Tag Archives: Europe

L’Occident profondément malade…mais il reste un espoir ! Par Vincent Revel

L’Occident profondément malade…mais il reste un espoir ! Par Vincent Revel

Comme nombre d’entre vous, je n’ai plus aucune illusion, plus aucune attente particulière vis-à-vis de nos hommes politiques. Ceux qui savent à quoi risque de nous mener l’idéologie cosmopolite du moment, savent très bien qu’il est utopique de parler d’un islam de France tellement cette religion est étrangère aux grands principes européens.

Quand Manuel Valls, Premier ministre socialiste, déclare la main sur le cœur que « l’islam est en France pour y rester » tout en demandant à la laïcité «  de mieux connaitre » cette religion pour mieux lui faire une place, il y a de quoi nous inquiéter. L’ordre du jour à l’Assemblée nationale est de « permettre à l’islam de se développer en France » ! Là est la première préoccupation de nos élus ! Pour mieux répondre aux attentes de la communauté musulmane présente en France, très bien formulée par Dalil Boubakeur (un besoin de 5000 mosquées et le remplacement d’églises vides par des mosquées), tout est mis en œuvre pour que demain cette religion-politique, fortement opposée à la laïcité, à la démocratie, susceptible en de nombreuses régions du monde d’engendrer les pires crimes et les actes les plus abjectes, devienne incontournable jusqu’au risque de remettre en cause notre mode de vie, notre héritage civilisationnel.

Parallèlement à cette politique mise en œuvre depuis bientôt vingt ans, qui contraint les Européens à accepter l’intolérable et un risque de remplacement ethnique, culturel et cultuel, une volonté d’effacement agit au sein de nos institutions. Comme le dit René Marchand, auteur de Reconquista ou mort de l’Europe,

« jamais dans l’histoire on n’aura vu des peuples apporter un concours aussi actif à une entreprise mettant en cause leur existence, des individus participer avec autant d’efficacité à leur asservissement, une civilisation anticiper sa disparition avec autant d’empressement. »

Lire la suite

CHUTE-MUR-DE-BERLIN

Le mur de l’ouest n’est pas tombé [Livre]

24/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’économiste Hervé Juvin publie un essai-choc aux éditions Pierre Guillaume de Roux dans lequel il observe que l’Europe soumise d’aujourd’hui n’est pas loin de l’Europe occupée de naguère, celle que la chute du Mur de l’Est a libérée.

Le mur de l'ouest n'est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Le mur de l’ouest n’est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Les États-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’État à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des États, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’État américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Économie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI. Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre.
Lire la suite

Ni Lampedusa, ni Bruxelles, être Européen !

22/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Qu’est-ce qu’être européen ? Une excellente vidéo de l’institut Iliade pour nous rappeler quelques évidence malmenées.

Publié le
seputarforex

Grexit : la Grèce bientôt éjectée de l’eurozone ?

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et le gouvernement grec…
La réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la Grèce s’est terminée sur un échec jeudi soir à Luxembourg. Alors que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’était montré très réservé sur les chances de succès de cette réunion, un membre de son entourage qualifiait hier soir son bilan de « tragique ». De son côté, devant les députés Syriza, le Premier ministre grec s’en était violemment pris lundi aux « institutions » (UE, BCE, FMI, naguère désignés sous le vocable de « Troïka »), dénonçant « La responsabilité criminelle » du Fonds monétaire international. La Grèce est en effet sommée d’accepter en bloc toutes les exigences de ses créanciers institutionnels. Or, si aucun accord n’est trouvé, le pays ne pourra faire face à ses échéances, notamment les 1,6 milliards d’euros qu’elle doit rembourser au FMI avant le 30 juin prochain. Un nouveau sommet, tout aussi improbable, est prévu fin juin.

