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Eva Joly condamnée pour diffamation de Christian Vanneste, qui en parle ?

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Gardarem Lou Joly

Gardarem Lou Joly

Le résultat d’Eva Joly à l’élection présidentielle de 2012 est honorable. Elle a tenu son rang. Pourtant la faiblesse de ce score oblige à s’interroger sur l’avenir d’une conception gauchiste de l’écologie politique. Une conclusion s’impose alors : elle est désormais inutile, laissant le champ libre à d’autres courants.
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Eva Joly devant Dominique Voynet

Avec plus de 800.000 voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Eva Joly a obtenu un résultat honorable. Rappelons que Dominique Voynet avait réuni un petit peu plus de 1.000.000 d’électeurs en 1995, mais seulement 576.666 en 2007. Entre-temps, avec près de 1.500.000 suffrages (2002), Noël Mamère avait créé l’espoir d’une écologie installée durablement dans l’espace politique.

Le résultat de Mme Joly est donc dans l’ordre des choses. Pourtant, beaucoup y ont vu un échec. Tout lui a été reproché: son français hésitant, son absence d’empathie, sa méconnaissance de l’écologie, etc. Même ses symboliques lunettes rouges ont été verdies. Rappelons qu’elle a été choisie par un mouvement politique dans une alternative l’opposant à Nicolas Hulot, un journaliste très populaire. Pourquoi, alors que Noël Mamère, autre journaliste, avait obtenu le meilleur résultat des Verts à une élection présidentielle, ces derniers se tournèrent-ils vers un ancien juge d’instruction connue pour sa lutte contre la corruption ? Sa sincérité, son honnêteté, son courage auraient été déterminants. Sous-entendu, l’autre n’était qu’un marchand de savon payé par le Grand Capital. Or, il avait plus à perdre qu’elle dans cet engagement.

La réponse apportée par cet article est que le choix d’Eva Joly a été dicté par une conception gauchiste de l’écologie politique. Son programme manquait singulièrement d’allusion à l’écologie (*). On y vante une Europe fédérale, un monde plus juste, une France ouverte et cosmopolite. On veut lutter contre la corruption, lever le secret bancaire, s’attaquer aux paradis fiscaux. Etc. En revanche, rien ne figure sur l’écologie industrielle, l’écoconception, la décroissance, etc., thèmes qui auraient besoin de porte-voix pour être seulement connus.

A la lecture de cette profession de foi résolument gauchiste, une question s’impose : Le gauchisme a-t-il encore une fonction politique dans notre pays ? De la réponse va dépendre le futur des Verts, en particulier, et de l’écologie politique, en général. Or, la conclusion est que les gauchistes ne servent plus à rien. Ils ont réalisé leur mission : tuer une conception historique de la France pour laisser l’espace détruit colonisé par une autre forme politique dont l’épicentre est en Amérique. Un de leurs outils fut l’écologie.

Les Etats-Unis, puissance tutélaire

En juin 1940, l’armée française est balayée. Elle n’a pas tenu deux mois face à la Wehrmacht. Pour se protéger, la classe dirigeante française s’abrite derrière le maréchal Pétain, un vieux monsieur de 84 ans devenu chef d’un Etat en déliquescence. Puis, en 1944, la plus formidable puissance militaro-industrielle du moment s’installe dans notre pays. A cette époque, les Etats-Unis, c’est 50% du PIB mondial, plus de 100 porte-avions en activité, presque 100.000 avions d’armes en service. Ces chiffres suffiront comme démonstration de leur puissance.

En s’installant en Europe, leur première action fut d’éliminer les classes dirigeantes traditionnelles. Puis ils sélectionnèrent et formèrent des « obligés » pour remplacer ceux qu’ils avaient écartés du pouvoir. Mais, figurant dans le camp des vainqueurs, la France conservait de dangereux îlots de résistance à ce nouvel impérialisme. Il fallait donc les réduire.

Le premier moyen fut de susciter une adhésion populaire à cette tutelle. L’augmentation du niveau de vie des indigènes combiné à une propagande de tous les instants, dont la télévision et le cinéma furent les principaux vecteurs, permirent d’obtenir leur adhésion. Mais il fallait aussi éradiquer la résistance des vaincus : les survivants de l’Epuration. C’est à ce niveau que le gauchisme fut encouragé comme un des moyens de casser toute velléité d’indépendance.

Ce mouvement culmina avec Mai-68. Il permit, entre autres, d’éliminer un Charles De Gaulle qui, après avoir été un obligé, s’était rebellé contre la tutelle impériale. Le syndrome Vindex est la terreur de tous les impérialismes : Gaulois d’Aquitaine fait gouverneur de la province de Gaule lyonnaise sous le nom de Gaius Julius Vindex, il organisa une révolte contre Rome en l’an 68 ap.JC. Depuis les années 1970, l’américanisation est irrépressible. La mondialisation en est le masque.

Demain, la deuxième moitié du XXe siècle sera perçue par les historiens comme une période de mutations sans précédent. Nous vivons désormais dans une civilisation gallo-américaine dont les principales composantes sont :

  • – le réductionnisme économique : la croissance économique est le phare de la politique : le matérialisme marchand est la philosophie de référence ;
  • – le « melting pot » organisé par une classe dirigeante féale : 12 millions d’immigrés sont durablement installés sur notre sol ;
  • – la ploutocratisation de la pensée politique.

