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L'association « Sidaction » fichait ses employés

L’association « Sidaction » fichait ses employés


16/10/11 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
— Tempête au sein du « charity buisness » bien pensant : le quotidien « Libération » a en effet révélé que l’association fondée par Pierre Bergé pour collecter des fonds pour la lutte contre le sida fichait ses salariés dans des listings regorgeant d’indications personnelles.

Ainsi la soixantaine d’employés de l’association ont découvert que la direction tenait sur eux des registres contenant des informations personnelles, telles que des commentaires sur la santé physique ou psychologique, pratique plus que douteuse et délictuelle qui a entraîné la saisine de l’inspection du travail.

Plus incroyable encore, ces listes de l’association toujours en pointe, dans le discours, contre de supposés discriminations dont souffriraient les homosexuels et les malades du sida, consignaient également des renseignements relatifs à l’origine ethnique ou à l’état de grossesse de ses salariés.

Cet incroyable fichage au sein de l’un des temples de la bien pensance contemporaine a évidemment suscité l’ire des syndicats à commencer par la CFTC qui condamne notamment « des pratiques permettant d’indexer les revalorisations salariales potentielles aux comportements adoptés par le personnel au moment de désaccords sociaux».

Une affaire qui révèle une fois de plus la face cachée de certaines ONG, plus proches d’entreprises à la gestion ultra-libérale que de généreuses associations, et entache un peu plus l’image de « Sidaction » déjà largement brouillée par les attaques lancées par Pierre Bergé contre le Téléthon, jugé moins utile et important que son combat personnel.

L’Etat français condamné pour fichage illégal

L’Etat français condamné pour fichage illégal

07/10/2011 – 20h00
STRASBOURG (NOVOpress) – En 2009, alors que se tenait un sommet de l’Otan à Strasbourg, les tenants du nouvel ordre mondial n’avaient pas hésité à employer les grands moyens pour préserver la tranquillité des chefs d’Etats présents.

Le préfet du Bas-Rhin avait exigé de son propre chef la constitution d’un fichier sur les habitants de Strasbourg, sans consulter au passage la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Or, comme l’a souligné le tribunal administratif de Strasbourg, un tel fichier ne peut être constitué qu’à travers un « arrêté ministériel, pris après avis de la Cnil ». Ce fichier recensait les noms, adresses, numéros de pièce d’identité et plaques d’immatriculation de 50.000 habitants du centre-ville de Strasbourg, qui étaient les seuls à avoir le droit de pénétrer dans le périmètre de sécurité établi dans la ville. L’Etat a été condamné par le tribunal administratif de Strasbourg à une amende symbolique de 1.000 euros pour ce geste orwellien.