Le système financier semble se préparer au défaut du paiement de la Grèce
Pour les Grecs, le choix semble être entre un scénario à la Chypriote, c’est-à-dire la confiscation de leur épargne pour renflouer les banques, et une sortie pure et simple de la zone euro, et donc l’introduction en catastrophe d’une nouvelle monnaie. Or, cette dernière, fondée sur une économie exsangue, se traduirait par un effondrement de ce qui leur reste de niveau de vie. Dans les deux cas, c’est un chaos politique et social qui semble attendre le pays. Le parlement grec a entendu mercredi, en présence de M. Tsipras, les premières conclusions des experts qui ont planché depuis avril au sein de la « Commission pour la vérité sur la dette publique ». Selon un de ses membres, la Commission estime que
La Grèce ne devrait pas payer sa dette, car elle est illégale, illégitime, et odieuse
et que le pays a été victime « d’une attaque concertée » de ses créanciers uniquement destinée à faire passer la dette qui pesait sur les banques privées, notamment françaises, allemandes et grecques, vers le secteur public grec, c’est-à-dire sur le peuple grec lui-même.

Bruxelles et Washington redoutent que la Russie ne tire profit de la situation
Accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était hier à Saint-Pétersbourg, où se tient un forum économique international. Il doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. L’enjeu officiel est une éventuelle participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream du géant russe Gazprom. Un projet qui éveille naturellement l’inquiétude de Washington, qui a demandé mardi soir à la Grèce de prendre une « initiative sérieuse » pour mettre fin au bras de fer avec Bruxelles…

Crédit photo : seputarforex (cc)


8374 Chard

L’Europe veut la PMA pour tous (Présent 8374)

12/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Le 8 juin, le Parlement européen a voté par 321 voix pour et 281 contre, une résolution qui entre autres, vise à « encourager les états membres à promouvoir la PMA » (procréation médicalement assistée) en l’étendant à tous, dont les homosexuelles. L’assemblée de Strasbourg apparaît une nouvelle fois comme le principal foyer de subversion des mœurs et de la loi naturelle dans l’espace européen.
La résolution Noichl, du nom de l’élue sociale-démocrate qui l’a déposée, viole également le principe de subsidiarité qui, officiellement du moins, est celui de l’Union européenne. La famille, l’éducation, la santé, restent de la compétence des États, la PMA ne devrait donc pas être traitée par l’Europe, mais celle-là le fait quand même grâce au cheval de Troie de l’égalité entre les sexes et au nom de la lutte contre les discriminations. Le rapport s’intitule : « la stratégie de l’Union européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour 2015-2020. »8374-P1
En réalité, ce que l’on veut imposer, c’est l’égalité de genres. Le mot « genre » revient 83 fois dans la résolution qui exhorte les États à développer « une stratégie anti-discrimination plus vaste et à établir une feuille de route distincte pour les personnes LGBTI », c’est-à-dire homosexuelles et transsexuelles. En conséquence, elle incite « à promouvoir la procréation médicalement assistée et à mettre un terme à la discrimination dans l’accès au traitement favorisant la fertilité et à l’aide à la procréation ».
Certes, une résolution parlementaire n’est pas contraignante juridiquement, mais elle est fortement incitative, elle indique aux États ce qu’ils devraient faire, sous peine de déroger à l’égalité et à se rendre coupables de « discrimination » : c’est le chantage au politiquement correct. C’est aussi un appui pour fonder les réclamations éventuelles de particuliers devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Le gouvernement français, lui, est acquis ! Il soutient à Strasbourg ce qu’officiellement il refuse à Paris ! En effet, Manuel Valls, par l’intermédiaire du Secrétariat général du gouvernement, a demandé, dans un courriel du 30 mars, aux députés européens français de voter en faveur de la résolution de Maria Noichl, alors que François Hollande a annoncé qu’il attendait, pour se prononcer sur la PMA pour les célibataires, l’avis du Comité consultatif national d’éthique !
La résolution demande également de « remettre en question les stéréotypes et les structures, ainsi qu’à partager les exemples de bonnes pratiques visant à vérifier si le matériel pédagogique utilisé jusqu’à présent représente les rôles des femmes et des hommes de manière stéréotypée ». Les bonnes pratiques ayant remplacé les bonnes mœurs, il s’agit sans doute de censurer, d’expurger, d’interdire les livres scolaires qui ne seraient pas conformes à l’idéologie du genre. L’Église catholique ayant renoncé à l’index, les élus européens vont-ils en restaurer un autre qui condamnera les instruments pédagogiques jugés sexistes ? Là-dessus, Marie Noichl peut compter sur Najat Vallaud-Belkacem qui est déjà à l’ouvrage.

