ?, par Frédéric Robillard (Les Identitaires)

Les médias n’aiment pas François Fillon, mais les médias vous font aimer François Fillon. Réac, traditionaliste, apôtre d’une révolution conservatrice. Ce que la propagande médiatique dénonce, les Français en prennent systématiquement le contrepied. La campagne de diabolisation expresse que le candidat a subie, loin de lui nuire, l’a porté encore plus haut que dans les sondages les plus avantageux pour lui. La cote de popularité du désormais candidat à l’édection présidentielle atteint un niveau jamais vu depuis son entrée à l’assemblée nationale il y a plus de 35 ans.

Cette popularité inespérée pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy interroge. Et attise ma curiosité lorsque je remarque que François Fillon a publié un livre thématique « Vaincre le totalitarisme islamique » en septembre dernier aux éditions Albin Michel, la maison qui publie Éric Zemmour et Philippe de Villiers. La tentation était trop forte. Je l’ai donc lu pour voir si Fillon avait pris la mesure de ce choc de civilisation et de la crise identitaire que traverse la France.

Et d’ailleurs, c’est quoi l’identité française pour Fillon ? Il nous en donne sa définition dès le début de l’essai. « Si certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent : la liberté d’opinion, l’égalité des sexes, la fraternité entre tous, le droit de croire ou ne pas croire, le droit de rire, de s’aimer, de voter…  ». C’est niais comme un discours socialiste.

François Fillon n’hésite d’ailleurs pas à emprunter les coups de menton de Manuel Valls lorsqu’il s’agit de dénoncer le Front National qui « tente de prospérer sur la démonstration simpliste que tous nos maux sont issus de l’immigration ». La totalité des terroristes ayant frappé la France depuis Mohamed Merah étaient issus de l’immigration, mais François Fillon n’y voit que des Français comme vous et moi.

Et cette révolution conservatrice dont parle Patrick Buisson au sujet de la campagne de François Fillon ? C’est ce dernier qui en parle le mieux en dénonçant en parallèle franquistes et djihadistes, «  l’un et l’autre [ayant] développé une révolution conservatrice, c’est-à-dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes ».

Dès lors, comment s’étonner que François Fillon soit touché par « ces images terribles du drame des réfugiés syriens » et « la brutalité de leur rejet » ?

Un François Fillon qui se délecte à citer et appeler à son secours Mitterrand, Clemenceau, Günter Grass, Jean Birnbaum, Comte-Sponville, Jean Zay et le Front Populaire, Mohamed Sifaoui, Jacques Julliard et bien d’autres. Mais qui se sent obligé de qualifier de « controversé  » le roman Soumission de Michel Houellebecq.

Un courage qui n’est pas la marque de fabrique du candidat Fillon, dont les envolées contre les Frères musulmans et leur islam politique réussissent l’exploit de ne presque jamais faire mention de l’UOIF. Un oubli volontaire pour un ancien Premier ministre dont on cherche encore la moindre trace de lutte contre les représentants français des Frères musulmans durant sa période à Matignon.

Vous l’avez vu, François Fillon a les yeux de Chimène pour la gauche. Et la gauche lui rendra bien. C’est le candidat de droite que les gens de gauche adorent détester. Le candidat de la droite d’argent. Celle qui ne reviendra jamais sur les mesures sociétales de la gauche (le mariage pour tous) et qui ne parle même plus d’immigration. Mais qui usera de tout son courage pour la suppression de l’ISF.

Avec cette droite-là, la gauche a ses repères. Quelques modestes manifestations de rue, un peu de terrorisme intellectuel, des leçons de morale, et la droite est paralysée. Voilà la gauche rassurée. François Fillon restera à ce titre le candidat de droite le moins ambitieux sur les questions identitaires des campagnes électorales des vingt dernières années, à l’exception du candidat Jacques Chirac de l’entre-deux tours de 2002. Il n’est pas certain que la France de 2017 puisse se permettre le luxe de 5 années supplémentaires de statu quo et un pays qui continue à se dégrader toujours plus rapidement.