Les bienfaits de ce modèle sont à ce jour incontestés par le cœur de la société française. L’alternance UMP/PS en est la manifestation la plus explicite. L’immense majorité vit bien. Mais des failles apparaissent. L’hétérogénéité de la société contemporaine inquiète. Les délocalisations sont autant de menaces de paupérisation. Hier, la destruction des paysages et d’une société « traditionnelle » structurée par une paysannerie prudente avait engendré une écologie politique désirant initialement modérer les succès matériels associés à la puissance tutélaire. Cette écologie politique ne pouvait donc être ni socialiste, ni capitaliste. Or, elle est désormais radicalement gauchiste. Comment cela s’est-il produit ?

L’écologie politique

L’écologie politique naît dans un contexte de développement économique et démographique sans précédent dans l’histoire de la terre. Depuis 1950, la population mondiale est passée d’environ 2,5 milliards à 7 milliards en 2010. Dix milliards bientôt ? Le Produit intérieur brut (PIB) mondial a été multiplié par 7 en 50 ans. Les conséquences sont connues : entre autres la destruction de la nature et les pollutions de tous ordres. Une série de personnalités alertent l’opinion publique dès les années 1960. En France, ce mouvement aboutit à la candidature de René Dumont (1904-2001) à la présidentielle de 1974. Avec 1,32% des votes, son résultat est symbolique. Depuis, deux courants animent l’écologie politique, partout dans le monde. Pour le premier, l’écologie ne peut être associée aux mouvements politiques majeurs, ceux-ci étant à l’origine des situations dénoncées en son nom ; pour d’autres, elle doit s’associer aux « forces de progrès ». L’écosocialisme est la conséquence de cette posture. Avec la fin de l’URSS et le ralliement de ces « forces de progrès » aux vertus d’un capitalisme plus ou moins social, le Développement durable s’est imposé comme la réponse politique aux critiques portées aux prosélytes du développement économique.

Aussi, aujourd’hui, l’écologie politique s’organise selon plusieurs axes. Le premier, sous le nom de Développement durable, associe les « développistes », c’est-à-dire ceux qui voient dans la croissance économique la réponse à tous nos maux. Les seconds portent l’écologie radicale, catégorie dans laquelle on trouve, entre autres, la « deep ecology », peu répandue en France, ou l’écologie identitaire. Enfin, il y a ceux qui voient dans l’écologie un moyen de réaliser leurs vues. Parmi eux, les gauchistes occupent le devant de la scène. C’est cet écologauchisme qu’il convient d’interroger après l’épisode Eva Joly à la présidentielle de 2012.

En France, la vague Mai-68 fut le moment de son épanouissement public. Dans le tumulte des manifestations mettant dans la rue les enfants du baby-boom, beaucoup s’inquiétaient d’une Modernité industrielle ayant détruit en moins de vingt ans les espaces millénaires dont ils étaient issus. N’oublions pas que la vague 68 a porté la nostalgie du passé, face aux ravages de la Modernité. Mais ce mouvement était encadré par des gauchistes dont les objectifs politiques faisaient peu de cas des inquiétudes sincères de la majorité des manifestants. Ceux-là avaient en vue l’avènement de la société mondialisée. Là est le projet de la Modernité dans toutes ses manifestions, religieuses ou séculaires. En face, les Barbares… Les gauchistes ont la vocation d’être les Bachi-Bouzouk de la mondialisation et de faire de chacun de nous des « citoyens du monde ».

Le gauchisme

Comment définir le gauchisme ? Beaucoup se sont exprimés sur ce sujet. Pour un écologue, le gauchiste est une personnalité de gauche dont le radicalisme veut hâter la venue du monde parfait envisagé par la Modernité. Les manifestations religieuses sont issues de la Bible ; les manifestations séculaires s’organisent à partir de deux axes : les capitalistes, les socialistes. Tous ont en commun, la volonté d’artificialiser l’écosphère dans sa globalité. Le mondialisme en est la conséquence la plus directe. Le découplage de l’Homme – conçu comme une unité – et de la Nature reléguée à un statut instrumental sont les postulats philosophiques fondamentaux de la Modernité sous toutes ses formes.

Cette vision de l’écosphère est par conséquent incompatible avec toutes les formes politiques faisant du localisme le fondement de la vie. Aussi, le gauchiste va s’attaquer à toutes ses manifestations d’attachement au sol et à la Tradition qu’il envisage comme des obstacles à abattre comme toute singularité. Il ne proposera rien de particulier, mais s’attachera à détruire ce qui s’oppose aux idéologies de la Modernité. Aujourd’hui, de nombreux auteurs considèrent que la société libéralo-libertaire voulue par une superclasse mondiale dont la base principale est en Amérique est cette manifestation de la mondialisation heureuse.

Aussi, après que les Américains eurent tutelisé l’Europe de l’Ouest, les gauchistes furent leurs meilleurs alliés pour détruire tout ce qui pouvait s’opposer à leur messianisme. Les manifestations de ce processus sont innombrables. La première fut de créer une classe dirigeante inféodée à leurs vues et les institutions pour encadrer le processus. Le second fut de détruire tout ce qui s’opposait à eux. C’est ainsi que l’espace médiatique est saturé de messages confortant cette vision. L’Ecole aussi a fait l’objet d’attentions particulières. Le troisième enfin est d’encadrer le peuple par cette oligarchie vassalisée et cet espace médiatique pour contenir l’éventuelle gronde populaire. La diabolisation ou l’élimination sociale ou physique des opposants est la dimension ultime de ce processus.

