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Maaloula, village-symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres

Maaloula, village-symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres

14/09/2014 – MAALOULA (NOVOPress)
Le village de Maaloula, symbole du martyre des chrétiens en Syrie, renaît de ses cendres. Un an après sa prise par les terroristes djihadistes et six mois après sa reconquête par l’armée syrienne et le Hezbollah, Maaloula dont l’une des singularités est d’avoir une partie de ses habitants parlant encore la langue du Christ (l’araméen) a célébré dans la nuit du 13 au 14 septembre, la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix en illuminant une croix sur l’une des collines surplombant le village. Le tout sous l’œil attentif des groupes d’auto-défense chrétiens.

Djihadistes : Exécution de chrétiens, enlèvements et destructions religieuses

Le 4 septembre 2013, après avoir attendu plusieurs mois sur les collines dominant le village, les djihadistes du front Al-Nosra prenaient d’assaut Maaloula. C’est un attentat-suicide (vidéo ci-dessous) perpétré par un combattant jordanien sur le poste de contrôle de l’armée syrienne à l’entrée du village qui va lancer les hostilités. De septembre 2013 à avril 2014, le village de Maaloula va être être le champ de bataille entre djihadistes et l’armée syrienne, avant la reconquête définitive par les troupes de Bachar el-Assad et du Hezbollah. Les monastères et églises vont connaître, durant les quelques mois de son occupation par les islamistes, une destruction des bâtiments et le vol des icônes, statues et peintures.

Du côté de la population, malgré la fuite d’une bonne partie d’entre elle, trois chrétiens vont être immédiatement tués par les djihadistes et six autres vont être kidnappés. A ce jour, leurs familles n’ont toujours aucune nouvelle de leur sort éventuel.

Par ailleurs, douze religieuses orthodoxes du monastère Sainte-Thècle seront enlevées par les djihadistes et détenues plusieurs mois avant d’être libérées grâce au paiement d’une rançon de 7 millions de dollar par le Qatar.

Mais ce que beaucoup de chrétiens vont vivre comme une trahison, c’est le fait que des habitants musulmans sunnites vivant en paix au milieu d’eux, vont accueillir les islamistes comme des libérateurs !

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Le quartier berlinois de Friedrichshain-Kreuzberg interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues

Le quartier berlinois de Friedrichshain-Kreuzberg interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues

Le Berliner Zeitung a titré à ce sujet : « Les politiciens de quartier ont bu trop de vin chaud de la Noël. Le Kreuzberg interdit la Noël. »

03/09/2013 – 17h20
BERLIN (via le site de Lionel Baland) –
Le Conseil de quartier de Berlin Friedrichshain-Kreuzberg (quartier multiculturel peuplé de nombreux Turcs) a interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues. Seul un sapin de Noël pourra être dressé sur une place du quartier déterminée par les autorités. Cette décision a été prise par les écologistes, les pirates et les post-communistes de die Linke.

Sur 51 élus au sein du Conseil de quartier de Berlin Friedrichshain-Kreuzberg figurent 4 élus chrétiens-démocrates de la CDU. Tous les autres élus de cette assemblée émanent de partis de gauche.

Fête de la Courtoisie, dimanche 9 juin 2013 à Paris

Fête de la Courtoisie, dimanche 9 juin 2013 à Paris

Ce dimanche 9 juin 2013, de 11 heures à 19 heures, vous pouvez aller à la rencontre de toute l’équipe de Radio Courtoisie, de ses patrons d’émission et de ses collaborateurs. Vous retrouverez les écrivains qui se sont exprimés à Radio Courtoisie. Ils vous dédicaceront leurs ouvrages.

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Rome : nouveau concert d'In Memoriam à la "Tana delle Tigri"

Rome : nouveau concert d’In Memoriam à la « Tana delle Tigri »

13/05/13 – 18h00
ROME (NOVOpress)
– Porté par l’enthousiasme qu’a suscité leur grand retour sur scène l’année dernière, après plus de 10 ans d’absence, le groupe phare du rock identitaire français, In Memoriam, a décidé de renouveler l’expérience en donnant un second concert exceptionnel à l’occasion de la « Tana delle Tigri » (« La tanière des tigres »), la fête annuelle du mouvement Casapound, les 31 mai et 01 juin prochains à Rome.