Frédéric Robillard

Texte repris du site de : Les Identitaires

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Le plus dur commence pour François Fillon

C’est maintenant que François Fillon va devoir affronter le plus difficile ! Non pas que la primaire lui fut aisée, il a dû attendre longtemps avant de remporter une victoire spectaculaire sur ses rivaux au premier tour et écrasante sur Alain Juppé au second, avec près de 66 % contre 33 % pour le maire de Bordeaux.

Sa course fut pendant des mois obscure et solitaire mais nul ne lui cherchait querelle, ni ses concurrents de droite, ni ses adversaires de gauche. Il prêchait dans le désert de l’indifférence politico-médiatique. Personne ne songeait vraiment à aller voir en quoi consistait précisément son programme dont il disait qu’il était le plus élaboré et le plus complet. Les yeux étaient fixés sur le duo, bientôt duel, Sarkozy-Juppé. Tout au plus s’interrogeait-on sur le point de savoir s’il occuperait la troisième place ou si Bruno Le Maire allait le devancer.

Ce qui était un handicap est finalement devenu un atout ; il a pu faire campagne dans tout le pays sans rencontrer d’opposition et exposer à ses auditeurs son projet, en toute sérénité. C’est cette sérénité, cette force tranquille, que l’on a retrouvée sur les plateaux de télévision lors des trois débats ; il semblait se bonifier à chaque fois.

Dès que les sondages ont frémi en sa faveur, il y eut un effet-Fillon ; les électeurs du centre et de la droite virent en lui non plus un outsider mais un candidat crédible pour représenter la droite libérale à la pré- sidentielle. Comme nous l’avons déjà remarqué, Sarkozy l’y a beaucoup aidé en faisant une campagne vigoureuse contre Juppé, mettant en doute sa volonté d’alternance, ce qui a profité à Fillon qui n’a cessé de progresser dans l’opinion jusqu’au scrutin.

Depuis huit jours, finie la tranquillité ! L’ancien premier ministre de Sarkozy était devenu la cible de toutes les attaques, Juppé à fleurets mouchetés – c’est peut-être ce qui l’a perdu –, Valls et Moscovici avec la grosse artillerie socialiste et Florian Philippot, pour le Front national, en dénonçant son libéralisme et son européanisme. Et ce n’est que le début ! Car il y a aussi Mélenchon et quelques autres à l’extrême-gauche qui ne vont pas le ménager. Mais, après tout, c’est de bonne guerre électorale !

Le plus inquiétant n’est donc pas là, il est dans les propos amères tenus par le patron de la CGT, Martinez, qui a menacé dès dimanche : si le programme de la droite en matière sociale devait être appliqué, il serait « contesté par les Français » car, a certifié le syndicaliste rouge, « les Français sont contre les thèmes forts du programme de MM. Fillon et Juppé, donc la mobilisation sera d’actualité, pour être clair. » « Mobilisation » dans la bouche du leader de la CGT est synonyme de sabotage. Les « Français » ont bon dos !

Il ne s’agit tout au plus que de la CGT et de ses troupes qui se moquent des Français, sinon ils attendraient que les électeurs se soient prononcés avant de proclamer qu’ils sont contre le programme de la droite libérale. Si nos compatriotes le refusent, ils ne voteront pas pour Fillon, s’ils l’acceptent, ils l’éliront ! Cela s’appelle la démocratie ; la conception qu’en a Philippe Martinez n’est autre que celle de Fidel Castro dont il porte le deuil, tant il l’admirait.

