Tag Archives: FMI

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Et pendant ce temps… La Chine

10/12/2015 – MONDE (NOVOpress)

Comme nous vous l’avions expliqué dans une série d’articles sur la fin du dollar-roi (voir les épisodes 1, 2, 3, 4 et 5 de cette série), le Yuan est maintenant une monnaie officielle du FMI depuis le 30 novembre dernier.

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Et l’avance de cette monnaie en remplacement du dollar US se poursuit, la Banque Centrale d’Algérie a demandé que toutes les transactions avec la Chine soient effectuées en Yuan et non plus en US dollars, la Chine étant devenue le premier partenaire commercial de l’Algérie.

C’est une décision importante et courageuse, car il faut garder en mémoire que tous les pays producteurs de pétrole qui avaient eux aussi décidé d’abandonner le dollar pour d’autres devises dans leurs transactions aient été immédiatement attaqués sur les plans militaires ou économiques par les USA, comme ce fut le cas pour l’Irak, la Libye, l’Iran. Nous verrons si dans les tous prochains mois des émeutes ou des attaques « terroristes » n’apparaissent pas spontanément dans ce pays.

Crédit photo : soukbledi via Flickr (CC) = arzew (raffinerie en Algérie)

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Christine Lagarde exhorte l’Europe à accueillir davantage d’immigrés

12/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La directrice du FMI a appelé les pays les plus riches de l’Union européenne à accueillir davantage de « migrants ». Selon elle, l’invasion migratoire pourrait tout simplement être bénéfique pour la croissance du Vieux Continent…

Christine Lagarde a ainsi écrit :

Certains pays ont accepté d’accueillir un large flot de réfugiés et ont fait tout leur possible pour leur fournir de la nourriture et un abri. D’autres, spécialement parmi les pays avancés, doivent voir comment ils peuvent élargir leur approche pour accueillir plus de réfugiés.


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Le vrai visage du sans-frontiérisme ! Tribune Libre de Vincent Revel

01/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Quand les élites trahissent leur peuple au profit des firmes transnationales, quand les défenseurs des travailleurs promeuvent aussi la mondialisation sauvage et défendent les sans-papiers, c’est que nous sommes dans le règne de la trahison sans-frontiériste.

À l’heure où l’Europe vit selon les volontés allemandes, des technocrates bruxellois et de ceux du FMI, les mots : mobilité, reconversion, disponibilité, délocalisation, chômage, concurrence déloyale, austérité sont, aujourd’hui, devenus courants. Le travailleur doit sans cesse savoir se remettre en cause, mais aussi s’adapter à des changements parfois violents et difficiles. Chaque semaine qui passe nous donne des exemples de ce qu’est un monde sans frontière où les hommes sont devenus de simples marchandises, assujettis aux besoins des marchés selon l’offre, la demande et les intérêts des oligarques mondiaux et des grands groupes internationaux. La suppression de 50 000 emplois par la Banque HSBC, alors que cette institution de la finance enregistre tout de même un bénéfice de 13 milliards de dollars, est devenue un évènement presque ordinaire dans notre monde progressiste et néo-libéral.

Comme dans une tragédie grecque, nos responsables politiques continuent à jouer leur rôle d’hypocrites sans réellement se soucier de savoir s’ils sont crédibles et efficaces. En Occident, comme le disait Cornélius Castoriadis,

il y a longtemps que le clivage gauche-droite ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés.

Plus rien ne les émeut tellement ils sont déracinés de la terre de leurs pères. En caste privilégiée, ils se font seulement les relais des grands de ce monde pour qui l’objectif premier du capitalisme n’est pas de produire des valeurs d’usage, mais uniquement « de produire toujours plus de marchandises » au coût de production le plus faible. Même les grands fleurons de notre industrie ne sont plus à l’abri de la trahison de nos élus.
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Vu sur Twitter

Grèce: Mettre les populations dans un sentiment d’impuissance

Publié le
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[À lire] Yanis Varoufakis sur l’Eurogroupe et sur sa démission

Source : blogs.mediapart.fr
Une passionnante interview-fleuve de l’ex-ministre des Finances Grec, qui donne un éclairage précieux car vraiment renseigné sur le fonctionnement dictatorial de l’eurogroupe et la volonté allemande de casser la Grèce. A lire, puis enchainer sur sa tribune expliquant pourquoi il a voté « non » à « l’accord » entre la Grèce et l’Eurogroupe et le même accord annoté par lui (liens dans les tweets ci-dessous).

