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Eric Zemmour : « François Bayrou, le chat noir de la droite » ?

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Il se tâte. Il s’interroge. […] To be or not to be candidat en 2017 ? That is the question. François Bayrou est le Hamlet du jour, mais il ne sait pas si la réponse à cette question intéresse un autre que lui », s’est moqué Eric Zemmour ce matin sur RTL. « Il a joué et il a perdu : il a misé sur Juppé pour avoir Sarkozy et il a eu Fillon. Son billard à trois bandes était si sophistiqué qu’il a déchiré le tapis. » « On entend déjà le chœur des ennemis du centriste : Bayrou a fait perdre Juppé en le soutenant comme il avait fait perdre Sarkozy en votant Hollande en 2012. Bayrou ou le chat noir de la droite »…

« Il ne faut pas cependant surestimer le rôle maléfique qu’on prête au Béarnais », tempère Eric Zemmour : « Alain Juppé n’avait pas besoin de lui pour susciter le rejet de beaucoup d’électeurs de droite avec son “identité heureuse“, et de même en 2012 ce ne sont pas les voix de Bayrou qui ont manqué au président sortant, mais le million de suffrages venus du Front national qui l’ont laissé seul face à son destin. »

« Les choix tactiques de Bayrou ne sont pas toujours fidèles à sa réputation », explique d’ailleurs le chroniqueur, qui revient sur l’occasion manquée de 2007, quand il a refusé la main tendue de Ségolène Royal, et sur celle de 2012, quand il a cette fois saisi la main… que François Hollande ne lui tendait pas. Et voilà que surgit le profil juvénile de Macron…

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Quand la droite était… de droite

Source : “Valeurs actuelles
Face aux assauts de politiquement correct, aux cris d’orfraie que poussent les ténors de la « droite » à la moindre évocation de contrôle des frontières, d’arrêt de l’immigration ou de France de « race blanche », un petit flash-back est salutaire. ce que prônait le RPR il y a 25 ans lors des assises de l’opposition ne serait même pas forcément repris dans son ensemble par le FN d’aujourd’hui. Et on parle de droitisation des esprits… sans doute vrai au niveau de la population, mais quand on regarde les appareil politiques, l’expression fait sourire… 

Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration.

La France ne peut plus être un pays d’immigration [, elle] n’est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants.

… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte. Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.
Affirmant que

la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister

et dénonçant le « faux antiracisme militant », ce qui est depuis devenu l’UMP en appelait alors clairement à « la fermeture des frontières » et à la « suspension de l’immigration ». Loin, très loin, du “contrôle régulé” et de “l’immigration choisie” aujourd’hui défendus… Pas question non plus de « régularisation au cas par cas » pour les « clandestins » (on ne parlait pas alors de “sans-papiers”). Seule solution envisagée : une politique assumée d’expulsions :

On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives.

Vingt ans après, en 2010, Éric Besson, alors ministre de l’Immigration, reconnaissait pourtant que près de 80 % d’entre elles n’étaient pas exécutés…
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François Bayrou estime qu’Hollande ne peut pas tenir jusqu’en 2017

François Bayrou estime qu’Hollande ne peut pas tenir jusqu’en 2017

28/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le président du Mouvement démocrate estime que le Président ne peut tenir avec sa majorité actuelle, qu’il qualifie de « déchirée ». Il appelle à une dissolution de l’Assemblée nationale.

Interrogé sur la capacité de François Hollande à gouverner dans un tel contexte, le maire de Pau, qui avait appelé à voter pour le socialiste au second tour de la présidentielle, en 2012, a estimé dimanche qu’il ne le pouvait plus et devait s’en remettre au peuple.

« Quand on s’abstient et qu’on est dans la majorité, ça veut dire qu’on est contre (…). C’est un message extrêmement rude, extrêmement dur, qui a été suivi d’une espèce d’épisode de guerre civile dans le parti au pouvoir », a‑t‑il ajouté, faisant référence notamment à la trentaine de députés PS s’étant abstenus sur le vote, obtenu de justesse, de la partie recettes du budget 2015.

Crédit photo : Jackolan1, via Wikipédia, (cc).