François Fillon va devoir tenir pendant six mois sous la mitraille de ses opposants. Mais il paraît qu’il a été choisi parce qu’il paraissait avoir les épaules assez solides pour cela quoiqu’ayant reculé un peu trop rapidement devant Copé lors du coup de force de ce dernier pour s’emparer de la présidence du parti. Les attaques qu’il va subir ne porteront pas sur sa personne ; il ne traîne aucune « casserole » attachée à ses basques, comme Sarkozy, et il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation, comme Juppé. On se concentrera donc sur son programme, précis, chiffré et donc prêt à être mis en œuvre.

Au fil de la campagne, les électeurs vont le découvrir dans toute son ampleur et, surtout, en voir l’implication dans leur propre vie d’assuré social, de chômeur, de futur retraité, de consommateur devant acquitter deux points de TVA en plus, etc. Ce sera lors le moment de tous les périls pour sa candidature.

Le candidat socialiste, quel qu’il soit, sera le premier et le plus vigoureux dénonciateur de François Fillon, Valls a déjà commencé à s’en prendre à un « programme ultralibéral dur avec les gens modestes et généreux avec les plus ri- ches. » Mais comme les attaques de Sarkozy contre Juppé ont bénéficié, in fine, à Fillon, il se pourrait que celles de so- cialistes déconsidérés finissent par profiter à … Marine Le Pen.

Texte repris du Bulletin d’André Noël n° 2494 daté du 28 novembre 2016

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Un imam extrémiste appelle à faire barrage à François Fillon !

27/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une vidéo diffusée depuis hier (ci-dessous), l’imam Noureddine Aoussat appelle à faire barrage à François Fillon, et donc à voter pour Alain Juppé, à la primaire de la droite ! « J’appelle tous mes frères, tous mes concitoyens – même les chrétiens ! – [à] aller voter […]. » « Votez contre Fillon ! » clame l’excité, brandissant le récent ouvrage de François Fillon, Vaincre le totalitarisme islamique, car « pour la première fois de l’histoire de France, un candidat à la présidentielle [a sorti] un livre de campagne axé sur l’islam et la stigmatisation des musulmans ouvertement et délibérément amalgamés avec les terroristes. Un sursaut citoyen de tous les Français était attendu, mais en vain. Une indignation totale et sans précèdent, s’exprimant par un vote massif contre Fillon, est la moindre des choses. » Pour en savoir plus sur cet imam, c’est ici.

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Eric Zemmour : « C’est Ali Juppé qui a perdu la primaire »

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Eric Zemmour l’a affirmé jeudi matin sur RTL : « C’est Ali Juppé qui a perdu la primaire : l’homme de l’identité heureuse, d’un multiculturalisme qu’il voulait croire pacifié, des accommodements raisonnables avec l’islam. » « Avec un instinct très sûr, a-t-il enchaîné, Nicolas Sarkzozy lui a collé l’étiquette sur le front, mais c’est François Fillon qui a tiré les marrons du feu. » « Alain Juppé était à contretemps. Son optimisme, sa foi dans un islam modéré sonnent faux aujourd’hui à l’oreille d’une majorité de la population, et le rejet est encore plus massif chez les électeurs de droite. En politique, les fautes de temps sont mortelles. »

« Fillon a coché habilement toutes les cases de son élection, mais l’avenir pourrait lui jouer des tours, et des mauvais tours », a ensuite expliqué Zemmour, car « lui aussi est à contretemps, un contretemps historique » puisque « sa révolution thatchérienne a trente ans de retard ». Les Anglo-Saxons sont désormais passés à autre chose : « Theresa May en Angleterre défend désormais la préférence nationale, et Donald Trump s’apprête à relancer l’investissement public par une politique de grands travaux. Le programme économique de Fillon va vite apparaître anachronique. »

Les « erreurs de pilotage, a-t-il conclu, ont été payées durement par les vaincus de la mondialisation, ouvriers, employés, chômeurs, jeunes non diplômés, tous ceux qui ne sont pas venus à la primaire, qui votaient jadis pour la gauche et l’ont désertée pour le Front national ou l’abstention, cette France périphérique qui ne vit pas dans les grands métropoles, tous ceux qui font souvent basculer la présidentielle, la seule élection pour laquelle ils se déplacent. François Fillon ferait bien de s’en souvenir, pour ne pas à son tour se tromper d’élection. »

