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Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

Yvan Blot : “L’Union européenne est un relais des Etats-Unis”

19/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien élève de l’ENA, haut-fonctionnaire, Yvan Blot fut l’un des fondateurs du Club de l’Horloge, aux côtés d’Henry de Lesquen et de Jean-Yves Le Gallou. Il développa pendant plusieurs décennies des positions iconoclastes (immigration, démocratie directe …) et poursuivit ses travaux de philosophie politique à travers de nombreux ouvrages. Ses derniers titres publiés sont L’Europe colonisée et Nous les descendants d’Athéna (2 tomes, ici et ). Très fin connaisseur des réalités russes, il est consultant pour le groupe de médias La Voix de la Russie.

Propos recueillis par Romain Vincent


Vous venez de publier L’Europe colonisée aux éditons Apopsix. Qu’est-ce qui vous a poussé à rédiger cet ouvrage ?

J’ai pu voir que l’Europe était colonisée notamment lorsque j’étais député au parlement européen. Plusieurs députés votaient alors toujours contre les intérêts européens et pour les intérêts américains. C’est un exemple parmi d’autres. Plus récemment, j’ai vu la diplomatie américaine essayer de creuser un fossé entre l’Europe occidentale et la Russie. En relisant Le grand échiquier de Zbignew Brzezinski, le conseiller des présidents américains, j’ai bien vu que ceux-ci voulaient faire de l’Europe une colonie et qu’ils visaient l’hégémonie mondiale. L’actualité en Ukraine m’a aussi poussé à faire cet ouvrage sur l’Europe.

Cela m’a permis de définir quatre formes de colonisation : l’exploitation (économique), la satellisation (politique), l’immigration de masse (les hommes) et l’aliénation intellectuelle et morale (la cause finale d’Aristote).

Dans votre livre, vous prenez en référence Aristote et Heidegger pour décrire une situation très actuelle, la colonisation du continent européen. Quels ont été leurs apports à votre réflexion ?

Aristote a défini les quatre causes de chaque phénomène humain dans sa Métaphysique : la cause matérielle ( la technique, l’économie), la cause formelle (les normes), la cause motrice (les hommes) et la cause finale (la religion, la culture, les valeurs). Heidegger a repris cet outil intellectuel avec d’autres noms (terre ciel, mortels, Divinité).

Cela m’a permis de définir quatre formes de colonisation : l’exploitation (économique), la satellisation (politique), l’immigration de masse (les hommes) et l’aliénation intellectuelle et morale (la cause finale d’Aristote). Ainsi, on n’oublie rien : on ne voit pas qu’un seul aspect de la colonisation, l’immigration par exemple.

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Conférence de presse de François Hollande : "Tout va très bien, Madame la marquise..."

Conférence de presse de François Hollande : “Tout va très bien, Madame la marquise…”

18/09/2014 – PARIS (NOVOPress)
Malgré l’aspect solennel de la conférence de presse, de toute conférence de presse d’un président de la République en fait, François Hollande ne semble pas avoir pris la mesure de son impopularité sans commune mesure dans les annales de la Vème république. Dans la conférence de presse d’aujourd’hui, le leitmotiv semble être “Tout va très bien, Madame la marquise…” et surtout “Le changement ce n’est pas maintenant”. Pour rassurer surtout ses derniers fidèles à gauche et son nouvel électorat issu de l’immigration, François Hollande s’est drapé dans le manteau de l’opposant au Front national et a vanté “l’apport” de l’immigration à La France. Donc, à part démissionner ou envisager la dissolution, François Hollande n’a rien apporté.


 

 

 

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#YesScotland : des militants de Génération identitaire aujourd'hui au château d'Édimbourg pour honorer la Auld Alliance

#YesScotland : des militants de Génération identitaire aujourd’hui au château d’Édimbourg pour honorer la Auld Alliance

18/09/2014 – ÉDIMBOURG (NOVOpress)
Alors qu’aujourd’hui jeudi 18 septembre est un jour fondamental pour l’Ecosse, et pour l’Europe, des militants de Génération identitaire (présents en Ecosse dans le cadre du référendum) se sont retrouvés au château d’Édimbourg (photo du château en Une) pour honorer la Auld Alliance contractée entre la France, l’Ecosse et la Norvège au Moyen-Âge contre l’ennemi commun : l’Angleterre. Une façon de rappeler que Génération identitaire défend la liberté et l’identité des peuples.

Crédit photo Une : Solveig via Wikipédia (cc)

Pourquoi je soutiens à titre individuel le « Yes » à l’indépendance écossaise – par Pierre Larti (Génération identitaire Paris)

Pourquoi je soutiens à titre individuel le « Yes » à l’indépendance écossaise – par Pierre Larti (Génération identitaire Paris)

12/09/2014 – PARIS (Novopress)
Le 18 septembre prochain, l’histoire de notre Continent s’écrira en partie du côté de l’Ecosse. En effet, la question est posée au peuple écossais de savoir s’il souhaitait être indépendant du Royaume-Uni et donc de l’influence anglaise.

