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Islamistes Fig Mag

Le Figaro Magazine titre sur « cette France abandonnée aux islamistes »

13/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une du Figaro Magazine de cette fin de semaine : « Cette France abandonnée aux islamistes », à l’occasion de la parution du livre Une France soumise, les voix du refus (Albin Michel), dont il publie les « bonnes feuilles ». Les pages consacrées à ce livre-événement dirigé par Georges Bensoussan, auteur, en 2002, de l’ouvrage Les Territoires perdus de la République, est précédé d’un article d’Alexandre Devecchio, dont nous publions ci-dessous des extraits.

France Soumise« C’est un pays qui change de visage. Ici, un essaim de robes noires se forme dans le paysage bariolé d’une cour de récréation. Là, les commerces traditionnels disparaissent un à un au profit des boucheries halal et des magasins ethniques. Ailleurs, les juifs et les Blancs, interdits de séjour, font leurs valises. Ce pays n’est pas l’Algérie de Boualem Sansal dans Gouverner au nom d’Allah. C’est le pays de Voltaire en passe de devenir la France de Houellebecq. Une France soumise. Les voix du refus (Albin Michel), dirigé par Georges Bensoussan avec l’aide de Charlotte Bonnet, Barbara Lefebvre, Laurence Marchand-Taillade et Caroline Valentin, en dresse un tableau saisissant. Un magistral ouvrage d’histoire immédiate qui regroupe les témoignages de plus de 70 acteurs de terrain (enseignants, médecins, infirmières, policiers, maires, hauts fonctionnaires, etc.). Une réalité plus effrayante que la fiction imaginée dans Soumission.

» En France, la charia s’est invitée au coin de la rue. Les islamistes progressent, non par le sommet, mais par le bas. Ils ne visent pas la conquête du pouvoir institutionnel mais la conquête de la société. Leur stratégie est celle de la contamination lente et oblique. Ils grignotent une cité, un quartier (bientôt une ville ?) et se taillent des enclaves à l’intérieur du territoire où ils imposent leurs marqueurs politico-religieux pour mieux faire régner leurs propres lois et leur vision du monde. Le phénomène n’est plus circonscrit à quelques quartiers, l’islamisme s’est propagé dans toute la France au point que, pour les auteurs, le pronostic vital de notre vieux pays est engagé. Une contre-société salafisée, qui hait ce que nous sommes, a grandi en notre sein. Elle menace désormais de faire exploser notre cohésion nationale, de bouleverser nos modes de vie et d’effacer notre héritage culturel. […]

« A lire l’essai dirigé par Georges Bensoussan, les territoires perdus de la République sont en passe d’être gagnés par les islamistes. « Ce qui n’était que “vaguelettes” il y a vingt-cinq ans s’est transformé en lames de fond », résume Elisabeth Badinter, qui a préfacé l’ouvrage. Si Les Territoires perdus de la République était un cri d’alarme, Une France soumise est un cri de désespoir. « On sort de ce livre découragé et même accablé », reconnaît Alain Finkielkraut. Impossible de ne pas songer à L’Etrange Défaite, de Marc Bloch.

Islamistes Fig Mag« Barbara Lefebvre, qui a codirigé le livre avec Georges Bensoussan, l’affirme : « Un monde est peut-être en train de se terminer, celui d’une France laïque, républicaine et libre, et il y a une incertitude angoissante et, pour certains, désespérante quant au monde qui est en train de naître », analyse-t-elle. « L’espérance, c’est le désespoir surmonté », disait Bernanos et ce livre peut être lu comme un manuel de résistance. « Notre sous-titre, Les Voix du refus, dit aussi ce qui nous a frappés chez nombre d’interlocuteurs : la volonté de combattre en dépit de ce que beaucoup ressentent comme le “terrorisme intellectuel” venu d’une coterie parisienne restreinte et socialement privilégiée, analyse Bensoussan. Chez plusieurs interlocuteurs, on sent émerger l’esprit d’une résistance clandestine, comme réprouvée et qui se sait telle. »