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Ludovine de La Rochère : « Fillon n’est pas le candidat idéal mais, au moins, il veut rouvrir le débat »

26/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
À en croire les médias, La Manif pour tous tirerait les ficelles de ces primaires de la droite… Ludovine de La Rochère précise sa position : Sens commun n’est pas LMPT et elle ne fait pas campagne pour Fillon. Mais elle ne peut que constater que Juppé serait un Président dramatiquement mauvais.

Un entretien paru sur Boulevard Voltaire.



Ludovine de la Rochère par bvoltaire

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Fillon-Juppé : Le débat des compères

Juppé a affirmé, il y a peu de temps, à propos de ses relations avec François Fillon qu’ils étaient « des amis de longue date qui ne se sont jamais véritablement disputés ». On en a eu confirmation lors de la campagne du premier tour où ils n’ont bataillé l’un contre l’autre qu’à fleurets mouchetés et comme la mort dans l’âme. Il faut donc saluer l’effort qu’ils ont dû accomplir jeudi soir pour trouver des terrains de mésentente. Certes, il y en a eu quelques-uns, mais ce sont ceux de boutiquiers. 35 heures, 37, 39, 48 ? Payées combien ? Pour les salariés du privé et les fonctionnaires ? Faut-il en supprimer 600 000, 500 000, 250 000 et comment ? Et les policiers ? Redéployer les effectifs ou en recruter ? On attendait des visionnaires et on a eu des experts-comptables ! L’électeur de la droite et du centre est prié de déterminer à quel endroit mettre le curseur afin de choisir entre ces deux vieux compagnons pour aller voter dimanche.

Mais sur l’essentiel, hélas, ils sont d’accord ! Sur la loi naturelle, qui touche aux fondements de notre civilisation, ils s’entendent pour entériner ce qui la bafoue. Ils sont déterminés à conserver le « mariage pour tous » après avoir voté contre, comme la droite libérale l’a toujours fait, acceptant, sans barguigner, les lois socialistes qu’elle avait combattues : l’abrogation de la peine de mort, le Pacs et maintenant le « mariage » gay. C’est cette abdication que Juppé et Fillon appellent « rupture » et cette continuité qu’ils nomment « alternance ». L’un, certes, ne veut que l’adoption simple pour les « couples » de même sexe, l’autre l’accepte plénière, la belle affaire ! Ils ont protesté avec véhémence de leur volonté de pas toucher si peu que ce soit, au prétendu « droit à l’avortement ».

Pour l’un, Juppé, il s’agit d’un droit « fondamental », pour l’autre, Fillon, c’est un droit « essentiel ». Cherchez la différence dans votre dictionnaire des synonymes… Le député de Paris a tenu à dissiper un « affreux » soupçon, développé par son compère, à savoir qu’il pourrait être hostile à l’avortement. Il l’a rassuré : certes, il y est opposé dans le tabernacle de sa conscience, mais qu’on ne s’alarme point, cela ne peut avoir aucune incidence sur sa gouvernance, l’homme public qui est pour ignorant l’homme privé qui est contre.

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Primaires de la droite et du centre : ce qui sépare Fillon et Juppé

25/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Quelles sont les impressions d’après le débat

Un Fillon tranquille, fin, malin faisait face à un Juppé, connaisseur, technocrate, écumant. Débat impitoyable, ils l’ont tous deux dit, celui qui gagnera les élections de la primaire aura de grandes chances pour les présidentielles. Débat où il semble que Fillon prenne vite l’avantage, en attaquant finement les antécédents judiciaires de Juppé, afin de le mettre mal à l’aise et de le pousser dans ses retranchements.

Juppé ne fut il pas la hauteur ?