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Mémoire et enracinement : la fête des Bœufs gras en Sud-Gironde

Mémoire et enracinement : la fête des Bœufs gras en Sud-Gironde

06/02/2013 – 12h00
BAZAS (NOVOPress) – Dimanche 3 février, Captieux ouvrait le bal des défilés des Bœufs gras dans les quelques bourgades du Sud-Gironde perpétuant cette lointaine tradition. Elle puise ses origines à une époque où Bazas est une des premières cités d’Aquitaine et la capitale prospère des Petites Landes. Le 7 février, la ville fêtera les 730 ans de la tradition des bœufs gras.

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Le Bagad de Vannes et Carlos Nunez au Bourg de Batz pour "Les Nuits salines"

Le Bagad de Vannes et Carlos Nunez au Bourg de Batz pour « Les Nuits salines »

Le Bagad de Vannes et Carlos Nunez au Bourg de Batz pour “Les Nuits salines” 21/07/2012 – 08h00
GUÉRANDE (NOVOpress Breizh) – Organisé depuis plus de vingt ans par une équipe de bénévoles à Batz sur-Mer (Loire-Atlantique), Les Nuits salines est pour les estivants l’occasion de découvrir une culture celtique bien vivante et exigeante sur la qualité
.

Le coup d’envoi des 21èmes Nuits salines, l’incontournable festival estival du pays blanc, a été donné hier. Depuis quinze jours, les 180 bénévoles de l’organisation scrutaient le ciel avec un peu d’inquiétude. Mais finalement, le temps est de la partie : les Nuits s’annoncent calmes côté ciel. Elles n’en seront que plus animées côté terre.

Le Bagad de Vannes et Carlos Nunez au Bourg de Batz pour "Les Nuits salines"Selon une formule qui a fait ses preuves, la programmation sobre et musclée fait la part belle au monde celtique et aux groupes locaux, avec en vedette le Bagad de Vannes, Merzhin, la star galicienne Carlos Nunez et le collectif Jeu à la nantaise, épaulés par de solides équipiers comme Retour, les brito-irlandais de Poppy Seeds, les folkeux du duo Stetrice ou les Capitans, spécialiste du néo-sixties. Pour danser au fest-noz, on a invité Beliard-Trimaud et Esquisse. Le chant de marin est représenté par Les Souillés de fond de cale – une valeur sûre !

Le programme détaillé des trois journées est à consulter sur le site web des Nuits salines. Comme d’habitude, une monnaie originale a cours sur le site du festival : le sachet de sel.

Crédit images : affiches des Nuits Salines 2012.
Du 28 juin au 1er juillet, Bordeaux fête son identité

Du 28 juin au 1er juillet, Bordeaux fête son identité

16/06/2012 — 18h45
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Sur les quais, au cœur du patrimoine mondial Unesco, tous les amoureux du vin, de la gastronomie, de la culture et de l’identité de Bordeaux, sont conviés à cette grande fête populaire. Celle-ci a lieu tous les deux ans à Bordeaux, dans l’intervalle de Vinexpo.

Elle permet aux visiteurs de mieux connaître l’extraordinaire richesse viticole de la région bordelaise, à travers la découverte des nombreuses appellations bordelaises, dont les plus prestigieuses : Médoc, Saint-Emilion…

Pour cette 8ème édition de la fête du vin, c’est la ville de Hong-Kong qui sera cette fois mise à l’honneur. Avec la Chine, c’est désormais la première destination à l’export des vins de Bordeaux. Plus de 500 000 personnes sont attendues à ce qui est la plus grande manifestation de la ville.

Un grand nombre de stands de dégustation, des soirées ponctuées de feux d’artifices, un spectacle son et lumière, ou encore des concerts, viendront animer les quais de Bordeaux du 28 juin au 1er juillet prochain.

