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La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

La machination américaine contre la Russie – et l’Europe – Par Guillaume Faye

26/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La stratégie de Washington est de créer un conflit ouvert en Europe avec la Russie, en y entraînant l’Union européenne. La crise ukrainienne n’est qu’un aspect de cette politique. Une guerre contre la Russie est envisagée sérieusement. Essayons de décrypter sereinement les événements et les faits, en évitant l’anti-américanisme simpliste et dogmatique ; en séparant bien les desseins des dirigeants oligarques américains et les Etats-Unis, comme nation, dans leur complexité sociologique et politique.

9 mai 2015 : l’affront fait à la Russie

Lors des cérémonies du 9 Mai à Moscou célébrant le 70e anniversaire de la victoire alliée, les chefs d’État et de gouvernement occidentaux – et en particulier européens – n’étaient pas présents. Pour la France, seul M. Fabius, ministre des Affaires étrangères était à Moscou. Et encore, il s’est contenté de déposer une gerbe, refusant d’assister au traditionnel défilé militaire sur la Place Rouge. Ce boycott est probablement le résultat d’un ordre de Washington, auquel les gouvernements européens ont obéi avec servilité, comme toujours. C’est un geste inamical envers la Russie, voire insultant et d’une stupidité diplomatique insondable pour les Européens.

Boycotter la cérémonie de la victoire à Moscou, alors que sans la Russie et les peuples de l’URSS cette victoire aurait été obtenue par Hitler, a été une décision symbolique très blessante pour la nation russe. Ce fut une provocation de plus. D’autant que Vladimir Poutine s’était poliment rendu en Normandie pour l’anniversaire du Débarquement, répondant à l’invitation de M. Hollande.

M. Poutine d’ailleurs, dans son discours à l’occasion du défilé militaire du 9 mai, a bien dénoncé la volonté des dirigeants occidentaux – pilotés par Washington– de vouloir déstabiliser les relations internationales. Par ce boycott, les gouvernements occidentaux ont voulu manifester une hostilité à la Russie, lui signifier son exclusion du concert des nations. La France a suivi – quelle honte ! – oubliant son principe d’indépendance en matière de politique extérieure. Ce geste, d’une immense portée symbolique, a humilié le sentiment national russe et aura pour les Européens de graves conséquences. Car ce n’est pas la Russie qu’on isole, c’est l’Europe qui s’isole.

La démonstration de force de l’armée russe à l’occasion du défilé du 9 mai correspond à une volonté dissuasive et non pas agressive. C’est un message envoyé à Washington. La Russie augmente son effort militaire mais sans commune mesure avec le colossal budget militaire US (50% des dépenses mondiales en la matière). Le Kremlin anticipe une agression militaire US qui ne relève pas de la science-fiction, comme nous le verrons plus loin.

Le prétexte du boycott fut l’”annexion” de la Crimée, alors que cette dernière, territoire russe, a été rattachée à la Fédération de Russie par référendum régulier. Mais la véritable raison de cette insulte faite à la Russie est l’obéissance à Washington. Nos dirigeants ne sont pas tant antirusses qu’américanolâtres. Ils obéissent au suzerain.

L’erreur ukrainienne

Un membre du parti ultra-nationaliste paramilitaire aux accointances néonazies, Pravyi Sektor, M. Dmytro Iaroch, a été nommé début avril 2015 conseiller au ministère de la Défense du gouvernement de Kiev. Pravyi Sektor combat aux côtés de l’armée ukrainienne dans l’Est séparatiste, une armée qui a été responsable de milliers de morts civils russophones et de l’exode de populations qui ont dû fuir en Russie. Une armée qui bénéficie de livraisons d’armes américaines, voire européennes, et de l’aide logistique de la CIA. Le Pentagone vient d’envoyer des troupes américaines en Ukraine pour ”entrainer” l’armée de Kiev. Le but est évidemment de préparer une guerre. Face à cela, la propagande essaie de nous faire croire que Moscou envoie des troupes qui envahissent l’Est de l’Ukraine.

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Europe : les fédéralistes poussent leurs pions

21/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Berlin et Paris ont envoyé à Bruxelles un document de travail préconisant une gouvernance économique au niveau de la zone euro. Devant l’échec de la zone euro, la fuite en avant.