Interview de Yanis Varoufakis (traduit par MONICA M. pour Mediapart) accordée à la revue Newstatesman avant que Tsakalotos et Tsipras ne partent à Bruxelles négocier avec les créanciers de la Grèce.
Cette interview est édifiante et instructive à plusieurs égards. Elle montre le fonctionnement proprement insupportable de l’UE et de la Zone Euro, et elle révèle que Varoufakis avait un autre plan que la majorité du gouvernement pour affronter l’Hydre, ce qui l’a conduit à démissionner après le référendum.

Harry Lambert : Alors comment vous sentez-vous ?

Yanis Varoufakis : Je me sens au dessus du monde – Je n’ai plus à vivre à travers un agenda de folie, qui est absolument inhumain, juste incroyable. J’ai dormi deux heures par jour pendant cinq mois. Je suis aussi soulagé de ne plus avoir à subir cette incroyable pression de devoir négocier pour une position que je trouve difficile à défendre, même si je me suis arrangé pour forcer l’autre partie à acquiescer, si vous voyez ce que je veux dire.

HL : A quoi cela ressemblait-il ? Aimiez-vous quelque aspect de tout ça ?

YV : Oh oui beaucoup de choses. Mais l’information qui arrive, qui confirme vos pires craintes…voilà qu’il est en votre « pouvoir » que cela vous soit dit directement, et que ce soit comme vous le redoutiez – la situation était pire que vous l’imaginiez ! Ainsi, ce fut bon après de n’être plus aux premières loges.

HL : De quoi parlez-vous ?

YV : L’absence complète de tous scrupules démocratiques, de la part des supposés défenseurs de la démocratie européenne. La très claire compréhension d’autre part que nous sommes sur la même course analytiquement – bien sûr cela n’arrivera plus à présent. Avoir ces vraies figures de pouvoir qui vous regardent dans les yeux et disent « Vous avez raison dans ce que vous dites, mais nous allons vous croquer de toute façon. »

HL : Vous avez dit que les créanciers vous contestaient parce que vous avez parlé économie dans l’Eurogroupe, ce que personne ne fait. Qu’est-il arrivé lorsque vous l’avez fait ?

YV : Ce n’est pas que ça n’allait pas – c’est qu’il y avait un refus total de s’engager dans des argumentations économiques. Refus total. … Vous avancez un argument sur lequel vous avez réellement travaillé – pour être sûr que c’est logiquement cohérent – et vous rencontrez des regards vides. C’est comme si vous n’aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu’ils disent. Vous auriez pu aussi bien chanter l’hymne national suédois – vous auriez eu la même réponse. Et c’est saisissant, pour quelqu’un qui est habitué aux débats académiques. … D’ordinaire l’autre partie participe toujours et là il n’ y avait aucune participation du tout… Ce n’était même pas de l’ennui, c’est comme si personne n’avait parlé.

HL : Quand vous êtes arrivé, début février, il n’a pas pu y avoir une position commune ?

YV : Il y avait des personnes qui étaient sympathiques à un niveau personnel – ainsi, vous savez, derrière les portes fermées, sur une base informelle, notamment avec le FMI [HL : « Aux plus hauts niveaux ? » YV :  » Aux plus hauts niveaux, aux plus hauts niveaux « ]. Mais ensuite dans l’Eurogroupe, quelques mots gentils et c’est tout, retour derrière le parapet de la version officielle.
[Mais] Schäuble était d’une grande cohérence. Son option était « Je ne suis pas en train de discuter le programme – il a été accepté par le précédent gouvernement et nous ne pouvons pas permettre à une élection de changer quoi que ce soit. Parce que nous avons tout le temps des élections, nous sommes 19, si à chaque fois qu’il y a une élection quelque chose change, les contrats entre nous ne voudraient plus rien dire ».
Aussi à ce point il ne me restait plus qu’à me lever et à dire : « Bon peut-être que nous ne devrions plus jamais organiser des élections dans les pays endettés », et il n’y a pas eu de réponse. La seule interprétation que je puisse donner c’est « Oui, ce serait une bonne idée, mais elle serait difficile à mettre en application. Donc soit vous signez sur la ligne en pointillé, soit vous sortez. »

HL : Et Merkel ?