Bonne Pentecôte - La Pentecôte dans l'art

Bonne Pentecôte – La Pentecôte dans l’art européen

La Pentecôte.
Heures d’Étienne Chevalier, enluminées par Jean Fouquet, Musée Condé, Chantilly, R.-G. Ojeda, RMN / musée Condé, Chantilly
Pour Jean Fouquet, le blanc a une forte signification de pureté et de purification. Ainsi, la Pentecôte est située dans un cénacle à l’italienne en camaïeu blanc, avec des pilastres antiques, des fenêtres rectangulaires et une abside à coquille. La voûte en berceau surbaissé, en bois, est d’une conception française. Un blanc particulièrement éclatant attire le regard vers le Saint-Esprit, la guimpe de la Vierge et le jeune apôtre, saint Jean, assis à droite.
XVe siècle

Crédit image : domaine public. Via Wikipédia, image et texte.

Bonne Pentecôte - La Pentecôte dans l'art

Pâques - Ostara

Pâques – Ostara

Huit périodes de quarante jours correspondent théoriquement à trois cent vingt jours alors que l’année solaire en comporte trois cent soixante-cinq jours et quelques heures. L’écart provient en fait du décalage qui existe entre un calendrier rythmé sur les phases de la lune (comme l’était le calendrier des peuples dits « barbares» avant la conquête romaine) et un calendrier solaire. La fête mobile de Pâques est la clé de tout le calendrier médiéval. Elle introduit un déphasage dans le rythme des quarantaines ici analysé mais elle ne fait qu’en confirmer le principe. On sait que Pâques est une fête mobile qui peut osciller entre le 22 mars et le 25 avril. Quarante jours avant Pâques, un mardi gras précoce peut donc se trouver au plus près de la . Chandeleur; au contraire, une fête de Pâques tardive le reporte un mois plus tard. Dans l’intervalle, le carême impose sa rigueur et sa loi inflexible de quarante jours (carême vient du latinquadragesima qui renvoie au chiffre « quarante» ).

Pâques - Ostara

La résurrection du Christ, Sainte Barbara, Sainte Catherine, triptyque de Lucas Cranach l'Ancien. Vers 1510

L’ŒUF

Comme les sept autres grandes dates de l’année, Pâques peut se comprendre comme une date d’intense circulation des âmes et esprits entre l’Autre Monde et le monde humain. Le modèle de ces rapports se trouve dans de nombreux récits celtiques. Le passage christique de la mort vers la vie ne fait finalement que reproduire à une échelle chrétienne ce trajet symbolique. Dans le folklore, la période pascale est marquée d’abord et avant tout par l’apparition d’êtres de l’Autre Monde qui prennent principalement une forme animale. Le lièvre de Pâques est une réincarnation printanière du Sauvage; il s’apparente à la cohorte des animaux féeriques qui hantent l’imaginaire médiéval.

Si le Moyen Age ignore, en effet, le lièvre distributeur de cadeaux et de friandises, il connaît d’autres figures tout aussi merveilleuses. La biche blanche ou le cerf blanc des récits arthuriens hantent ces périodes de transition entre les quarantaines de l’année. Dans le roman de Chrétien de Troyes intitulé Erec et Enide, la chasse au Blanc Cerf a lieu le lundi de Pâques, comme s’il fallait rappeler le lien de cet animal avec la lune d’équinoxe. L’apparition des animaux fées est commandée par l’astre lunaire qui rythme leur récurrence annuelle. Ces animaux conducteurs d’âmes servent de médiateurs entre le monde humain et l’Autre Monde.

Pâques – Ostara

Œufs de Pâques ukrainiens - Crédit photo Mary-Irene Lang, via Wikipédia, domaine public.

Dans le folklore moderne, les traditionnels œufs de Pâques sont censés être apportés aux enfants par les cloches qui reviennent de Rome ou par le lièvre de Pâques lui-même. Toutefois, dans les régions germaniques, l’animal féerique change d’apparence : en Westphalie, c’est un renard, en Thuringe une cigogne, au Tyrol une poule blanche, en Suisse un coucou et en Saxe un coq. La présence d’animaux de basse-cour semble plus vraisemblable à côté de ces œufs rituels.

