Tag Archives: euthanasie

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Interview de Me Triomphe : affaire Vincent Lambert, une décision ubuesque

11/03/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8565)

Présent La nomination d’un tuteur était censée apaiser le conflit autour de Vincent Lambert. Que signifie la nomination de Rachel Lambert, partie prenante de ce conflit ?
Me Triomphe Cette nomination est incompréhensible et ubuesque. Le CHU souhaitait un interlocuteur neutre. Le procureur demandait un tuteur extérieur, ainsi que nous-mêmes. La décision du juge des tutelles de Reims a surpris tout le monde, à commencer par Rachel Lambert elle-même, comme me l’a confirmé un journaliste.
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Présent Assiste-t-on à un acharnement judiciaire contre Vincent Lambert, alors que Viviane Lambert s’était dite prête à le transférer dans une structure adaptée ?
Me Triomphe Acharnement judiciaire du demi-neveu François, oui, à l’évidence, puisqu’il ne réclame rien de moins qu’une décision de justice ordonnant de mettre à mort son demi-oncle, en osant invoquer le fait que la non-exécution de la décision d’Éric Kariger lui cause un préjudice moral important ! Un acharnement médical a tenté de faire mourir Vincent, oui, puisque par trois fois le CHU a engagé une procédure collégiale et décidé deux fois de la mort. Mais la troisième fois, contre toute attente là également, le CHU a arrêté la procédure collégiale pour demander la nomination d’un tuteur.

En revanche, je ne crois pas qu’on puisse parler d’acharnement judiciaire avec cette décision du juge des tutelles. Je crois au contraire qu’il s’agit d’une décision totalement isolée d’un juge unique que personne ne comprend. C’est la raison pour laquelle nous avons immédiatement interjeté appel, appel qui est suspensif. Je ne vois pas la cour d’appel confirmer une telle décision.

Présent Comment les parents de Vincent Lambert ont-ils réagi à cette nouvelle ?
Me Triomphe Ils ont été, comme leurs avocats, sidérés. Personne ne pouvait s’attendre à une telle décision aussi contraire au droit, au bon sens et à la volonté d’apaisement qui sous-tendait cette procédure.
Il faut souligner deux points majeurs de cette décision. D’abord, le juge est d’un parti pris saisissant en faveur de Rachel et à l’encontre des parents. Elle prétend que Rachel est une épouse admirable qui s’est toujours occupée de son mari sans tenir aucun compte des éléments que nous avons apportés qui démontraient le contraire.

En réalité, en cas de conflit majeur entre membres de la famille sur la prise en charge du majeur à protéger, la loi, comme le bon sens, exige un tuteur extérieur. Ensuite et surtout, après avoir nommé Rachel tutrice, le juge des tutelles nomme l’UDAF (union départementale des associations familiales) subrogé tuteur, avec pour mission toute particulière de remplacer Rachel comme tuteur dans le cas d’une opposition d’intérêts entre Rachel et son mari Vincent. C’est bien l’aveu qu’elle ne peut être le tuteur défendant objectivement les intérêts de son mari !

Maintenant, il faut relativiser les conséquences de cette décision. Le tuteur n’a pas le pouvoir de réclamer la mort. Il donne juste un avis comme n’importe quel membre de la famille dans le cadre d’une procédure collégiale aux fins d’arrêter les soins (ici l’alimentation et l’hydratation). Le tuteur ne peut même pas décider d’un transfert. Seul le juge des tutelles est compétent pour décider du transfert.

La nomination de Rachel Lambert n’a donc que peu de conséquences juridiques. Mais il s’agit d’une décision symbolique considérable, qui exclut de facto ses parents, et qui jette de l’huile sur le feu. En attendant que l’appel soit tranché, Rachel n’est pas tutrice, mais le juge des tutelles peut prendre une décision de transfert.
En effet, comme l’a rappelé le procureur à l’audience, l’enjeu de la tutelle, quel que soit le tuteur nommé, c’est le transfert. Et il a déclaré qu’il y avait consensus pour ce transfert, non seulement de notre côté et de celui du parquet, mais également, et le fait est notable, du côté du CHU de Reims qui ne veut plus et ne peut plus garder Vincent. C’est donc ce que nous allons réclamer au juge des tutelles.

