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Grexit : la Grèce bientôt éjectée de l’eurozone ?

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et le gouvernement grec…
La réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la Grèce s’est terminée sur un échec jeudi soir à Luxembourg. Alors que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’était montré très réservé sur les chances de succès de cette réunion, un membre de son entourage qualifiait hier soir son bilan de « tragique ». De son côté, devant les députés Syriza, le Premier ministre grec s’en était violemment pris lundi aux « institutions » (UE, BCE, FMI, naguère désignés sous le vocable de « Troïka »), dénonçant « La responsabilité criminelle » du Fonds monétaire international. La Grèce est en effet sommée d’accepter en bloc toutes les exigences de ses créanciers institutionnels. Or, si aucun accord n’est trouvé, le pays ne pourra faire face à ses échéances, notamment les 1,6 milliards d’euros qu’elle doit rembourser au FMI avant le 30 juin prochain. Un nouveau sommet, tout aussi improbable, est prévu fin juin.

Le système financier semble se préparer au défaut du paiement de la Grèce
Pour les Grecs, le choix semble être entre un scénario à la Chypriote, c’est-à-dire la confiscation de leur épargne pour renflouer les banques, et une sortie pure et simple de la zone euro, et donc l’introduction en catastrophe d’une nouvelle monnaie. Or, cette dernière, fondée sur une économie exsangue, se traduirait par un effondrement de ce qui leur reste de niveau de vie. Dans les deux cas, c’est un chaos politique et social qui semble attendre le pays. Le parlement grec a entendu mercredi, en présence de M. Tsipras, les premières conclusions des experts qui ont planché depuis avril au sein de la « Commission pour la vérité sur la dette publique ». Selon un de ses membres, la Commission estime que
La Grèce ne devrait pas payer sa dette, car elle est illégale, illégitime, et odieuse
et que le pays a été victime « d’une attaque concertée » de ses créanciers uniquement destinée à faire passer la dette qui pesait sur les banques privées, notamment françaises, allemandes et grecques, vers le secteur public grec, c’est-à-dire sur le peuple grec lui-même.

Bruxelles et Washington redoutent que la Russie ne tire profit de la situation
Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était hier à Saint-Pétersbourg, où se tient un forum économique international. Il doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. L’enjeu officiel est une éventuelle participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream du géant russe Gazprom. Un projet qui éveille naturellement l’inquiétude de Washington, qui a demandé mardi soir à la Grèce de prendre une « initiative sérieuse » pour mettre fin au bras de fer avec Bruxelles…

Crédit photo : seputarforex (cc)


Argentine : la présidente Kirchner tient tête au FMI

Argentine : la présidente Kirchner tient tête au FMI

Crédit photo : Presidency of Argentina via Wikipédia (cc)

02/10/12 – 14h00
NEW YORK (NOVOpress)
— « Mon pays n’est pas une équipe de football, c’est une nation souveraine qui prend souverainement ses décisions et qui ne se soumet à aucune pression et encore moins aux menaces », c’est ainsi que Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine (photo ci-dessus), a répondu à la tribune des Nations unies aux injonctions lancées à son pays par le FMI et son actuelle dirigeante Christine Lagarde.

Le FMI a en effet lancé un ultimatum de trois mois à Buenos Aires pour « remettre en ordre » ses statistiques économiques et présenter un bilan complet sous peine de se voir retirer son droit de vote au sein de l’institution internationale, voire même d’en être exclu.

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La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes

La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes [MAJ le 29/9]

28/09/2012 –   18h40
STRASBOURG (NOVOpress) –
  A deux kilomètres de la cathédrale, la grande mosquée (photo) de Strasbourg a été inaugurée jeudi à 9 heures. Pour le maire socialiste de la ville alsacienne, Roland Ries, cet évènement représente « un jalon essentiel dans l’histoire de la ville de Strasbourg et de sa diversité religieuse ». La superficie de la salle de prière s’élève à 1 300 m2, la plus grande de France devant la mosquée d’Evry (800 m2). Un immense dôme de cuivre de 16 mètres de diamètre surmonte le bâtiment.

La construction a coûté 10,5 millions d’euros, financée à hauteur de 37% par le Maroc et 14% par l’Arabie saoudite et le Koweit, avec la collaboration économique des collectivités locales. En partant du constat que l’islam génère un modèle de société totalitaire, contrôlant vie publique et vie privée, le financement du nouvel édifice strasbourgeois par ces trois dictatures musulmanes est troublant au cœur d’une démocratie occidentale.

[Mise à jour 29/9/2012]

Pendant sa construction cette mosquée avait déclenché des polémiques. Novopress avait découvert  qu »un facétieux opposant l’avait mise en vente sur le site de ventes aux enchères eBay « Pour export hors Europe uniquement. » en précisant « Démontage par vos soins »

La grande mosquée de Strasbourg financée par trois dictatures musulmanes

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.


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Hollande : La Finance n'est plus mon Adversaire et à des visages

Hollande : la Finance n’est plus mon Adversaire et à un Visage [vidéo]

François Hollande a choisi Emmanuel Macron comme secrétaire général adjoint de l’Elysée plus particulièrement chargé de l’économie. M. Macron a pour parrain Jacques Attali (il fut membre de sa commission sur la croissance). Depuis des mois, il partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011, et la préparation de l’alternance.

Arnaud Montebourg, lui aussi grand pourfendeur de la finance, a fait le choix de Stéphane Israël pour diriger son cabinet. Il fut la plume de Laurent Fabius, et vient de la banque Rothschild.

Dans la vidéo le journaliste n’a pas cité le « conseiller spécial » choisi par M. Montebourg au ministère : Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré, banque du groupe Edmond de Rothschild.

Emission du 29 mai.

Grèce : où est l’argent ?

Grèce : où est l’argent ?

30/05/2012 – 08h00
ATHÈNES (NOVOpress) —
Alors que les Grecs s’apprêtent à revoter lors des nouvelles élections législatives qui auront lieu le 17 juin, Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire International a jeté de l’huile sur le feu avec les propos qu’elle a tenus lors d’une interview au Guardian vendredi. Elle y affirme en substance que la solution évidente aux problèmes que rencontre actuellement la Grèce, serait que les Grecs paient leurs impôts.

Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire InternationalLe simplisme de la proposition a de quoi étonner de la part de la patronne du FMI, organisation internationale qui on le rappelle, participe à la troïka (avec la Banque Centrale européenne et la Commission de Bruxelles) qui élabore depuis 2010 les différents plans d’aides à la Grèce. Pourquoi déverser des aides de plusieurs centaines de milliards s’il suffisait pour les grecs de payer leurs impôts ?

Il est temps de sortir les calculettes et de faire les comptes.

Nous allons nous limiter aux chiffres depuis le début de la crise des dettes souveraines, sans revenir sur les fonds structurels d’aide européenne que la Grèce reçoit depuis son adhésion à l’UE en 1981, soit environ 141 milliards (dont 70 milliards d’aide au secteur agricole). La renégociation de ces aides est d’ailleurs en cours à la demande des pays nouveaux entrants d’Europe orientale, les fonds structurels européens continuant à être versés de manière trop dissymétrique, toujours en faveur de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

En 2010 le premier plan d’aide à la Grèce a couté 73 milliards d’euros aux États membres de l’UE (dont 16,8 milliards à la France). Il s’agissait d’un engagement bilatéral entre les États de la zone euro. Au même moment, fut créé le FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui peut prêter aux États en difficultés et émettre des obligations. Il est financé aux deux tiers par les membres de l’Eurogroupe et un tiers par le FMI. Il a prêté à la Grèce en 2010, 173 milliards d’euros (145 milliards provenant des États et 28 milliards du FMI).

Dans le même temps, la Banque centrale européenne a racheté « en douce » et dans la plus grande opacité des titres de dette grecque pour un montant estimé de 45 milliards d’euros.

Il a également été décidé d’alléger à hauteur de 100 milliards les créances de la Grèce détenues par les banques, en échange de quoi les États européens s’engageaient à recapitaliser leurs banques exposées sur la dette grecque. Montant de l’opération : 106 milliards dont 8,8 milliards rien que pour la France.

La Banque centrale européenne a également émis des LTRO (long term refinancing operation) à hauteur de presque 1.000 milliards. Il s’agit d’émettre des prêts à trois ans pour donner des liquidités aux banques à des taux très avantageux (donc de créer de la monnaie par le crédit). Environ 80 milliards d’euros de ce dispositif ont été prêtés aux banques grecques afin qu’elles puissent le reprêter à un taux plus élevé à l’État grec.

La Banque centrale européenne ne peut pas pallier à toutes les urgences, il existe donc un autre dispositif, l’ELA (Emergency Liquidity Assistance). Ce « soutien exceptionnel à la liquidité bancaire » est du ressort des banques centrales et permet d’agir rapidement en cas de blocage du marché interbancaire. Il est théoriquement exceptionnel mais la Banque centrale grecque en fait une utilisation régulière (elle n’est pas la seule, l’Espagne aussi s’y met ces dernières semaines). Ce dispositif doit permettre de refinancer en urgence des établissements bancaires au bord de la faillite en émettant des liquidités.

Au bout du compte c’est la BCE qui paie la facture. Depuis le début de la crise des dettes souveraines ces interventions « exceptionnelles » ont alourdi la facture de 300 milliards d’euros, dont 100 milliards pour la Grèce.

Une autre soupape déguisée du système est le système TARGET2, qui est le système de paiement interbancaire en temps réel des établissements de la zone euro (banques privées et banques centrales). Il est géré par trois banques centrales : la France, l’Allemagne et l’Italie. En jouant sur les lignes de trésorerie (notamment lors du règlement des importations) les pays déficitaires peuvent décaler leurs paiements et se financer sur les pays excédentaires. Là encore ce système fonctionne dans la plus parfaite opacité. Impossible d’avoir une vue d’ensemble des transactions. Une étude allemande tendrait à démontrer que le passif des banques centrales déficitaires pèserait à hauteur de 320 milliards sur les lignes de compte de la Bundesbank. Quant à la France et à l’Italie, impossible d’avoir ne serait-ce qu’une estimation.
En additionnant tout cela , on arrive à un total de 577 milliards d’euros. Théoriquement donnés pour aider « les Grecs ».

Le montant de la dette publique grecque est de 360 milliards d’euros. Elle devrait donc être apurée et payée depuis… Que les Grecs paient ou non leurs impôts. Sont-ils si mauvais élèves que ça d’ailleurs, comme on nous le répète jusqu’à la nausée depuis trois ans ?

Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mario Draghi - Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (crédit : European Parliament - cc).

Si l’on se base sur les statistiques d’ELSTAT (l’institut de la statistique grec), les recettes fiscales seraient en moyenne de 90 milliards d’euros annuels, ce qui représente 40% du PIB. C’est dans la moyenne (la France est à 42% par exemple). Évidemment certains douteront de la véracité des chiffres d’ELSTAT. La Grèce a déjà triché par le passé en truquant le montant de sa dette lors de son adhésion à l’Euro. Elle avait fait appel aux bons conseils de Mario Draghi (actuellement directeur de la Banque centrale européenne) et de la banque Goldman Sachs qui lui avaient créé des instruments financiers sur mesure (swaps de change permettant de décaler le paiement des intérêts d’emprunts) pour lever des fonds hors bilan et ainsi camoufler le montant réel de la dette. Mais depuis, les chiffres semblent avoir été trafiqués dans l’autre sens : une enquête préliminaire est actuellement menée par le parquet d’Athènes. Les chiffres du déficit 2009 auraient été gonflés à la demande du gouvernement pour faire accepter aux Grecs le premier plan d’austérité.

Un chiffre très intéressant ressort néanmoins des statistiques d’ELSTAT : le déficit budgétaire, hors charge de la dette, ne serait que de 2,1% du PIB. Quant on sait que le taux d’intérêt d’emprunt des obligations sur la dette grecque est passé, suite à des attaques spéculatives de 4,84% en 2010 à 41,41% aujourd’hui, l’on comprend vite où est passé tout l’argent : au remboursement de la dette, donc des banques.