Depuis 1945, à chaque moment et dans chaque espace, le gauchiste va entretenir cette dynamique. C’est à ce titre qu’il s’est intéressé à l’écologie politique comme outil de sa fonction sociale. La conséquence est que, depuis Dominique Voynet en 1995, les Verts, après que les écologistes authentiques eurent été chassés ou réduits au silence, ont toujours présenté des gauchistes aux élections présidentielles. Eva Joly a fait de la destruction de la société française « historique » l’angle de sa campagne politique. Un des moments forts fut sa position sur la controverse Halal/Casher déclenchée par Marine Le Pen. Rappelons sa sentence: « rideau de fumée qui masque les véritables enjeux ». Cela avait heurté quelques écologistes attachés à la dignité animale. Auparavant, elle avait provoqué la fibre patriote en rêvant de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen. Ses convictions sont tout à fait respectables, mais coïncident-elles avec une conception écologique de la société ? Aurons-nous encore une telle posture du candidat écologiste dans le futur ?

Le futur de tous les écopossibles

Face à l’adhésion massive de la classe politique à la mondialisation, la réponse est non. L’américanisation du territoire français est incontestable. L’écologauchisme n’a donc plus aucune fonction. L’écologie politique va-t-elle alors disparaître. La réponse, là encore, est non. Les mutations subies par l’écosphère depuis les années 1950 obligent à inventer de nouveaux discours politiques en rupture avec ceux ayant structuré l’espace public depuis cette époque. L’Ecologie, discipline scientifique de synthèse, est récente. Les discours politiques dont elle est la matrice sont encore fragiles ; donc à construire. Tout cela laisse espérer des développements intéressants dans le futur.

Frédéric Malaval

Note :

(*) L’écologie / La solution – Le projet présidentiel d’Eva Joly

Voir article Polémia :

Halal/Casher : qu’en pensent les moutons ?

[box class= »info »] Source : Polémia – 17/05/2012 [/box]

Image : Ecologauchistes : Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot Dominique Voynet

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

28/04/2012 – 18h45
NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors qu’elle s’est engagée tout au long de sa campagne à contester le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire Atlantique, Eva Joly n’a pas récolté sur place les fruits de son action. Le 22 avril dernier, si son score dans les communes concernées était supérieur à son résultat national, il demeure cependant très faible. Un flop de plus pour « l’écologiste de la dernière pluie ».

Déclaré d’utilité publique en 2003 le projet d’aéroport du « Grand Ouest » à Notre-Dame-des Landes n’a cessé depuis plus d’une décennie de faire l’objet d’une violente contestation de la part des écologistes et de l’extrême gauche. Au Conseil régional des Pays de la Loire comme à celui de Bretagne les élus UMP, PS et PC s’y étaient montrés favorables dès le début, activement soutenus par le maire de Nantes à tel point qu’on a pu parler d’ « Ayraultport ».

Le Front de Gauche est lui divisé sur cette question. Mélenchon s’est déplacé à Notre-Dame-des-Landes, haut lieu des luttes écologistes, le 13 janvier dernier (bien après Eva Joly) pour y rencontrer « en privé » les opposants alors que ses alliés communistes soutenaient le projet. De leur côté les Verts et le PS ont signé en vue des législatives un accord électoral très politicien qui se borne prudemment à acter leurs désaccords sur l’aéroport et le nucléaire.

Les élections présidentielles de dimanche dernier ont permis de faire le point exact des différentes forces politiques à Notre-Dame-des-Landes et dans toutes les communes impactées le projet d’aéroport. L’échec d’EELV et de leur candidate est flagrant. Avec 5,89 % des suffrages Eva Joly ne retrouve même pas, à Notre-Dame-des-Landes, le total des voix de Dominique Voynet et de José Bové en 2007 (6,07%). Et il en est de même dans toutes les communes limitrophes, que ce soit à Fay-de-Bretagne (4,35%), Heric (3,18%), Vigneux (5,35%) ou Grandchamp des Fontaines (4,70%).

Le NPA de Poutou, très actif dans la contestation, s’effondre de 6,3 à 2,5%. A gauche, seul Mélenchon tire son épingle du jeu avec 15%, un score un peu plus élevé que sa moyenne départementale (12%). Marine Le Pen enregistre pour sa part une très forte progression, passant de 9% à 15,9%.

Cet échec électoral des anti-aéroports ne leur a pas fait renoncer à leur contestation. Depuis plusieurs jours trois opposants ont entamé à Nantes une grève de la faim très médiatisée . François Verchère conseillère générale (Parti de gauche) de Bouguenais s’y est « associée » mais a très vite été remplacée par une « paysanne boulangère » de Bouvron. Et ce n’est pas la nuit passée avec eux par José Bové qui va relancer le mouvement.

Le groupe Vinci, concessionnaire de l’aéroport, a déjà acquis 85% des 1.240 ha concernés. Des procédures amiables ont été conclues auprès de 29 des 40 exploitations agricoles concernées. Vinci souhaite maitriser l’ensemble du foncier avant la fin de l’année et garde « son objectif de mise en service de l’aéroport fin 2017 ». Manifestement Notre-Dame-des-Landes est mal parti pour être un nouveau Larzac.

Crédit photo : anthony4, via Flickr, licence CC.
Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

17/04/2012 – 13h00
BATZ SUR MER (NOVOpress Breizh) –
Eva Joly était en Loire-Atlantique dimanche dernier. Après Batz-sur-Mer, une commune de la presqu’île guérandaise gravement touchée en 1999 par la marée noire de l’Erika, la candidate d’Europe Écologie Les Verts est allée apporter son soutien à Nantes à deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur expropriation liée au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais celle qui a intégré dans son discours tous les codes de la bien-pensance mondialiste – tendance bobo – a bien du mal à décoller dans les sondages.