Cette décision devait être une décision d’apaisement qui prépare une prise en charge de Vincent ailleurs. Elle aura été décision inutilement et absurdement – si vous me permettez ce mauvais adverbe – conflictuelle. C’est désolant, mais, plus que jamais, le combat pour défendre Vincent, vulnérable et sans défense, continue !

Propos recueillis par Samuel Martin

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L’État veut étrangler financièrement l’association catholique Civitas

04/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

L’administration fiscale a décidé que les dons à Civitas ne seraient plus déductibles des impôts, avec effet rétroactif. Ce qui représente un redressement fiscal de 55 000 € pour l’association…
Le motif ? Les activités organisées par Civitas ne seraient pas d’intérêt général.
Cette mesure intervient après une pétition en ce sens lancée par l’Union des familles laïques…

Son président Alain Escada dénonce une volonté de l’État d’étrangler l’association. Il a déclaré à l’AFP

Ce qui est utilisé comme argument, c’est la contestation de l’objet d’intérêt général. Être une association LGBT, une association laïciste ou pour l’euthanasie, c’est considéré comme de l’intérêt général et être une association catholique, c’est pas d’intérêt général.

Par contre, le Collectif contre l’islamophobie en France, le CRIF et la LICRA demeurent déductibles. Et les associations homosexualistes, laïcistes ou communautaristes bénéficient par ailleurs de larges subventions publiques…
En régime socialiste, c’est donc le deux poids deux mesures systématique…

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Fin de vie : la loi est adoptée

29/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Par un vote mercredi à l’Assemblée, le Parlement a adopté la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie
Après quatre ans de gestation, la loi Claeys-Leonetti a obtenu l’approbation du PS et des Républicains. Hollande se félicite d’avoir tenu une de ses promesses de campagne de 2012. Cette loi est supposée venir compléter la loi Leonetti de 2005.

Une grande nouveauté : l’affirmation du « droit à la sédation profonde et continue »
Cette loi est une étape historique puisqu’elle prévoit un « droit à la sédation profonde et continue » jusqu’au décès, pour, notamment, les personnes atteintes d’une maladie grave et incurable. L’application de ce droit se veut encadrée par des directives anticipées formalisées, qui donnent la possibilité au malade de se prononcer sur un éventuel « acharnement thérapeutique ». Paradoxalement, la loi prévoit également la possibilité de sédation pour les patients hors d’état d’exprimer leur volonté en situation d’acharnement thérapeutique.

Une loi qui joue donc sur l’ambiguïté ?
Le premier souci des instigateurs de la loi a été d’affirmer que ce texte n’ouvre pas un droit à la mort, à l’euthanasie ou au suicide assisté. Toutefois, on retrouve la même ambiguïté, sans doute intrinsèque au sujet, le médecin pouvant trancher en dernier recours. Une fois de plus, le législateur rend opaques ses lois pour ne pas heurter l’opinion publique.

Une loi qui ne satisfait ni les pro-euthanasie ni les pro-vie
L’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) a qualifié le texte « De fruit d’un consensus mou [qui] propose pour seule issue la déshydratation et la nutrition », souhaitant une solution plus radicale, impliquant un protocole médicalisé actif. De son côté, la Conférence des évêques de France s’est félicitée que soient développés l’accès et la formation aux soins palliatifs, avec l’annonce par le gouvernement de la mise en œuvre d’un plan triennal en ce sens.

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Le projet de loi sur la fin de vie adopté au Sénat

30/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat adopte la proposition de loi Claeys-Léonetti sur les personnes en « fin de vie », en deuxième lecture.
Il avait rejeté une première version du texte en juin dernier. L’esprit assumé de la proposition de loi est de faciliter l’arrêt des soins médicaux, en organisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ; il s’agit également de laisser plus ou moins le patient choisir sa date de mort ; celui-ci a la possibilité de laisser des directives anticipées. Ainsi, la loi française se rapproche insensiblement de l’euthanasie.