YV : Vous devez comprendre que je n’ai jamais rien eu à faire avec Merkel, les ministres des finances parlent aux ministres des finances, les premiers ministres parlent aux chanceliers. De ce que je comprends, elle était très différente. Elle tentait d’apaiser le Premier Ministre (Tsipras) – elle disait « Nous trouverons une solution, ne vous inquiétez pas, je ne veux pas qu’il arrive quelque chose de d’horrible, faites juste votre travail et travaillez avec les institutions, travaillez avec la Troïka ; il ne peut pas y avoir d’impasse ici. »

Ce n’est pas ce que j’entendais de la part des mes interlocuteurs – à la fois de la tête de l’Eurogroupe et du Dr Schäuble, ils étaient très clairs. A un certain point il me fut signifié sans équivoque « C’est un cheval et soit vous l’enfourchez, soit il est mort ».

HL : Quand était-ce ?

YV : Au début, au tout début (ils se sont rencontrés la première fois début février)
Crédit photo : EFFER LECEBE via Flickr (CC) = Yanis Varoufakis persona non grata

Source : Lire la suite sur Mediapart


 

 

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Négociations Grèce contre Allemagne et reste de l’eurozone – Victoire allemande par KO

Source : Le Noeud Gordien
L’Allemagne gagne sur tous les fronts, mais les conséquences en termes de relations entre les peuples européens menacent d’être très graves.

Le marathon de réunions de l’Eurogroupe puis du Conseil européen, 31 heures au total du samedi 11 au lundi 13 juillet, a abouti à un résultat qui se présente comme définitif. Même si la crise grecque connaîtra à coup sûr dans les mois et les années qui viennent de nouveaux rebondissements, il est possible d’ores et déjà de tirer un bilan.

Si on résume le résultat de la séquence février — juillet 2015 du point de vue grec :
— La Grèce doit continuer la stratégie faillie appelée « austérité » c’est-à-dire dévaluation interne et libéralisation, malgré son échec catastrophique des cinq dernières années
— Elle n’a obtenu en échange aucun programme d’investissement significatif — les « 35 milliards » déjà cités par Jean-Claude Juncker sont des fonds structurels et autres mesures déjà prévues
— Elle n’a obtenu en échange aucun engagement que ce soit ni en faveur d’une décote ni même en faveur d’une simple restructuration de la dette. La déclaration des créanciers comme quoi une restructuration pourrait être envisagée ultérieurement n’a aucune valeur d’engagement, une telle déclaration avait déjà été faite en 2012 sans être suivie du moindre effet
— Le vote de son peuple a été purement et simplement annulé
— La stratégie d’austérité a été encore durcie, poussée à un extrême pour raison évidemment politique, constituant une véritable punition de la Grèce pour son « mauvais » vote lors du référendum du 5 juillet.
Bref, la Grèce est totalement vaincue, l’échec de la tentative de changer la stratégie économique imposée à la Grèce par la Troïka est complet.
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Grèce : la porte étroite

07/07/2015 – MONDE (NOVOpress)

Hollande qui assure que « la discussion reste ouverte ». Merkel qui déclare attendre « des propositions du Premier ministre grec ». Le « marxiste erratique » Varoufakis qui démissionne pour faciliter les négociations… Alors que les médias en faisaient des tonnes sur un possible « grexit », il paraissait tout de même assez peu probable, mardi matin, que le séisme provoqué dimanche par la victoire du « non » ne débouche pas sur un accord entre l’UE et Athènes.