À méditer, à l’heure où l’UE s’apprête à débloquer une nouvelle tranche « d’aide à la Grèce » pour environ 100 milliards d’euros…

Spoutnik, pour Novopress

[box class= »info »]Richard SulíkSource : Richard Sulík – Solidarita s Gréckom vyjadrená v peniazoch – richardsulik.blog.sme.sk, économiste et homme politique slovaque, fondateur du parti Liberté et Solidarité (SaS). En savoir plus : fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Sul%C3%ADk[/box]
Crédit photo en Une : tom.tziros (2008) via Flickr (cc)

Aymeric Chauprade : "Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine"

Aymeric Chauprade : « Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine »

Libre reprise d’un article daté du 21 avril 2012 du géopolitologue Aymeric Chauprade, initialement publié sur blog.realpolitik.tv et realpolitik.tv

Le Fonds monétaire international a déploré cette semaine que l’Argentine soit « imprévisible après l’expropriation partielle de la compagnie pétrolière argentine YPF, contrôlée à majorité, jusqu’au 16 avril, par le groupe espagnol Repsol ».

Imprévisible ? Non, simplement souveraine ! Le FMI, instrument politico-économique des États-Unis, tout comme Washington et Bruxelles ont de plus en plus de mal à se faire à la souveraineté des États. Lorsque quelque chose leur échappe, ils appellent cela de l’imprévisibilité.

J’étais en Argentine entre le 24 mars et le 2 avril, date anniversaire des 30 ans de la Guerre des Malouines. Cela m’a permis de me faire mon propre avis sur un pays tant décrié par le FMI et les donneurs de leçon occidentaux. Et j’ai compris pourquoi ce pays était la cible d’une désinformation si forte, qui veut ternir son image et ainsi dissuader les investisseurs de s’y intéresser.

Ce pays est pourtant la seule véritable Europe jamais réussie. L’Argentine c’est même la véritable Europe qui a survécu des ruines de la nôtre. Une nation faite d’Européens avec une culture d’Européens et dont le modèle identitaire n’a rien à voir avec le modèle brésilien que Bruxelles et Washington ont érigé en exemple. Buenos Aires, malgré son immigration andine, reste une ville européenne pour des Européens. L’Argentine est une grande nation, et l’a montré en mettant dehors, seule, le FMI et ses recettes qui n’ont toujours mené qu’à la faillite et à l’asservissement des peuples. Comme la Russie, l’Argentine est tout simplement en train de reconstruire son industrie, de reprendre le contrôle de ses ressources énergétiques et les résultats sont là pour prouver qu’elle suit une voie juste et raisonnable. La seule voie raisonnable même quand on voit où le mondialisme a mené les peuples occidentaux.

La croissance est évidente (le FMI lui concède quand même un taux de croissance de 4,2% pour 2012, mais du bout des lèvres) et il faut être aveugle ou d’une grande mauvaise foi pour ne pas reconnaître que depuis que l’Argentine suit une voie protectionniste et nationaliste (comme la Russie et la Chine), elle va mille fois mieux que lorsqu’elle suivait les recettes libérales et pro-américaines du libano-argentin Menem.

Mais revenons à cet événement capital qu’est la renationalisation d’une grande compagnie d’énergie argentine. Lundi 16 avril, la présidente Cristina Kirchner, une autre dame de fer, sans être le moins du monde impressionnée par les menaces de Madrid, a décidé d’exproprier l’espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF qu’il contrôlait à hauteur de 57,4%. Désormais l’État argentin et les provinces (en Argentine, État fédéral, l’autonomie des provinces est très forte) détiendront 51%. Jeudi 19 avril, soit 3 jours plus tard, l’expropriation à hauteur de 51% était élargie à la compagnie YPF Gas également contrôlée par Repsol

La main mise de Repsol datait d’une époque où l’Argentine a été vendue par des dirigeants libéraux sans scrupules à l’étranger et a rompu, sous Menem, avec ses fondamentaux d’indépendance nationale en se tournant vers les États-Unis. Cette politique, suivie de concert avec le FMI, a abouti à la ruine du pays. Seul le retour aux fondamentaux du péronisme, une politique nationale et sociale, a permis d’entamer le redressement du pays, et c’est exactement cette ligne que suit Cristina Kirchner.

Cela faisait plusieurs années que les Kirchner ont demandé de manière insistante à Repsol de faire les investissements nécessaires pour préparer l’avenir énergétique de l’Argentine. Rien n’a été fait. Le groupe espagnol s’est vu donner de nombreuses chances de conserver sa part. Il n’est pas exproprié (il sera compensé de toutes façons) comme cela brutalement, mais au terme de mois de d’avertissements et de discussions. Ces grands groupes mondialistes ont malheureusement une vision de court-terme qui tranche avec la vision de long-terme d’un Poutine en Russie. Celui-ci a repris en main le secteur énergétique précisément pour rendre à la Russie ses ressources et son avenir énergétique.

L’Argentine (comme la Russie évidemment) apporte au monde une preuve supplémentaire que la voie du redressement et de la liberté des peuples passe par l’indépendance nationale et la rupture avec toute l’architecture du mondialisme (FMI, Banque mondiale, Union européenne, OTAN…).

Cette politique est non seulement possible mais elle montre ses fruits dans de nombreux pays du monde. Demain dimanche 22 avril, je voterai pour cet espoir français de sortie du mondialisme. Je voterai Argentine !

Lire la suite : http://blog.realpolitik.tv/2012/04/samedi-21-avril-2012-a-demain/

Aymeric Chauprade
blog.realpolitik.tv

Wall Street a-t-elle trouvé la pierre philosophale financière ?

[Novopress éco] Wall Street a-t-elle trouvé la pierre philosophale financière ?