Cependant, les sénateurs sont allés contre l’avis du gouvernement ; ils ont décidé notamment que l’on devait donner à boire aux malades jusqu’à leur mort.
Une des mesures phares de cette proposition de loi était la qualification à donner à l’hydratation et l’alimentation artificielles. Selon le texte, donner à boire et à manger artificiellement à un malade, c’est lui donner un traitement, et non un soin ; or, on peut arrêter un traitement qui maintient artificiellement en vie le malade ; donc, on peut couper l’eau et les vivres donnés par voie artificielle.

Les sénateurs ont affirmé au contraire que l’hydratation artificielle constitue un soin : elle « peut être maintenue jusqu’au décès de la personne ». Il n’est jamais disproportionné de donner de l’eau à un malade.
Cela constitue un net recul pour Marisol Touraine : pour le ministère de la Santé, il est nécessaire qu’on puisse arrêter l’hydratation : cela « abrège les souffrances ».
En revanche, les sénateurs ne disent rien de l’alimentation artificielle : on peut donc être contraint de donner à boire à une personne, mais pas de la nourrir.

D’une manière générale, au travers de plusieurs dispositions, le Sénat diminue l’automaticité de l’arrêt des soins au malade.
Cependant, ce texte n’est pas définitif. Une commission paritaire composée de sept sénateurs et sept députés va se réunir afin de déterminer le texte de loi final. Le gouvernement a annoncé son intention d’agir afin de libéraliser l’accès à la mort, et de veiller à ce qu’on considère l’hydratation comme un traitement, susceptible d’être arrêté.
Les écologistes, eux, se sont abstenus de voter pour le texte de loi défini par les sénateurs. Ils ont bien l’intention d’aller plus loin, plus tard, dans la libéralisation de la mort médicale. Un sénateur écologiste, Corinne Bouchoux, a notamment regretté que ce texte s’adresse encore à ceux qui vont mourir, et non à ceux qui veulent mourir.

Son intention est claire : pour elle, l’euthanasie est au bout du chemin.

Crédit photo : Rob! via Flickr (CC) = veinsarebetterthanthespinalcanal


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Avec les Francs-Maçons l’Euthanasie des enfants c’est maintenant

29/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le Grand Orient de France qui a poussé à élargir les possibilités d’élimination médicale de malades en fin de vie veut maintenant amplifier le mouvement en y incluant les enfants.
Une conférence est organisée ce samedi 3 octobre avec les principaux partisans de mise à mort médicalement assistée.

Les Francs-Maçons, dont la devise est de « faire avancer concrètement la société » sans que l’on sache exactement vers où, se félicitent des avancées légales déjà obtenues en matière de libéralisation de l’euthanasie, mais voudraient aller plus loin, car

Il est difficile de réduire cette partie concernant les enfants, au seul statut de mineurs placés sous l’autorité parentale.

En clair il faudrait pouvoir sortir les parents de la décision de mise à mort médicale d’un enfant, la référence à la sordide affaire Vincent Lambert étant même évoquée. En effet le Grand Orient regrette que « quelques batailles juridiques et médiatiques à propos d’un malade en fin de vie » soient devenues un frein à l’Euthanasie pour Tous qui doit être comme pour le reste un droit fondamental dans une société parfaitement individualiste comme la nôtre.


 

Vincent Lambert : quel est son état de santé réel ?

19/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le comité de soutien à Vincent Lambert a diffusé l’intervention du Docteur Bernard Jeanblanc, médecin chef d’une Unité pour patients en état pauci relationnel, au cours d’une conférence à Strasbourg le 12 juin 2015 : « Vincent Lambert, une histoire qui vous concerne ». Trois éléments simples : Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, il ne souffre d’aucune pathologie grave, il est handicapé. Il ne bénéficie donc d’aucun traitement médical lourd, simplement d’une aide à l’alimentation et l’hydratation. tout le débat autour de sa personne est donc un débat sur l’euthanasie et non sur les soins palliatifs et leur arrêt éventuels.