Ceinte de son écharpe tricolore, la maire (UMP) de Batz-sur-Mer Danielle Rival avait tenu à accueillir en personne la candidate des Verts, histoire de bien lui faire comprendre que « l’environnement appartient à tout le monde ». Madame Joly avait choisi de faire ce déplacement pour dénoncer le pourvoi en cassation de Total dans l’affaire de la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika.

Suite à cette catastrophe écologique, l’une des plus grandes que la France ait connue – 400 kms de côtes avaient été pollués – quatre responsables avaient été condamnés au plan pénal par la cour d’appel de Paris le 30 mars 2010. La société de classification Rina, le gestionnaire Antonio Pollara et l’armateur Giuseppe Savarese avaient été condamnés respectivement à 375.000 euros et deux fois 75.000 euros d’amende. Contre le groupe Total, affréteur du pétrolier, les magistrats avaient estimé que celui-ci avait commis une imprudence quant au choix du navire et avait condamné Total à une amende de 375.000 euros.

Concernant le « préjudice écologique », reconnu pour la première fois par la justice, le montant des dommages et intérêts avait été fixé à 200,5 millions d’euros, une somme légèrement supérieure à celle fixée par le tribunal correctionnel de Paris (192 millions).

Suite au pourvoi en cassation fait par Total, l’avocat général a demandé il y a quelques jours l’annulation de toute la procédure judiciaire, estimant que la justice française n’était pas compétente dans cette affaire. La Cour doit rendre sa décision le 24 mai prochain.

Il convient de rendre cette justice à Eva Joly qu’elle se montre plus diligente que son amie Dominique Voynet qui, ministre de l’Environnement à l’époque de la catastrophe, avait de prime abord refusé d’abréger ses vacances à La Réunion, déclarant qu’il ne s’agissait « pas de la catastrophe écologique du siècle ». Une désinvolture que les Bretons n’ont pas oubliée.

« Nous ne voulons pas que nos plages soient souillées, ni par la marée noire, ni par les algues vertes. Plus jamais ça ! », a-t-elle proclamé lors d’une courte promenade sur la plage, estimant à propos du pourvoi effectué par Total que « l’impunité est dévastatrice, qu’elle concerne l’élite du pays ou les multinationales ».

La candidate d’EELV est allée ensuite à Nantes s’entretenir avec les deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre la procédure d’expropriation diligentée contre eux dans le cadre de la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a rappelé sa demande de moratoire pour un projet qui, selon elle, n’a pas de justification économique.

Considéré officiellement comme « non négociable » par les Verts, l’« Ayraultport » n’a cependant pas empêché la signature d’un accord électoral entre ces derniers et le PS pour les prochaines législatives. Entre les grands principes et les places à prendre, les vrais patrons d’EELV, Cécile Duflot et Vincent Placé – surnommés par André Bercoff « Les Thénardier des Verts » ( ! ) – n’ont pas hésité une seconde.

Mais la candidate Eva Joly assume volontiers toutes les contradictions – politiques et idéologiques – des Verts. Ainsi, soucieuse de défendre la biodiversité tant que celle-ci concerne les plantes ou les animaux, elle n’hésite pas à affirmer, dans une tribune publiée récemment par le think tank socialiste Terra Nova, vouloir « mettre au cœur du débat politique la France d’aujourd’hui et de demain, la France métissée ». Défendre, comme elle le prétend, l’existence des langues, des cultures et des ethnies – elle demande la mise en place de statistiques ethniques – et prôner simultanément un « métissage » généralisé de la « diversité », apparait pour le moins incohérent.

Qualifiée aimablement par Yves Cochet d’« écologiste de la dernière pluie », l’ancienne juge d’instruction espère encore faire démentir les sondages. Créditée aujourd’hui entre 1 et 3%, elle voudrait bien atteindre les 5%. Il est permis de rêver.

Retrouvez la « chanson de campagne parodique » d’Eva Joly, revisitée par la maison de disques Olga Records (www.olga-records.com).


Chansons de Campagne Olga – Eva Joly par olgarecords

Crédit photo : Antony4 via Flickr (cc), Eva Joly sur la côte bretonne, novembre 2011

A Nantes, Eva Joly plaide pour « l’écologie, l’Europe et la République exemplaire »

A Nantes, Eva Joly plaide pour « l’écologie, l’Europe et la République exemplaire »

07/04/2012 – 09h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – Eva Joly était à Nantes mercredi dans le cadre de la campagne présidentielle. Plutôt bien remise de sa chute dans un escalier – mais beaucoup moins de celle dans les sondages – la candidate d’Europe Ecologie Les Verts a présenté son programme à Saint-Herblain devant un bon millier de personnes venues pour la soutenir. Un discours décalé par rapport aux ambitions très politiciennes de l’appareil de son parti, qui se veut dénué de toute démagogie, traitant intelligemment de questions essentielles, mais manifestement « hors sol », souvent contradictoire et oublieux de la diversité du monde.

Mercredi soir, aux abords de « La carrière » à Saint-Herblain, où se tenait le meeting, le parking était complet – les adeptes des déplacements en vélo ou en transport en commun étant manifestement très minoritaires – et les conducteurs des voitures en attente furent invités à se garer sur les pelouses…

Venus pour l’occasion, de nombreux responsables nationaux – Cécile Duflot, Dominique Voynet, Yves Jadot – et régionaux – R. Dantec, C. Bouchoux, François de Rugy, J.P. Magnen, M. Orphelin – occupaient les premiers rangs de la salle surchauffée – les économies d’énergie attendront – malgré une température plutôt printanière.