David Cameron joue-t-il le rôle d’épouvantail pour les europhiles ? C’est peu après sa victoire et son engagement d’organiser un référendum sur la sortie de l’Europe en Grande-Bretagne (et celle de l’eurosceptique polonais Andrzej Duda) que la France et l’Allemagne sortent de leur chapeau une contribution préconisant la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro. Une vieille réclamation française, mais une première pour l’Allemagne, qui, jusqu’à présent, croyait à une Europe encadrée par des règles plus qu’à une union définissant une politique commune.

L’objectif affiché ? Plus de croissance et de convergence au niveau européen, la tenue des déficits semblant être mise au second plan. Finies l’austérité et la réduction des déficits comme alpha et oméga de l’union, ce pourrait être le côté positif de cette démarche. La France et l’Allemagne ont en effet tiré les leçons de l’échec des années de crise financière, où l’UE s’épuisait à colmater les brèches, trouvant des solutions d’urgence pour « sauver » l’Irlande, le Portugal, la Grèce, précipiter l’Union bancaire… Ils acceptent enfin d’aller au bout de la démarche fédéraliste, une monnaie commune sans politique commune étant par nature vouée à l’échec.

Il ne faut donc pas s’y tromper : le carcan européen qui pèse sur les pays ne ferait que se renforcer.
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L’ami américain ! Tribune libre de François Revel

L’ami américain ! Tribune libre de François Revel

En cette période de tensions, où le choc des civilisations nous ramène à la dure réalité des relations internationales, l’Union européenne a fait le choix de l’exception, de la différence en abdiquant toute volonté de puissance. Niant les rivalités et les conflits ancestraux, soumises à l’utopie du bien vivre ensemble et à la nouvelle religion des droits de l’hommisme, obéissant en bons petits soldats aux injonctions de leur maître américain, les têtes pensantes de Bruxelles vivent dans un monde où seule la pensée néo-libérale est perçue comme idée de progrès.

Sur ce principe, toutes les compromissions sont justifiées, aussi bien celles qui mènent aux pires atrocités comme celles qui compromettent sérieusement les intérêts de notre continent.

Depuis les bombardements sur Belgrade en 1999, le Kosovo en est l’exemple le plus flagrant.

Dans le seul but de servir la géostratégie américaine, la France ainsi que l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’ont pas hésité un seul instant à s’associer à la plus grande épuration ethnique effectuée sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. En mettant la nation serbe à genoux, Washington, Paris et Bruxelles ont sciemment participé au déplacement de plus de 200.000 Serbes, Tziganes et Goranis au Kosovo.

En créant volontairement une zone de conflit dans les Balkans avec la question albanaise, les Etats-Unis ont endossé le rôle du partenaire inévitable.

Comme le dit Aymeric Chauprade, le but de l’opération fut soigneusement planifié pour atteindre des objectifs multiples. Entre l’éviction de la Russie d’une de ses anciennes zones d’influence, l’installation sur le long terme du complexe militaire Camp Bondsteel, le contrôle de l’énergie entre la mer Caspienne et l’Adriatique, la mainmise sur l’exploitation des ressources minérales du Kosovo, le soutien indirect aux minorités susceptibles d’affaiblir les adversaires de l’oncle Sam et la « déstabilisation des Européens », le Kosovo « moderne », régie d’une façon mafieuse, avec une forte identité islamique, est devenu le symbole premier de l’échec politique de l’Union européenne. En abandonnant les Serbes à leur triste sort, en fermant les yeux sur les exactions de l’UCK albanaise et en laissant les Etats-Unis prendre en main les opérations dans le sud-est de l’Europe, Bruxelles a donné un signal fort d’impuissance et de renoncement.

 

De ce fait, ne soyons pas étonnés, comme fait mine de le faire le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, de voir aujourd’hui la Macédoine confrontée au risque de connaître à son tour une terrible guerre ethnique.