Il ne semble pas que l’on puisse exprimer les choses ainsi, Juppé s’est montré très professionnel, trop peut être. En effet, nous eûmes droit de sa part à des prises de paroles qui montraient sa maitrise, sa connaissance chiffrée de la situation, mais qui cependant ennuyaient facilement les auditeurs.

Et qu’en fut il de Fillon ?

Fin, rapide, perspicace, Fillon attendait toujours Juppé au détour. Pas une imprécision ne passait, pas une divergence d’opinion n’était laissée de côté. Fillon s’est montré peut être plus plaisant, plus intéressant. Fort de son score de dimanche, il n’a pas hésité à prendre de haut son adversaire.

Mis à part la forme peut on noter des points de divergences ?

Il y avait des points de divergences hier soir lors du débat. On note en priorité, une politique internationale plus ou moins en faveur des Etats Unis et de la Russie.
L’adoption par les couples homosexuels, la question de la réduction du nombre de fonctionnaires et du temps de travail. Intervenaient aussi des questions culturelles comme l’éducation et la culture.

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Fillon, candidat des cathos ? la blague !

C’est le représentant de la droite conservatrice à la Thatcher (selon Zemmour), le candidat de la droite catholique, le champion de la Manif pour Tous, le candidat de la Vie, un transgresseur de tabous (selon Buisson) et un descendant de chouan de père en fils ! N’en jetez plus !

Dans le Tout Sauf Marine (trop plouc, trop grande gueule, trop divorcée, trop proche de Philippot) qui prévaut chez tous ces braves gens, Fillon est en train de devenir le cheval de retour, le vieux général, l’homme providentiel qu’ils appelaient de leurs vœux et qu’ils désespéraient de trouver avant mai 2017. Leur frénésie à le dénicher n’a d’égale que leur mauvaise foi et leur malhonnêteté pour des gens qui se disent attachés aux principes non négociables.

Fillon n’abrogera pas le mariage pour Tous, ni l’adoption par les couples homosexuels, il vient de le redire. Marine Le Pen est la seule candidate à vouloir l’abroger. Pas grave ! Fillon les rassure et les barbe comme ils aiment avec ses gros sourcils de directeur d’école privée, son costume d’employé des pompes funèbres et son humour de notaire de province.

Il ne reviendra pas sur l’avortement, il ne cesse de le répéter : « J’ai voté tous les textes qui voulaient améliorer l’accès pour les femmes à l’IVG, y compris le dernier qui était proposé par la gauche. Faire planer un doute, c’est inqualifiable. » Marine Le Pen est la seule candidate qui ait jamais parlé de dérembourser l’avortement : « Si j’ai un choix budgétaire à faire entre ne pas rembourser l’IVG qui est un acte qui peut être évité, étant entendu quand même qu’il existe de nombreux moyens de contraception dans notre pays et être obligé de dérembourser des actes qui ne peuvent pas être évités et qui permettent à des Français qui souffrent de se soigner, je choisirai la première option. » Lors de la dernière campagne des régionales, Marion Maréchal avait annoncé qu’elle supprimerait les subventions au Planning familial en région Paca si elle était élue.

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Marion Marechal Le Pen en rendez vous

Marion Maréchal-Le Pen au sujet de Fillon :  » L’un des rares à l’Assemblée qui refuse encore de me serrer la main »

24/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le 22 novembre 2016 à 19h30 sur LCI, Yves Calvi recevait Marion Maréchal-Le Pen.

La Présidente du groupe FN en PACA a ainsi pu donner son avis sur le 2nd Tour de la Primaire Les Républicains qui opposera François Fillon à Alain Juppé.

Marion Maréchal-Le Pen explique pourquoi François Fillon ne peut pas incarner le renouveau :

Je ne vois pas dans ces candidats le renouveau annoncé. Concernant François Fillon, il a été député 8 ans avant ma naissance et il est ministre depuis 1993. C’est un adversaire du Front National depuis maintenant 30 ans. C’est l’un d’ailleurs des rares à l’Assemblée qui refuse encore de me serrer la main. Il est pour moi, l’un des acteurs de la décomposition française.