Chargés – si l’on ose dire – de « chauffer » la salle, ceux-ci se relayèrent pour décliner divers aspects thématiques de leurs combats : refus du centralisme et du jacobinisme, défense des droits des femmes, promotion d’une agriculture sans pesticides, mesures contre le réchauffement climatique ou encore développement de l’économie sociale à travers l’exemple de la société « Le Relais Atlantique ».

Certains voulurent marquer leur spécificité. Ainsi, Mona Bras (UDB) entama son intervention en breton – ce qui étonnement ne souleva pas l’enthousiasme de l’assistance – avant de rappeler le succès de la mobilisation du 31 mars en faveur des cultures et langues régionales. De longs applaudissements saluèrent par contre l’intervention du leader des opposants à la construction de l’aéroport de N.D. des Landes. Rappelant les trois modalités d’action de l’ACIPA – mobilisation citoyenne, action juridique, engagement politique – Julien Durand ne cacha pas la détermination de ses troupes pour obtenir satisfaction par l’action de rue et ce quel que soit le prochain Président dela République.

Célèbre dans la région pour avoir refusé d’écourter ses vacances lors de la marée noire de l’Erika (« ce n’était pas la catastrophe du siècle») alors qu’elle était ministre de l’Environnement dans le Gouvernement Jospin, Dominique Voinet affirma d’emblée que « les petits candidats avaient de grandes idées et de nobles intentions ». Se félicitant de la conversion de J.L. Mélenchon à l’écologie (?), cette politicienne avertie – elle fut deux fois candidates à la présidentielle – rappela que pour elle l’essentiel est de battre Nicolas Sarkozy.

Cécile Duflot avec Martine Aubry : dans le même train que le PS, malgré le nucléaire et N.D. des Landes

Avant de laisser la parole à la vedette de la soirée, Cécile Duflot recentra le message sur la crise qui devrait être au cœur du débat. Passant allègrement sur les accords passés avec le PS pour les prochaines législatives, la Secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts jura la main sur le cœur qu’il n’y aurait aucun compromis avec les « partenaires socialistes » sur la réalisation de l’aéroport de N.D. des Landes ou sur n’importe lequel de ce qu’elle appelle « les éléphants blancs », c’est-à-dire les investissements coûteux qu’elle juge inutiles. Est-ce cette affirmation, à la crédibilité quelque peu incertaine, qui la troubla ? Toujours est-il que la patronne des Verts se mit soudainement à bafouiller et dû mettre plus tôt que prévu un terme à son intervention.

Vint enfin l’heure d’Eva Joly. Présentée par Cécile Duflot qui usa pour l’occasion d’un bel aphorisme – « Il n’y a que deux façons de faire avec la vie, soit on la rêve, soit on l’accomplit » – la candidate 2012 des Verts fut ovationnée par un public tout acquis à sa cause.

« Qu’est ce qu’elle a ma gueule? » Rappelant avec un humour certain la question pour le moins inélégante la concernant posée dans un ancien numéro des Inrockuptibles – devenue d’actualité après sa chute – et s’appliquant pour elle-même une remarque de F. Mitterrand : « Être en accord avec soi-même, je ne connais pas meilleur bulletin de santé », la candidate attaque d’emblée, abritée derrière des lunettes noires, le « bonimenteur Nicolas Sarkozy » à qui elle n’entend pas laisser un seul jour de repos.

Avec ses trois piliers : « l’écologie, l’Europe et la République exemplaire », son projet est, selon elle, « le seul qui ne regarde pas dans le rétroviseur avec les lunettes des années 70. Il ne s’agit pas d’une simple alternance mais d’un autre chemin ». Un chemin qui entend rompre avec le modèle actuel de société à risque illimité, avec ses inégalités et sa pauvreté de masse. Eva Joly annonce que, si elle est élue, elle prendra immédiatement trois décisions à caractère écologique, ce qu’elle appelle les « trois zéros » : 0 OGM, 0 forages de gaz de schiste, 0 chantiers de nouvelles autoroutes. Concernant l’Europe, elle entend aussi négocier un nouveau traité, qu’elle baptise symboliquement « d’Athènes », pour substituer la solidarité à l’austérité.

Mélange inédit d’une conception très américaine de la politique et d’idées « hors sol » favorables à la « diversité », Eva Joly annonce qu’elle mettra enfin en route «la République exemplaire » en limitant tous les mandats à deux de 5 ans, en instaurant la proportionnelle, en supprimant le statut pénal d’exception du chef de l’Etat et en donnant le droit de vote aux immigrés non communautaires. Elle n’a par contre pas évoqué sa proposition de faire de la fête de l’Aïd-el Kébir un nouveau jour férié, ni son projet de supprimer le défilé militaire du 14 juillet.

Barrack Obama : pour Eva Joly, un modèle de lutte contre la financiarisation du monde

En martelant son leitmotiv, « quand on veut, on peut », elle affirme qu’elle s’attaquera à la domination financière en imitant l’exemple d’Obama qui a supprimé les licences des banques qui ne déclareraient pas les placements dans les paradis fiscaux des citoyens américains. L’exemple peut paraître mal choisi, quand on sait que le Président américain s’est entouré d’éminents spécialistes de la finance, pour la plupart anciens de Goldman Sachs.