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alexis_tsipras

La Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne

23/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Négociations entre la Grèce et les créanciers : la Grèce a fait sa part, à l’Europe de faire la sienne, selon le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Les négociations marathon entre la Grèce et ses créanciers pourraient enfin déboucher sur un accord… ou pas. Le gouvernement Tsipras négocie pour obtenir les 7,2 milliards d’euros d’une tranche d’aide bloquée neuf mois par ses créanciers internationaux, l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International.
Le gouvernement grec a fait sa part pour arriver à un compromis sur sa dette, et c’est à « l’Europe de faire la sienne », a déclaré samedi le Premier ministre grec.
« Nous sommes dans la dernière ligne droite d’une période douloureuse et difficile », a expliqué M. Tsipras au comité central de son parti, Syriza. Néanmoins, a considéré le Premier ministre grec, « nous avons fait ce que nous avions à faire, c’est maintenant au tour de l’Europe ».
Il a toutefois accusé

Certains représentants des créanciers de profiter de l’asphyxie de liquidités dont souffre la Grèce pour renverser l’accord du 20 février.

Le gouvernement grec ne « répondra pas à des demandes irrationnelles » et « n’acceptera pas de directives humiliantes » a averti Alexis Tsipras. Il a précisé devant les cadres son parti que
« Nous ne discuterons pas d’une dérégulation majeure du système salarial. Nous n’accepterons pas une nouvelle réduction des retraites »,
De leur côté, les créanciers européens semblent moins optimistes. Après la rencontre vendredi à Riga entre le Premier ministre grec, François Hollande et Angela Merkel, cette dernière insisté sur le fait que « beaucoup reste à faire » et « qu’il faut travailler très, très intensivement ».
La France, par la voix de son ministre des Finances, Michel Sapin, joue la dramatisation ou la menace à peine voilée :

Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

#OccupUE : Génération identitaire occupe la représentation en France de la Commission européenne

23/05/215 – PARIS (NOVOpress) - Cet après-midi à Paris, le mouvement de jeunesse Génération identitaire a occupé le bâtiment de la représentation en France de la Commission européenne, à Paris, boulevard Saint Germain. Une banderole a été déployée sur le balcon principal du bâtiment, juste devant l’Assemblée nationale, avec le slogan “L’émigration tue l’Afrique, l’immigration tue l’Europe”.


Dans son communiqué officiel publié sur Facebook, Génération identitaire déclare que “(…) la passivité dans la lutte contre l’immigration clandestine, l’accueil systématique des bateaux de clandestins, la folle politique des quotas par pays, ne font que renforcer le fantasme d’un eldorado européen qui n’existe pas. Les candidats à l’émigration se font donc toujours plus nombreux, pour le plus grand bonheur des passeurs, milices et mafias dont nos dirigeants se font finalement les complices. Les morts en Méditerranée sont aussi la conséquence de cette politique. (…)”

Pour suivre l’événement en direct, rendez-vous sur Twitter avec le hashtag #OccupUE : https://twitter.com/hashtag/occupue?f=realtime&src=hash

The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife

Des djihadistes pourraient se cacher parmi les clandestins, selon l’Otan

20/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Des « terroristes » et djihadistes pourraient se mêler aux clandestins qui traversent la Méditerranée, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’avertissement est clair : Jens Stoltenberg prend au sérieux la menace proférée par l’État Islamique en Libye d’envoyer des flots de clandestins sur les cotes européennes, parmi lesquels seraient infiltrés des djihadistes. Il faut dire que la première partie de la menace de l’EI, en cours d’exécution sous nos yeux, donne du poids à la seconde.
Le secrétaire général de l’OTAN a ainsi averti les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 à Bruxelles lors d’une réunion consacrée à la mise sur pied d’une opération navale européenne pour contrer l’action des passeurs de migrants en Méditerranée.

L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants

Une mise en garde qui va à l’encontre du discours larmoyant de l’UE sur le drame des « migrants » (drame par ailleurs bien réel), forcément tous de pauvres réfugiés qu’il convient de répartir dans les pays de l’Union, en fonction de quotas. C’est donc sans surprise que le chef du groupe des socialistes et démocrates (S & D) au Parlement européen, Gianni Pittella, a écarté l’avertissement d’un revers de la main, arguant qu’

Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants.