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L’avocat des parents de Vincent Lambert dénonce une « prise d’otage »

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Euthanasie en Belgique : 1 personne sur 60 tuée sans son consentement

12/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Bientôt en France : les médecins généralistes belges « tuent des patients qui n’ont pas demandé à mourir » selon un rapport qui affirme que des milliers de personnes ont été tuées sans leur consentement.

Des milliers de personnes âgées ont été tuées par leur propre médecin généraliste sans jamais avoir demandé de mourir sous les lois de l’euthanasie en vigueur en Belgique, selon un rapport universitaire paru hier le 11 juin.
Il est indiqué qu’environ un décès sur 60 concerne une personne qui n’a pas demandé l’euthanasie.
La moitié des patients tués sans leur consentement étaient âgés de plus de 80 ans, révèle l’étude, et deux tiers d’entre eux été à l’hôpital et ne souffraient pas d’une maladie incurable telle que le cancer. Dans environ 4/5 des cas, la mort n’a pas été discutée avec les patients soumis à des « euthanasies involontaires » parce qu’ils étaient dans le coma ou atteints de démence, ou plus simplement parce que les médecins ont décidé qu’il ne serait pas dans leur intérêt d’en discuter avec eux.
Très souvent les médecins n’informent pas les familles de la préparation d’une injection mortelle, car ils jugent que cette décision médicale doit être prise par eux seuls, selon le rapport publié par le Journal of Medical Ethics.
Le rapport a soulevé de nouvelles questions sur cette loi de plus en plus controversée mise en place il y a 13 ans qui a remporté une large acceptation dans l’univers médical, et qui permet même maintenant à des enfants d’être tués par leurs médecins. L’auteur du rapport, le professeur Raphael Cohen-Almagor, de l’Université de Hull, déclare :

la décision pour savoir si une vie n’est plus digne d’être vécue n’est pas entre les mains du patient, mais dans celles du médecin.

« Il faut aussi noter que cette pratique est surtout développée en Belgique parmi tous les pays où l’euthanasie est légale, comme les Pays-Bas. »
« Il est inquiétant que certains médecins assument eux-mêmes la responsabilité d’abréger délibérément la vie de leurs patients sans une indication claire sur ce que veulent ces personnes. »
« La population belge devrait être au courant de la situation actuelle et savoir que si leur vie arrive au point où les médecins jugent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue, en l’absence de testament indiquant leur volonté alors ils pourraient être mis à mort. »
La loi sur l’euthanasie de la Belgique limite la pratique de l’homicide par compassion aux adultes et enfants émancipés qui souffrent atrocement et qui sont capables d’y consentir. Cela reste officiellement illégal pour les médecins de tuer les patients qui n’ont pas donné leur consentement à leur mort. Cependant l’étude a révélé que de nombreux généralistes tuent leurs patients sans consentement et que l’absence de consentement peut être plus fréquente que les décès officiellement approuvés.

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vincent lambert le 9 juin

Rebondissement dans « l’affaire Lambert »

11/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Spectaculaire rebondissement dans l’affaire Lambert, du nom de ce jeune homme tombé dans un état pauci relationnel suite à un accident de voiture en 2008.

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu vendredi dernier un avis sur la question par l’intermédiaire de son président Dean Spielmann, dans lequel il est précisé, « Qu’il n’y aurait pas violation de l’article 2 (de la convention européenne des droits de l’homme) en cas de mise en œuvre de la décision du conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins ».

Cela signifie le laisser mourir… Comment est venu ce rebondissement ?
Par une vidéo, une courte vidéo tournée par Emmanuel Guépin, ami de Vincent, et faisant partie de son « Comité de soutien ». Celle ci le montre réagissant, en clignant des yeux et en bougeant la tête, alors qu’il entend sa mère au téléphone. Celle ci lui parlant justement de la décision de la CEDH, tout en rajoutant qu’elle continuera à se battre pour lui.