Guy Rouvrais

séance du parlement européen durant laquelle le vote sur le TAFTA a été reporté

Report du vote sur le TAFTA / TTIP : les peuples ont gagné une bataille, pas la guerre

10/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le vote sur le traité de libre-échange transatlantique au Parlement européen est reporté. La mobilisation des peuples a payé, mais doit se poursuivre.

Le projet de résolution sur le traité transatlantique (TAFTA) devait être voté en séance plénière ce mercredi 10 juin, mais le président social-démocrate du Parlement, Martin Schultz, a décidé de reporter ce vote, en raison du « grand nombre des amendements à examiner ». Le Parlement européen a aussi repoussé le débat qui devrait avoir lieu sur le TAFTA.

Si ce vote n’était pas indispensable à la poursuite des négociations avec les États-Unis, il était considéré comme indispensable pour donner une légitimité « démocratique » au traité et assurer le succès de l’opération. Le Parlement européen n’a en effet aucun rôle dans les négociations, si ce n’est que la Commission européenne est tenue d’informer les eurodéputés de leurs avancées.
Le Parlement européen ne sera autorisé à se prononcer sur le TAFTA que lorsque les négociations auront été achevées, et que l’accord aura été formellement signé par les négociateurs européens et américains. Comme pour tout accord commercial signé par l’UE, le Parlement européen aura alors le choix d’approuver ou de rejeter le texte négocié, sans possibilité d’en rediscuter les termes.
Lire la suite

Chard-Présent-8368

Décevant Felipe VI (Présent 8368)

04/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Bien sûr, Sa Majesté a fait cette véritable déclaration d’amour à notre pays. Bien sûr, elle a émis le souhait de voir se maintenir en Europe « une France sûre d’elle-même, fidèle à ses valeurs et déterminée à les défendre ». Bien sûr encore, elle s’est engagée à ce que nos deux pays avancent « main dans la main »… Mais comment pardonner à Felipe VI, dont le père n’a dû son trône qu’à Franco, d’avoir rendu hommage aux Républicains espagnols en participant à l’inauguration du Jardin des combattants de la Nueve ?

Un roi très républicain8368-Une
Il est vrai que l’intervention du monarque dans l’enceinte même du Palais Bourbon avait fait grincer des dents quelques nostalgiques de la guillotine. Une grogne cependant vite ensevelie sous les nombreux applaudissements qui ont ponctué le discours de Felipe VI.
S’exprimant dans un français impeccable, le roi devait d’abord se souvenir que son père avait été le premier souverain étranger invité à prononcer un discours dans cette enceinte en octobre 1993, et, ce faisant, rappeler que par ce geste, la France et l’Espagne avaient alors exprimé « leur loyauté sans faille envers des valeurs que nos deux nations partagent : la défense de la liberté, le respect et la promotion des droits de l’homme, l’équité sociale et le respect de la justice ».

Après quoi, Felipe VI devait exprimer à notre pays sa « reconnaissance face à la leçon de fermeté et de dignité dont ont fait preuve le peuple français et ses institutions lors des tragiques attentats » de janvier. « Les Espagnols, devait-il préciser, savent très bien ce que le peuple français a subi (…), car pendant des décennies, nous avons subi et combattu le terrorisme, et grâce à votre aide, nous l’avons vaincu ». Et le roi d’ajouter : « Je vous assure ici et maintenant que face à toute agression, l’Espagne sera à vos côtés ».

Puis, évoquant longuement l’Europe et la crise économique qui la bouleverse, Felipe VI devait déclarer qu’« en tant qu’ami et admirateur de votre pays, je tiens à vous dire que sans la France, il n’y a pas d’Europe. Sans une France sûre d’elle-même, fidèle à ses valeurs et déterminée à les défendre, l’Europe et le monde perdraient (…) une référence fondamentale. Voilà pourquoi nous voulons plus de France. Pour nous rappeler que la liberté, la fraternité et l’égalité ne sont pas une évidence, mais que nous devons lutter chaque jour pour les préserver ».