Argument spécieux s’il en est, la nature même du terroriste étant de ne pas déclarer ou rendre évidentes ses intentions. Au vu des moyens de Frontex et des polices italiennes, grecques, espagnoles ou maltaises face au flot de clandestins, on imagine mal que les autorités puissent mener une enquête approfondie sur chaque personne débarquée en Europe. Cela doit se limiter à peu près à la question rituelle des douaniers américains à l’entrée de leur pays « Do you have anything illegal to declare ? » (Avez-vous quelque chose d’illégal à déclarer ?)

menaces Etat islamique à Rome

Des partisans de l’EI brandissent des panneaux menaçants dans des lieux publics à Rome

Par ailleurs, l’l’État Islamique lui-même fait tout pour accréditer la thèse des combattants infiltrés. Guerre psychologique rustique ou réelle menace, des partisans de l’EI ont récemment posté des photos sur les réseaux sociaux montrant qu’ils étaient déjà en Europe, notamment en Italie.

l’État Islamique est à Rome, en train d’identifier ses cibles, en attendant l’heure zéro

Il serait préférable de laisser vos enfants à la maison

Clament en Arabe les pancartes brandies devant le Colisée de Rome ou dans des lieux publics tels que des gares et des expositions. Là encore, le modus operandi de l’EI, qui annonce toujours la couleur, donne du poids à la menace. Rappelons que les djihadistes avaient déclaré dans une vidéo montrant les exécutions de 21 Coptes égyptiens « Vous nous avez vus sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye », avertissant ainsi qu’ils arrivaient.
Quand M. Pittella ajoute, à propos du risque de djihadistes dissimulés parmi les clandestins qu’

Il est improbable que des terroristes soient prêts à risquer la mort par noyade ou d’être identifiés

se rend-il compte qu’il parle de personnes pour qui la mort par « martyr » est une bénédiction qui leur garantit l’accès au paradis ?
Une réaction en tout cas symptomatique de l’aveuglement mêlé de mauvaise foi de la plupart de nos dirigeants face au péril islamiste.

Crédit photo : UNHCR Photo Unit, A. Rodriguez, via Flickr (CC) = Les garde-côtes espagnols interceptent un bateau de pêche transportant des clandestins africains au large de l’île de Tenerife


 

Boat people à Aberdeen

Réponses à l’immigration : Entre utopie européenne et réalisme malaisien

16/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)

Face à l’immigration, toujours plus importante : que faire ?
Face à l’arrivée croissante de migrants par la Méditerranée, au sort connu par les naufragés, la Commission européenne a présenté ce mercredi sa stratégie en matière de politique migratoire : installation et intégration des migrants, lutte contre les passeurs et quotas, font partie des mesures débattues mercredi dernier. Le cap à tenir tient dans ces mots du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini : « pas un seul réfugié ou migrant intercepté en mer ne sera renvoyé contre son gré ».
Du coup, l’idée se fait jour de répartir les migrants par quotas obligatoires au sein des pays membres ; cette initiative ne fait pas l’unanimité.

Quels pays s’opposent à ces projets ?
La Grande Bretagne d’abord. La ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a même estimé dans une tribune publiée mercredi par le Times que les migrants qui traversent la Méditerranée pour tenter de rejoindre l’Europe devraient être renvoyés.
La Hongrie aussi se montre très hostile. Viktor Orban a déclaré le 8 mai : « L’idée européenne selon laquelle on peut laisser des réfugiés pénétrer dans son pays pour ensuite les redistribuer dans d’autres États membres n’est pas équitable, elle est folle ».

La France et l’Allemagne au contraire seraient favorables à l’instauration de tels quotas
Quotas qui, établis sur des critères de population, PIB, et taux de chômage, feraient de ces deux nations les plus gros pays d’accueil européens. Et pourtant en France, on se plaint que rien n’est vraiment prévu pour l’accueil et l’intégration de ces personnes : « Les lieux d’hébergement gérés par le SAMU social sont complètement saturés, près de 70 % des migrants doivent passer la nuit dehors. Dans ces conditions, la réponse globale des autorités est insuffisante », déclare le responsable français de l’ONG Médecins du Monde.
Pendant ce temps, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, affirme que l’Europe, qui compte 24 millions de chômeurs officiels, a besoin de cette main d’œuvre immigrée.