Le nouveau parti de l’intelligence - Tribune libre par Flavien Blanchon

Le nouveau parti de l’intelligence – Tribune libre par Flavien Blanchon

« Pour un parti de l’intelligence » : tel est le titre fameux du manifeste publié dans le supplément littéraire du Figaro en juillet 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, par cinquante-quatre écrivains et intellectuels. Le texte, rédigé par Henri Massis, n’a pas toujours très bien vieilli, mais nul ne pouvait contester aux signataires – de Paul Bourget à Georges Valois en passant par Jacques Bainville, Daniel Halévy, Francis Jammes ou Charles Maurras –, leur qualité à s’exprimer sur le sujet.

Un siècle plus tard, voici que paraît « un appel à l’intelligence », [publié entre autres dans le Monde, le Figaro, Libération, La Croix, les Echos et Réforme] dont les souscripteurs sont, pour parler poliment, un peu plus inattendus. Le cardinal Vingt-Trois, par exemple, qui ouvre le ban, n’a pas précisément la réputation d’une lumière… La disposition des noms a du moins été soigneusement étudiée. Apparaissent d’abord, en première ligne, rangées selon l’importance numérique de leurs adeptes, les notabilités religieuses : le cardinal Vingt-Trois donc, Dalil Boubakeur, le président de la fédération protestante, « le Grand Rabbin de France par intérim », et la présidente de l’union bouddhiste de France. Il est dommage que le CRIF, rédacteur et organisateur, n’ait pu, à un an près, faire figurer le grand rabbin Bernheim, qui, entre son titre d’ »agrégé » de philosophie (major de sa promotion, tant qu’à faire) et sa grande œuvre de penseur original, aurait été un peu plus plausible. Il est de ces malchances de calendrier.

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Municipales 2014 : l’UMP soutient François Bayrou à Pau

Municipales 2014 : l’UMP soutient François Bayrou à Pau

18/01/2014 – 12h25
PAU (NOVOpress) – Le candidat de l’UMP Éric Saubatte a officiellement apporté son soutien à François Bayrou pour les élections municipales de Pau. La position de Brice Hortefeux était pourtant claire à ce sujet : « Je pense que pour nous sortir du socialisme, on n’est pas obligé de choisir celui qui nous y a fait rentrer. »

Ce n’est donc pas le premier retournement de veste de Jean-François Copé qui s’était illustré en participant aux manifestations contre l’union de personnes de même sexe et qui, quelques mois plus tard dans l’émission Des paroles et des actes a réaffirmé qu’il n’avait rien contre le mariage homo en lui-même.

Dans le même temps, l’UMP multiplie les mises en garde et les manœuvres afin de dissuader ses candidats à la moindre alliance avec un Front National qui a pourtant le vent en poupe : la droite « la plus bête du monde » est donc de retour pour les municipales. La vague bleue tant espérée n’aura pas lieu ?

Des militants s’offusquent déjà sur twitter de la décision de l’UMP :

Crédit photo : modem63 via Flickr (cc)

France : mariages et… dissolution, par Raoul Fougax

France : mariages et… dissolution, par Raoul Fougax

Dissolution, l’hypothèse est reprise de Minute à Marianne et agite le petit monde des commentateurs politiques. Elle a été évoquée ici en premieril y a déjà plusieurs mois. C’est une confirmation de notre méthode critique. On n’a pas besoin de dormir devant l’Elysée et de cultiver un journalisme de connivence pour devancer certains événements. Il suffit de peser objectivement le pour et le contre des possibilités.

Il faut dire que le président n’a pas beaucoup de possibilités. La meilleure, la plus simple, c’est la dissolution de l’assemblée nationale (photo en Une) et l’organisation de nouvelles élections législatives. Cela entraînerait normalement une large victoire de la droite. Celle-ci serait appelée a Matignon par le président et se « cramerait » en deux ans, le temps pour François Hollande de se refaire à la « Mitterrand » une nouvelle santé présidentielle.

Cela pourrait intervenir tout de suite après les municipales mais même avant. En effet le pouvoir est pat comme on dit aux échecs, il ne peut plus bouger, il ne peut plus rien faire. De bavures en reculades le pouvoir n’a plus de marge de manœuvre.