Une injure au Caudillo
Bref, un discours mêlant bon et mauvais, et qui n’aura pas suffi à chasser de notre mémoire l’hommage que le souverain avait rendu le matin même aux Républicains espagnols de la Nueve. Lui, dont le père n’a dû son trône qu’à la volonté de Franco, et règne donc aujourd’hui sur l’Espagne grâce au Caudillo, devait non seulement accepter de participer à cette cérémonie orchestrée par Anne Hidalgo, mais y expliquer en outre que ce jardin sera le symbole de… « la liberté et de la tolérance » ! A croire que l’ingratitude coule dans le sang des Bourbons d’Espagne.

Franck Delétraz

puits_petrole

La France achète-elle du pétrole à l’État islamique?

01/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Non seulement l’État islamique bénéficie-il de l’inaction -pour dire le moins- des USA et de l’Europe, mais il pourrait être financé par les achats de pétrole de ces mêmes pays. Après les déclarations de Mme Jana Hybaskova, ambassadrice de l’Union Européenne en Irak dans ce sens, le député UMP des Yvelines et président du Parti Chrétien Démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson a demandé avec cinquante parlementaires l’ouverture d’une enquête parlementaire.

Crédit photo : Jacqueline Poggi via Flickr (CC) = S Fairfax Ave: Wilson Oil Field


Vu sur Twitter

10 ans après, pour les Français, ce serait toujours Non à la constitution européenne !

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
10 ans après le référendum sur la constitution européenne, et alors même que le texte est repassé en force quelques temps plus tard (traité de Lisbonne), les Français voteraient encore plus massivement “non” contre ce texte. L’anniversaire est l’occasion de faire le point sur cette question

Continue reading

Publié le
8364-Chard

Réformer l’Union européenne ? (Présent 8364)

29/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)

Actuellement en tournée européenne pour tenter de convaincre les responsables des États membres de la nécessité de réformer l’UE, le Premier ministre britannique a fait escale jeudi à Paris où il s’est longuement entretenu avec le président Hollande. Un entretien au cours duquel David Cameron, qui n’hésite pas à brandir la menace d’un retrait britannique de l’Union à l’occasion du référendum prévu d’ici à 2017, a réaffirmé sa volonté de voir l’Europe et ses membres se montrer plus « flexibles et imaginatifs ». Deux qualificatifs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne font pas vraiment partie du répertoire bruxellois.8364-Une

Le spectre du « Brexit »
« Ma priorité, a ainsi expliqué le Premier ministre britannique, est de réformer l’Union européenne pour la rendre plus compétitive et répondre aux inquiétudes des Britanniques quant à notre appartenance (à l’UE). Le statu quo n’est pas suffisant, des changements peuvent être faits et bénéficier pas seulement à la Grande-Bretagne, mais aussi au reste de l’Europe. […] Nous voulons aider la zone euro à mieux fonctionner et nous ne voulons pas faire obstacle à une plus grande intégration. Ce qui est important, c’est que l’UE et ses 28 membres soient flexibles et imaginatifs pour répondre à ces enjeux et travaillent ensemble à trouver les réponses qui conduiront l’Union européenne à plus de réussite. » Des propos auxquels Hollande a répondu en réaffirmant le souhait de la France « que la Grande-Bretagne reste dans l’Union ».
C’est que, derrière cette tournée, se profile le spectre du « Brexit » ou « British Exit » : la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, sur laquelle devraient se prononcer les Britanniques par voie de référendum d’ici à 2017. Une décision qui, à coup sûr, provoquerait un véritable séisme et suscite l’inquiétude de Bruxelles, qui craint qu’une sortie des Britanniques de l’Union n’entraîne une réaction en chaîne.