Les relations entre l’Ecosse et l’Angleterre ont été marquées pendant de nombreux siècles par de durs conflits entre les deux pays. Il y a exactement 700 ans, en 1314, William Wallace et Robert Bruce – qui avaient réussi l’exploit de fédérer les clans écossais – repoussaient triomphalement les armées de l’envahisseur anglais et offraient ainsi à l’Ecosse son indépendance. Mais le XIVème siècle a réservé bien des batailles entre les deux armées tant et si bien que l’hostilité entre les deux nations est toujours restée vive.

Aujourd’hui, l’Ecosse bénéficie déjà d’une autonomie déjà bien institutionnalisée : parlement régional, pouvoirs en matière judiciaire, politique économique… Mais c’est surtout sur le terrain identitaire que les Ecossais souhaitent se démarquer de leurs voisins anglais.

Descendants des Scots, les Ecossais aiment à se rappeler le soir autour d’un bon whisky tourbé les figures héroïques telles William Wallace ou Robert Burns, les jeux traditionnels (lancé de pierre, tire à la corde, …) qu’on retrouve particulièrement lors des « Highlands Games », musiques traditionnelles teintées de cornemuse et jouées en kilt, légendes mystiques sur les créatures qui hanteraient les lochs… Tant et si bien que l’Ecosse apparaît incontestablement comme une terre d’identité vivante qui attire des millions de touristes par an.

L’Ecosse et la France sont deux nations amies dont l’union a été marquée par la « Auld Alliance », qui remonte au XIIème siècle et qui constitue une entente tripartite (avec la Norvège) contre l’ennemi juré et partagé, l’Angleterre. C’est à ce titre que je me suis intéressé à la question de l’indépendance écossaise ; et je serai sur place jeudi prochain pour vivre l’événement avec le Peuple aux tartans !

De par mes convictions identitaires et mon engagement militant, quelle est ma position sur ce référendum ?

J’exprime ici un point de vue personnel, mais que je sais être partagé par bon nombre de militants identitaires. Je crois que si le « Yes » à l’indépendance l’emportait, c’est l’Ecosse et par ricochet notre Europe qui en sortiraient grandies.

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[Tribune ] La nécessité de quitter l’OTAN - Par Vincent Revel

[Tribune ] La nécessité de quitter l’OTAN – Par Vincent Revel

Début mai, je déplorais le manque de lucidité et de courage des dirigeants européens vis-à-vis de la crise ukrainienne. J’expliquais, en reprenant les réflexions de géopoliticiens sérieux et reconnus, que « l’Ukraine, voie historique de la Russie vers la Méditerranée, était devenue à présent l’enjeu d’un bras de fer engagé par les Américains contre les Russes. » Qu’à vouloir faire croire aux Ukrainiens de l’ouest du pays « que l’Union européenne et l’OTAN leur étaient grandes ouvertes, que la Russie était au centre de leurs problèmes, qu’ils pouvaient quitter la sphère russe au profit de celle des Etats-Unis en oubliant et négligeant l’avis des 20% d’Ukrainiens d’origine russe, était juste une véritable erreur stratégique et un monstrueux mensonge. »

Les politiques européens, au nom d’une Union servant docilement les consignes de l’Oncle Sam, affichent leurs incompétences là où leurs actions devraient permettre de construire un continent uni et soudé.

A la suite d’Alfred Sauvy, le professeur Gérald-François Dumont regrettait dans un numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire que nos politiciens modernes ne se réfèrent pas mieux aux lois de la géographie des populations « pourtant essentielles à la compréhension du monde et donc aux choix géopolitiques à effectuer. » Les dirigeants de l’Union européenne n’agissent que selon les intérêts et les volontés de Washington. Comment avons-nous pu penser une seule seconde que la Russie allait laisser l’Ukraine devenir un pion de l’OTAN en voyant une région si importante pour son histoire et ses intérêts sortir de sa sphère d’influence ? Comment avons-nous pu jouer à ce point le jeu des Etats-Unis sans chercher en amont à désamorcer la tension entre ces deux peuples européens ? Comment pouvions-nous croire, qu’après deux décennies d’humiliation, voulues par l’Occident, que la Russie allait rester les bras ballants à contempler l’avancée américaine jusqu’à Kiev ? Les politiques européens, au nom d’une Union servant docilement les consignes de l’Oncle Sam, affichent leurs incompétences là où leurs actions devraient permettre de construire un continent uni et soudé.

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Dichtatafaire

Dichtatafaire

07/09/2014 – PARIS (NOVOpress via Polémia)

♦ Qui a vu Dichtatafaire (*), lundi 2 septembre 2014 sur Sat 1 ?