En Asie du Sud Est, face à l’afflux de migrants illégaux, des pays décident avec fermeté de fermer leurs frontières
La Malaisie, pays relativement prospère, à dominante musulmane, a averti mercredi qu’à l’instar de l’Indonésie et de la Thaïlande, elle n’accueillerait pas les clandestins, mais qu’elle repousserait vers le large les bateaux entrant dans ses eaux territoriales, sauf risque imminent de naufrage. Ces migrants, bangladais ou birmans, arrivent de plus en plus nombreux, sur des bateaux guidés par des passeurs.
L’amiral Tan Kok Kwee a déclaré à l’AFP : « La politique a toujours été de les escorter en dehors des eaux territoriales, après leur avoir donné les provisions nécessaires ».

(small>Crédit photo : shankar s via Flickr (CC) = boat people a Aberdeen (Hong-Kong)

Chard. Présent 8355

Europe, ville ouverte (Présent 8355)

15/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)

« Pas un seul réfugié ou migrant intercepté en mer ne sera renvoyé contre son gré » : ainsi a répondu le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Federica Mogherini, au gouvernement britannique qui demandait que les clandestins sauvés des eaux soient renvoyés chez eux. On croit rêver !
Voilà un homme, qui a dû régler une somme colossale à des passeurs, toute sa famille s’étant cotisée pour le lui permettre, qui a risqué mille morts et souffert dans un rafiot où il a erré, maltraité, affamé, mais le voilà, enfin, sur les terres européennes. Et là, il est interrogé par un agent qui applique les consignes de Mme Mogherini qui lui dit : « Nous pourrions vous expulser, et même nous le devrions, sauf si vous vous y opposez. Alors que préférez-vous ? Retourner dans votre pays misérable ou être accueilli dans un des vingt-huit États de l’Union, où vous serez soigné, logé, nourri, doté d’un pécule mensuel (514 euros en France), peu après, vous pourrez faire venir votre famille et si vous êtes en France, au bout de cinq ans vous pourrez tous devenir Français ? »

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Combien de « migrants » ou de « réfugiés » – jamais de clandestins – espère Federica Mogherini, vont-ils répondre : « Merci beaucoup, mais, finalement, tout bien réfléchi, le climat européen, un peu trop frisquet ne me convient pas, je préfère retourner au Mali à vos frais » ? Poser la question, c’est y répondre ! Est-ce angélisme ou cynisme pour dissimuler par une fausse compassion un scandaleux libéralisme qui déclare l’Europe ville ouverte aux clandestins ?

Songeons à l’injustice que constitue cette lâche politique à l’égard des étrangers, en Afrique ou ailleurs, qui, eux aussi, rêvent d’Europe, mais qui essaient d’y accéder par des voies légales en demandant leur visa, parfois pendant des années, sans grand succès. Ils voient que ceux qui violent nos lois reçoivent une prime à la délinquance en étant accueillis après avoir forcé nos frontières. Comment ne seraient-ils pas encouragés à les imiter ?
Installer dans les pays de l’Union ces individus interceptés sur les côtes italiennes, ce n’est qu’une « réponse » de Bruxelles au grand débarquement, l’autre devait être militaire, en frappant « à la source », là d’où partent les bateaux.
Mais il y faut le feu vert de l’ONU. L’Union, en défendant sa résolution, envisageait des « moyens amphibies » et des Forces spéciales en vue « de la destruction aérienne, terrestre et maritime » d’objectifs sur le sol libyen, donc un débarquement. Or, la même Federica Mogherini, mercredi, angélique, mais aussi pacifiste, a reculé d’un grand pas en déclarant : « Ce que nous préparons est une opération navale, destinée à perturber le modèle économique, des trafiquants. Il n’y aura pas de troupes européennes sur le sol libyen. » Alors qu’il s’agissait, à l’origine, d’anéantir l’infrastructure des passeurs, voire ces derniers eux-mêmes, on va maintenant seulement « perturber » leur « modèle économique ». Et pourquoi pas, Mme Mogherini, pour « perturber » leur modèle financier envoyer à la place des soldats un commando d’huissiers pour procéder à une saisie-arrêt sur leur compte en banque ? Les trafiquants d’êtres humains ont donc de beaux jours devant eux. L’installation annoncée et inconditionnelle dans les pays de l’Union va relancer le marché et avec lui, hélas, la mort de milliers de pauvres hères, dont le ministre des Affaires étrangères de l’Union portera aussi la responsabilité, comme les chefs de gouvernement qui lui ont abandonné une part du destin de l’Europe.