10/04/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) —
D’après un récent sondage IFOP, deux tiers des Français estiment que l’or est une valeur sûre. Le placement de « bon père de famille » par excellence, avec l’immobilier. Dans ce cas pourquoi le spéculateur Georges Soros (dont on peut penser ce que l’on veut mais qui a du flair pour les bonnes opportunités) a-t-il récemment déclaré : « L’or est la bulle ultime » ? Associer une valeur sûre, l’or, à une bulle spéculative pourrait sembler contradictoire au premier abord.

Les financiers ressemblent à des nuées de sauterelles qui dévastent méthodiquement des cultures. Quand ils ont fini quelque part, après avoir provoqué une crise au passage, ils se déplacent vers des territoires encore inexploités. D’abord les matières premières agricoles (2007), les subprimes et les CDS (2008), les dettes souveraines (2011). Depuis 2011, la spéculation bat son plein sur les métaux précieux.

La banque JP Morgan (déjà à l’origine des très toxiques subprimes et CDS) s’est lancée en premier dans la bataille. Jouer sur le cours des métaux ne sert à rien, si on n’en possède pas. En février 2011, le marché interbancaire est sinistré, les banques ne se prêtent plus entre elles. JP Morgan décide donc d’accepter l’or dans les transactions swaps. Wall Street lui emboite le pas. Dans ce type de transaction, les clients vont être autorisés à donner de l’or en nantissements de prêts à court terme (alors que seules les obligations souveraines était précédemment acceptées).

Jusque là on peut se dire que Wall Street joue au « bon père de famille » en garantissant sur de l’or les produits financiers, une manière comme une autre d’assurer ses arrières.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : de l’or s’est mis à affluer massivement dans la bulle financière.

De quel or s’agit-il ?

Même des spéculateurs comme Georges Soros commencent à se poser des questions. Ils ont en effet constaté qu’il était extrêmement difficile, voire impossible de se faire livrer l’or physique. Quand ils y parviennent enfin on leur livre des faux lingots bourrés au tungstène ou de l’or pur à seulement 75 % alors que le contrat stipulait 99 %.

Il faut en effet savoir que la majorité de l’or censé être en circulation ne s’échange pas sous forme physique. Par exemple pour un particulier, à moins d’avoir lui-même mis un lingot dans le coffre, l’or que la banque lui a vendu est une simple ligne de compte, il n’est pas réellement dans la banque. Les investisseurs et les États utilisent quant à eux des ETC (Exchange Trade Commodities), des certificats qui sont en principe garantis sur des réserves physiques, que les banques commerciales sont censées posséder.

Wall Street a-t-elle trouvé la pierre philosophale financière ?

A Wall Street, ceci est de l'or. Crédit photo : FeatheredTar via Flickr (cc)

Les ETC ne sont pas de l’or mais de l’or-papier. Un premier scandale avait failli éclater dès 2008 sur le marché des contrats à court terme, le Comex. Des spéculateurs suspicieux avaient voulu réclamer qu’on leur livre leur or tous en même temps. On les a grassement rétribués pour mettre un terme à la fronde qui commençait à gronder. Un contrat à court-terme fixe une chose (dans ce cas, l’or), une quantité, un prix et une échéance. À l’échéance vous pouvez soit vous faire livrer votre or soit prendre le contrat suivant, ce que choisissent de faire les spéculateurs en général. Comme l’or physique est rarement réclamé, il y a beaucoup plus d’or-papier en circulation que d’or réel. Le prix de l’or est donc fixé sur du papier, la valeur étant totalement déconnectée des réserves réelles.

Dans les 1980-2000 les banques centrales ont pris l’habitude de louer leurs stocks d’or à des banques commerciales (il n’y a pas de petits profits). Certains commencent donc à se demander si cet or sur lequel sont censés être garantis les ETC ne proviendrait pas de ce stock d’or loué. Les banques centrales, elles aussi, sont d’une très grande opacité sur leurs réserves réelles, ce qui alimente la suspicion. Aux États-Unis par exemple, cela fait des années que Ron Paul réclame l’audit du stock d’or de la Fed, qui refuse catégoriquement de faire la transparence sur ses réserves.

Une chose est sure en revanche, d’après certains audit récents, il manquerait des dizaines de milliards d’or physique dans le système pour pouvoir garantir l’or-papier en circulation sur les marchés financiers. Et cela ne va pas s’arranger, vu que tout le monde se rue sur les ETC.

Les financiers viennent donc d’inventer la pierre philosophale du XXIème siècle : ils transforment sans scrupules dans le chaudron de Wall Street le papier en or.

Spoutnik, pour Novopress

Photo en une : crédit covilha (cc) via Flickr

Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

Irlande : Le boycott d’un impôt imposé par la Troïka remporte un vif succès

04/04/2012 – 14h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – Le ras-le-bol des Irlandais face aux mesures d’austérité qui leurs sont imposées depuis le début de la crise vient de prendre un tour nouveau : la moitié des contribuables ont en effet refusé d’acquitter la nouvelle taxe d’habitation dont les propriétaires étaient redevables au 31 mars dernier. Un mouvement de révolte qui pourrait avoir des conséquences sur le résultat du référendum de ratification du nouveau traité européen.

Suite à la déroute des principales banques du pays provoquée par des investissements inconsidérés dans l’immobilier, l’Irlande avait dû, pour sauver son système bancaire, accepter de conclure en 2010 avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international un plan d’aide d’un montant de 85 milliards d’euros.

En contrepartie le Gouvernement irlandais avait dû s’engager à réaliser des réformes structurelles importantes et à réduire d’une façon drastique ses dépenses publiques. Privatisations et nouveaux impôts sont désormais d’actualité au pays du « tigre celtique », sous la tutelle vigilante de la Troïka – FMI, BCE et Union européenne.

Dans le cadre des nouvelles mesures fiscales, une taxe d’habitation d’un montant unique de 100 euros avait été imposée par l’Union européenne et le FMI – dirigé à l’époque par l’espoir du PS français, Dominique Strauss-Kahn – en contrepartie de l’aide accordée. Mise en place en juillet 2011 par le Gouvernement dirigé par Enda Kenny, cette taxe a été jugée profondément inique par les Irlandais : aucune évaluation des biens immobiliers n’ayant été effectuée, un ouvrier habitant une modeste maison est assujetti du même montant de cent euros qu’un milliardaire résidant dans une vaste demeure !