Un levier pour réformer l’Europe ?
Certains, d’ailleurs, se demandent si le moment n’est pas venu de profiter de l’initiative de Cameron pour « changer l’Europe ». Ainsi l’UMP Hervé Mariton expliquait-il jeudi, dans un entretien accordé au FigaroVox, que si « nous ne souhaitons pas quitter l’Union européenne, (…) nous exprimons des critiques et des propositions sur son évolution ». Or, poursuivait-il, « le débat provoqué par les Anglais peut être une occasion exceptionnelle de les faire avancer ». Et il ajoutait : « La France doit protéger ses intérêts, particulièrement en Europe. Nous devons donc défendre la vision de l’Europe que nous voulons. Sans leur donner nécessairement raison, il faudrait se servir de leur demande comme d’un levier pour réformer l’Europe dans le sens que nous voulons. »
Pas bête. Mais reste à savoir si cette Europe que Vladimir Boukovsky qualifiait très justement de « nouvelle URSS » est vraiment réformable ou si, à l’instar du Moloch soviétique, elle est vouée à l’implosion.

Franck Delétraz

alexis_tsipras

Europe : l’échec de la stratégie du « containment »

28/05/2015 – EUROPE (La Tribune, édité par NOVOpress)
La ligne dure contre la Grèce n’était pas qu’intransigeance financière, mais traduisait la volonté des créanciers de faire un exemple. Echec : après le succès de Syriza en Grèce, ce sont maintenant la Pologne et l’Espagne qui basculent, au moins partiellement, dans le camp des eurosceptiques. Extraits de l’analyse de Romaric Gaudin.

L’intransigeance des créanciers vis-à-vis de la Grèce ne peut s’expliquer par le désir de recouvrer les créances dues.
Assure-t-on un tel remboursement en menant un pays au bord du défaut, en réduisant les moyens d’action de son gouvernement et en faisant peser sur sa croissance la menace d’un défaut et d’une sortie de la zone euro ?
La raison eût voulu dans cette affaire que les créanciers, tout en prenant des garanties que les Grecs étaient prêts à leur donner, laissent travailler le gouvernement grec. L’accord du 20 février, où Athènes acceptait de payer son dû et se reconnaissait liée par les « accords existants ».
Lire la suite

La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

La machination américaine contre la Russie – et l’Europe – Par Guillaume Faye

26/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La stratégie de Washington est de créer un conflit ouvert en Europe avec la Russie, en y entraînant l’Union européenne. La crise ukrainienne n’est qu’un aspect de cette politique. Une guerre contre la Russie est envisagée sérieusement. Essayons de décrypter sereinement les événements et les faits, en évitant l’anti-américanisme simpliste et dogmatique ; en séparant bien les desseins des dirigeants oligarques américains et les Etats-Unis, comme nation, dans leur complexité sociologique et politique.

9 mai 2015 : l’affront fait à la Russie

Lors des cérémonies du 9 Mai à Moscou célébrant le 70e anniversaire de la victoire alliée, les chefs d’État et de gouvernement occidentaux – et en particulier européens – n’étaient pas présents. Pour la France, seul M. Fabius, ministre des Affaires étrangères était à Moscou. Et encore, il s’est contenté de déposer une gerbe, refusant d’assister au traditionnel défilé militaire sur la Place Rouge. Ce boycott est probablement le résultat d’un ordre de Washington, auquel les gouvernements européens ont obéi avec servilité, comme toujours. C’est un geste inamical envers la Russie, voire insultant et d’une stupidité diplomatique insondable pour les Européens.

Boycotter la cérémonie de la victoire à Moscou, alors que sans la Russie et les peuples de l’URSS cette victoire aurait été obtenue par Hitler, a été une décision symbolique très blessante pour la nation russe. Ce fut une provocation de plus. D’autant que Vladimir Poutine s’était poliment rendu en Normandie pour l’anniversaire du Débarquement, répondant à l’invitation de M. Hollande.

M. Poutine d’ailleurs, dans son discours à l’occasion du défilé militaire du 9 mai, a bien dénoncé la volonté des dirigeants occidentaux – pilotés par Washington– de vouloir déstabiliser les relations internationales. Par ce boycott, les gouvernements occidentaux ont voulu manifester une hostilité à la Russie, lui signifier son exclusion du concert des nations. La France a suivi – quelle honte ! – oubliant son principe d’indépendance en matière de politique extérieure. Ce geste, d’une immense portée symbolique, a humilié le sentiment national russe et aura pour les Européens de graves conséquences. Car ce n’est pas la Russie qu’on isole, c’est l’Europe qui s’isole.