« La force d’Une France soumise, au-delà de son implacable constat, est de faire entendre la voix des sans-voix. Ceux qu’on n’entend jamais, abandonnés par une hiérarchie professionnelle qui ne veut pas de vagues, lâchés par des politiques clientélistes prêts à tous les accommodements déraisonnables pour gagner une élection, accusés d’être des menteurs ou des salauds par des commentateurs hors-sol. Comme Héloïse et Marcel, ces infirmiers en région parisienne qui, dans un hôpital gangrené par le communautarisme, lutte au quotidien pour soigner tous les patients sans distinction d’origine et de religion. « Rester travailler à l’hôpital est pour nous un acte de résistance. Nous ne savons pas encore combien de temps nous tiendrons car l’un comme l’autre nous habitons aussi dans des quartiers où la religiosité ostentatoire progresse à grande vitesse. Dans les deux situations, professionnelle et personnelle, nous ne voulons pas céder notre place, parce que rien ne justifie que nous désertions. » « La France m’a accueillie, m’a aidée à donner un avenir à mes enfants », poursuit Héloïse avant de conclure par ce qui devrait être le slogan de tous nos politiques : « Je ne me résigne pas à voir cela disparaître. »

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09/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Ivan Rioufol offre au Figaro une analyse pertinente de la position de l’Europe et de a France en particulier, vis-à-vis des pays musulmans. Un mélange de dhimmitude, d’aveuglement et de cupidité qui conduit aussi bien à accueillir toute l’immigration venue du monde musulman qu’à décorer de la Légion d’Honneur un tyran sanguinaire ou à se coucher devant le satrape Erdogan.

C’est une Europe affaiblie qui rencontre ce lundi à Bruxelles une Turquie conquérante, afin de lui demander sa protection dans la crise migratoire ouverte par Angela Merkel. C’est plus… Lire la suite »
Yves de Kerdrel du "Figaro" aurait fait un mauvais avocat

Yves de Kerdrel du “Figaro” aurait fait un mauvais avocat

25/02/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Yves de Kerdrel (ci-dessus), chroniqueur au Figaro, s’égare souvent. Aveuglé par son libéralisme endiablé, il en vient plus qu’à son tour à plaider des causes qui ne le méritent pas. Avec, parfois, le risque d’être démenti par un article publié dans le même Figaro – avant ou après. En effet, les faits et les chiffres ne constituent pas la tasse de thé de notre chroniqueur dont toutes les analyses répondent aux critères de l’idéologie néolibérale.

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Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »

Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire » [Tribune libre]

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le Figaro obéit à une double logique : le « gauchisme » de salle de rédaction de la majorité de ses rédacteurs et le sarkozysme militant de sa direction. Le traitement de l’affaire de Karachi – une alouette d’information, un cheval de contre-attaque – a donné lieu à une passe d’armes entre la direction (Etienne Mougeotte, ex-TF1) et la Société des journalistes dont l’excellent Stéphane Durand-Souffland, Bobard d’Or 2010 [1]. Nos lecteurs trouveront le compte rendu de l’échange direction/syndicat du 26 septembre 2011.

Polémia

Traitement des « affaires » et implication personnelle d’Etienne Mougeotte auprès du président de la République La SDJ fait part des nombreuses réactions recueillies dans la rédaction, selon lesquelles Le Figaro traite de manière insuffisante et caricaturale les affaires mettant la droite en difficulté comme, pour n’évoquer que la plus récente, Karachi, dans laquelle apparaissent les noms de Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Brice Hortefeux, proches de Nicolas Sarkozy. Nous estimons que le déséquilibre entre le premier papier, non signé (garde à vue de Nicolas Bazire et mise en examen de Thierry Gaubert), et la pleine page de contre-attaque de l’Elysée nuit à la crédibilité du journal. D’autant que l’un des directeurs-adjoints avait donné au comité la consigne de traiter l’info par un « zoom ». Voici la réponse d’Etienne Mougeotte : « Nous faisons un journal d’opinion, politiquement engagé, qui couvre l’actualité de manière honnête. On n’est pas là pour emm… la droite, c’est comme ça. Cela dit, nous n’avons eu aucun retard sur l’information concernant Bazire, il y avait même sa photo, ce qui n’a pas dû lui faire plaisir. Je ne sais pas pourquoi ce papier n’était pas signé, il n’y avait aucune raison à cela. Si un de mes adjoints avait estimé qu’il fallait faire un « zoom », c’est une bêtise mais ce qui compte c’est ce qui a été publié. Pour être bien au Figaro, il faut épouser les idées du Figaro. Pour autant, jamais le journal ne défendra ce qui est contraire à la loi, et nous suivrons cette actualité comme les autres. Je note que nous restons excellents sur l’affaire Servier. »