La campagne de boycottage de cet impôt, lancée notamment par l’association CAHWT a rencontré un très vif succès auprès du public. Malgré les risques encourus – les contrevenants s’exposent à une pénalité pouvant aller jusqu’à 30% et à des peines d’amendes ou d’emprisonnement – au 31 mars, date limite de paiement, 800.000 contribuables, soit la moitié d’entre eux, ont décidé de ne pas acquitter la fameuse taxe. « C’est une campagne légitime contre l’austérité, qui échoue à créer la moindre croissance économique. Le gouvernement doit écouter la volonté du peuple », a déclaré Ruth Coppinger, porte-parole de CAHWT.

Cet évènement intervient alors que le référendum sur la ratification du nouveau traité européen doit avoir lieu le 31 mai prochain. Alors qu’aujourd’hui les sondages donnent le « oui » gagnant, le succès remporté contre la taxe d’habitation renforce la position des opposants au traité. Une dynamique qui rend plus incertain le résultat du scrutin.

Crédit photo : The Workers’ Party of Ireland, via Flickr, licence cc.
L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

29/02/12 – 15h00
PARIS(NOVOpress)
– C’est dans les colonnes du quotidien Libération que l’ancien ministre de l’Economie argentin Roberto Lavagna, principal artisan du redressement de l’Argentine ruinée par une terrible crise économique il y a dix ans, dénonce fermement l’aveuglement libéral du Fonds monétaire international (FMI).

« Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement fiscal qui consiste à diminuer l’argent qu’on donne aux gens – les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi – pour consacrer l’argent économisé à payer les créanciers. C’est absurde. Après 4 ans de crise, on ne peut pas continuer à prélever l’argent aux mêmes. Or, c’est exactement ce qu’on veut imposer à la Grèce ! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s’est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers », explique l’ancien ministre, qui n’envisage aucune solution possible à la crise dans le schéma imposé par le FMI et l’Union Européenne.

« Il faut sauver les hommes plutôt que les banques ! », lance-t-il en conclusion de son analyse.

Crédit photo : h de c via Flickr (cc).

Theodorákis : Il y a un complot mondialiste pour l’extermination physique du peuple grec

Theodorákis : Il y a un complot mondialiste pour l’extermination physique du peuple grec

20/02/2012 – 16h00
ATHÈNES (NOVOpress) — Le grand compositeur Míkis Theodorákis est une figure historique de la résistance grecque à l’occupation nazie puis au régime des Colonels. Homme de gauche s’il en est, il a été capable de prendre des positions authentiquement non-conformistes, par exemple pour dénoncer les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Il a lancé il y a quelques jours un appel à l’opinion publique internationale, où il dénonce un complot pour la destruction de son pays.

Míkis Theodorákis en 2004 - crédit photo : Guy Wagner (cc)

Míkis Theodorákis en 2004 - crédit photo : Guy Wagner (cc)

« Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté ».

Selon Theodorákis, ce complot a été scellé en 2009 par le Parti socialiste grec alors au pouvoir et la finance internationale, lorsque le premier ministre socialiste, Geórgios Papandréou, « a rencontré secrètement M. Strauss-Kahn, dans le but de passer la Grèce sous la tutelle du FMI ».

L’étape suivante fut le Mémorandum conclu en 2010 avec les créanciers internationaux de la Grèce. « Depuis lors, en supposant que notre parcours vers la mort soit représenté par un escalier de 20 marches, nous avons déjà parcouru plus de la moitié du chemin. Imaginez que le Mémorandum accorde aux étrangers notre indépendance nationale et le trésor public, à savoir: nos ports, nos aéroports, le réseau routier, l’électricité, l’eau, toute la richesse naturelle (souterraine et sous-marine) etc. Même nos monuments historiques, comme l’Acropole, Delphes, Olympie, Epidaure etc. après avoir renoncé à tous nos droits ».

Theodorákis : Il y a un complot mondialiste pour l’extermination physique du peuple grec

Soirée d'émeuts à Athènes, le 12 février dernier. Crédit : athens.rioter (cc)

Theodorákis, âgé de 86 ans, est descendu dans la rue ces derniers jours et a été copieusement aspergé de gaz lacrymogène par la police. Dans un entretien publié hier avec le site d’information « Athens News », il raconte : « J’ai vu Charon (la mort) de mes propres yeux, car je ne pouvais pas respirer. J’ai récupéré et je suis retourné à mon poste, en face du parlement gardé par la police anti-émeute. J’ai pris un haut-parleur et j’ai dit: “N’ayez pas peur. Nous ne le prendrons pas d’assaut. Nous ferons cela plus tard, quand nous serons prêts”. » Theodorákis appelle « le peuple tout entier – de la gauche vers la droite patriotique » à se soulever contre le gouvernement. « La patrie. La Grèce. Unis comme un poing, un jour, nous évincerons les gouvernements indignes, la troïka et le couple Merkel-Sarkozy ».

Et il lance un avertissement à tous les peuples d’Europe. « La seule crise est celle du capitalisme international, qui comprend la mafia internationale et les géants du capital financier – de l’argent virtuel. Le capital financier a apparemment suborné le leadership européen d’aujourd’hui, qui ne se rend pas compte qu’il met un nœud autour de son propre cou. Aujourd’hui, le leadership européen menace et agit comme un prédateur. Demain, ils [l’ensemble de l’Europe] seront les victimes, tout comme nous ».

Photo en Une : crédit odysseasgr via Flickr (cc)

Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?

Le Portugal sera-t-il la prochaine Grèce ?

17/02/12 – 13h10
NEW-YORK (NOVOpress)
– La situation dramatique que connaît actuellement la Grèce étranglée par les banques créancières de sa dette est-elle le destin proche du Portugal ?

C’est en tout cas l’analyse de l’économiste Edward Harrison qui dénonce dans les colonnes du New-York Times les politiques d’austérité qui, selon lui, mènent à la catastrophe.