Cependant, il est évident que les œufs de Pâques sont investis d’une valeur mythique qui n’a rien à voir avec leur usage proprement alimentaire. Leur caractéristique mythique semble même privilégier des usages non alimentaires. Quant au lièvre de Pâques, son rôle mythique est bien antérieur à la civilisation chrétienne puisqu’il se trouve déjà dans le bouddhisme et dans la mythologie chinoise. Il habite sur la lune où il prépare une nourriture d’immortalité. Les œufs de Pâques semblent bénéficier de vertus comparables sans qu’il soit possible, bien évidemment, d’établir un lien direct entre eux et la nourriture des antiques divinités chinoises. Dans le folklore pourtant, les œufs de Pâques, surtout ceux qui avaient été pondus le vendredi saint, étaient jadis réputés procurer la santé aux hommes et aux bêtes. Ils pouvaient se conserver longtemps et protégeaient également contre la foudre. On s’en servait encore pour reconnaître les sorcières ou pour se prémunir contre elles: l’absorption d’une soupe à base de neuf herbes et légumes différents avait la même vertu. L’œuf de Pâques se protège en fait toujours comme un porte-bonheur. Dans certaines régions d’Alsace, on se transmet des œufs millésimés de génération en génération. On pense que, dans un œuf de Pâques qui s’est conservé pendant cent ans, le jaune se transforme en pierre précieuse et assure la fortune de son possesseur.

Les druides croyaient déjà à la puissance magique de l’œuf. Le mythe gaulois de la vouivre, rapporté par l’écrivain latin Pline, en rappelle des aspects majeurs. Marcel Aymé illustra cette croyance sous une forme plaisante dans l’un de ses romans qui se réfère explicitement à l’antique tradition gauloise. L’animal mythique sécrétait une sorte d’œuf qui pouvait devenir un talisman. La figure de la vouivre, modèle de toutes les créatures fées de l’Autre Monde, pourrait bien constituer l’étape celtique d’une croyance en la régénération périodique du temps des saisons, une sorte de mue humaine vers une vie renaissante.

PÂQUES – OSTARA

Célébrée à la fin du mois de mars ou dans le courant du mois d’avril, la fête de Pâques coïncide plus ou moins avec l’équinoxe de printemps (21 mars). C’est à cette période de l’année que meurt l’hiver. Les neiges commencent à fondre, les rivières sont en crue, le soleil triomphe du froid, et ses rayons recouvrent la nature de vertes prairies, de fleurs et de bourgeons, la vie renaît. Une nouvelle ardeur saisit les hommes, les animaux et les plantes.

Pâques – Ostara

Ostara - Par Johannes Gehrts, 1884.

Pâques est par excellence la fête du renouveau, de la fécondité, de la fertilité, mais aussi du soleil, principe céleste et fécondant sans lequel rien ne naîtrait. Ses origines sont très anciennes. La fête porte le nom d’une déesse lunaire, Ostara, qu’un héros solaire aurait délivrée de la captivité au moment de l’équinoxe de printemps.

Comme vous le savez, toutes les fêtes de l’année, l’année, Solstices, Epiphanie, Chandeleur, Carnaval… correspondent à un moment donné du cycle solaire. Pâques se situe ainsi au moment où le soleil est redevenu suffisamment puissant pour réchauffer la terre, et de nouveau lui apporter la vie.

Aujourd’hui, à l’aube du XXl ème siècle, nous n’avons pas oublié les fêtes et traditions de nos ancêtres et nous continuons à les célébrer. Même si nos journées ne sont plus rythmées par le soleil – notre mode de vie ne s’y prêtant plus, cela s’entend ! – nous vivons ces moments privilégiés dans un rapport étroit avec la nature.

Pâques, pour nous résumer, c’est tout simplement la fête du printemps. L’œuf surtout symbolise la renaissance de la nature, la fécondité. Il représente la vie qui s’apprête à éclore. Il est de tradition, dans notre culture européenne, de manger, mais aussi de s’offrir des œufs décorés.