D’abord mise sur YouTube, cette vidéo a rapidement été reprise par de nombreux sites. Puis la machine médiatique s’est emballée : de nouveaux articles, de nouvelles questions ont été soulevées.

En quelques heures, cette vidéo a permis de relancer le débat !?
En montrant clairement que Vincent n’est absolument pas en fin de vie, mais qu’en plus il interagit avec son entourage, la supercherie est dénoncée. C’est l’occasion, pour beaucoup de Français, de découvrir le vrai débat de fond : celui de l’euthanasie.

N’était ce pas là, l’origine de la CEDH ?
C’était pour ne pas reproduire les atrocités commises en Allemagne hitlérienne, que la CEDH a été fondée, notamment le programme d' »euthanasie généreuse ».
C’est pourquoi 5 juges de cette Cour ont marqué leur désaccord dans le jugement rendu. Ils vont même jusqu’à critiquer la position de la Cour et son institution avec une sévérité sans précédent, je cite : « Nous estimons non seulement que cette conclusion est effrayante mais de plus — et nous regrettons d’avoir à le dire – qu’elle équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu’ici offerte aux personnes vulnérables ». Fin de citation.
Saluons le courage de ces 5 juges, éclairés par leur conscience.



Vincent Lambert est vivant !

Vincent Lambert : la CEDH opte pour l’euthanasie

06/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La CEDH décide de l’arrêt des soins de Vincent Lambert. Une condamnation à mort pour cet homme, victime d’un grave accident de la route et en état de handicap profond. Mais comme le montre la vidéo tournée par son comité de soutien, il n’est en rien dans un état « végétatif »
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Bien vivant, mais dépendant de l’assistance médicale pour son alimentation et son hydratation, selon ses parents, l’une de ses sœurs et un demi-frère, en état végétatif et incurable pour son épouse, Rachel, un frère, trois demi-frères, une sœur, une demi-sœur et un neveu… la famille de Vincent Lambert s’est déchirée sur son sort, les premiers plaidants pour le droit à la vie, arguant qu’il n’est nullement agonisant, les

Les juges de la CEDH

Les juges de la CEDH

seconds pour celui de mourir dignement et affirmant que cela aurait été le souhait de la victime. Ils ajoutent que c’est leur « catholicisme intégriste » qui motive les parents et non le souci de Vincent. L’équipe de soins palliatifs est dans le camp de l’euthanasie et c’est pour interrompre le « processus de fin de vie » qu’elle avait entamé que les parents de Vincent Lambert sont allés jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.
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Euthanasie : Vincent Lambert est bien vivant, sauf si la CEDH décide de le tuer

18/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Disons non à l’euthanasie, au meurtre légal de Vincent Lambert ! Il est loin d’être un « légume » ou une personne en fin de vie, ne survivant que branché à de multiples appareils, comme on nous l’a fait croire. Vincent Lambert est bien vivant, en situation de handicap profond, mais sa vie est entre les mains de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) : un appel à signer d’urgence sur www.jesoutiensvincent.com.


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Actualités autour de l’affaire Vincent Lambert

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Le linguiste loufoque du jour : Bernard Kouchner !

Le linguiste loufoque du jour : Bernard Kouchner !

01/07/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
L’ancien ministre socialo‑sarkozyste a déclaré sur France Inter « N’employons plus jamais le mot « euthanasie » ; d’abord il y a « nazi » dedans, ce qui n’est pas gentil. Oui, il faut employer des mots qui sont doux, la fin de vie est une chose que l’on partage ».

Non, ce n’est ni une blague, ni un pastiche. Bernard Kouchner a vraiment dit ça. Dans Kouchner, il y a couche… mais loin de nous l’idée qu’il en tienne une bonne.

Crédit photo : francediplomatie, via Flickr, (cc).

Documentaire : L’euthanasie, jusqu’où ?