La démonstration de force de l’armée russe à l’occasion du défilé du 9 mai correspond à une volonté dissuasive et non pas agressive. C’est un message envoyé à Washington. La Russie augmente son effort militaire mais sans commune mesure avec le colossal budget militaire US (50% des dépenses mondiales en la matière). Le Kremlin anticipe une agression militaire US qui ne relève pas de la science-fiction, comme nous le verrons plus loin.

Le prétexte du boycott fut l’”annexion” de la Crimée, alors que cette dernière, territoire russe, a été rattachée à la Fédération de Russie par référendum régulier. Mais la véritable raison de cette insulte faite à la Russie est l’obéissance à Washington. Nos dirigeants ne sont pas tant antirusses qu’américanolâtres. Ils obéissent au suzerain.

L’erreur ukrainienne

Un membre du parti ultra-nationaliste paramilitaire aux accointances néonazies, Pravyi Sektor, M. Dmytro Iaroch, a été nommé début avril 2015 conseiller au ministère de la Défense du gouvernement de Kiev. Pravyi Sektor combat aux côtés de l’armée ukrainienne dans l’Est séparatiste, une armée qui a été responsable de milliers de morts civils russophones et de l’exode de populations qui ont dû fuir en Russie. Une armée qui bénéficie de livraisons d’armes américaines, voire européennes, et de l’aide logistique de la CIA. Le Pentagone vient d’envoyer des troupes américaines en Ukraine pour ”entrainer” l’armée de Kiev. Le but est évidemment de préparer une guerre. Face à cela, la propagande essaie de nous faire croire que Moscou envoie des troupes qui envahissent l’Est de l’Ukraine.

Lire la suite

merkel_hollande

Europe : les fédéralistes poussent leurs pions

25/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Berlin et Paris ont envoyé à Bruxelles un document de travail préconisant une gouvernance économique au niveau de la zone euro. Devant l’échec de la zone euro, la fuite en avant.

David Cameron joue-t-il le rôle d’épouvantail pour les europhiles ? C’est peu après sa victoire et son engagement d’organiser un référendum sur la sortie de l’Europe en Grande-Bretagne (et celle de l’eurosceptique polonais Andrzej Duda) que la France et l’Allemagne sortent de leur chapeau une contribution préconisant la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro. Une vieille réclamation française, mais une première pour l’Allemagne, qui, jusqu’à présent, croyait à une Europe encadrée par des règles plus qu’à une union définissant une politique commune.

L’objectif affiché ? Plus de croissance et de convergence au niveau européen, la tenue des déficits semblant être mise au second plan. Finies l’austérité et la réduction des déficits comme alpha et oméga de l’union, ce pourrait être le côté positif de cette démarche. La France et l’Allemagne ont en effet tiré les leçons de l’échec des années de crise financière, où l’UE s’épuisait à colmater les brèches, trouvant des solutions d’urgence pour « sauver » l’Irlande, le Portugal, la Grèce, précipiter l’Union bancaire… Ils acceptent enfin d’aller au bout de la démarche fédéraliste, une monnaie commune sans politique commune étant par nature vouée à l’échec.

Il ne faut donc pas s’y tromper : le carcan européen qui pèse sur les pays ne ferait que se renforcer.
Lire la suite

L’ami américain ! Tribune libre de François Revel

L’ami américain ! Tribune libre de Vincent Revel

En cette période de tensions, où le choc des civilisations nous ramène à la dure réalité des relations internationales, l’Union européenne a fait le choix de l’exception, de la différence en abdiquant toute volonté de puissance. Niant les rivalités et les conflits ancestraux, soumises à l’utopie du bien vivre ensemble et à la nouvelle religion des droits de l’hommisme, obéissant en bons petits soldats aux injonctions de leur maître américain, les têtes pensantes de Bruxelles vivent dans un monde où seule la pensée néo-libérale est perçue comme idée de progrès.

Sur ce principe, toutes les compromissions sont justifiées, aussi bien celles qui mènent aux pires atrocités comme celles qui compromettent sérieusement les intérêts de notre continent.