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Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite !

Source : Polemia – « Fillon, LR, FN : une très sérieuse envie de droite ! »

Philippe Christele s’interroge sur les conséquences du choix de François Fillon par les électeurs de la primaire de la droite et du centre sur le paysage politique :

La très probable élection de François Fillon n’est a priori pas une bonne nouvelle pour le FN et sa campagne.

Que ce soit juste ou pas, François Fillon coche en effet presque toutes les cases du candidat rêvé de la droite :

    Sa posture physique personnelle est présidentielle, loin du bling-bling sarkozyste ou du hollandisme chiffonné. Ce que confirme une intégrité jusque-là irréprochable ;
    Ses positions géopolitiques d’équilibre – qui représentent ses seules réelles transgressions d’avec la doxa dominante – ne peuvent pas être attaquées ;
    Sa filiation historique de plus proche collaborateur du velléitaire Philippe Séguin lui donne un vernis de souverainiste, que ses actes n’ont pourtant jamais confirmé ;
    Sa campagne, renforcée du choix – contestable – de la bourgeoisie catholique de le soutenir, donne de lui une image forte sur le plan des valeurs, même si ses positions et votes personnels précédents démontrent qu’il n’en est rien. Mais en politique, est ce qui paraît ;
    Son programme économique lui rallie à la fois ceux qui pensent aux comptes publics comme ceux qui pensent à la liberté de l’entrepreneur. Ses soutiens sont à la fois auprès du grand capital et auprès des « pigeons » et autres cénacles analogues qui lisent dans son programme l’espoir de nous débarrasser des lourdeurs ruineuses, bureaucratiques, syndicales et normatives ;
    Enfin, sa fin de campagne autour d’une attaque résolue de l’islam nommément désigné lui a assuré l’ultime décollage sondagier dont l’acmé a été le surprenant premier tour de l’élection primaire.

A ces éléments statiques vont s’ajouter plusieurs éléments dynamiques :

    La rudesse de son programme économique va aider la gauche à se coaliser facilement contre lui, au nom de la défense des « zacquissociaux » et autres pesanteurs irréformables ;

    La disparition de l’épouvantail Sarkozy, figure préférée pour les attaques sans risques de l’extrême gauche, va laisser ces braves gens inoccupés. Ils vont vite se reprendre pour attaquer ce qui, chez Fillon, fleure bon le terroir, à savoir son prétendu enracinement et ses réseaux cathos ou conservateurs. Ce qui aura notamment pour conséquence d’en rajouter sur la dimension droitière et conservatrice dudit Fillon ;

    Bref, au programme de la prochaine présidentielle, une belle réactivation du clivage droite/gauche en lieu et place de l’affrontement système/antisystème qu’on aurait pu voir naître.

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Eric Zemmour : le défi pour Fillon, « être Pompidou ou la mort »

22/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Eric Zemmour, le défi qui se présente à François Fillon est maintenant d’« être Pompidou », sinon il mourra, sinon il sera balayé. Ce matin sur RTL, le chroniqueur a analysé cette « divine surprise » pour la gauche qu’a été le score de François Fillon – et sa probable victoire dimanche prochain –, en ce sens qu’elle lui permet de se refaire une santé à moindre coût sur le thème : « Au secours, la droite revient ! » Sous-entendu : la vraie droite, bien dure, pour tout dire bien réac. « Elle n’aura même pas besoin de travailler ses argumentaires, l’équipe d’Alain Juppé est en train de les préparer avec grand soin. »

Mais voilà aussi, estime l’essayiste, que « le Front national est débordé sur sa droite » et que, si Fillon tient bon face à la déferlante médiatique, « il peut couper l’électorat du FN en deux, détacher son aile la plus traditionaliste, aller chercher un électorat populaire qui ne s’est pas déplacé dimanche dernier. » C’est pour cela qu’il doit être Pompidou, sinon, ce sera « la mort ». Explications en vidéo d’Eric Zemmour.