Tout le monde est tenté d’en profiter

L’UMP n’y arrive pas car le parti est en situation de dissolution du mariage entre sa branche droite et son corps mou, entre orléanistes et bonapartistes. Le Fn qui a le vent en poupe demande la dissolution, mais en fait le président ne peut donner l’impression de céder à une demande politique du FN. Cette pression de Marine Le Pen pourrait retarder les choses et même pousser à l’autre hypothèse un remaniement majeur du gouvernement.

Le mariage pour tous connait donc des limites entre Hollande et les français, Hollande et sa compagne, Hollande et la gauche, Hollande et les bretons. Mariage pour tous sauf pour le président dont plus personne ne veut…. En tout cas pour le moment et politiquement.

Le mariage pour tous d’actualité au centre

France : mariages et… dissolution, par Raoul FougaxL’Union des démocrates et indépendants (Udi) de Jean-Louis Borloo et le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou (photo ci-contre) veulent faire renaître un pôle de centre droit à l’issue de plusieurs années de brouille. Le centre réunifié compte tirer son épingle du jeu entre un Parti socialiste confronté à la dure réalité économique et une Ump divisée entre ses chefs et parfois accusée de chasser sur les terres du Front national. Ce partenariat est le résultat d’un rapprochement engagé l’été dernier entre François Bayrou et Jean-Louis Borloo, qui ont dû faire des concessions mutuelles. Mais le centre n’est pas un espace tranquille stable et immobile.

France : mariages et… dissolution, par Raoul FougaxEn 2002, une partie de l’Udf, dont Jean-Louis Borloo (photo ci-contre), a rejoint l’Ump créée par Jacques Chirac et Alain Juppé. En 2007, les trois quarts des troupes de l’Udf ont rejoint l’Ump de Nicolas Sarkozy et ont créé le Nouveau Centre (Nc). En septembre 2012, Jean-Louis Borloo, membre du Parti radical, une composante de l’Udf puis de l’Ump, a quitté cette dernière pour créer l’Union des démocrates et des indépendants (Udi). Le regroupement du centre irrite l’Ump, qui n’a pas pardonné à François Bayrou d’avoir refusé de soutenir Nicolas Sarkozy en 2012 mais aussi en 2007, et voit une concurrence nouvelle émerger sur le centre de l’échiquier politique.

Cela étant, qui au centre du centre ? Deux noyaux pour un seul centre c’est beaucoup et, après ce mariage, on aura droit, dans un certain temps, à une dissolution. Car le problème des mariages modernes c’est qu’ils sont peut-être pour tous mais pas pour très longtemps.

Raoul Fougax

Source : Metamag.

Crédit photos de haut en bas : Richard Ying et Tangui Morlier, Jackolan1, Claude Truong-Ngoc. Via Wikipédia, (cc).

Élections : le troisième tour a déjà commencé…

Élections : le troisième tour a déjà commencé…


12/05/2012 – 15h30
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois de Radio Courtoisie) — Le troisième tour, c’est-à-dire les prochaines élections législatives. 460.000 électeurs du premier tour de la présidentielle ont choisi de ne pas faire le déplacement vers leur bureau de vote pour le deuxième tour. D’autre part, toujours pour ce deuxième tour, le nombre de bulletins blancs et nuls se situe autour des deux millions, un record pour une élection présidentielle. Les électeurs de Marine Le Pen ne sont manifestement pas restés insensibles aux « conseils de vote » donnés par la présidente du Front national au cours du discours qu’elle a prononcé le 1er mai, lors du grand rassemblement patriote, place de l’Opéra à Paris.

Pour les élections législatives de juin prochain, les positions de l’UMP restent inébranlables, même si on sent poindre quelques inquiétudes du côté de certains responsables ou élus de terrain : pas d’accords, même locaux, ponctuels et circonstanciés, avec le Front national.

Chantal Jouanno - Crédit photo : Global Sports Forum via Flickr (cc)

Chantal Jouanno : "Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP". Crédit photo : Global Sports Forum (cc)

Ainsi de Chantal Jouanno, sénatrice UMP de Paris, ancienne ministre des sports, qui, jeudi, a une nouvelle fois repoussé la moindre tentative de rapprochement entre l’UMP et le Front national. « Ma position sur ce sujet est très claire. Tout rapprochement avec le Front national serait la mort de l’UMP. Nous avons des positions radicalement différentes, non seulement sur le plan économique mais aussi sur la vision de la société ». Un a priori à proprement parler suicidaire pour l’ex-parti présidentiel puisque le nombre de triangulaires avoisinerait les 350 selon des projections communément admises. Autant de circonscriptions qui verront vraisemblablement la victoire d’un candidat de gauche. Inutile, donc, de savoir lire dans le marc de café pour pronostiquer que l’UMP sera laminée en juin prochain. Lorsqu’elle parle de la mort de l’UMP, Mme Jouanno ne croit pas si bien dire.