Depuis les bombardements sur Belgrade en 1999, le Kosovo en est l’exemple le plus flagrant.

Dans le seul but de servir la géostratégie américaine, la France ainsi que l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’ont pas hésité un seul instant à s’associer à la plus grande épuration ethnique effectuée sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. En mettant la nation serbe à genoux, Washington, Paris et Bruxelles ont sciemment participé au déplacement de plus de 200.000 Serbes, Tziganes et Goranis au Kosovo.

En créant volontairement une zone de conflit dans les Balkans avec la question albanaise, les Etats-Unis ont endossé le rôle du partenaire inévitable.

Comme le dit Aymeric Chauprade, le but de l’opération fut soigneusement planifié pour atteindre des objectifs multiples. Entre l’éviction de la Russie d’une de ses anciennes zones d’influence, l’installation sur le long terme du complexe militaire Camp Bondsteel, le contrôle de l’énergie entre la mer Caspienne et l’Adriatique, la mainmise sur l’exploitation des ressources minérales du Kosovo, le soutien indirect aux minorités susceptibles d’affaiblir les adversaires de l’oncle Sam et la « déstabilisation des Européens », le Kosovo « moderne », régie d’une façon mafieuse, avec une forte identité islamique, est devenu le symbole premier de l’échec politique de l’Union européenne. En abandonnant les Serbes à leur triste sort, en fermant les yeux sur les exactions de l’UCK albanaise et en laissant les Etats-Unis prendre en main les opérations dans le sud-est de l’Europe, Bruxelles a donné un signal fort d’impuissance et de renoncement.

 

De ce fait, ne soyons pas étonnés, comme fait mine de le faire le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, de voir aujourd’hui la Macédoine confrontée au risque de connaître à son tour une terrible guerre ethnique.

Lire la suite

alexis_tsipras

La Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne

23/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Négociations entre la Grèce et les créanciers : la Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne, selon le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Les négociations marathon entre la Grèce et ses créanciers pourraient enfin déboucher sur un accord… ou pas. Le gouvernement Tsipras négocie pour obtenir les 7,2 milliards d’euros d’une tranche d’aide bloquée neuf mois par ses créanciers internationaux, l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International.
Le gouvernement grec a fait sa part pour arriver à un compromis sur sa dette, et c’est à « l’Europe de faire la sienne », a déclaré samedi le Premier ministre grec.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite d’une période douloureuse et difficile », a expliqué M. Tsipras au comité central de son parti, Syriza. Néanmoins, a considéré le Premier ministre grec, « nous avons fait ce que nous avions à faire, c’est maintenant au tour de l’Europe ».
Il a toutefois accusé

Certains représentants des créanciers de profiter de l’asphyxie de liquidités dont souffre la Grèce pour renverser l’accord du 20 février.

Le gouvernement grec ne « répondra pas à des demandes irrationnelles » et « n’acceptera pas de directives humiliantes » a averti Alexis Tsipras. Il a précisé devant les cadres son parti que
« Nous ne discuterons pas d’une dérégulation majeure du système salarial. Nous n’accepterons pas une nouvelle réduction des retraites »,
De leur côté, les créanciers européens semblent moins optimistes. Après la rencontre vendredi à Riga entre le Premier ministre grec, François Hollande et Angela Merkel, cette dernière insisté sur le fait que « beaucoup reste à faire » et « qu’il faut travailler très, très intensivement ».
La France, par la voix de son ministre des Finances, Michel Sapin, joue la dramatisation ou la menace à peine voilée :

Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

23/05/215 – PARIS (NOVOpress) - Cet après-midi à Paris, le mouvement de jeunesse Génération identitaire a occupé le bâtiment de la représentation en France de la Commission européenne, à Paris, boulevard Saint Germain. Une banderole a été déployée sur le balcon principal du bâtiment, juste devant l’Assemblée nationale, avec le slogan “L’émigration tue l’Afrique, l’immigration tue l’Europe”.