Source :
Philippe WALTER, Mythologie chrétienne, Imago, 2003, 20 € (www.editions-imago.fr)

Et aussi ..
Pierre VIAL, Fêtes païennes des quatre saisons, Editions de la Forêt, 2008
Nadine CRETIN, Fêtes et traditions occidentales, PUF que sais-je ?, 1999
Christian-J GUYONVARC’H, Les fêtes celtiques, Ouest-France, 1995
Guy DELEURY , Les fêtes de Dieu, éditions du Félin, 1994 (épuisé)
Yvonne de Sike, Fêtes et croyances populaires en Europe, Bordas,1995 (épuisé)
Alain de BENOIST, Les traditions d’Europe, Le Labyrinthe, 1996
Arnold VAN GENNEP, Le folkore français, Robert Laffont, 1999

[Tribune libre] Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !

[Tribune libre] Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !

[box class= »info »] L’habituelle effervescence consumériste à l’approche de Noël prend cette année une dimension pathétique. C’est le moment de porter l’estocade. [/box]

Les prospectus arrivent dans les boites aux lettres, les spots publicitaires à la télévision se multiplient, tous nous avertissent : il ne nous reste plus que trois semaines pour acheter les cadeaux de Noël. Les entrepôts sont pleins, les têtes de gondole se mettent en place et nous attendent. Et si cette année, nous décidions tous ensemble de ne pas faire de cadeaux marchands ? Cela ne présente en effet que des avantages.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aide tout d’abord à assumer positivement la baisse généralisée du pouvoir d’achat en sublimant une contrainte subie en acte engagé. Autant se dire : « Si je ne fais pas de cadeau, ce n’est pas parce-que c’est trop cher pour moi à présent, mais c’est parce-que c’est dépassé. » Il suffit alors de faire passer le mot aux proches : « Cette année, ne vous embêtez pas avec un cadeau marchand, du reste, pour ma part je n’en ferai pas. » Ainsi tout le monde est à l’aise.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aidera alors à retrouver les valeurs de cette fête multimillénaire puisqu’elle est le prolongement chrétien du solstice d’hiver. L’envahissement de la société marchande a réduit Noël à la fête des cadeaux. Mais pendant des millénaires cette fête commémorait la renaissance du soleil qui passait au point le plus bas le 21 décembre, puis fut assimilée en l’an 354 à l’anniversaire de la naissance du Christ. Que l’on soit croyant ou non, retrouvons l’âme de Noël, fête du renouveau et de la natalité. Les cadeaux ne sont que des perturbateurs de cet événement essentiellement spirituel.

Ne pas faire de cadeaux marchands, aidera les enfants à se préparer au monde qui sera le leur. Ne les laissons pas tomber dans ce monde du tout jetable qui touche à sa fin. Aidons-les dès à présent à se passer des gadgets électroniques mondialisés, obsolescents dès le lendemain lorsqu’on observe toutes les ventes qui apparaissent sur eBay le 26 décembre. Aidons-les à retrouver du sens à la fête en dehors du nombre de paquets au pied du sapin. Aidons les à être plutôt qu’à avoir. Expliquons leur pourquoi cette année, ils n’auront pas de cadeaux, ou beaucoup moins. Il faut profiter de la période pour expliquer ce qu’est Noël. Cela fait partie de leur éducation. Préparons-les au monde de l’après-crise.

Ne pas faire de cadeaux marchands, réduira le déficit commercial car l’immense majorité de ces cadeaux provient de Chine. Outre le fait qu’ils sont de mauvaise qualité, parfois nuisibles à la santé, ils sont la plupart du temps fabriqués dans des usines-casernes. Ajoutons que le transport confère à ces cadeaux une lourde empreinte carbone.

Allons plus loin : ne pas faire de cadeaux marchands, c’est contribuer à la chute du système en place qui nous appauvrit et nous aliène. Malgré les efforts pour nous forcer à consommer (treizième mois, voire quatorzième ou plus, primes de fin d’année versées juste avant Noël, et lorsqu’on n’a pas d’argent « crédit spécial Noël ») [image ci-dessous], tout le monde a conscience que la société marchande ne fonctionne plus. Qu’elle vit son agonie. Alors portons l’estocade ! Pas de cadeaux marchands, c’est pas de TVA payée ! Le cadeau marchand s’appuie sur du négoce de masse qui ne génère aucune valeur ajoutée. Les marges sont très faibles tout au long de la chaîne de production et de fabrication. Le plus grand bénéficiaire en est le fisc qui prélève environ 20% de toute cette masse. Inutile de payer une TVA élevée sur des biens à faible valeur ajoutée, qui, plus est, sont importés. Inutile de faire des cadeaux à l’État-glouton.