Du côté du Front national, les positions sont tout aussi claires…

Marine Le Pen - Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)

Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d'accord avec l'UMP, pour une raison simple : nous n'avons pas les mêmes opinions ». Crédit photo : Ernest Morales via Flickr (cc)

« Évidemment que l’on se maintiendra » en cas de triangulaire, a affirmé ainsi vendredi matin sur l’antenne d’Europe 1 la présidente du Front national. Marine Le Pen a affirmé que son parti « ne fera pas d’accord avec l’UMP, pour une raison simple : nous n’avons pas les mêmes opinions ». Une réponse du berger à la bergère, donc… Marine Le Pen a ironisé sur l’auberge espagnole UMPesque, selon elle un simple « syndic d’intérêts électoralistes, au sein [duquel], il y a des gens qui pensent tout et l’inverse de tout ». Et la présidente du Front national de lancer un appel « à des élus de base, qui se rendent compte que la ligne qui est défendue par les dirigeants UMP – qui est une ligne prosocialiste – n’est pas admissible. Ceux là, qu’ils quittent l’UMP et qu’ils viennent nous rejoindre. » Avant de lancer : « Nous sommes un rassemblement qui a vocation à dépasser la droite et la gauche ».

En cas de duel UMP-PS, le Front national « regardera au cas par cas », a t elle par ailleurs expliqué.

Mais un appel généralisé à l’abstention ou au vote blanc est plus vraisemblable. Difficile en effet d’imaginer que le Front national puisse se compromettre avec des représentants d’un parti qui méprise ouvertement les patriotes. Pour Marine Le Pen, « le seul combat, c’est à l’assemblée nationale qu’il faut le mener, avec des députés qui savent où ils vont », soulignant que la droite nationale constitue « la véritable opposition » aux « social communistes ».

Quid de François Bayrou ?

François Bayrou - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)

Le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain - crédit photo : pierremeunie via Flickr (cc)

Sans alliance, le MoDem risque fort d’être totalement déconnecté du réseau en juin prochain. Depuis son ralliement, que d’aucuns qualifieront de contre nature et d’opportuniste, à François Hollande, le Béarnais est en effet devenu l’homme à abattre dans les rangs de l’UMP, laquelle opposera un candidat de l’ex parti présidentiel à tous les candidats du parti centriste, en particulier à François Bayrou lui-même, dans la 2ème circonscription des Pyrénées Atlantiques. Hélas pour lui, Bayrou ne devra pas compter sur les remerciements du Parti socialiste. Alors que la députée PS Marisol Touraine proposait de faire un geste en faveur du président du Modem, en ne présentant aucun candidat PS face à lui, la candidate socialiste locale, Nathalie Chabanne, fermement soutenue par le député maire PS de la circonscription voisine, refuse de se retirer, malgré les appels de Ségolène Royal et Pierre Moscovici. La candidate a appris la proposition de Marisol Touraine lundi soir par le biais d’un sympathisant qui l’avait lue dans un média.

L’élection de Hollande a au moins eu le mérite d’illustrer la réalité du communautarisme en France

Dans les grandes villes de France, de nombreux drapeaux maghrébins, maliens, guinéens, palestiniens, etc., ont flotté tard dans la nuit du 6 au 7 mai dernier pour fêter la victoire de François Hollande. Des burqas se sont également joyeusement exhibées, au mépris de la loi, en particulier sur les Champs‑Élysées, ainsi que le prouvent des photos d’agences de presse. Une étude réalisée par l’institut de sondages OpinionWay le jour du deuxième tour révèle une adhésion massive des musulmans au parti socialiste : 93 % des musulmans ont ainsi voté François Hollande.