Dans son communiqué officiel publié sur Facebook, Génération identitaire déclare que “(…) la passivité dans la lutte contre l’immigration clandestine, l’accueil systématique des bateaux de clandestins, la folle politique des quotas par pays, ne font que renforcer le fantasme d’un eldorado européen qui n’existe pas. Les candidats à l’émigration se font donc toujours plus nombreux, pour le plus grand bonheur des passeurs, milices et mafias dont nos dirigeants se font finalement les complices. Les morts en Méditerranée sont aussi la conséquence de cette politique. (…)” Pour suivre l’événement en direct, rendez-vous sur Twitter avec le hashtag #OccupUE : https://twitter.com/hashtag/occupue?f=realtime&src=hash

 

 

 

The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife

Des djihadistes pourraient se cacher parmi les clandestins, selon l’Otan

20/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Des « terroristes » et djihadistes pourraient se mêler aux clandestins qui traversent la Méditerranée, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’avertissement est clair : Jens Stoltenberg prend au sérieux la menace proférée par l’État Islamique en Libye d’envoyer des flots de clandestins sur les cotes européennes, parmi lesquels seraient infiltrés des djihadistes. Il faut dire que la première partie de la menace de l’EI, en cours d’exécution sous nos yeux, donne du poids à la seconde.
Le secrétaire général de l’OTAN a ainsi averti les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 à Bruxelles lors d’une réunion consacrée à la mise sur pied d’une opération navale européenne pour contrer l’action des passeurs de migrants en Méditerranée.

L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants

Une mise en garde qui va à l’encontre du discours larmoyant de l’UE sur le drame des « migrants » (drame par ailleurs bien réel), forcément tous de pauvres réfugiés qu’il convient de répartir dans les pays de l’Union, en fonction de quotas. C’est donc sans surprise que le chef du groupe des socialistes et démocrates (S & D) au Parlement européen, Gianni Pittella, a écarté l’avertissement d’un revers de la main, arguant qu’

Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants.

Argument spécieux s’il en est, la nature même du terroriste étant de ne pas déclarer ou rendre évidentes ses intentions. Au vu des moyens de Frontex et des polices italiennes, grecques, espagnoles ou maltaises face au flot de clandestins, on imagine mal que les autorités puissent mener une enquête approfondie sur chaque personne débarquée en Europe. Cela doit se limiter à peu près à la question rituelle des douaniers américains à l’entrée de leur pays « Do you have anything illegal to declare ? » (Avez-vous quelque chose d’illégal à déclarer ?)

menaces Etat islamique à Rome

Des partisans de l’EI brandissent des panneaux menaçants dans des lieux publics à Rome

Par ailleurs, l’l’État Islamique lui-même fait tout pour accréditer la thèse des combattants infiltrés. Guerre psychologique rustique ou réelle menace, des partisans de l’EI ont récemment posté des photos sur les réseaux sociaux montrant qu’ils étaient déjà en Europe, notamment en Italie.

l’État Islamique est à Rome, en train d’identifier ses cibles, en attendant l’heure zéro

Il serait préférable de laisser vos enfants à la maison

Clament en Arabe les pancartes brandies devant le Colisée de Rome ou dans des lieux publics tels que des gares et des expositions. Là encore, le modus operandi de l’EI, qui annonce toujours la couleur, donne du poids à la menace. Rappelons que les djihadistes avaient déclaré dans une vidéo montrant les exécutions de 21 Coptes égyptiens « Vous nous avez vus sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye », avertissant ainsi qu’ils arrivaient.
Quand M. Pittella ajoute, à propos du risque de djihadistes dissimulés parmi les clandestins qu’

Il est improbable que des terroristes soient prêts à risquer la mort par noyade ou d’être identifiés

se rend-il compte qu’il parle de personnes pour qui la mort par « martyr » est une bénédiction qui leur garantit l’accès au paradis ?
Une réaction en tout cas symptomatique de l’aveuglement mêlé de mauvaise foi de la plupart de nos dirigeants face au péril islamiste.

Crédit photo : UNHCR Photo Unit, A. Rodriguez, via Flickr (CC) = Les garde-côtes espagnols interceptent un bateau de pêche transportant des clandestins africains au large de l’île de Tenerife