29/06/2014 – VIDÉO – Un documentaire exceptionnel sur les dérives de l’euthanasie en Belgique et aux Pays-Bas, une enquête incontournable pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ce sujet de société et qui veulent se faire leur propre opinion. Peut choquer des personnes sensibles. © Copyrights TProd 2013-2014

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Procès Bonnemaison : la Cour d’assises de Pau légalise l’empoisonnement des plus fragiles (Présent 8133)

Procès Bonnemaison : la Cour d’assises de Pau légalise l’empoisonnement des plus fragiles (Présent 8133)

26/06/2014 -PAU (NOVOpress)
Honte aux jurés de la cour d’assises de Pau qui ont acquitté mercredi Nicolas Bonnemaison, auteur de sept empoisonnements prémédités et officiellement revendiqués de malades âgés. Par ce jugement foulant aux pieds le fondement même de notre civilisation, c’est-à-dire le respect de la vie humaine, ils n’ont pas seulement blanchi un individu qui, au regard de la Loi divine comme de celle des hommes, reste un assassin. Ils ont aussi ouvert en grand la porte au n’importe-quoi euthanasique.

Hystérie médiatique

Les médias, bien sûr, sont aujourd’hui euphoriques : voilà des semaines qu’ils n’attendaient que cela. Qu’ils nous chantaient les louanges du gentil docteur Bonnemaison, si « soucieux de ses patients » qu’il ne les a pas empoisonnés mais a « abrégé leur vie ». Des semaines que l’on nous passait en boucle Patricia Dhooge, véritable “groupie” du sinistre docteur, et que l’on insistait lourdement sur « les nombreux soutiens » dont bénéficie Bonnemaison. Et dès ce jeudi matin, Le Parisien, histoire d’enfoncer le clou, nous balançait son dernier sondage BVA selon lequel « 89 % des Français » se diraient « favorables à une loi autorisant l’euthanasie » !

Une du numéro 8133 de "Présent"

Une du numéro 8133 de « Présent »

Dans leur empressement à voir demain adoptée une loi autorisant le premier médecin venu à piquer – comme on pique un chien malade – une personne fragile, dans le coma puis, pourquoi pas, les handicapés et, au final, tous ceux qu’ils jugeront inutiles à leur société barbare, ils en oublient qu’aux yeux de la loi Léonetti, aussi mauvaise soit-elle, Bonnemaison reste un criminel. D’abord parce qu’il a décidé seul et sans concertation aucune d’empoisonner ses victimes. Ensuite, parce qu’il leur a injecté des substances interdites par la cette loi. Ce qui veut dire qu’en votant mercredi l’acquittement, les jurés de la Cour d’assises de Pau ont rendu un verdict hors-la-loi.

En même temps, le Dr Patrick Bouet, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, auquel on reproche maintenant d’avoir radié Bonnemaison, rappelait justement mercredi que la juridiction ordinale s’est prononcée sur les « règles déontologiques qui s’appliquent à l’ensemble des praticiens » et « que le Dr Bonnemaison ne les avait pas respectées ». Notamment l’article 37 du code prévoyant « l’application d’un ensemble de procédures qui protègent les personnes » et l’article 38 qui stipule qu’« un médecin ne peut pas donner délibérément la mort ». Une radiation de l’Ordre qui sera exécutoire le 1er juillet prochain, mais dont les avocats de Bonnemaison entendent bien obtenir l’annulation par le Conseil d’État saisi en dernier recours, afin que celui que l’AFP qualifie de « médecin compétent et compassionnel » puisse continuer à sévir. Et il y a fort à craindre que le Conseil d’État, qui a voté mardi (24/6) la mort de Vincent Lambert (Présent d’hier), leur donne satisfaction…

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Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Cette phrase à valeur éternelle est tombée comme le tranchant de la guillotine. Les grands esprits du siècle ont condamné à mort Vincent Lambert. Une mort atroce par déshydratation et inanition. Réactions bien sûr applaudies par les tricoteuses des médias. « Tu vas pouvoir enfin être en paix » ! Quelle paix d’une mort que tout être humain ne peut que refuser ? Que dire ?