Selon Eva Joly, l’écologie sera « la nouvelle frontière de l’égalité, le nouveau nom du progrès social ». Cela se traduira, entre autre, par « un droit à l’eau, un droit à un coin de nature, un droit à vivre dans un quartier tranquille. » Toutefois la candidate des Verts ne s’interroge pas sur ce qui a fait que les quartiers tranquilles d’autrefois sont devenus aujourd’hui des quartiers dits « sensibles »…

Elevant sa réflexion, elle dénonce la crise des valeurs que traduit la crise de notre société, obsédée par le « combien ça coûte? », par l’obsession de l’argent, qui a fini par la posséder, par le sacrifice de l’avenir. Eva Joly se demande ce que sera le legs fait à nos enfants. « On me reproche de dire la vérité » dit-elle, ajoutant en guise de conclusion : « je suis la candidate de l’urgence, je ne fais pas de promesses, je parle d’efforts à faire, … la démagogie est et restera pour moi une langue étrangère ».

Joli programme par certains aspects, énoncé de plus dans une langue parfaite et par une Européenne qui ne manque pas de caractère. « Madame Joly n’a qu’un seul tort, fera remarquer un auditeur, rédhibitoire pour quelqu’un qui entend protéger la nature et œuvrer pour l’avenir du monde : c’est d’ignorer – ou de feindre d’ignorer – la richesse née de la diversité des hommes et des cultures. L’humanité est plurielle et ne saurait se réduire à l’unique sans s’appauvrir dangereusement. Or le système marchand actuellement dominant, dont elle dénonce à juste titre les méfaits sur l’environnement, fait courir également – notamment par les multiples déracinements de tous ordres qu’il provoque – un danger sans précédent à l’homme, qui est avant tout un être social enraciné dans une terre, un peuple et une culture. Comment prétendre défendre l’avenir de la planète en éludant cette réalité La question est posée.

Crédit photos : European parliament, via Flickr, licence cc ; Parti socialiste,via Flickr, licence cc ; EN2008, via Flickr Licence cc
Dans le triangle des Bermudes

Dans le triangle des Bermudes

[box class= »info »] Pâté de Campagne – La présidentielle 2012 vue par Julien Jauffret. [/box]

Hors de l’économie, point de salut: telle pourrait être la devise de notre charmante époque. Tout lui est soumis, elle est au centre de toutes les attentions, c’est l’obsession absolue, la mesure unique à l’au ne de laquelle on juge le beau, le laid, le vrai, le faux, le bien, le mal; c’est une morale, doublée d’un dogme, triplée d’un culte. On appelle ça une religion.

Chercher des poux à une religion, c’est prendre le risque de finir au bûcher. Il faut commencer par respecter la vérité révélée, après on peut causer. C’est la pluralité démocratique. Tout le monde est d’accord? Lançons le débat. Moteur, on tourne, mettez-y un peu d’émotion s’il vous plaît.

Bref, du moment qu’elle contribue à la « richesse nationale », qu’une chose soit laide, dangereuse ou inutile, c’est hors-sujet. Vous pouvez rem baller vos arguments, vous n’êtes pas dans le coup, vous faites soupirer Jacques Attali.

Exit le mythe de l’électricité bon marché

Les chaînes humaines d’écolos barbus qui se donnent la main pour protester contre l’atome, j’ai rien contre. Ça permet à nos C.R.S. de se détendre un peu, ça leur donne des bons souvenirs pour la retraite. C’est important, le moral des troupes. Mais pour ce qui est de faire avancer le schmilblick, le rapport sur le coût du nucléaire publié par la Cour des comptes, le 31 janvier dernier, c’est quand même plus efficace. Il va sur le terrain du dogme, ce rapport, il parle gros sous, millions, milliards, compétitivité, tout le langage d’époque. Exit le mythe de l’électricité bon marché. Le nucléaire en ressort atomisé.

Cette énergie a une particularité, c’est que les coûts augmentent avec le temps, ce que le lobby EDF avait malheureusement oublié de nous dire. La seule gestion des déchets est évaluée à 28 milliards d’euros, et encore, c’est à la louche, pour la simple raison qu’on ne sait pas encore comment s’y prendre, ni combien de temps ça prendra de les gérer. 300, 400 ans? En tout cas, plus longtemps qu’un trognon de pomme. Pour le reste, dans dix ans, 22 réacteurs sur 58 auront 40 ans, l’âge de la retraite. Si on veut conserver la production à son niveau actuel, c’est donc 10 ou 12 EPR qu’il faudrait construire d’ici à 2022, un investissement de plusieurs centaines de milliards d’euros que la Cour estime tout simplement impossible vu l’état du pays. Alors? « Une décision implicite a été prise qui nous engage déjà », affirme Didier Migaud, premier président de ladite Cour: augmenter la durée de vie des centrales de vingt ans, avec tous les risques que cela comporte. Qui a dit qu’on s’ennuyait sur cette planète? Après la crise économique, on aura peut- être la chance d’assister à une grande corrida nucléaire, c’est quand même pas donné à toutes les générations.

Eva Joly, ça devrait lui ouvrir un boulevard, ces questions. « Eva qui? » commence à demander l’électeur. Mais si, tu sais, la Norvégienne qui veut supprimer le 14-Juillet. Elle a disparu des contrôles radar, la candidate écolo. Des petits bip bip de plus en plus faible et puis plus rien. Encéphalogramme plat. Elle a rejoint le candidat NPA dans le Triangle des Bermudes. Soutou? Toutou? Poupou? On sait même plus comment il s’appelle, celui-là. Et l’autre, là, la remplaçante à Laguiller, est-ce qu’elle existe seulement?

Une étude confidentielle a assommé les militants écologistes la semaine dernière. Quand elle apparaît à la télé, il paraît que le téléspectateur lambda décroche « de manière importante » au bout de cinq minutes, et de « manière massive » au bout de vingt minutes. C’est le contraire qui m’aurait étonné. Et encore vingt minutes, ça me paraît héroïque.