Guy Rouvrais

no vote

Comment TAFTA subordonne la démocratie aux intérêts marchands

15/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les négociations du traité transatlantiques sont menées à huis clos. Quand on prend connaissance des quelques fuites qui s’en échappent, on comprend pourquoi. Un document de travail explique comment le traité soumettrait les législations nationales aux intérêts privés.

Le mot de Novlangue pour « soumission des législations nationales aux intérêts privés » est « coopération réglementaire ». Un des points d’achoppement des négociations en cours entre représentants des États, des entreprises et de la société civile.
Ces derniers ont déjà retoqué le projet de texte à plusieurs reprises, mais leur poids dans la négociation est très faible.

C’est une insulte aux citoyens, aux politiciens élus et à la démocratie elle-même, fulmine Max Bank de Lobby Control.

La proposition d’« échanges réglementaires » forcera les lois rédigées par des politiciens élus démocratiquement à passer par un processus de validation, non seulement à Bruxelles et à Washington DC, mais aussi dans les 78 États parties prenantes. Objectif : mettre en conformité les lois avec les intérêts économiques des grandes entreprises. Le tout sera piloté par l’Organe de Coopération Réglementaire, composé de technocrates non élus.
Ce contrôle pourrait avoir lieu durant tout le processus d’adoption d’une loi, de sa rédaction initiale à son vote final, transformant la moindre décision législative en usine à gaz bureaucratique. Mieux, il pourrait aussi intervenir pour remettre en cause des textes existants.

La proposition de la Commission introduit un système qui met en danger chaque nouvelle réglementation protégeant l’environnement, la santé et les travailleurs aux niveaux européens et des États membres. s’inquiète Paul de Clerck des Amis de la Terre Europe.

En dernière instance, tout processus législatif serait donc subordonné aux intérêts privés des grandes entreprises des deux côtés de l’Atlantique… enfin, encore plus qu’à l’heure actuelle. espérons

Crédit photo : Metronews via Flickr (CC), modifié par NOVOpress


James Cameron

L’Europe rappelle a Cameron qu’elle est anti-démocratique

10/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au lendemain de la victoire des conservateurs aux législatives Britanniques, Hollande « rappelle » à Cameron qu’il y a des « règles en Europe ».

Premier ministre britannique a réaffirmé sa volonté d’organiser un référendum pour ou contre la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne d’ici à 2017. Une volonté démocratique inacceptable pour les européistes, qui a aussitôt suscité la réaction du président français.
Diplomatiquement, François Hollande a parlé de « concertation » et de « dialogue ». De son côté, La Commission Européenne a quand à elle immédiatement avertit la Grande-Bretagne que « Les quatre libertés fondamentales », à savoir libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services, « ne sont pas négociables, car elles sont l’essence de l’Union européenne ». Des rappels à l’ordre qui évoquent celui de Junkers à l’encontre de la Grèce :

Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens

Cela se confirme, la seule évocation d’un appel au peuple rend aussitôt nerveux nos chers eurocrates…


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Immigration illégale : une plainte contre l’Europe en projet

01/05/2014 – MONDE (NOVOpress)
Face aux naufrages de clandestins en Méditerranée, le représentant de la diaspora sénégalaise au sein du parti Pds (parti sénégalais d’inspiration libérale) projette de porter plainte contre l’Europe pour «non assistance à personne en danger »

En plus de déferler sur les côtes européennes, les migrants tiennent l’Europe pour responsable de leur malheur. Un politicien sénégalais qui a bien retenu le principe de culpabilité automatique des européens dans tous les drames qui affectent la planète, seriné par les bonnes âmes de service, envisage de porter plainte contre l’Europe. Motif ? au lieu de reconduire l’opération italienne Mare Nostrum, destinée au sauvetage des clandestins traversant la Méditerranée du sud au nord, l’Union Européenne a lancé puis récemment renforcée l’opération Triton, officiellement axée sur la surveillance des côtes européennes.