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Coup de téléphone. « Docteur, mon fils Vincent a été privé d’eau et de nourriture. Il meurt à petit feu. Qu’est-ce que je puis faire ? Il est en coma-pauci relationnel. » Pauvre femme, elle pleure ! Ma réponse est très simple. « Madame, un coma pauci-relationnel, cela n’existe pas. Par définition le coma est la cessation de toute vie de relation. On est en train d’achever votre enfant. » Le lendemain, une autre personne me demande si je ne connais pas un avocat capable de défendre la vie de ce garçon. Connaissant Jérôme Triomphe, je donne ses références. Le jeune avocat ne se laisse pas impressionner. Il envoie la police dans le service. Vincent est provisoirement sauvé. Le premier magistrat qui aura à traiter l’affaire considère que la loi Léonetti sur la fin de vie n’a pas été respectée. Celle-ci prévoit explicitement que l’entourage doit être impliqué dans une telle décision. Mais la grande lacune de cette loi ayant bêtement satisfait les évêques de France était que l’hydratation et l’alimentation étaient des soins relevant de la thérapeutique. Boire et manger sont-ils pour les juges un traitement ? Nous sommes donc tous des malades. La position de l’Église sur la question définie par Pie XII était que, dans tous les cas, l’acharnement thérapeutique n’était pas justifié. En revanche, les soins ordinaires devaient être assurés. Donner à boire à une personne, mourante ou non, tenait de la plus élémentaire aide devant être accordée à tout homme.

Or Me Triomphe eut beau jeu de souligner que Vincent Lambert ne recevait plus de traitement mais simplement le geste de charité de recevoir de l’eau et du pain. De plus, les parents n’avaient pas été prévenus et les médecins ne s’étaient pas concertés avec la famille comme ils le devaient. Enfin, contrairement à ce que dit la femme de l’intéressé, il n’y a aucune preuve que celui-ci avait formellement donné des indications prévoyant l’arrêt des soins au cas où il aurait été incapable de manifester sa volonté. C’est bien l’épouse de Vincent qui va porter l’estocade, peut-être pressée de refaire sa vie. L’horreur étant donnée par un des neveux parlant de « dignité » qu’avait perdue Vincent dans cet état. Au nom de quoi ce jeune blanc-bec peut-il décider que la vie du malade était indigne ? Or ce sont sur ces deux arguments qu’a basculé le Conseil d’État en faveur de la condamnation à mort.

Mes pensées iront d’abord aux parents de Vincent Lambert. « Vous avez lutté avec courage. Merci ! Vous avez mené le bon combat. Devant le Grand Juge, vous pourrez vous présenter avec honneur, la tête haute. Les assassins auront aussi leur lot. » Ensuite nous pensons aux plusieurs milliers de personnes qui sont dans la même situation que Vincent. La jurisprudence les condamne aussi à la mort. La chasse est ouverte. Terrifiant !

Dans la nuit, on apprenait que la Cour européenne de justice prenait en charge le cas Lambert. Une petite lumière d’espoir luit encore doucement.

Dr Jean-Pierre Dickès


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Crédit photo : franklinheijnen via Flickr (cc)

Belgique : 81% des euthanasies sont pratiquées sans consultation du patient

Belgique : 81% des euthanasies sont pratiquées sans consultation du patient

28/10/2014 – BRUXELLES (NOVOpress)
Au moment où la Belgique autorise l’euthanasie des mineurs, une récente étude scientifique révèle que les décisions d’Arrêt d’alimentation et d’hydratation (AAH) sont prises dans 81% des cas sans l’accord du patient, et cela en dépit de leur droit. Cette décision conduit pourtant à la mort du patient concerné.

Cette étude a été menée par des chercheurs de l’Université de Bruxelles et de l’Université de Gand. Ils ont établi que si les patients n’avaient pas été consultés, c’était en raison de leur état de démence (40%), d’inconscience (35%), ou bien parce que cette décision « était le meilleur choix dans l’intérêt du patient » (8%).

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