« Je lavais les couches de mes enfants »

Il faudrait commencer par comprendre ce qu’elle raconte, la mère Joly. L’image sans le son, c’est quand même pas la communication d’avenir, même si ça revient à la mode au cinéma. Et puis quand, par hasard, on attrape quelques mots, on n’est pas franchement sonné par la charge. J’ai fait le test l’autre jour. Le présentateur lui demande si elle a toujours eu l’âme écolo… C’est pas franchement la question piège, mais la voilà pourtant qui fait des grimaces, ses petits yeux roulent dans tous les sens derrière ses lunettes rouges. Elle a toujours l’air affolé, Eva Joly, traquée comme un saumon acculé au fond d’un fjord par un pêcheur viking. Ça cogite, ça cogite… le latin à ce stade, il est déjà sur une autre chaîne. Le froid engourdit, c’est bien connu. On prend le temps de vivre au Pôle Nord. On économise ses calories. Un petit coup d’œil discret à sa fiche, ça y est, elle a sa réponse. Je ne vous fais pas l’accent, c’est éculé… « J’ai toujours été écolo, la preuve, je lavais les couches de mes enfants ». Forcément, les couches jetables n’existaient pas. Les Scandinaves, fameux boute-en-train. Et Cro-Magnon qui se mouchait dans ses doigts, il avait sa carte Europe Ecologie ? C’est à ce moment-là que j’ai zappé. 45 secondes. Si ça se trouve, elle est truquée leur étude.

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 8 février 2012. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Dans le triangle des Bermudes

Fête de l'Aïd-el Kébir comme jour férié : Brigitte Bardot réagit violemment à la proposition d'Eva Joly

Fête de l’Aïd-el Kébir comme jour férié : Brigitte Bardot réagit violemment à la proposition d’Eva Joly

13/01/2012 – 18h00
PARIS (NOVOpress) – C’est peu dire que Brigitte Bardot (BB) n’a pas apprécié la proposition d’Eva Joly de faire de la fête de l’Aïd-el Kébir un nouveau jour férié. Dans une lettre adressée à la candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), l’actrice française, impliquée depuis longtemps dans la défense des animaux, fait part de sa colère.

Ainsi, Brigitte Bardot accuse Eva Joly d’encourager « le sacrifice sanglant de l’Aïd-el Kébir ». Mais surtout, BB assène à Eva Joly :  » Vous faites honte à la France, honte au mouvement écologique dont vous bafouez les valeurs en méprisant les animaux et ceux qui les défendent. » Et « en cette période des voeux, je vous souhaite d’échouer lamentablement aux prochaines élections puisque vous piétinez et méprisez les valeurs de votre mouvement. »

L’entourage d’Eva Joly s’est contenté d’un commentaire accusatoire : « C’est une raciste multirécidiviste. On sait depuis longtemps que les vraies initiales de BB, c’est FN », a déclarée Sergio Coronado, porte-parole de la candidate d’EELV, au Point.fr.

Crédit photo : DR

Identarisation des esprits : Eva Joly prône la relocalisation des industries

Identarisation des esprits : Eva Joly prône la relocalisation des industries

22/08/2011 08h30
PARIS (NOVOpress) – Les Identitaires deviennent-ils la boîte à idées d’une partie de la gauche française ? Derrière cette question iconoclaste apparaît une évolution des discours et des valeurs de cette gauche qui va dans le sens du combat des Identitaires. Notamment autour de la question de la relocalisation des activités économiques. Après le soutien des militants du Projet Apache à la candidature d’Arnaud Montebourg à la primaire socialiste, c’est au tour d’Eva Joly, la candidate écolo, de prôner la relocalisation des industries.

C’est ce qui ressort du discours qu’elle a prononcé avant-hier lors de la côture des Journées d’été d’Europe Ecologie – Les Verts à Clermont-Ferrand. Certes, même s’ils militent pour la défense de l’environnement et la relocalisation, les Identitaires ne partagent pas tous les délirs des Verts quant à l’immigration.

Cela risque cependant d’alimenter les articles de dénonciation de Paul Ariès dans les colonnes de la Décroissance, où ce petit flic de la décroissance passe son temps à combattre les Identitaires leur déniant toute légitimité sur ce thème. Dernier exemple en date, un article intitulé “Les identiverts ? Non merci!”

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée / crédit photo : [cc] Domib34

La violente attaque de Philippe Poutou (NPA) contre l’armée

22/07/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans la tradition d’une extrême-gauche qui a toujours été hostile à l’armée, le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, n’a pas fait dans la demi-mesure au moment de commenter les déclarations d’Eva Joly sur le défilé du 14 juillet.

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

« Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde… »

Pour le syndicaliste CGT de l’usine Ford de Blanquefort, dont la déclaration a été peu commenté, « Eva Joly a raison : le 14 juillet est devenu le défilé des mercenaires des interventions colonialistes et impérialistes dans le monde…Les réactions scandaleuses et nationalistes de François Fillon ou Marine Le Pen sont à la mesure de la politique d’intervention qu’ils soutiennent ». Le bordelais est d’ailleurs un des rares responsables politiques à soutenir publiquement les propos de Gro Eva Farseth (Eva Joly).

Pour Bernard Antony, “mieux vaut un défilé militaire qu’une manifestation totalitaire !”

Pour Bernard Antony, “mieux vaut un défilé militaire qu’une manifestation totalitaire !”