Pour Papa Saer Guèye (c’est le Monsieur en question) et autres « Sénégalais de l’extérieur » membres du Pds, les dirigeants africains doivent attaquer en justice l’Europe pour non-assistance à personne en danger.

Moi, je ne peux pas accepter qu’un criminel ait droit à la vie et que les embarcations du Frontex regardent nos compatriotes mourir par milliers et dire à ces agents que vous n’avez pas le mandat de les sauver, ni de les rechercher. C’est une non assistance à personne en danger.
L’Occident continue de dérouler son option « Tout sécuritaire », notamment avec la surveillance des frontières

estime Papa Saer Guèye. Nous aimerions qu’il aie raison sur le volet sécuritaire, mais vu la faiblesse des moyens de Frontex (officiellement, Triton déploie à date 7 navires, 2 avions et 1 hélicoptère), il nous semble difficile d’abonder dans ce sens et d’estimer que l’Europe fait tout pour stopper l’immigration illégale. Par ailleurs, les marines européennes effectuent chaque jour de nombreux sauvetages,sans pouvoir éviter tous les drames, comme celui du 19 avril dernier qui a fait 800 victimes… au large de la Libye et non des côtes européennes, faut-il le rappeler. Mais ne doutons pas que son projet de procès international contre l’Europe mené par des dirigeants africains trouvera chez nous un écho favorable auprès de la caste politico-médiatique qui en demande qu’à battre sa coulpe.

Crédit photo : Vito Manzari via Wikimedia Commons (CC)

Message d'une gambienne naufragée de 12 ans aux futurs migrants : « ne venez pas »

Message d’une jeune gambienne naufragée aux futurs migrants : « ne venez pas »

30/04/2015 – REGGIO DE CALABRE (NOVOpress)
Une fille de 12 ans, originaire de Gambie, ayant survécu à un naufrage en Méditerranée dans lequel sa famille a disparu ainsi que 400 migrants, a écrit une émouvante lettre pour dissuader les autres candidats au voyage de venir en Europe.

Selon l’organisation « La Communauté pape Jean XXIII » qui l’a accueillie, la fillette a demandé elle-même à ce que cette lettre soit diffusée :

Je viens de Gambie. J’ai traversé la mer pour venir en Italie. Beaucoup de gens sont morts, mes meilleurs amis, et mes sœurs et mes frères sont morts dans la vague , raconte-elle. J’ai vu beaucoup de choses dont je ne peux pas parler. Tout ce que je peux dire, c’est de prévenir les gens qui veulent venir: ne venez pas s’il vous plaît, mes frères et sœurs, parce que c’est dur de dire au revoir, a t-elle imploré.

Cette jeune Gambienne a débarqué le 14 avril à Reggio de Calabre (sud) avec près de 150 autres survivants du naufrage. Ses parents ont embarqué en Libye avec son frère dans la cale du bateau, mais, ils avaient payé plus cher pour que sa sœur aînée et elle voyagent sur le pont.

Quand le bateau a chaviré le 12 avril, probablement à la suite d’un mouvement de foule à l’arrivée d’un cargo dépêché par les secours, l’aînée a sauvé la plus jeune mais y a laissé la vie. Une semaine plus tard, un autre naufrage dans des conditions similaires a fait près de 750 morts.

Crédit photo : Hippolyte (cc)


 

kremlin

Ces pays qui refusent de sanctionner la Russie

Source : Stratpol — Non, l’Europe n’applique pas les sanctions à l’encontre de la Russie de manière uniforme. Certains pays d’Europe refusent de s’aligner sur la politique de Washington. Analyse des motivations de la République Tchèque, de la Slovaquie, de l’Autriche et de la Hongrie : face à la doxa atlantiste, un retour de la realpolitik dont nous ferions bien de nous inspirer.

La République Tchèque tourne le dos à l’atlantisme

Pour le nouveau Président tchèque Milos Zeman, la sortie de crise en Ukraine ne peut être trouvée que par une issue diplomatique. Selon lui, « Pour la Russie, la paix est plus avantageuse que la guerre, même si c’est un conflit de faible intensité ». Le gouvernement tchèque estime de même que les sanctions ne font que renforcer Poutine et que le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk « ne veut pas de solution pacifique recommandée par la Commission européenne, mais veut résoudre ce problème par la force, ce qui conduirait au rétablissement du soutien de la Russie aux séparatistes »
D’ailleurs, ni le président ni son ministre des affaires étrangères Lubomir Azoralek n’ont fait de déplacement à Washington, alors que Milos Zeman s’est rendu aux célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, signe tangible de l’infléchissement de la politique tchèque à l’Est.