La cartographie des votes est sans ambiguïté

Élections : le troisième tour a déjà commencé…

La cartographie des votes est sans ambiguïté. Crédit : DR

Dans le fameux « 9-3 » par exemple, Hollande fait mieux qu’en Corrèze, département dont il présidait jusqu’à ces derniers jours le conseil général, avec des pointes à 77 % à Bobigny et 78 % à Saint Denis. Dans les Yvelines, Les Mureaux et Trappes, deux villes à forte densité musulmane, le candidat socialiste atteint respectivement 70 et 77 %, et “monte” même à 89 % dans le quartier dit “sensible” du Val Fourré, sur la commune de Mantes la Jolie.

Le nouveau président ne peut donc qu’entendre les avertissements que lui lance entre autres le collectif ethnique « AC le feu »

« AC le feu » (sic), un collectif ethnique basé précisément dans le 93 a clairement posé les règles du jeu auxquelles devra se soumettre le nouveau chef de l’État. Ce dernier est sommé « d’envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires [lire : quartiers ethniques] de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire ». Une vidéo tournée par Khoutspa TV à la Bastille le soir du 6 mai, intitulée « La Palestine à la Bastille », actuellement visible sur le site François de Souche, montre l’adhésion sans ambiguïté de nombre de jeunes supporteurs musulmans de François Hollande aux thèses du Hamas ou du Hezbollah.

Le Hamas a d’ailleurs officiellement invité François Hollande à Gaza

Après Martine Aubry qui, le 10 mars dernier, était allée à la rencontre d’Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain et ancien membre de la Jeunesse islamique, qualifié sur le site Slate Afrique « d’ennemi juré des laïcs, des athées, des homosexuels et de la culture occidentale », c’est au tour du Hamas d’inviter François Hollande à Gaza. Dans un communiqué publié mardi, le Hamas déclare « Nous appelons le président français élu François Hollande à mettre la question palestinienne en tête de ses priorités et à corriger l’approche française de la question palestinienne ».

En baisse dans les sondages, François Bayrou a du mal à trouver un logiciel qui marche

En baisse dans les sondages, François Bayrou a du mal à trouver un logiciel qui marche

18/04/2012 – 15h20
NANTES (NOVOpress Breizh) – Devant 1.500 militants enthousiastes, François Bayrou était hier soir à Rezé, dans la banlieue de Nantes. Se présentant comme le seul candidat « sérieux » et « républicain », le patron du Modem veut croire à son destin présidentiel. Mais le Centre, coincé entre le PS et l’UMP, ne fait guère recette en 2012. Critiquer le Système de l’intérieur, tout en adhérant à l’essentiel de la doxa mondialiste, marque les limites d’un exercice qui a peu de chances de convaincre massivement un électorat que les sondages révisent sérieusement à la baisse.

S’affirmant, encore tout dernièrement à Rennes, résolument favorable à la réunification de la Bretagne, le candidat centriste a commencé bizarrement par saluer le public de Rezé en s’adressant aux « Français des Pays de Loire, d’abord des Nantais et de ceux quelquefois venus d’un peu plus loin dans l’Ouest ». Pas une seule fois il ne sera question de saluer les Bretons. Considérés comme Bretons « pur beurre » à Rennes, les Nantais seraient-ils devenus quelques jours plus tard d’authentiques « Ligériens » ?

Se présentant en toute modestie comme le seul candidat « sérieux » et « républicain », le député des Pyrénées Atlantiques commence par dénoncer « les interventions totalement déconnectées de la réalité du pays » comme la présence de la viande hallal dans les supermarchés – immigration connait pas – ou l’organisation de l’examen du permis de conduire – pauvreté connait pas non plus. F. Bayrou va ensuite consacrer l’essentiel de son intervention à l’économie. Se référant à deux organismes mondialistes, le FMI et l’Institut Montaigne, pour leurs prévisions de chômage et de croissance dans les prochaines années, il dénonce les programmes de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, incapables d’équilibrer les comptes de la France.