Un « non » de liberté
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Quoi qu’il en soit, ce « non » du peuple grec a été vivement applaudi par tous les opposants à la politique d’austérité prônée par Bruxelles.
À commencer par Marine Le Pen, qui a salué « la victoire du peuple contre l’oligarchie de l’UE », « un non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l’austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive ». Estimant que « la dissolution de l’union monétaire a commencé », la présidente du FN a déclaré que « les pays européens doivent profiter de cet événement pour se mettre autour d’une table, constater l’échec radical de l’euro et de l’austérité et organiser la dissolution concertée de la monnaie unique, condition indispensable au retour réel de la croissance, de l’emploi et au désendettement ».
Un enthousiasme partagé – entre autres – par Mélenchon, qui a expliqué de son côté que « la crise a été provoquée de manière absolument délibérée par l’Eurogroupe ».

L’espérance du contribuable français

En fait, comme le note Marine Le Pen, ce « non » grec est peut-être surtout « l’espérance pour le contribuable français de ne plus avoir à sortir une nouvelle fois le chéquier pour verser quelques milliards supplémentaires dans le trou sans fond de la dette grecque et de l’euro ».
Car, aussi tyrannique et détestable que soit l’UE, cette gifle assénée à Bruxelles ne doit pas nous faire oublier que la France, et donc ses contribuables, ont prêté quelque 42 milliards d’euros à la Grèce : 11,4 milliards dans le cadre de prêts bilatéraux, auxquels il faut ajouter 31 milliards via les prêts apportés par le Fonds européen de stabilité financière. Des sommes qui, tout le monde ou presque en convient déjà, ne seront jamais remboursées.

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Grèce : Tsipiras lâche du lest

07/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Si Tsipiras est sorti renforcé du référendum sur les propositions des créanciers internationaux, il souhaite aussi donner des gages de bonne volonté. C’est son ministre des finances, Yanis Varoufakis, qui sert de victime expiatoire.

Unanimement décrié parmi les négociateurs de la Troïka, Yanis Varoufakis, iconoclaste universitaire entré en politique il y a cinq mois, est sacrifié sur l’autel de la realpolitik. Son intransigeance et ses déclarations à l’emporte-pièce constituaient visiblement un obstacle aux négociations entre la Grèce et ses créanciers. Il avait ainsi comparé, samedi 4, le comportement des créanciers de la Grèce à du « terrorisme ». De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, avait dit, à propos d’une réunion avec Varoufakis souhaiter « restaurer le dialogue avec des adultes autour d’une table ».

La décision de son départ revient à Tispiras, mais celui-ci a laissé le ministre qu’il avait jusqu’ici soutenu contre les critiques de ses partenaires européens annoncer lui-même son départ.
Yanis Varoufakis a donc expliqué dans un communiqué qu’il avait été « informé d’une certaine préférence » de plusieurs membres de la zone euro pour son « absence » aux réunions des ministres des Finances et il ajoute que sa démission a été jugée opportune par le Premier ministre en vue de la conclusion d’un accord. « Pour cette raison, je quitte aujourd’hui le ministère des Finances », dit-il, ajoutant, bravache :

J’estime qu’il est de mon devoir d’aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il le jugera adéquat, le capital que le peuple grec nous a accordé lors du référendum d’hier (dimanche) et j’assumerai avec fierté le mépris des créanciers.

C’est en tout cas un signal fort que Tsipiras souhaite trouver un accord qui lui évote une sortie de l’euro. Le référendum aura-il été un baroud d’honneur ou Tsipiras est-il un plus fin négociateur que ce que laissaient entendre ses « partenaires » européens ?

Crédit photo : Brookings Institution via Flickr (CC) = Yanis Varoufakis


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Référendum grec : c’est Oui… à la ligne Tsipiras !

06/07/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Pari tenu : Alexis Tsipiras, lassé des diktats de la Troïka de créanciers (BCE, FMI, UE) a fait appel au peuple pour trancher. C’est « non » aux propositions bruxelloises à plus de 61 % des voix.

Malgré – ou en partie à cause de — la pression énorme qu’on fait peser sur le scrutin les instances européennes, les Grecs ont dit « Non » massivement au tour de vis supplémentaire exigé par les créanciers de la Grèce.