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Primaire de la droite et du centre : premier bilan

Source : Boulevard Voltaire – « Primaire de la droite et du centre : premier bilan »

Nous sommes encore loin du dénouement de ce feuilleton à multiples rebondissements.

Dimanche soir, sondeurs et journalistes n’étaient pas vraiment à la fête ; les premiers, surtout, qui, après victoires du Brexit et de Donald Trump, n’ont pas vu venir celle de François Fillon (44,2 %) au première tour de la primaire de la droite et du centre. Certes, la remontée brutale de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote ne leur avait pas échappé et leur ultime pronostic de vendredi se trouvait globalement confirmé dans les urnes de ce dimanche.

Les médias dominants, eux, n’ont pas cette excuse, ce, d’autant plus qu’ils étaient à la fois juge et partie, menant campagne pour le seul Alain Juppé (28,3 %), grand perdant de cette soirée électorale avec Nicolas Sarkozy (21,09 %), évidemment.

L’un est blessé dans son orgueil. Le « meilleur d’entre nous » se retrouve aujourd’hui surtout seul entre tous, puisque ne bénéficiant pour l’instant que du soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5 %). L’autre, plus que blessé, est virtuellement mort, venant de faire une seconde fois ses adieux à la vie politique, tout en assurant François Fillon de son soutien, au même titre que Bruno Le Maire (2,4 %).

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Primaire de la droite : Fillon écrase tout, Sarkozy c’est fini !

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a déjoué les pronostics et rafle la première place (44%) loin devant Alain Juppé, deuxième (28,3%).

C’est un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy (20%), qui a été éliminé dès le premier tour. Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint et responsable du service politique au Parisien – Aujourd’hui en France, décrypte cette soirée historique.



Primaire à droite: Fillon écrase tout, Sarkozy… par leparisien


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Primaire de la droite : abstention, François Fillon ou Poisson ?

20/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Vous hésitez à aller voter à la primaire de la droite et du centre ? Vous hésitez entre l’abstention, un vote pour François Fillon et un vote pour Jean-Frédéric Poisson, que Marion-Maréchal Le Pen a salué hier d’un tweet qui a été perçu comme un encouragement à lui apporter son suffrage ? Il nous a semblé intéressant de publier ce texte de François Falcon paru sur le site Boulevard Voltaire.

« Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et son projet une synthèse intéressante. 

Ce dimanche, certains songent à aller à la pêche. C’est tentant, bien sûr, puisque la démocratie représentative est une démocratie par défaut. Si l’on permettait aux Français de proposer et de voter directement les lois par Internet, il est clair que notre législation serait radicalement différente. Mais à l’heure où des iconoclastes comme Aphatie songent à détruire le château de Versailles et contestent le suffrage universel dès lors qu’il porte au pouvoir des personnages ou des courants de pensée contraires à leurs anti-valeurs, la moindre parcelle de démocratie doit être exploitée. Exit, donc, la pêche.

Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et le projet de François Fillon est une synthèse intéressante. En comparaison de la ligne démocrate de Hillary Juppé et de la ligne opportuniste de Donald (celui de Disney) Sarkozy, c’est assurément un moindre mal. 

Sa campagne de coureur de fond lui a permis d’affiner sa vision de la société française et du monde, comme l’atteste notamment son discours de Biarritz : il y affirmait, par exemple, qu’il n’y a pas de problème de « communautarismes » en France mais uniquement un problème de dérive sectaire de la communauté musulmane et il s’y disait opposé à un durcissement de la législation laïque, qui reviendrait à pénaliser des millions de croyants qui ne posent aucun problème – catholiques, protestants, juifs, bouddhistes – au prétexte de canaliser les provocations de l’islam. En matière de politique étrangère, aussi, Fillon est clairement plus réaliste que ses concurrents du sérail, tous peu ou prou atlantistes.