Le candidat du Modem précise alors que « peu à peu, mes yeux se sont ouverts et je me suis rendu compte que toutes les explications que l’on nous donnait…., si j’ouvrais les yeux, étaient fausses ». Mais il ajoute aussitôt que « ce n’est ni l’euro, ni la mondialisation ‘ qui sont en cause’ car comment expliquez-vous que l’Allemagne au lieu de faire 70 milliards de déficit ont fait l’an dernier 160 milliards d’excédent. ». Pour illustrer cette position, il va prendre diverses filières dont la forêt, le textile, pour montrer que l’on peut produire en France au lieu d’importer. Avec l’exemple de la carte vitale commandée en Inde par la sécurité sociale, il préconise implicitement une forme de préférence nationale sans le dire. Pour cela : « il faut changer le logiciel que les décideurs de notre pays ont dans la tête ».

Se référant au philosophe Marc Sangnier, François Bayrou se présente comme étant le seul « vrai démocrate » alors que ses concurrents sont des « démagogues ». « Ils sont menteurs et illusionnistes. » affirme-t-il avant de préciser « moi, je prononce devant vous le mot effort que personne ne prononce ». Ce qui est vrai.

Citant en exemple le rassemblement de plusieurs centaines de hauts fonctionnaires par F. Hollande – qui leur a dit : « je sais que beaucoup d’entre vous sont là pour les places et ils ont raison parce qu’avec nous, des places, il y en aura beaucoup » – le candidat centriste souligne que c’est « le contraire de l’Etat impartial », cher à Raymond Barre à l’ombre duquel il se place. Il rappelle « qu’ayant exercé ….la responsabilité de ministre de l’Education Nationale, ce n’était pas l’allégeance partisane qui faisait la responsabilité » ajoutant cependant ce terrible aveu : « j’aurais peut-être dû chercher longtemps ». Cela ne l’empêche pas de dénoncer la chute du niveau des élèves, la France étant maintenant à la 24° place en écrit et à la 25° en calcul du classement des 35 pays de l’OCDE. A qui la faute ? Il se garde bien de répondre.

Enfin, après avoir appelé au rassemblement, à rompre avec la division du pays en deux camps de guerre civile, le « seul candidat républicain » n’hésite pas à exclure un bon tiers des Français car « il n’y a qu’un seul candidat [lui-même] qui garantisse aux français … que les extrêmes seront tenus à l’écart ». Décidément F. Bayrou, oubliant sa longue participation à des équipes responsables de la situation actuelle, voudrait bien être le candidat virginal d’une nouvelle politique. Faute d’avoir réussi à changer de logiciel, on peut en douter.

Crédit photo : Pierre Meunie, via Flickr licence CC
[Tribune libre] Il est méchant Monsieur Guéant... Il est tout mou Monsieur Bayrou...

[Tribune libre] Il est méchant Monsieur Guéant… Il est tout mou Monsieur Bayrou… Par Guy Rolland

[box] Titre adapté librement du Dîner de cons. [/box]

(…) Monsieur Guéant (photo) est remarquable. Personne ne peut dire s’il fait semblant ou pas. C’est un type qui a l’air d’être terriblement sérieux. Il a une tête de proviseur ou de surgé. Je ne sais jamais s’il va se mettre à rire ou à éclater en sanglots. Je suis peut-être sévère, il est veuf depuis 2008. Comment a-t-il pu arriver dans la politique, c’est un mystère. Il n’a jamais été jeune, il ne sera jamais vieux. Ce type a du naitre flic. Ou bien était-il déjà très vieux au moment de naitre. Il ne saura jamais le parfum d’un Saint-Emilion quand les Gendarmes font souffler ni la légèreté d’une salsa dans les bras d’une brésilienne à gorge profonde. Monsieur Guéant ne se met jamais en colère, il ne se met jamais en quatre et on ne peut pas l’imaginer sur son trente et un, bien qu’il vienne de passer deux journées agitées à Toulouse.

Au milieu de la folle écurie d’arrivistes dont les dents raient le pré et égaré parmi leurs fragrances d’assiette au beurre rance qu’ils portent en propre – mais pas sur eux – Monsieur le Ministre de l’Intérieur détone singulièrement. On ne peut imaginer qu’il ignore la ligne à haute tension de la loi Gayssot. Mais il se permet des provocations verbales d’une innocence telle qu’il est impossible de ne pas lui suspecter la rouerie des gros sabots de je ne sais quel fond de terroir normand ou auvergnat. Il continue de crayonner un bout de papier pendant que le concert des schbebs effarouchées grimpent aux boiseries de l’hémicycle en poussant leurs cris d’orfraie habituels.