« Au lieu d’une réduction de l’endettement public, nous assistons à son aggravation, car la réduction de l’activité économique produite par les coupes budgétaire se traduit par une réduction des dépenses du secteur privé. » explique-t-il notamment

Pour le spécialiste en économie et finances, les dirigeants européens font une erreur de diagnostic en se focalisant sur les politiques d’austérité. Pour la raison suivante : lorsque les Etats, les ménages et les entreprises tentent tous ensemble de se désendetter au même moment en réduisant leurs dépenses, s’amorce alors une spirale récessive s’auto alimentant. Avec au bout du compte, la faillite complète.

Dans cette optique, le Portugal, dont le gouvernement a adopté de drastiques mesures d’austérité pour obtenir l’octroi d’une aide, est en train d’emprunter la voie tragique de la Grèce.

Cet aveuglement a pour cause le fait que l’Europe s’est focalisée sur un faux problème, celui des déficits budgétaires alors que plus gros problème, dans la plus grande partie de l’Europe, est celui de l’endettement du secteur privé et du secteur financier.

Ainsi, en plus d’être injustes et inhumaines, les politiques d’austérité qui frappent les peuples d’Europe sont également totalement inefficaces économiquement.

Crédit photo : stanjourdan via Flickr (cc)

Grèce : le patriarche Ieronymos dénonce les « médecines mortelles » de l’austérité

Grèce : le patriarche Ieronymos dénonce les « médecines mortelles » de l’austérité

07/02/12 – 15h00
ATHENES (NOVOpress)
– C’est une démarche extrêmement rare. L’archevêque Ieronymos, chef spirituel de l’Église orthodoxe grecque, a en effet écrit au Premier Ministre Lucas Papademos pour exprimer ses préoccupations concernant l’efficacité de la politique économique du gouvernement et ses conséquences pour le peuple grec.

Dans sa lettre, le patriarche émet aussi des doutes sur le rôle de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international dans le pays.

Pour le responsable religieux, si la Grèce devait consentir à de nouvelles mesures d’austérité, la situation deviendrait catastrophique, la médecine proposée se révélant un poison mortel.

Ieronymos décrit notamment les conséquences sociales de la politique du gouvernement mis en place par la Banque et particulièrement la hausse des suicides, du nombre de sans abris, de chômeurs, et l’état de désespoir d’une proportion croissante de Grecs.

Pour le patriarche, cette situation sociale est dangereuse.

« La patience sans précédent des Grecs commence à manquer, le danger d’une explosion sociale ne peut être ignoré désormais, ni par ceux qui donnent les ordres ni par ceux qui exécutent leurs recettes mortelles » écrit-il notamment.

Crédit photo : jacqueline.poggi via Flickr, licence CC.

Vive la Hongrie, vive Orban ! Par Yann Vallerie

[Tribune libre] Vive la Hongrie, vive Orban ! Par Yann Vallerie

La Hongrie subit depuis quelques jours une vague de critiques et d’hostilité sans précédents, venant des institutions internationales, notamment financières, mais également de la presse française, toujours en pointe pour dénoncer les « atteintes aux libertés » et pour surfer sur les « printemps à venir ». Nous avons d’ailleurs vu ce que les printemps arabes, portés par la presse occidentale et française en première ligne, ont donné en terme de démocratie, avec le retour des islamistes, les exactions, les bombardements sur la Libye, etc.

Comme à son habitude dès lors que des dizaines de milliers de manifestants sortent dans la rue (laissant présumer que des millions d’autres sont chez eux et soutiennent peut être le gouvernement), on sent flotter les incitations à la révolution et les dénonciations pour « autoritarisme » ou pour « nationalisme » d’un régime qui n’écouterait pas les aboiements d’une petite minorité.

Pour rappel, l’assemblée nationale hongroise (qui a donc constitué le gouvernement actuel), a été élue démocratiquement, par les électeurs, sur un programme qui annonçait en partie les réformes constitutionnelles et fondamentales à venir. C’est donc un peuple qui a décidé de porter, Vitor Orban au pouvoir (Fidesz), avec une majorité de 2/3 de l’assemblée, avec le Jobbik (droite nationale, 58 députés) comme alliés. Et cela n’en déplaise aux occidentaux, qui ont manifestement (l’exemple récent de la Russie le montre encore) du mal à accepter que des peuples puissent souhaiter de l’autorité, du pouvoir étatique fort et surtout qu’ils refusent la mainmise actuelle des banques et des institutions internationales sur leur propre terre, leur propre pays.

Les réactions de la presse internationale mais aussi et surtout des pays membres de l’UE à l’égard de la Hongrie ne sont pas sans rappeler le traitement dont avait été victime l’Autriche lorsque le FPÖ (droite nationale) de Jorg Haider était entré au gouvernement autrichien (menaces de sanction, boycott, traitement médiatique partial)

Si des pays de l’Union Européenne se montrent de plus en plus hostiles à cette institution et à toute la bureaucratie européenne , c’est avant toute chose que l’UE, au lieu d’être une vraie force économique, identitaire et sociale totalement indépendante est en fait totalement à la botte des banques et du FMI et à l’écoute totale des USA, qui , malgré leur dette colossale et leur économie au bord du gouffre, semblent encore avoir toute autorité pour faire la pluie et le beau temps sur le sol européen . Ils viennent d’ailleurs, par le biais de la « chef de guerre » Hilary Clinton,  de condamner les réformes hongroises, comme ils condamnent la non reconnaissance du Kosovo par la Serbie, comme ils s’inquiètent de « dérives » autoritaires en Russie…

D’où la tentation souverainiste dans plusieurs pays qui ont rêvé l’Europe mais qui n’y trouvent que des institutions arrogantes, non représentatives des peuples car pour le coup non élues et surtout soumises à des intérêts qui ne sont pas ceux des européens, mais bien ceux de lobbys, de groupes d’intérêts voire d’Etats étrangers qui souhaitent avant tout la « mondialisation heureuse » et le règne d’une hyper-classe mondiale destructrice des peuples et des identités.