DSK, Valls, Hollande et Banon

La SDJ interroge également la direction au sujet d’une manchette de cet été, faisant de la date de l’audition comme simple témoin de François Hollande dans le cadre de l’affaire DSK/Tristane Banon l’information la plus importante du jour. Cette manchette était illustrée par deux photos juxtaposées de François Hollande, candidat à la primaire socialiste, et de Tristane Banon, créant un choc visuel inapproprié. Etienne Mougeotte reconnaît « une erreur » qui doit « servir de leçon » pour l’avenir. « Ce n’est pas la manière de faire du Figaro, admet-il. Cette info ne valait pas 5 colonnes. On fait ce genre d’erreur quand l’actu est pauvre » et qu’on doit absolument monter un sujet en manchette.
Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »Bien qu’il ne s’agisse pas en l’espèce d’un montage ou d’une retouche, la SDJ rappelle le précédent dit de « la bague de Rachida Dati » : Etienne Mougeotte l’avait également déploré, et il avait déjà promis à l’époque que cela servirait de leçon pour l’utilisation des photos.

Nous attirons l’attention de la direction sur le cas de Manuel Valls, opposant local du propriétaire du Figaro dont il est difficile de parler dans les colonnes du journal – sa photo a été récemment retirée d’un article. Etienne Mougeotte répond, laissant implicitement entendre que Manuel Valls n’est pas « tricard » au Figaro : « On le traite astucieusement… ce qui est paradoxal pour le responsable le plus à droite du PS. Nous n’avons pas de contentieux avec lui, il a été invité du Talk. »

Enfin, nous revenons sur les informations publiées dans plusieurs titres, notamment Le Monde, faisant état d’une implication personnelle d’Etienne Mougeotte dans la campagne de réélection de Nicolas Sarkozy, en particulier au sein d’un groupe de conseillers animé par Jean-René Fourtou. Voici sa réponse, extrêmement ferme : « J’ai pris un café à trois ou quatre reprises chez Fourtou. Je fais ce que je veux, avec qui je veux. Je vois beaucoup de monde – pas souvent Nicolas Sarkozy –, beaucoup de gens me demandent leur avis et vous seriez étonné de savoir de qui il s’agit. En tout état de cause, je reste un journaliste. Je n’ai jamais été encarté dans aucun parti politique et ne le serai jamais. Je ne suis pas un conseiller officiel ou officieux de Nicolas Sarkozy. Mes loisirs, je les passe au golf, pas à l’Elysée. »

La SDJ prend acte des propos d’Etienne Mougeotte, qui a toujours reçu ses représentants à leur demande et n’a jamais refusé de répondre à aucune question. Mais elle regrette que tout débat au sujet des choix éditoriaux soit systématiquement mis au compte, généralement sur le ton de l’apparente plaisanterie, d’une sorte de gauchisme larvé. La SDJ entend continuer à jouer son rôle, qui consiste à faire remonter à la direction le sentiment de la rédaction, qu’il soit positif ou critique. Cela participe de la vie d’une rédaction comme la nôtre, qui n’est pas composée de petits pois. Le débat interne appartient à l’ADN du Figaro.

Société des Journalistes du Figaro

Réunion du 26 septembre 2011

Pour la direction : Etienne Mougeotte et Jean-Michel Salvator

Pour la SDJ : Nicolas Barotte, Martin Couturié et Stéphane Durand-Souffland

[1] Communiqué de Polémia – 20/04/2010 – 23 h Première cérémonie des Bobards d’or

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 30/09/2011 [/box]

Image : de Tropical Boy, licence CC.