Enfonçant une porte ouverte sur la hiérarchie des civilisations, il a provoqué l’indignation éternelle – d’une journée – d’un Guadeloupéen député, qui ne s’est pas rendu compte qu’il validait simultanément l’assertion ministérielle en invoquant rien de moins que les mânes des … camps de concentration.

Monsieur le Ministre venait benoitement de déclarer, dans un colloque de l’UNI, que les civilisations qui défendent l’humanité sont sans doute supérieures à celles qui la nient. Qui se sent morveux se mouche et Serge Letchimy a consommé, en un instant, des rouleaux de Sopalin et des rames de mouchoirs jetables devant un Guéant immuable et presqu’un peu souriant. Le pays bas qui suit Hollande a riposté à l’émeute par une autre émeute pendant que les téléspectateurs s’endormaient, las.

Dans le quinquennat qui vient et parce que Monsieur Hollande réquisitionne sans vergogne les hordes de la gauche semoule et caviar, c’est l’homme de confiance de Sarkozy qui sera chargé d’expliquer que l’imputation à crime des thèses qu’une prétendue extrême-droite a empruntées à Ferry, Blum, Mollet et Marchais et que droite et gauche s’approprient régulièrement dans le lustre qui suit, (5 ans) ne sauraient empêcher une alliance électorale enfin libérée de l’interdiction pestiférée de la part des héritiers directs de Pol Pot, d’Ho Chi Minh, de Castro, d’Hodja et autres Staline et Mao – spontex ou pas – mais aux cent millions de morts !

Bayrou sonnera alors le grand air de la déroute. Il rangera à jamais son numéro d’équilibriste entre Casher et Hallal, entre chien et loup, entre marteau et enclume, entre poire et fromage, entre Sambre et Meuse, entre Goncourt et Goncourt, entre la vie et la mort, entre fromages ou dessert, entre Charybde et Scylla, entre cinq et sept, entrepôt et manque de bol.

L’horizon retrouvera ses contours naturels, débarrassé enfin du morbac du pubis centriste qui m’avait un peu emporté le morcif quand il corrigea, un Lundi soir sur BFM en direct, la faute que je lui avais signalée par mèl le Vendredi d’avant. En centriste fatal, Bayrou avait attribué à Hugo ce qui était à Rostand, un soir de colloque télé. Enfer et Damnation ! Et la présentatrice n’y avait vu que du feu. J’avais cru pouvoir voter au titre des affinités électives littéraires. Après tout j’adore Aragon comme poète. Mélanchon qui refusille Brasillach tous les soirs n’y comprendra jamais rien. Avec des revenus de fouteboleurs de troisième division un député peut-il aimer la poésie ?

L’humaniste Bayrou l’a joué très “esprit de Munich” sur la question essentielle du Hallal. Gandhi dit qu’on juge une société à la manière qu’elle a de traiter ses animaux. Le carnage Hallal me dégoute au point que je me suis retranché dans mon Alamo de poissons panés only et barricadé jusqu’à nouvel ordre derrière mes provisions de fruits et légumes au Jurançon. Je peux attendre les Chinois et Mahomet.

Guy Rolland

Crédit photo : Πρωθυπουργός της Ελλάδας via Flickr, licence CC.

madrolle

Entretien avec Christophe Madrolle, secrétaire national adjoint du Modem [audio]

09/01/2012 – 12h
PARIS (NOVOpress) –
Alors que la consultation interne a été lancée pour savoir si le Bloc Identitaire allait ou pas appeler à voter pour un candidat aux élections présidentielles, un des choix proposés par ce parti à pu faire « bondir » de nombreux électeurs de ce mouvement tout comme il a suscité l’interrogation parmi bon nombres d’observateurs de la politique française : le choix d’appeler à soutenir la candidature de François Bayrou.

Il nous a paru intéressant d’interroger un responsable du Modem sur les positions de Mr Bayrou par rapport aux régions, à l’Europe,  à l’immigration , à l’Islam, au protectionnisme économique notamment. Christophe Madrolle, secrétaire national adjoint du Modem, a accepté de nous répondre, restant très « politiquement correct » et laissant présager au final peu de « révolution » si François Bayrou venait à accéder à la plus haute marche de l’Etat.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress

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