D’autre part, face à des peuples d’Europe de l’Ouest qui encensent en permanence « l’autre » et qui mettent en place des mesures permissives, en terme d’immigration, en terme de code de la nationalité, en terme d’éducation, en terme de politique familiale et sociale, il est rassurant de voir que de nombreux pays d’Europe de l’Est ne souhaitent pas que les rues de Budapest ou de Sofia se transforment et deviennent aussi « exotiques » que les rues de Paris, de Berlin ou de Londres, victimes d’un « grand remplacement ».

C’est donc suivant la volonté populaire que le gouvernement hongrois a souhaité modifier la constitution, afin de se donner les moyens de pouvoir gouverner et mener des réformes sur un laps de temps plus long (les français ont peut être du mal à reconnaitre qu’un quinquennat, c’est relativement court voir inutile pour mener des réformes jusqu’à leurs termes et que 9 années permettent sans doute de faire plus).

 

Voilà plusieurs réformes décidées par le gouvernement hongrois :

– La « République de Hongrie », vestige de la « République populaire de Hongrie » devient simplement « Hongrie » avec une inscription « Dieu bénisse les hongrois » qui marque avant toute chose l’appartenance religieuse ultra majoritaire des hongrois à la religion catholique.

Cette réforme peut bien évidemment déplaire aux grands médias français, dont beaucoup de responsables de rédactions sont nostalgiques de l’Union Soviétique et/ou désireux d’effacer toute trace d’identité religieuse ou ethnique en rapport avec les Européens, cela sur le sol européen même.

– La constitution hongroise rend « rétroactivement responsables des crimes communistes » les dirigeants de l’actuel parti socialiste (descendant du PC). Les hongrois, contrairement aux européens de l’Ouest qui « s’amusent » façon Jean Paul Sartre, à la révolution, ayant vécu ce qu’est réellement le communisme et ne voulant plus jamais vivre cela.

Là encore, on comprend que cela déplaise à l’intelligentsia, nostalgique de l’URSS et qui n’a jamais accepté que l’on condamne les crimes communistes, qui ont pourtant coûté la vie à des dizaines de millions de personnes, faisant du communisme le totalitarisme le plus meurtrier.

– La nouvelle constitution décrète que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse et que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme. Si on traduit littéralement, cela signifie que les hongrois sont opposés à l’avortement (c’est donc leur choix) et qu’ils souhaitent que le mariage reste une union « sacrée » et particulière.

Difficile à comprendre dans des pays d’Europe qui incitent à pratiquer l’avortement aussi rapidement que l’on enfile un préservatif et qui réclament de toutes leurs forces (quand ça n’est pas déjà en vigueur, comme en Belgique) la possibilité de marier  deux personnes du même sexe, puis d’élever des enfants. Une société occidentale qui a fait du mariage un acte « consommateur »  et plus du tout sacré, qu’on peut annuler rapidement par le divorce simplifié (lire à ce propos le dernier livre de Guillaume Faye « Sexe et dévoiement » ), laissant sur le côté, victimes d’un système devenu fou, des enfants déboussolés, abandonnés et qui se veulent désormais rois. Le fait que la Hongrie refuse ce modèle de société, modèle qui détruit tout et qui entraine une perte totale des valeurs, ne plait pas à nos apprentis sorciers qui ne sont toujours pas sortis de leur révolution enfantine de Mai 68 (malgré les lourdes conséquences que nous subissons depuis de nombreuses années).

– Les médias d’opposition au Fidesz ont été mis de côté, laissant effectivement auguré d’un contrôle de l’opinion à sens unique.

Mais à la vue de la campagne anti-hongroise actuellement en vigueur en France et en Europe de l’Ouest, ne peut on pas là aussi parler de « médias à sens unique », servant des intérêts bien définis et bien précis ? N’entend-on pas en permanence les mêmes discours, les mêmes analyses faites par les mêmes commentateurs toujours très « politiquement correct » (les déviants étant censurés, voir par exemple Bernard Lugan et Robert Ménard sur I-Télé, Eric Zemmour, etc.) ?

– Enfin, terrible réforme, à venir puisque le gouvernement hongrois a simplement nommé des « commissaires » qui seront chargés de veiller au bon fonctionnement de la banque centrale. C’est cette réforme qui fait bondir l’UE ainsi que les institutions internationales, qui estiment anormal que les États fassent de l’ingérence dans leur propre politique monétaire. Et qui préfèrent sans doute que des agents des plus grosses banques mondiales comme Goldman Sachs contrôlent les politiques financières des pays, comme ils le font désormais en Grèce, en Italie ou en Belgique.

Là encore, la presse internationale se précipite dans les bottes de ses maîtres et de ses patrons (vous avez dit presse « indépendante » ?).

 

Pour conclure, il est sans doute regrettable pour les Européens convaincus comme moi de la nécessité d’une grande Europe fédérale, d’un axe Paris-Berlin-Moscou, que des peuples de l’Est forts en soient encore amenés à des sursauts nationalistes et aient souvent tendance à vouloir se protéger de l’ensemble de leurs voisins européens. Mais l’Europe esclave qui se construit (ou se déconstruit) actuellement sous nos yeux ne peut séduire aucun Identitaire censé.

Et c’est peut être de la multiplication, dans toutes les régions d’Europe, de sursauts populaires, ethniques et volontaires forts, que prendra forme cette Europe de demain que nous appelons de nos vœux, pour que notre civilisation ne s’éteigne pas et pour qu’elle puisse encore rayonner de nombreuses années.

Yann Vallerie pour Novopress France

La désindustrialisation fait disparaître emplois qualifiés et revenus moyens

La désindustrialisation fait disparaître emplois qualifiés et revenus moyens

04/11/11 – 14h00
PARIS (NOVOpress)
– La disparition progressive de l’industrie dans les pays occidentaux entraîne une polarisation de ces sociétés entre très haut et très bas revenus.

Ce déséquilibre devient de plus en plus frappant, le marché du travail des pays dits « riches » s’organisant désormais entre les emplois peu qualifiés et mal payés des secteurs domestiques, et les emplois bien payés, mais peu nombreux, des services aux entreprises (informatiques, juridiques…), des multinationales et de la finance.