Notre contributeur Frédéric Malaval dont les écrits, habituellement, relèvent plus du sérieux que du divertissement se livre ici à une critique amusante d’un téléfilm comique allemand qui, lui, tient de la facétie. Le lecteur non germanophone trouvera en fin d’article, sur le site d’Europe1.fr, un commentaire en français (**).
Polémia


Ce film allemand raconte l’histoire d’un homme et d’une femme qui se retrouvent dans la cinquantaine après une brève liaison pendant la chute du Mur de Berlin, arrêtée sur un quiproquo. Tiens ! Polémia chercherait-il à concurrencer la presse people et quitter le monde de la réinfosphère pour entrer dans celui du divertissement ?

Précisons que ce film a comme personnages principaux un Français et une Allemande. Rien de significatif, là encore.

Bon alors, lâchons le cœur de l’intrigue : lui est président de la Ve République française ; elle, chancelière de la Bundesrepublik Deutschland. Voilà l’intérêt de ce film qui, dans le registre bluette, fournit quelques clichés sur la façon dont nos cousins germains nous voient et envisagent nos relations.

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Totalitarisme islamique : de l’Irak à la France ? par Guillaume Faye

Totalitarisme islamique : de l’Irak à la France ? par Guillaume Faye

02/09/2014 – PARIS (via le site de Guillaume Faye)
Les exactions de l’État islamique (EI) en Irak et en Syrie, issu de l’orthodoxie sunnite, nous rappellent la véritable nature de l’islam, porté au djihad, c’est-à-dire à la conquête violente, et au ”califat universel”. Elles rappellent aussi aux Européens que nous sommes, nous aussi, à terme, menacés, du fait de la présence croissante sur notre sol de l’islam et de sa version intégriste, l’islamisme, parfaitement conforme à la violence prônée dans le Qoran.

Protéiforme, le djihad est implacable

Il se déploie logiquement dans la barbarie des sunnites de l’EI, notamment contre les chrétiens et les yazidis, mais aussi les Kurdes et les chiites : déportations, destructions, spoliations, massacres, lapidations, décapitations, crucifixions, viols, razzias. Rien de nouveau en islam. Le djihad, ou guerre sainte, est devenu un fait incontournable, sous toutes ses formes, celles de la ruse et de la progression souterraine – comme chez nous – ou celles de la violence ouverte, comme au Moyen Orient, au Mali, en Lybie, au Nigéria. Il ne s’agit pas du tout d’une exception extrémiste ”qui n’a rien à voir avec l’islam”, comme on le rabâche partout, mais d’une option stratégique, qui est largement partagée dans l’umma musulmane, même sous le voile de la ruse et de l’hypocrisie. D’ailleurs, l’Arabie saoudite et le Qatar, respectables pétromonarchies dictatoriales officiellement alliées de l’Occident, adeptes du double discours, financent et arment en sourdine les bandes armées islamiques, tout comme elles financent les mosquées en Europe. La politique étrangère française s’en accommode : elle a abandonné toute idée gaullienne de souveraineté et d’indépendance comme toute cohérence géopolitique.

En réalité, c’est l’islam dans son ensemble qui est toujours tenté, consubstantiellement, par cette intolérance totalitaire et barbare. On notera qu’au tintamarre orchestré pour soutenir les Palestiniens dans la bande de Gaza bombardés par l’armée israélienne en représailles des attaques du Hamas n’ont répondu aucune manifestation d’envergure pour protester contre les persécutions des chrétiens pacifiques dans tout le Moyen-Orient, qui sont autrement plus meurtrières. Les autorités musulmanes en Europe et ailleurs, soi-disant ”modérées”, se sont tues ou bien ont protesté avec une mollesse hypocrite contre les exactions de leurs coreligionnaires. Tarik Ramadan ne s’est pas signalé par ses condamnations. Il n’y a pas eu de désolidarisation claire et forte des hiérarchies musulmanes officielles, ce qui est inquiétant.

L’Europe dans la ligne de mire

Écoutons le terrible et lucide avertissement, politiquement incorrect de Mgr Amel Shimon Nona, archevêque catholique chaldéen de Mossoul (Corriere della Sera, 09/08/2014) : « Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, les Européens et les chrétiens occidentaux, allez souffrir dans un proche avenir [...] Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous êtes aussi en danger. Vous devez prendre des décisions fortes et courageuses, même si elles contredisent vos principes. Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais ce n’est pas vrai ; l’islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas ceci très vite, vous allez devenir les victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous ».

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La France dans l’impasse - par Michel Geoffroy

La France dans l’impasse – par Michel Geoffroy

29/08/2014 – PARIS (via Polémia)
L’entêtement de François Hollande, le président « inflexible » d’après nos médias de propagande, a porté ses fruits : non seulement la France n’en finit pas de stagner économiquement et socialement, mais en plus la «majorité» se fissure et les critiques fusent au sein même du gouvernement, au point qu’un remaniement s’avère une nouvelle fois nécessaire.

Mais la France n’a plus de cap et la Ve République est en panne.

La France n’est plus gouvernée

La crise est économique mais le gouvernement ne maîtrise plus l’économie, désormais dans les mains de la Banque centrale européenne, de l’Allemagne ou des grandes entreprises mondiales.

Le gouvernement ne maîtrise plus l’immigration non plus, qui est dans la main des juges immigrationnistes, qu’ils soient «européens» ou français.

Le gouvernement ne maîtrise plus la sécurité publique : il s’acharne sur les Français de souche. Mais dès que les «quartiers sensibles», les «jeunes» ou les délinquants multirécidivistes sont en cause, il capitule sous le contrôle vigilant du Syndicat de la magistrature.

En d’autres termes le gouvernement n’a prise sur rien qui importe aux Français.

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La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

La France peut-elle mourir au XXIe siècle ? Par Guillaume Faye

Tout pays est comme un organisme : naissance et enfance, adolescence et jeunesse, âge mûr, vieillesse et mort. Quatre phases, toujours, comme les saisons. Cela vaut pour les individus, les peuples, les civilisations ; mais aussi pour toutes les organisations.

La France est née progressivement au cours du haut Moyen Âge sur les ruines de la Gaule romaine, les invasions germaniques et le premier christianisme. Premier roi mythique franc : Clovis, consul romanus adoubé par l’Empire d’Orient de Constantinople, païen converti, de son vrai nom Chlodoveigh. Les racines de la France sont beaucoup plus anciennes que celles de son État franc naissant. En ouverture de ses Mémoires d’espoir, De Gaulle a écrit : « La France vient du fond des âges, elle vit ». Le problème, c’est qu’aujourd’hui, sous ses successeurs, elle risque de mourir. La formule de De Gaulle signifie que le substrat humain, anthropologique, de la France n’avait que peu changé au cours des âges. Bien d’autres pays européens sont dans la même situation. Cet article comporte  plusieurs brèves parties : 1) La France change de visage. Défiguration ? 2) Ethnopolitique et idée de Nation.  3) L’imposture de l’idéologie républicaine française. 4) Le mauvais plombier et le mauvais médecin. 5) Des dirigeants apeurés ou cyniques. 6) Course à l’abîme ou simple maladie ?

1. La France change de visage. Défiguration ?

Elle peut mourir progressivement au début du XXIe siècle, mais beaucoup plus rapidement qu’elle n’est née. Il faut rétablir une vérité sans cesse bafouée : le territoire français des Gaules n’avait jusqu’au milieu du XXe siècle jamais connu d’immigration de peuplement importante et les seules migrations concernaient des populations européennes apparentées. Une homogénéité ethnique globale avait toujours été préservée. La rupture s’est produite, comme ailleurs en Europe occidentale, pendant les catastrophiques années soixante et soixante-dix ( les ”Trente Glorieuses”) où a commencé un flux migratoire extra-européen ininterrompu et massif– jamais vu dans l’histoire depuis plusieurs millénaires – associé à une chute de la fécondité des Français et Européens de souche ; mais aussi amenant dans ses fourgons le millénaire islam, totalement incompatible avec la civilisation européenne et en conflit avec elle depuis le VIIIe siècle. Face à ce phénomène invasif, les élites françaises et européennes ont non seulement baissé les bras mais, fait inouï, incompréhensible pour un Chinois, un Japonais, voire un Africain, elles le favorisent. Elles collaborent.

Regardez des films et des photos de la France des années 60. Le paysage humain a changé. Le processus n’en est qu’à ses débuts. Un de mes amis photographes a fait un gag : il a monté une exposition sur la vie quotidienne en Afrique équatoriale et au Maghreb. Les photos, en réalité, étaient prises en région parisienne. Déjà, dans de nombreuses zones, il ne s’agit plus de ”minorités”, mais d’une majorité. Si rien ne change, démographiquement, ce sont les Français de souche (c’est-à-dire d’origine européenne) qui risquent de devenir minoritaires. On le voit déjà, avec l’échec de l’intégration, c’est aux autochtones de s’adapter. Ça va s’aggraver. Les symptômes cliniques de la disparition de l’identité franco-européenne, donc de la France elle-même, sont déjà présents.

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La France hollandaise ça suffit ! Par Michel Geoffroy

La France hollandaise ça suffit ! Par Michel Geoffroy

« Celle qui prend conscience que cela ne peut plus continuer ainsi.
Celle qui va se révolter. »

♦ La France hollandaise, symbolisée par le président « normal » du même nom, c’est celle que l’on retrouve avec tristesse quand on a eu la chance de prendre quelques vacances à l’étranger. Une France sale et ridée, qui sort de l’histoire. Une France qui fait mal.


La France bavarde

Bien sûr, la France hollandaise s’écoute parler, chaussée de ses nouvelles lunettes «made in Denmark». Le flot médiatique et minable ne s’arrête plus.

«Elle cause, elle cause, c’est tout ce qu’elle sait faire», pourrait une nouvelle fois dire Zazie ! RRéppubliqqque, Démmocccratie, Drroits de l’homme, Libérration, Heures Sombbrres, Raccissme, Réfformes Socciétales, Redddressement Prroductif, coassent sur tous les tons les perroquets ridicules qui sont au pouvoir. Ridicules à force d’impuissance.

A côté d’eux un Guy Mollet, un Edouard Daladier ou un Jean Jaurès passeraient pour des géants ou des parangons de popularité !

La France qui s’abandonne

Mais la France hollandaise c’est la France qui s’abandonne.

La France qui n’a plus de politique arabe mais qui se soumet chaque jour un peu plus à l’islam sur son sol. La France qui joue les petits télégraphistes des Israéliens mais qui laisse tomber les chrétiens d’Orient. La France ralliée à l’OTAN et espionnée par les Etats-Unis. La France qui se coupe progressivement de tous ses alliés historiques et notamment de la Russie. La France réduite au rôle de pompier en Afrique.

La France vassalisée, minoritaire, endettée qui va quémander à Berlin un assouplissement des normes budgétaires qu’elle a pourtant soutenues lors de l’avènement du Traité de Maastricht et la mise en place de l’euro.

La France impuissante

Car la France hollandaise c’est la France impuissante.

Impuissante à lancer les réformes qui s’imposent. Impuissante à faire entendre sa voix. Impuissante à réduire les dépenses et les impôts, ce que tous nos voisins ont su faire. Impuissante à relancer la croissance et l’industrie (en 2014 la production industrielle est revenue à son niveau de… 1994). Impuissante à faire régner la loi et l’ordre sur son territoire. Impuissante à faire prévaloir le bien commun sur les intérêts particuliers.

La France hollandaise c’est celle des clans, des minorités agissantes, des partis, des loges, des corporatismes, du MEDEF et des passe-droits.

La France qui fait dans son froc

La France hollandaise c’est la France qui a peur de tout.

C’est la France libanisée qui n’ose plus rien, de peur que les banlieues ne s’embrasent. C’est la France des policiers qui n’osent plus aller dans les cités ou qui ont peur de la «bavure» médiatisée. C’est la France qui n’ose pas empêcher l’immigration irrégulière ni protéger ses frontières par peur du «racisme».

C’est la France qui a peur des radars, du fisc, du chômage, des cambrioleurs et des juges. La France qui ne veut plus appeler les choses par leur nom de peur de se faire accuser de racisme ou d’antisémitisme. La France qui ne veut plus prendre de risques, «principe de précaution» oblige, ni faire d’enfants.

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Florian Philippot : la France “a une responsabilité dans l’expansion du jihadisme”

21/08/2014 – PARIS (via RTL)
Florian Philippot, Vice-Président du Front National, était invité ce jeudi 21 août sur RTL. Au cours de cet entretien, il affirmé qu’il fallait combattre l’islamisme radical. Mais surtout, Florian Philippot a pointé la lourde responsabilité de Nicolas Sarkozy et de François Hollande dans l’expansion du djihadisme que ce soit en Libye, en Syrie ou en Irak.

Publié le
Au sujet de ma conférence censurée - par Bernard Lugan

Au sujet de ma conférence censurée – par Bernard Lugan

20/08/2014 – PARIS (via Polémia)
A l’occasion de la sortie du tout dernier numéro de son périodique L’Afrique Réelle (n°56 – Août 2014), Bernard Lugan (photo) présente, dans son éditorial, la mesure de censure dont il a fait l’objet en juin dernier. On la lira ci-après.


Les interactions entre l’Afrique du Nord et le Sahel : quand le temps long donne la clé de lecture des conflits actuels

Dans ce numéro de L’Afrique Réelle je publie l’intégralité[*] du texte de mon intervention censurée par l’Elysée (voir mon communiqué du 9 juillet 2014).

Pour mémoire, le 24 juin 2014, à la demande des Armées, je devais présenter aux attachés de Défense français en poste dans une quinzaine de pays africains la question de l’interaction entre l’Afrique du Nord et le Sahel à travers le temps long. Le but de cette intervention très spécialisée était de donner à ces hauts responsables militaires une vision globale ainsi que des clés de lecture dépassant les frontières de leurs affectations respectives. Cette intervention de type universitaire n’avait aucun caractère politique ou polémique et les abonnés à L’Afrique Réelle le constateront d’évidence en lisant le texte.

Quelques jours avant la date prévue, un ordre téléphoné depuis l’Elysée contraignit les organisateurs à décommander la prestation bénévole qui m’avait été demandée. Dans mon communiqué daté du 9 juillet, j’écrivais : « Alors que la complexité des situations locales et régionales nécessite une connaissance de plus en plus “pointue”, non idéologique et basée sur le réel, la présidence de la République, avec un sectarisme d’un autre temps, a donc privé les attachés de Défense français d’une expertise à la fois internationalement reconnue et nécessaire à la bonne compréhension des zones dans lesquelles ils servent… »

Je n’ai rien à retirer à ces lignes. D’autant plus que les épurateurs zélés qui prospèrent actuellement dans l’appareil de l’Etat ont déclenché une campagne visant à m’évincer des divers cénacles militaires devant lesquels j’interviens.

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Tribune La bombe estivale d’Aymeric Chaupraded’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date - par Gabriel Robin

Tribune d’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date – par Gabriel Robin

19/08/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Aymeric Chauprade (photo), député européen et spécialiste des questions internationales pour le Front national, a publié, le 11 août 2014 sur son blog personnel, un manifeste intitulé : « La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français. »

Revenant avec justesse et pertinence sur la genèse des troubles que traverse le Moyen-Orient contemporain, en pointant du doigt particulièrement la double responsabilité de l’État profond américain et de son équivalent saoudien (lesquels sont convenus, ensemble, de l’attaque de l’Irak nationaliste de Saddam Hussein, tant pour des raisons idéologiques que d’intérêts stratégiques particuliers – pétroliers et militaires – en créant un abcès de fixation du terrorisme islamiste dans la zone, entraînant des souffrances inouïes pour les populations civiles), Aymeric Chauprade ne s’arrête pourtant pas là et explicite les nouveaux paradigmes géopolitiques auxquels la France se trouve désormais confrontée.

En une sentence limpide et courageuse, le député européen enjoint les patriotes à prendre acte des bouleversements actuels et des dangers les plus immédiats : « Je m’adresse à ceux qui sont capables de regarder la réalité en face et donc de surmonter leurs réflexes et héritages idéologiques. L’un des grands défis de la politique tient en effet à la capacité de s’adapter à des circonstances qui changent afin de rester soi-même. »

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Totalitarisme islamique : de l’Irak à la France ? par Guillaume Faye

“Al-Qaïda en France”, le livre choc de Samuel Laurent

04/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Haletant, le nouveau livre de Samuel Laurent, “Al-Qaïda en France”, se lit comme un roman d’espionnage. Consultant international et homme de terrain, l’auteur s’était tout d’abord lancé dans une enquête sur les djihadistes français partis en Syrie. Mais il va rapidement découvrir l’existence d’un réseau bien plus large qu’il ne l’aurait imaginé, et qui va l’emmener jusqu’en Somalie pour finir dans les cités françaises où règnent en maître les salafistes.

Profitant de ses contacts au Sahel et en Lybie, il va réussir à s’introduire dans la brigade de Mohammed Fizourou ou auprès de l’émir de Jabhat al-Nosra, au bout de plusieurs mois de négociations. C’est là qu’il va comprendre ce qui se trame…

Constatant la disparition de certains français du camp où il réside du jour au lendemain, il en vient à découvrir que certains djihadistes français, ceux qui forment l’élite d’Al-Qaïda, après avoir passé un processus de sélection rigoureux sont envoyés en Somalie.

Ni une ni deux, l’auteur s’envole pour la suite de son enquête à Mogadiscio puis dans les repaires de shebabs. Il découvre alors le point clé de ces réseaux: ceux ayant été identifiés comme les meilleurs français djihadistes sont exfiltrés dans ces camps islamistes afin de préparer leur retour en France où ils seront des agents dormants d’Al-Qaïda, prêt à frapper lorsque l’ordre leur sera transmis. Après des semaines de jeu de piste, il finira par rencontrer en France “l’émir” d’Al-Qaïda en charge de ce groupe terroriste.

Décrivant dans le détail le fonctionnement de cette structure, ces méthodes, à grand renfort d’interviews exclusives et de témoignages passionnants, l’auteur fait des révélations fracassantes sur ces réseaux de l’ombre présents à l’heure actuelle en France. Glaçant.

Photo : le drapeau d’Al-Qaïda. Crédit photo : domaine public via Wikipédia (cc).

Louis Aliot : "Accueillir les chrétiens d’Irak n’est pas la réponse" (Présent n°8157)

Louis Aliot : “Accueillir les chrétiens d’Irak n’est pas la réponse” (Présent n°8157)

31/07/2014 -PARIS (NOVOpress)
Sa déclaration, reprise en boucle par les médias, a suscité la polémique et l’étonnement. Louis Aliot (au premier rang sur la photo), vice-président du Front national, avait en effet affirmé à l’AFP qu’il n’était pas favorable au fait que la France accueille les chrétiens d’Irak. Contacté par “Présent”, il s’explique.

Etes-vous opposé à ce que la France accueille les chrétiens persécutés en Irak ?

La dépêche publiée par l’AFP a surjoué mes propos. Je ne m’y oppose pas mais, oui, je n’y suis pas favorable. Bien sûr, il y a le droit d’asile et ils peuvent l’invoquer légitimement, car ils sont réellement persécutés dans leur pays. Pourquoi alors prendre cette position ? Si nous acceptons de les accueillir, nous acceptons par là même qu’il n’y ait plus de chrétiens en Orient ; alors que c’est le berceau de notre religion. Les chrétiens y sont depuis 2 000 ans. En outre, si la France se croit le devoir d’accueillir tous les gens qui se trouvent dans la misère cela fera beaucoup de monde. La France doit se protéger, particulièrement en période de crise.

Pourquoi alors le gouvernement a-t-il fait cette proposition de donner asile aux chrétiens d’Irak ?

Tout d’abord à cause de la pression immense dont il commençait à être l’objet : il devait faire quelque chose. Même dans les rangs de la majorité, cela commençait à murmurer. Ensuite, je soupçonne le gouvernement de vouloir, par ce biais, mélanger les différentes émigrations et montrer que la France est accueillante quelle que soit la religion et la nationalité.

Vous soutenez que notre pays est responsable de ces misères actuelles ?

Oui, nous avons une part de responsabilité dans ces persécutions ; tout simplement parce que, en Orient, des régimes ont été renversés avec l’appui de la France. Les personnages qui étaient à la tête de ces Etats étaient certes des dictateurs, mais désormais ce sont des partis islamistes qui ont pris le pouvoir, ce qui n’est pas mieux, vous en conviendrez. D’autant que dans ces cas-là ce sont les populations chrétiennes qui souffrent le plus. Lors d’une intervention au Parlement européen, il y a quelques semaines, j’avais souligné le fait que 4 persécutés sur 5 dans le monde sont chrétiens, et victimes de persécutions à cause de leurs opinions religieuses.

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Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

Irak : le Califat est une menace pour la France (Présent n° 8156)

30/07/2014 – MOSSOUL (NOVOpress)
Au chevet des chrétiens d’Irak avec Mgrs Gollnisch et Dubost, le cardinal Barbarin a déclaré mardi qu’il fallait encourager les chrétiens d’Irak persécutés par les jihadistes à rester dans ce pays où ils ont développé depuis des siècles « un art de vivre ensemble qui est aussi une grande richesse pour l’humanité ». Les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur français ont en effet annoncé être prêts à accorder l’asile aux chrétiens d’Orient menacés par les islamistes. C’est un peu tout ce qu’ils savent faire. Mgr Barbarin s’est dit inquiet de telles mesures « parce qu’on va aggraver l’exode et on va aggraver la situation ».

Louis Aliot, rejette, lui aussi, l’initiative du gouvernement. « La France ne peut plus recevoir d’immigration ».

Dans un pays où la politique d’immigration aurait été pensée et contrôlée (et ce depuis des décennies), il est bien évident que les chrétiens d’Irak devraient être accueillis en priorité. Au nom de leurs racines chrétiennes et des liens historiques qui unissent la France aux Eglises d’Orient. On sait que c’est loin d’être le cas. C’est même tout l’inverse qui a été mis en place par toute une génération de responsables politiques pour lesquels « la foi est un objet non identifié », selon la formule de Famille Chrétienne. Le gros malaise de François Hollande face à la question est manifeste. On a accueilli en priorité et en masse les immigrés dont les religions, les cultures et les coutumes étaient les plus éloignées, les plus opposées voire les plus hostiles aux nôtres.

Ne pas les accueillir tous ne signifie pas les abandonner. Ce qui est le cas actuellement. La France n’est absolument « pas à la hauteur de l’enjeu », comme l’a justement fait remarquer l’ancien ministre UMP des Affaires européennes Bruno Le Maire, qui appelle à une intervention diplomatique et politique sur un pertinent argument : « L’installation d’un califat islamique à Mossoul est une menace pour nos intérêts, pour nos valeurs, on ne peut pas laisser passer ça sans intervenir et prendre les initiatives diplomatiques nécessaires ». « Il n’y a pas d’initiative forte avec Barack Obama, avec Angela Merkel, ni avec d’autres Européens, pour appeler à la défense des chrétiens d’Orient », poursuit Lemaire.

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[Lu sur Internet] Un été d’avant-guerre - par Joris Karl

[Lu sur Internet] Un été d’avant-guerre – par Joris Karl

27/07/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
L’été devenait mou. Presque visqueux. Le peuple ballotté entre canicule et jours de pluie avançait avec la prestance d’une pile d’archives mal défraîchies. L’actualité n’atteignait plus le sol depuis longtemps. On savait qu’au loin il y avait des crashs, mal à l’aise ou malaisiens, on savait qu’il y avait des bang de plages et des fuites de Gaza. Mais on marchait. Droits comme des I, alors que dans la moiteur cravatée de l’Assemblée, une fournée de pingouins votait la fusion des régions. Tout seuls, comme des grands, à mille lieues de ce peuple qui pour eux n’existait plus. Comme cent ans auparavant, le ronronnement de la guerre nous berçait. Nous caressait quasi somnifère. Un alcool de haute tenue, petite gorgée, grande ivresse. Mais pas d’archiduc crucifié à l’horizon, pas de Bosnie pour le moment. Même pas de Caillaux dans nos chaussures, même pas de Jaurès au croissant.

(…)

Pourtant, le 14 Juillet s’était déroulé comme de coutume. Quoique. Toujours autant, voire plus de grappes humaines venues se répandre au pied du bouquet final. Des aahhh, des ohhh, pour goûter les comètes incertaines, pour humer le parfum des fusées. Lointaines bastilles dont on leur avait naguère susurré l’émotion sur les bancs de l’école. Le bruit de la guerre était ailleurs, enterré dans le passé absous, réfugié à jamais au tréfonds des pages jaunies du manuel de classe.

Nous, nous n’avions plus que cette odeur de poudre. Nano-écho des orages d’acier qui firent la France. Nous n’étions plus qu’un peuple sans histoire, amputé du temps, touristes de notre propre existence. Proie facile pour les prédateurs de tout poil, pour les prédicateurs de toutes obédiences.

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Photo Une : Assassinat de l’archiduc d’Autriche et de son épouse à Sarajevo, quatrième de couverture illustrée du Petit Journal du 12 juillet 1914. Crédit : Bibliothèque nationale de France (cc).

[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : "La Revue socialiste" 1885 - 1914

[Mémoire ouvrière] La presse ouvrière : “La Revue socialiste” 1885 – 1914

21/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
La Revue socialiste (photo) est la plus ancienne parution du socialisme français. Née en 1885, elle va perdurer jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Une première tentative de création échoua en 1880 malgré les efforts conjugués de Jules Guesde et Benoît Malon. C’est ce dernier, ancien ouvrier teinturier, militant de l’AIT(1) et de la Commune, qui sera le véritable fondateur de La Revue socialiste, l’œuvre de sa vie. Son rêve est de publier « une revue, un recueil mensuel où le socialisme français dépouillerait l’antagonisme des sectes ».(2) Il la veut ouverte à toutes les tendances du socialisme. Malon est alors tout à la fois directeur, gérant et secrétaire de rédaction de la revue. Le commanditaire est un curieux industriel du nom de Villaséca.

Présent sur tous les fronts, Malon se tue littéralement à la tâche le 23 septembre 1893 au moment même où les premiers députés socialistes font leur entrée au parlement. Portée au siège de La Revue socialiste, sa dépouille reçoit l’hommage des Parisiens. Des milliers de personnes suivent ses obsèques au cimetière du Père-Lachaise. En 1913, un monument destiné à recueillir ses cendres sera érigé face au Mur des Fédérés.

Son premier successeur est Georges Renard, ancien normalien et critique littéraire, secondé par Adrien Veber. Gustave Rouanet, ami de Jaurès et député du 18ème arrondissement, le remplace en mars 1898. Puis c’est Eugène Fournière, ancien ouvrier bijoutier, qui prend les rênes de la revue en janvier 1905. Tous sont des disciples de Malon pour qui « ses prescriptions sont sacrées ». Benoît Malon fera l’objet d’un véritable culte de la part des différents directeurs en tant que « vénéré fondateur ».

La Revue socialiste paraît chaque mois avec plus de 100 pages pour dix-huit francs par an, au moins jusqu’en 1910. On y retrouve de grandes plumes de l’époque : Jean Jaurès, Jean Ajalbert, Louis Lumet, Léon Blum et surtout Péguy, qui signe alors sous le pseudonyme de Pierre Deloire. Georges Sorel publiera lui aussi entre 1901 et 1902.

En 1910, la revue fusionne avec La Revue syndicaliste d’Albert Thomas, le leader politique de l’aile « droite » de la SFIO. La nouvelle concurrence de La Vie ouvrière de Pierre Monatte, lancée en 1909, n’est pas pour rien dans ce rapprochement qui vise à contrer la jeune revue. Avec Thomas, entre en scène Marcel Rivière, mécène nouvellement déniché. On créé pour Albert Thomas le poste ad hoc de rédacteur en chef de La Revue socialiste. « Nous prenons aujourd’hui, mes camarades et moi, la charge de la rédaction de La Revue socialiste… », affirme-t-il haut et fort malgré Fournière toujours en place. A la définition de revue d’études, il souhaite adjoindre désormais à La Revue socialiste celle de revue d’action, dans le but de « grignoter » le lectorat de La Vie ouvrière.

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