• C’est Martin Schulz qui explique deux jours avant le vote que tout est plié, que le oui va gagner et que le gouvernement Tsipiras n’aura plus qu’à démissionner pour céder la place à des technocrates.
• C’est Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui avertit qu’en cas de « non » au référendum, « la position grecque [serait] considérablement affaiblie ».
• Ce sont les sondages qui prédisaient un score serré, voire une victoire du « oui ».
• C’est l’asphyxie de l’économie qui risque bien de se poursuivre, le « non » ne poussant pas la BCE à accorder de prêts d’urgence qui permettraient aux banques grecques de rouvrir mardi.

C’est donc le courage des Grecs, qui, après avoir porté au pouvoir le premier gouvernement anti-austérité jamais élu en Europe, lui renouvelle sa confiance pour lutter contre la structure technofinancière qui impose sa volonté aux peuples.
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Référendum : la Grèce à la croisée des chemins

04/07/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Demain, les Grecs se prononceront par référendum sur les propositions des instances monétaires internationales

On frémit à l’idée du sort qui attend la population si les Grecs acceptaient les conditions draconiennes fixées par la trop célèbre « troïka », UE, BCE, FMI. Un nom qui évoquait sans doute trop la sinistre Tcheka, police politique de l’Union soviétique, ancêtre du KGB, et qui a été abandonné. Déjà, quatre enfants grecs sur dix vivent au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43 %, et près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans est au chômage. Or les coupes claires dans les budgets sociaux, qui ont frappé de plein fouet les couches les plus vulnérables, n’ont été d’aucun effet sur le niveau de la dette. Ce que proposent les instances monétaires internationales n’est ni plus ni moins que l’aggravation de cette politique folle.

Une politique que défend, vent debout, la chancelière allemande…
Au fameux : « I want my money back ! » de Margaret Thatcher, correspond l’actuel « Ich will mein geld zurück ! » d’Angela Merkel. Laquelle invoque l’exaspération de son opinion publique devant ces milliards d’euros déversés en vain par les contribuables allemands dans le tonneau des Danaïdes grec. Il convient de rappeler que 90 % des fonds de sauvetage sont partis à destination des banques qui avaient prêté de l’argent à la Grèce avant la crise. Autrement dit, ce ne sont pas aux Grecs que les Allemands ont donné de l’argent, mais aux grands squales de l’establishment bancaire cosmopolite. Les Grecs ont certes mis en place des mesures d’austérité, privatisé et dérégulé leur économie, réduit les salaires et les retraites, et augmenté les impôts, mais tout cela en pure perte.
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Sarkozy fait la leçon à Tsipras (Présent 8389)

04/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Avec lui, ça ne se passerait pas comme ça ! Sarkozy ne laisserait pas le Premier ministre grec organiser un référendum pour approuver ou non les propositions bruxelloises. Il vient de rappeler qu’en 2011, Papandréou avait eu la même idée que Tsipras et pour le même motif. Ça n’a pas traîné, avec sa complice, Angela, Sarkozy a convoqué l’impertinent, à Cannes, pour lui remettre les idées en place. Décider un référendum, sans demander poliment la permission, mais où va-t-on !
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Et Papandréou céda à l’injonction du duo Sarkozy-Merkel, mettant son référendum dans la poche et son mouchoir par-dessus, il est reparti, tête basse ! Or, voilà qu’aujourd’hui, s’indigne l’ex-chef d’Etat, Tsipras, lui, ne veut pas faire « le choix de la raison ». Car, pour lui, demander au peuple son avis sur ce qui le regarde n’est pas le choix de la raison, c’est de la folie. Dans son aveuglement, l’ancien président ne se demande même pas si son attitude, en 2011, à l’égard de Papandréou, n’est pas la cause lointaine de la révolte du peuple grec, en 2015, las de voir son pays traité comme une colonie bruxelloise et même pire, puisqu’on reconnaît aux nations colonisées le droit de disposer d’elles-mêmes… par référendum.

Nicolas Sarkozy, quoique se réclamant du gaullisme, n’aime pas ce type de consultation. Quand il ne peut pas l’empêcher, il en bafoue le résultat. Ainsi, il fit adopter par la fenêtre du Parlement ce que les Français avaient mis dehors par la porte du référendum : leur non à la Constitution européenne devint oui par la grâce du traité de Lisbonne, grand-œuvre sarkozyste.