[box class= »info »]Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, nous communique.[/box]

Madame Éva Joly propose de remplacer le défilé du 14 juillet par un « défilé citoyen ». Elle n’a pas été jusqu’à préciser dans le détail à quoi ressemblerait pareil défilé.Ce que nous savons de l’idéologie verte nous permet néanmoins de l’imaginer aisément.
Le défilé sera sans nul doute celui des nouvelles ligues « LGBT » de défense libératrice de l’indétermination sexuelle ;
celui des enfants citoyens, « ni filles ni garçons » des écoles maternelles ;
celui des comités citoyens, ruraux et citadins, de « libre » vigilance écologique ;
celui des comités de surveillance de la « libre » utilisation des véhicules à moteur ;
celui des comités d’incitation à la « libre » locomotion à pédale ;
celui des comités de promotion de l’alimentation « bio » ;
celui des ligues naturistes de la santé au grand air et de la « libre » limitation des chauffages polluants ;
celui des comités de réorganisations et d’autogestions naturopathes de l’industrie pharmaceutique ;
celui des associations de la libre planification démographique et de promotion de la liberté totale de l’IVG et de l’euthanasie ;
celui des groupes d’incitation et d’organisation de la liberté d’expression écologique, spontanée ;
celui des noyaux d’animation et d’orientation politique par la libre dynamique des groupes ;
celui enfin des associations de vigilance et de défense de la révolution libertaire écolo-citoyenne et de la libre police émanant de la volonté générale.

Cette esquisse de ce que serait le « défilé citoyen » selon Éva Joly n’est pas polémique. L’écologisme vert-rouge n’est pas en effet autre chose que l’idéologie révolutionnaire de la subversion-récupération-manipulation de l’écologie authentique.

L’expérience de l’histoire enseigne que les « défilés citoyens » selon Éva Joly se transformeraient inéluctablement comme celui du 14 juillet 1789, comme ceux des sans-culottes, comme ceux de Petrograd, de la Havane, de Pékin et de Phnom-Penh en défilés d’ « aux armes citoyens !», défilés soviétoïdement encadrés où tout le monde surveille citoyennement tout le monde.

Ainsi en a-t-il été toujours des utopies de tant d’Éva Joly qui ne restent pas longtemps des ingénues et jolies Èves.

À bien considérer, le défilé militaire du 14 juillet avait eu pour heureux effet de ramener notre fête nationale à n’être plus perçue comme la célébration d’un pitoyable anniversaire : celui de la journée des dupes et de la mascarade de la « fête de la Fédération » de 1790 commémorant l’horrible journée, un an auparavant, de l’assaut d’une prison vide par une foule manipulée de sans-culottes ivres et de poissardes déculottées se livrant à toutes les turpitudes massacreuses et anthropophagiques.

Le 14 juillet par son digne et beau défilé militaire est devenu, par-delà les discours politiques hypocrites, une journée d’amitié nationale autour de notre armée trop souvent, et aujourd’hui encore, envoyée en missions impossibles lourdes d’inutiles sacrifices.

Comment oublier les ordres d’indignes abandons de population qu’elle reçut à plusieurs reprises au cours du siècle dernier (Arméniens de Cilicie en 1932, rhénans francophiles dans les années 30, catholiques du Tonkin en 1954, pieds-noirs et harkis en 1962) ?

Mais du moins cette armée si souvent humiliée, – et depuis des années – sans cesse diminuée, existe-t-elle encore, dernière protectrice un jour peut-être de nos vraies libertés et de notre survie nationale.

Mieux vaut son défilé que celui des comitards de la dissociété totalitaire de l’écologisme nihiliste.

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

Eva Joly candidate des Verts : réaction de Frédéric Nihous (CPNT)

12/07/2011 – 17h10
PARIS (NOVOpress) Défendant “l’écologie raisonnée, respectueuse de nos terroirs et des Français qui y vivent”, Frédéric Nihous, candidat à l’élection présidentielle et président de CPNT-Mouvement de la ruralité, prend acte de la victoire d’Eva Joly pour représenter les verts à l’élection présidentielle. Pour Frédéric Nihous, Eva Joly incarne “l’écologie punitive”.

Il enjoint Eva Joly d’“accepter de débattre avec ses contradicteurs” et d’en finir avec “une mise en accusation permanente de tous ceux qui refusent de suivre son Petit Livre vert”. Frédéric Nihous se déclarant même prêt à un débat.

De plus, le président de CPNT développe sa vision de l’écologie dans une tribune à paraître cette semaine dans les colonnes de Valeurs actuelles.

C'est grave Docteur ?

C’est grave Docteur ?

05/07/11 – 18h30
PARIS (NOVOpress) – Le combat fait rage au sein du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Mais certainement pas celui des idées pour l’instauration d’un vrai courant de pensée de l’écologie dans notre pays.

Nicolas Hulot (photo), amer d’avoir été balayé par sa rivale Eva Joly (photo), cette dernière ayant facilement emporté ce premier tour en rassemblant 49,75 % contre 40,22 %, ne cesse de multiplier les sorties médiatiques afin de clamer haut et fort qu’il demeure le seul candidat valable du partie pour la présidentielle.
Et certaines déclarations sont pour le moins surprenantes. Nicolas Hulot a déclaré ce matin sur France Inter qu’une victoire de sa rivale, Eva Joly, serait « lue comme un repli identitaire » d’Europe Ecologie-Les Verts. Qui l’eût cru ? Et surtout comment se définit le courant identitaire au sein d’EELV ?

Modeste de surcroit, Hulot se décrit comme « celui qui peut faire le point de rencontre entre la France et l’écologie« . Rien de moins. Plutôt cocasse comme déclaration lorsque la curiosité nous amène à examiner de près les noms des sociétés qui financent sa fondation…