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"Affaire Fdesouche" : rencontre avec Tilak Raj, le webmaster de Fdesouche.com [exclusivité Novopress]

« Affaire Fdesouche » : rencontre avec Tilak Raj, le webmaster de Fdesouche.com [exclusivité Novopress]

Depuis plusieurs mois, la répression du système s’acharne sur le site politique patriote « François Desouche », dont le succès croissant commençait visiblement à gêner le pouvoir à l’approche des élections présidentielles. C’est donc l’artillerie lourde juridico-policière qui a été déployée pour tenter de faire taire cette voix libre et iconoclaste du paysage internet français. La principale cible de ces persécutions a alors été Pierre Sautarel, l’un des contributeurs du site mais qui n’en est nullement ni le responsable éditorial ni le webmestre puisque celui-ci habite New Delhi et se nomme Tilak Raj. Novopress a voulu donner la parole à cet homme de l’ombre – ingénieur Indien francophone – qui a créé, paradoxalement, l’un des blogs politiques les plus influents de France.

Novopress : Pouvez-vous présenter aux lecteurs français qui vous découvrent à l’occasion de ce que l’on nomme désormais « l’affaire FDesouche » ?

Bonjour aux Français de souche, et désolé pour les problèmes que nous rencontrons en France. Je m’appelle Tilak Raj, et beaucoup savent maintenant que je suis le webmaster de FDS. Je n’ai rien à cacher. La police indienne n’est pas venue frapper à ma porte, et dans ma rue aucun détective des services spéciaux ne guette mes faits et gestes, comme on peut le voir dans les sériés télé de Sab TV, avec Shahrukh Khan dans le rôle du méchant flic.

Ma famille est originaire de Lakhnau, la capitale de l’Uttar Pradesh où les musulmans représentent 20 % de la population. J’ai 35 ans et j’habite aujourd’hui un appartement de New-Delhi.

Novopress : Qu’est-ce qui vous à amener à vous intéresser à l’Europe et plus particulièrement à la France et à développer une vision « identitaire » du monde ?

Très tôt j’ai appris l’anglais, en lisant Kipling, et le français à l’université de Delhi, puis je me suis spécialisé dans l’informatique, la « Grande Maya » dont parlent nos anciens textes. Nous avons ici une culture enracinée très forte, qui est réellement le ciment du pays. Lorsqu’on parle de l’Inde dans vos journaux on parle d’un « pays émergeant ». Ce développement rapide n’aurait pas été possible si la modernité et les nouvelles technologies ne s’appuyaient pas, chez nous, sur une tradition religieuse ancestrale, qui est encore le quotidien de chaque Indien.

À l’avenir, je voudrais profiter de mon blog de réinformation pour vous présenter mon pays, à travers des reportages, des ambiances, des histoires. L’Inde a subi la conquête des musulmans, celle des Britanniques, et a su se libérer sans trahir ses racines. Vous comprendrez pourquoi je suis attaché à la défense des identités nationales, qui seules peuvent rendre l’homme libre.

Novopress : L’éloignement géographique ne semble pas gêner votre intérêt pour la situation de la France.

Je tape sur ce clavier, à 6.000 km de la France, en écoutant Sonu Nigam, le roi de l’Indi-pop, à la radio. Ce qui ne n’empêche pas de me souvenir des paroles de mon maître, Sri Ramana Maharshi, quand il parle de nos traditions millénaires. Il dit qu’elles « purifient l’homme complètement et l’établissent dans la Réalité. » C’est une bonne parole. Nos sages ont autant de bon sens que vos bergers, ceux qu’on trouvait il n’y a pas si longtemps encore dans les Alpes françaises. Ici le problème de la perte d’identité ne se pose pas. Malgré les klaxons des rickshaw, le vacarme des voitures sur Connaught Place, les dieux et les mythologies n’ont pas déserté le quotidien des hommes. Alors c’est pourquoi je comprends avec d’autant plus d’acuité l’état dans lequel se trouve la France aujourd’hui, et je peux, moi l’Indien, facilement en ressentir la blessure.

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