Notre homme s’en prend à Alexis Tsipras en termes vifs, et même insultants. C’est « un Premier ministre qui a menti au peuple grec, qui a promis des choses qu’il savait ne pas pouvoir tenir ». Quoi ? Il a osé faire cela ? Est-ce que le candidat Sarkozy, lui, a promis ce qu’il savait ne pas pouvoir tenir ? Par exemple : « Si je suis élu, d’ici à deux ans, il n’y aura plus un seul SDF dans les rues », celles de Paris, pas d’Athènes. Tsipras, lui, ne l’a jamais annoncé. Sarkozy avait promis, en 2007, qu’il allait nettoyer les cités au Kärcher, promouvoir le plein emploi, tandis que le pouvoir d’achat des Français allait tutoyer les sommets. En 2012, ce sont ces promesses non tenues, ces mensonges électoraux que les électeurs ont sanctionnés. Ce politicien exténué est le dernier à pouvoir faire la leçon à Tsipras ou à quiconque.

Bien entendu, son propos vise Hollande. Sarkozy entend montrer combien il est nul, tandis que lui a fait merveille hier et qu’il fera encore mieux demain. Il est vrai que le chef de l’Etat donne des verges pour se faire battre : tandis que l’Europe brûle, il se précipite en Afrique… Sans doute parce qu’avec ses lunettes il voit mieux de loin. Or, pas plus que Hollande n’a fustigé la corruption et les falsifications de ses camarades socialistes au pouvoir sous Papandréou, Sarkozy n’a dénoncé les mêmes vices pratiqués par ses amis libéraux sous Caramanlis. Entre eux, c’est toujours l’hôpital qui se moque de la charité.

Guy Rouvrais

Jacques Sapir face à Ruth Elkrief

Jacques Sapir : référendum en Grèce, le retour de la démocratie en Europe

Source : FigaroVox – Selon l’économiste Jacques Sapir, la Grèce a été victime d’un coup de force de la part de l’eurogroupe. Son appel au peuple est la seule réponse digne face à la tyrannie européenne.

Dans une tribune publiée dans le FigaroVox, Jacques Sapir démonte la propagande européenne qui fait porter la responsabilité de la rupture des négociations sur la dette grecque et souligne l’importance de la décision de Tsipiras de recourir au référendum.

Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

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La fin du dollar roi ? – suite sans fin – les nouvelles routes de la soie

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Non contente de payer son pétrole en Yuans, de mettre en place ses propres systèmes d’échanges financiers ou de cartes de crédit ou encore de monter un FMI asiatique, la Chine lance un Plan Marshall pour développer tout le continent asiatique… à son profit bien sûr. Un clou de plus dans le cercueil du dollar roi et de l’hégémonie économique et diplomatique des USA.

L’initiative « une ceinture, une route » plus connue sous le nom de « route de la soie » est une initiative économique lancée par le Président chinois Xi Jin Ping en 2013. Le plan se concentre sur la mise en place d’une infrastructure économique et logistique le long de l’ancienne route de la soie vieille de 2000 ans. Cette nouvelle route terrestre se doublera d’une route de la soie Maritime.
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L’Asie Centrale, l’Iran, la Turquie et la Russie sont directement concernées ainsi que la côte orientale de l’Afrique finissant même à Venise. Ce programme ambitieux a de multiples buts comme établir des installations et zones de libre-échange, promouvoir l’utilisation du Yuan et intensifier la coopération diplomatique entre la Chine et de ses voisins, en cas de succès on estime que ce programme concernera environ 4,4 milliards de personnes dans plus de 65 pays.
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Grèce : l’Europe coupable (Présent 8387)

01/07/2015 – MONDE (NOVOpress)