La Slovaquie ne veut pas de sanctions qui pèsent sur son économie

Robert Fico, le président slovaque, est farouchement opposé aux sanctions et aux livraisons d’armes aux Ukrainiens. Il craint l’escalade du conflit et constat que les sanctions sont inefficaces contre Poutine et grèvent les entreprises slovaques. Il soutient la voie des négociations et prône le fédéralisme pour l’Ukraine, s’opposant ainsi à la position de l’UE.

Pour l’Autriche, priorité à la création d’un espace commun comprenant la Russie, l’Ukraine et l’Europe

Prônant une vision européenne gaullienne, de Brest à Vladivostok, le chancelier autrichien Werner Faymann s’oppose à toute nouvelle sanction qui conduirait à scinder encore un peu plus les parties occidentales et orientales de l’Europe, dans l’intérêt bien compris des deux parties.

La Hongrie non alignée sur la doxa européenne

La Hongrie prend résolument modèle sur la Russie, tournant le dos au modèle ultralibéral de l’Union Européenne. C’est donc logiquement que Viktor Orban, son président, a déclaré que les sanctions envers la Russie conduisaient à « tirer une balle dans le pied ». Lesquelles sanctions auraient coûté 80 millions d’Euros aux entreprises hongroises.

Crédit photo : Andrey via Flickr (CC)


Pouchkov : "Ces sanctions contre la Russie ne… par Europe1fr

L’interview d’Alexei Pouchkov, président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma sur Europe 1, le 16 avril 2015. La parti concernant l’Ukraine débute à + 4′, les sanctions sont évoquées vers +5’18″


Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Comme l’expliquait l’auteur Jean Hurtado dans sa biographie consacrée à Zénon, celui-ci ainsi que son contemporain Epicure (image en Une) vécurent « une période troublée de l’histoire de la Grèce ». Confrontés à une phase de déclin, ces deux sages proposèrent « une philosophie adaptée aux hommes désorientés de ce temps ». Alors bien sûr, en parlant de Zénon et d’Epicure, je n’ai pas l’intention de vouloir faire revivre le passé. Ceci n’aurait aucun sens du fait que rien ne peut être comme avant. Par contre, à l’image de cette « période troublée » qu’ils ont vécu, nous pouvons nous aussi, dans notre époque dite moderne, nous définir et nous reconnaître comme des « hommes désorientés ».

Face à cette triste réalité, que nos politiques nient, car incapables de se remettre en question comme étant l’une des causes de notre décadence, nous devons dès à présent nous servir de notre passé, comme l’ont fait en leur temps Zénon et Epicure avec Homère, Pythagore, Hésiode, Socrate, Platon, Aristote, Diogène… pour enfin trouver une issue favorable et porteuse d’espoir.

Prioritairement, nous devons dresser un constat rigoureux de notre situation actuelle pour savoir ce que nous avons perdu et ce sur quoi nous pouvons nous reposer.

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HSM Bulwark

Le sommet européen « extraordinaire » sur l’immigration accouche d’une souris, l’Angleterre en joker ?

24/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)

Tout est finalement normal. Alors qu’hier l’UE envisageait la manière forte pour régler le problème des armadas de clandestins traversant la Méditerranée, aujourd’hui on ne parle plus que de tripler le dispositif de l’opération Triton.

Face au déferlement de clandestins sur les côtes européennes, la manière forte attendra une éventuelle résolution de l’ONU, autant dire que les passeurs et autres trafiquants vivant de l’immigration clandestine sont tranquilles pour un moment. La France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité, se sont engagés à présenter un projet de résolution, a annoncé le président François Hollande.

Mieux, la seule résolution saillante du sommet européen « extraordinaire » est le triplement du budget de l’opération de surveillance en Méditerranée Triton, pilotée par Frontex, amenant ses moyens au niveau de feu l’opération Mare Nostrum de la marine italienne. