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Défilé du 14 juillet 2010

Focus Défense (½) : Budget, le pire est évité… pour l’instant

29/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
18 500 postes sauvés et 3,8 milliards d’euros de crédits budgétaires, l’armée peut respirer. François Hollande a rendu des arbitrages moins mauvais que prévu. Il faut dire que notre outil de défense est au bord de la rupture tant humaine que matérielle.

François Hollande aime les OPEX (opérations militaires extérieures). Son mandat aura vu le déclenchement des opérations Serval et Barkhane au Mali, Sangaris en Centrafrique, des livraisons d’armes clandestines en Syrie ou l’engagement des Rafale français en Irak contre Daech. Le chef de l’État envisage d’intervenir en Libye, non seulement sur les côtes pour stopper les afflux de migrants, mais aussi parce que ce foyer de déstabilisation menace le Mali et constitue une zone pivot entre le Proche-Orient et le Sahel, par laquelle les différents califats pourraient opérer une jonction. Tout cela sans parler des opérations en cours depuis plus longtemps, au Liban, au Tchad, en Côte d’Ivoire, dans le Golfe de Guinée et de la présence militaire à Djibouti, aux Émirats Arabes Unis, au Gabon et au Sénégal (environ 4000 hommes en 2014). Et bien sûr sans oublier le front intérieur, avec l’opération Sentinelle, soit 7000 à 10 000 hommes déployés en permanence pour protéger les sites sensibles sur le territoire français.

Un long préambule pour expliquer pourquoi le président a décidé de ne pas (complètement) casser son jouet. Le conseil de Défense qui s’est tenu aujourd’hui a en effet acté de la très forte sollicitation des forces armées et a rendu des arbitrages budgétaires dans ce sens. La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoyait en effet un budget annuel de 31,4 milliards d’euros et 34 000 suppressions de postes. Impensable dans le contexte actuel où l’usure des troupes et des matériels nécessitent, selon les estimations, 8 à 9 milliards d’Euros et où les armées étaient menacées d’une cessation de paiement d’ici l’été prochain en raison du retard dans l’encaissement de recettes exceptionnelles (REX) à hauteur de 2,2 milliards d’Euros.

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