La Grèce n’a donc pas remboursé, mardi, au FMI, le 1,5 milliard prévu, et n’a pas l’intention de le faire. Commentaire de notre ministre des Finances, Michel Sapin : « C’est sans grande conséquence. » Ah, bon ? Tout ça pour ça ! Ce terrible suspens entretenu par Bruxelles et la presse : la Grèce osera-t-elle faire défaut ? Les conséquences en seraient redoutables, quoiqu’encore inconnues, nous disait-on. Tout peut arriver, surtout le pire pour les Grecs. Finalement, non, ce n’est qu’une péripétie sans grand intérêt. Mme Lagarde, qui menaçait hier, n’a même pas fait les gros yeux aujourd’hui.
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Michel Sapin a ajouté que le plus important, maintenant, c’est le référendum annoncé par Tsipras pour dire oui ou non aux propositions bruxelloises. Et la fausse dramatisation recommence. Selon que le oui ou le non l’emporte, la face de la Grèce, de l’Europe, du monde en seront changées ! La commission de Bruxelles, Junker en tête, est en campagne électorale, elle milite pour le oui et, bien entendu, menace en cas de non : Athènes sera bannie, chassée, excommuniée. Jean-Claude Junker a même eu l’audace de proposer de nouveaux crédits contre l’engagement signé d’Alexis Tsipras de se prononcer pour le oui, cela s’appelle du chantage.

Lui et les autres, Merkel, Hollande, qui se mêlent d’un scrutin dans un État souverain, veulent mettre le peuple grec sous tutelle politique après l’avoir mis sous son joug économique. Leur espoir, si le oui l’emporte ? Tsipras démissionnera, il y aura sans doute de nouvelles élections à la faveur desquelles libéraux et socialistes reviendront aux affaires et, comme avant, ils appliqueront les diktats européens. L’ordre bruxellois régnera de nouveau à Athènes.
On nous dit que la situation actuelle est due au jusqu’au-boutisme du Premier ministre. Certes, ce gauchiste n’est pas notre tasse de thé, qui veut reconquérir la souveraineté nationale piétinée par Bruxelles et la laisse bafouer par les immigrés, légaux et clandestins auxquels il ouvre les portes du pays. Mais la responsabilité principale incombe à l’Europe dès l’origine.

On savait dès le début que l’économie de la Grèce, sans industrie, ne pouvait lui permettre de rejoindre la CEE ancêtre de l’Union. La décision fut politique, il s’agissait de saluer le retour de ce pays dans le giron démocratique après la chute du « régime des colonels ». Et à ceux qui regimbaient, Giscard, alors aux affaires, lançait « On ne ferme pas la porte à Platon ! » De même, en 2004, le pays ne remplissait pas les conditions pour adhérer à l’euro. À Bruxelles, on a fermé les yeux sur les chiffres falsifiés présentés par Athènes prétendant que le déficit public était de 2,5 %, alors qu’en réalité il était de 4,3 %, et ainsi des autres critères. Mais on pensait que la dynamique européenne et la croissance effaceraient tout cela. Il n’en a rien été. C’est le rejet des remèdes cruels imposés par la troïka au peuple grec qui a conduit Tsipras au pouvoir. L’Union européenne récolte les fruits de son irresponsabilité.

Guy Rouvrais

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Euro, Grèce, année zéro ?

29/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le « scénario-catastrophe » tant agité est sous nos yeux. Après la rupture des négociations sur la dette grecque, on voit mal ce qui pourrait « sauver » la présence de la Grèce au sein de l’euro. Dans l’immédiat, le pays – et l’Union européenne — s’enfoncent dans une zone de fortes turbulences.

L’intransigeance des deux camps a fini par avoir raison des négociations. Après l’annonce d’Alexis Tsipras vendredi de soumettre les dernières demandes de la troïka à un référendum, les créanciers ont annoncé dans la foulée la rupture des négociations. La Grèce

a mis fin aux discussions de manière unilatérale

selon l’Allemand Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances et partisan de la ligne dure contre la Grèce. Athènes a en théorie jusqu’à demain, le 30 juin, pour rembourser au Fonds monétaire international un prêt d’un milliard et demi d’euros et si elle ne trouve pas cet argent, c’est le défaut de paiement qui guette, prélude à une éventuelle sortie de la zone euro.