Pour autant, l’adoption de ce rite américain des primaires – lequel s’explique outre-Atlantique par le fait que leur élection présidentielle est une élection à un seul tour – est une occasion unique de voter non pas en fonction de considérations stratégiques mais en fonction de ses convictions. Nous avons, désormais, en France une compétition à quatre tours (voire à six tours, si nous nous mêlons de la primaire socialiste afin d’écarter le calife Hollande ou son grand vizirs Valls) ; si nous n’en profitons pas pour faire au moins une fois un vote de conviction, c’est que nous sommes vraiment indignes du suffrage universel comme le pensent les Aphatie, les Attali et autres Attila !

Que ceux qui sont sensibles à la sincérité clintonienne de NKM ou de Bruno Le Maire votent donc pour eux ; que les très jeunes ou les très anciens qui n’ont pas le souvenir du mandat de Sarkozy votent donc pour lui ; que les masochistes bien-pensants votent Juppé ; que les libéraux identitaires christianisants modérés votent Fillon et que les sociaux identitaires chrétiens convaincus – ou leurs compagnons de route – votent Poisson, le seul au demeurant qui dénonce « le cordon sanitaire » anti-FN. 

Ajoutons que tous ceux qui ont sacrifié des dizaines d’euros et des dizaines d’heures pour aller manifester leur hostilité à la loi Taubira, et qui ont été méprisés par le système au point de n’être même pas décomptés, tiennent là l’occasion de se faire entendre très clairement en deux minutes et pour seulement deux euros. S’ils font tous cette démarche, Poisson, le seul qui souhaite abroger le mariage gay, rejoint mécaniquement le trio de tête avec plus de 25 % des voix. Dimanche 20 novembre, les vétérans de la Manif pour tous peuvent déclencher un séisme politique s’ils le souhaitent. Qu’ils ne s’en privent pas ! »

Tribune parue sur Boulevard Voltaire sous la signature de François Falcon

eric-zemmour

Le réquisitoire d’Eric Zemmour contre la primaire de la droite

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est livré à un véritable réquisitoire contre la primaire « de la droite et du centre », dont le dernier débat aura lieu ce soir sur France 2, et dont le premier tour aura lieu dimanche. « La primaire, explique-t-il, c’est une course de chevaux où les montures se prennent pour les jockeys sous des commentaires de journalistes qui ne distinguent pas les casaques et arbitrée par des juges sondeurs qui croient que c’est une compétition automobile. »

Eric Zemmour enchaîne :

« Le général De Gaulle voulait arracher l’élection présidentielle aux partis pour la donner au peuple. Les primaires ont rendu la présidentielle aux partis qui la confient aux médias et aux sondeurs, qui ne savent pas quoi en faire. »

Pour l’éditorialiste, « l’électeur de droite est un anarchiste qui aime l’ordre : il n’en fait qu’à sa tête », d’autant que « personne ne sait quel électeur de droite viendra voter ». Tout juste les sondeurs affirment-ils que l’électeur-type sera « un cadre retraité » et qu’il y aura peu de jeunes et peu d’ouvriers, ce qui fait dire à Zemmour que « la primaire est éminemment moderne » en ce qu’elle « réinvente de suffrage censitaire » : « Louis-Philippe, nous voilà ! »

Et Zemmour d’ironiser :

« Quand les ouvriers et les hommes non diplômés se déplacent, cela ne donne que des catastrophes : le Brexit et Trump ! »

A gauche, explique-t-il encore, la primaire fut un « accélérateur de carrière » puisque Manuel Valls devint premier ministre et Arnaud Montebourg ministre, malgré ou grâce aux scores qu’ils avaient obtenus. Pour la droite, elle tend à devenir « une machine d’ingratitude », et le phénomène va bientôt toucher la gauche.

Conclusion : « La présidentielle était un sacre, la primaire est une guillotine. »

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Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.