On assiste donc à une éradication des emplois qualifiés intermédiaires et des rémunérations correspondantes.

Ce phénomène de baisse de la qualification moyenne des emplois et donc corrélativement du niveau moyen des salaires, joue à la baisse sur la croissance et favorise donc la crise qui se révèle être autant une crise de la désindustrialisation qu’une crise purement financière.

Photo en Une : crédit Robert Steinhoefel (cc)

Comprendre la dette publique [vidéo]

Comprendre la dette publique [vidéo]

10/10/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Utilisez cette vidéo comme outil pédagogique pour comprendre comment les dettes publiques et privées sont devenues l’un des problèmes économiques majeurs. Et pour comprendre pourquoi la crise des dettes souveraines risque de devenir une crise systémique aux répercussions tragiques

Geórgios Andréas Papandréou, premier ministre grec

Les Grecs s’attendent à la faillite, mais restent attachés à l’euro

06/10/2011 – 15h30
ATHÈNES (NOVOpress) — La Grèce est en proie au désespoir. La grande majorité de ses habitants s’attendent à la faillite. Les mêmes, pourtant, ne veulent pas retourner à la drachme.

La plupart des Grecs estiment, selon une enquête récente, que la faillite de leur État est inévitable. C’est ainsi que 67,3 % des personnes interrogées s’attendent à un défaut de paiement de leur pays, comme l’a montré une enquête représentative de l’institut de sondage Kapa Research dans le journal athénien paraissant le dimanche, To Vima.

Et pourtant : 70 % d’entre eux ne veulent pas quitter la zone euro dans ces conditions. A peine un Grec sur cinq est en faveur d’un retour à la drachme. Les citoyens sont, selon l’enquête, majoritairement favorables à des licenciements dans le secteur public. 58,9 % s’y sont déclarés favorables. 40 % se sont prononcés contre. Neuf personnes interrogées sur dix sont favorables à une cure d’amaigrissement de l’État par fusion de différentes administrations.

60 % sont également prêts à payer le nouvel impôt immobilier exceptionnel de quatre euros par mètre carré en moyenne pour leurs appartements – en dépit du fait que 75 pour cent des personnes interrogées considèrent que ce prélèvement est injuste. Dans une autre enquête publiée par le tabloïde Ethnos dimanche dernier, 56,4 % des personnes interrogées craignent que le pays ne puisse éviter un écroulement complet de son économie.

Quelques 50 pour cent des personnes interrogées se sont par conséquent exprimées en faveur d’une coalition des deux grands partis, les socialistes derrière le Premier ministre Giorgos Papandreou et l’opposition de droite Nea Dimokratia dirigée par Antonis Samaras. Ce gouvernement d’état d‘urgence serait éventuellement mieux à même de tirer le pays hors de la crise.

Les Grecs considèrent qu’une des causes de leurs malheurs – en dépit de l’aide provenant des autres pays européens – réside dans le « manque de courage » du gouvernement Papandreou. En outre, 57 % des personnes interrogées appellent les syndicats à préserver la paix sociale afin que le pays puisse éviter la faillite.

Les actifs fournissent plus de 60 % de l’effort

Ce sont les actifs les plus âgés qui supporteront l’essentiel des sacrifices en termes de suppressions de postes dans le service public en Grèce. Un point sur lequel le gouvernement d’Athènes et les experts financiers de la troïka se sont mis d‘accord, a rapporté la chaîne de télévision privée Mega en se référant à des sources gouvernementales.

Les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) auraient donné leur accord sur le fait que l’essentiel des baisses devaient toucher les anciens serviteurs de l’État proches de la retraite.

Le cabinet doit encore y donner son accord, une session étant prévue à cet effet ce dimanche soir. La proposition a été élaborée par le ministre des Finances Evangelos Venizelos et le ministre des Réformes du secteur public, Dimitris Reppas.

30.000 postes doivent être supprimés dans le service public grec d’ici la fin de l‘année. Jusqu’à 23.000 fonctionnaires âgés et proches de la retraite seraient transférés dans une espèce de position de réserve avec une rémunération réduite, 7.000 autres réductions de postes résulteraient de leur suppression ou de la fusion d’environ 150 administrations.

Les fusions ont déjà été décidées l’an dernier, mais rarement mises en œuvre jusqu’à présent. Personne n’a été licencié dans les rares cas où des fusions se sont effectivement produites.

Photo : Geórgios Andréas Papandréou lors de la conférence de presse du 24 juin dernier à Bruxelles, qui a suivi la réunion du Conseil de l’Europe. Crédit : Service de communication du Premier Ministre de Grèce, via Flickr (cc)

Quand Jean-François Copé prenait ses vacances aux frais de Ziad Takieddine...

Quand Jean-François Copé prenait ses vacances aux frais de Ziad Takieddine…

27/09/11 – 14h00
PARIS (NOVOpress)
– La collusion, sinon délictuelle du moins passablement malsaine, entre le personnel politique français et des hommes d’affaires plus que douteux ne cesse d’apparaître au grand jour.

Ainsi, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a-t-il reconnu s’être fait payer des vacances par Ziad Takieddine, l’intermédiaire dans des contrats d’armement poursuivi dans plusieurs affaires de corruption.

Même s’il tente de minimiser l’importance de cet aveu, se bornant à dire qu’il à « répondu favorablement à des invitations », cette proximité n’en est pas moins révélatrice d’étranges mœurs politico-affairistes et d’une confusion des genres des plus contestables.

Ziad Takieddine n’est en effet pas n’importe quel personnage, il a joué le rôle d’intermédiaire dans deux très importants contrats d’armement, au Pakistan et en Arabie Saoudite, n’a payé aucun impôt en France et est au cœur de l’enquête du juge Renaud Van Ruymbeke.

Selon l’ex-femme de Ziad Takieddine, celui-ci aurait bénéficié de l’intervention d’une « haute autorité » pour faire cesser un contrôle fiscal le visant en 2010.