Dans l’immédiat, cette perspective semble plus faire peur aux 18 autres membres de l’Union monétaire qu’au gouvernement grec. En effet, contrairement à la fermeté affichée samedi, la Banque Centrale Européenne a décidé hier de répondre favorablement à Alexis Tsipiras, qui demande des délais à ses créanciers. La BCE maintient a

u vu des circonstances actuelles le plafond de fourniture de liquidités d’urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi

Cette perfusion permet au pays de survivre financièrement au jour le jour, mais pas de rembourser ses dettes.
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La fin du dollar roi ? – suite – Russie et Chine veulent remplacer le FMI !

26/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Cheval de Troie de la politique libérale américaine et du dollar-roi, le FMI se voit maintenant concurrencé par l’ AIIB, son pendant monté par les BRICS et sous influence chinoise.

Le Président Vladimir Poutine a approuvé en mai dernier la création fonds de réserve équivalent à 100 milliards de dollars pour aider spécifiquement les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. C’est une nouvelle étape des BRICS pour construire une alternative au Fonds Monétaire International pour toute aide financière et au-delà pour se dégager de l’emprise des USA.

Les BRIC représentent 40 % de la population mondiale et environ 20 % de l’activité économique du monde. Le Fonds de réserve aidera les BRICS ayant des problèmes de trésorerie. Il obtiendra la plus grande partie de son financement de démarrage de la Chine, qui contribuera pour 41 milliards de dollars en équivalent Yuan. La Russie, l’Inde et le Brésil apporteront 18 milliards chacun et l’Afrique du Sud donnera 5 milliards.
La Banque Internationale d’investissement pour l’Asie – AIIB – est sur les rails.

Cette démarche non approuvée financièrement par les États-Unis est devenue une question épineuse pour le président Obama. Les nations européennes, comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont bravé les demandes américaines de refuser l’adhésion et ont choisi de soutenir la Banque de Chine. Le Financial Times a ainsi attaqué le gouvernement britannique pour son « accommodation constante » avec la Chine, et pourrait être perçu comme un avertissement pour les autres pays tentés par l’aventure, mais à ce jour sans effet. La Corée du Sud a demandé son adhésion, et d’autres grands alliés dans la région, le Japon et l’Australie, semblent intéressés par le projet. Mais l’événement le plus embarrassant fut de voir Taïwan, qui n’a aucune relation officielle avec la Chine continentale, et n’a survécu au 20e siècle que par l’aide américaine de demander à rejoindre ce fonds.

Mais les USA semblent bien avoir raté le départ de cette nouvelle longue marche… Le message de la Chine vers le reste des pays de l’Asie est simple : « venez croître avec nous ». Et dans le même temps les dirigeants chinois veulent donner l’impression que la montée de la Chine est inévitable et que ces pays doivent décider s’ils veulent être l’ami ou ennemi de la plus grande puissance régionale.
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La fin du dollar roi ?– suite – MasterCard et Visa demandent à la Chine de les laisser utiliser son réseau

24/06/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Non contents de battre en brèche le monopole américain sur les transactions interbancaires, la Chine se dote de son propre système de carte de crédit.

Depuis le 1er juin, la Chine autorise Visa et MasterCard à utiliser son propre standard de transmission pour les paiements par carte bancaire, Union Pay. Il y a là une certaine ironie, car jusqu’à un passé récent ces deux géants des paiements dématérialisés – sans échange d’argent physique – pensaient encore pouvoir imposer leur propre système à tous les pays. Mieux, UnionPay vient de dépasser Visa en termes de montant de transactions réalisées, à 1,9 milliards de dollars contre 1,75 pour le géant américain sur les quatre premiers moise l’année 2015.

Mais la faiblesse de leur position a éclaté au grand jour en mars 2014 quand Visa et MasterCard décidèrent de bloquer les transactions russes sans préavis suite aux sanctions imposées par le gouvernement US contre ce pays.

Il faut bien comprendre que Visa, MasterCard ou American Express ne font pas de paiements eux-mêmes, mais ne sont que des réseaux informatiques qui mettent en relation banques et commerces adhérents. Tous les paiements en devises sont regroupés sur un gigantesque serveur de compensation où les échanges (clearing) se font via un cours de change basé sur le dollar US. Les groupements de cartes de crédit se financent via des prélèvements sur chaque opération et ce sont les standards et les lois US qui gèrent ce système. Votre banque n’intervient nulle part dans ce processus.

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