Pour Noël, faites la fête, pas des cadeaux !(On peut cliquer sur l’image pour l’agrandir.)

 

Mais ne pas faire de cadeaux marchands ne signifie par pour autant ne pas faire la fête, et ne pas faire de cadeaux. Au contraire : retrouvez la valeur des cadeaux en dehors de leur valeur purement marchande, et faisons une vraie fête. Offrez plutôt des livres, des produits du terroir, des bons vins, des objets issus de l’artisanat d’art et porteurs de savoir-faire, offrez des œuvres personnelles, des dessins, écrivez des poèmes, chantez, jouez des scénettes en famille, préparez un bon repas traditionnel. Ou bien allez au restaurant, choisissez en un bon : ça sera autant d’argent qui valorisera un savoir-faire local. Amusez vous par vous mêmes, retrouvez la joie d’être ensemble : faites la fête, tout simplement !

Georges Gourdin pour Novopress France

Bretagne : Vallée des Saints, sept nouvelles statues inaugurées dimanche

Bretagne : Vallée des Saints, sept nouvelles statues inaugurées dimanche

10/08/2011 – 10h00 CARNOËT (NOVOpress Breizh) – Dimanche prochain sept nouvelles statues seront inaugurées sur le site de la Vallée des saints à Carnoët dans les Côtes d’Armor. Pour marquer l’évènement une randonnée partira de Carhaix pour rejoindre le site de Sant Gweltaz.

Organisée par Philippe Abjean, président de la Vallée des saints, cette marche de 20 kilomètres, baptisée Kan ar Vein -le chant des pierres-, empruntera en partie l’une des anciennes voies romaines qui desservaient la cité gallo-romaine de Vorgium, à l’origine de Carhaix. Le départ est fixé à 7h30, au camping municipal, pour 5 heures de marche. Des parcours réduits sont possibles au départ de Sainte-Catherine, à Plounévézel (14km) et de Pont-ar-Gwin, à Carnoët (10km). Un grand pique-nique est prévu à l’arrivée, où un stand de dégustation de bières bretonnes accueillera les randonneurs.

Après l’inauguration des nouvelles statues (saint Tugdual, saint Hervé, saint Clair, saint Carantec, saint Idy, saint Thelo, et saint Kireg) en début d’après midi, l’historien Frédéric Morvan, spécialiste du Moyen Age, donnera une conférence sur le thème « Le Poher au XIIIe siècle : rupture ou évolution ? ». A 16h, Youenn Péron (bombarde-biniou) et Gwenola Larivain (flûte-violon) donneront un concert de musique traditionnelle bretonne.

La journée prendra fin par une balade historique commentée par Jean-Paul Rolland, avant de laisser place à la danse avec un fest-noz sur plancher, à la ferme du Cosquer. Une soirée animée par les Frères Morvan, Loened Fall, Pti Tom, Le Roux David, Merc’hed Kantonier Karnoed,Bour Bodros Quinted, Klev, Clec’h et Oges. De quoi conclure dignement une journée marquée du sceau de l’identité bretonne.

Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Quand la Bretagne fêtait la Saint-Jean

Reprenant la fête du solstice d’été, célébrée dans toute l’Europe pré-chrétienne, la fête de la Saint-Jean, a lieu chaque année le 24 juin. Fête de la communauté par excellence, la Saint-Jean était célébrée comme il se doit en Bretagne. Comme le rappelle le texte suivant, tiré d’un article paru en 1834, chaque village se retrouvait alors autour du « tantad Sant Yann », le feu de la Saint-Jean. Retour sur un passé, où une forme de cohésion communautaire s’affichait joyeusement en relation étroite avec la nature et le rythme du temps.
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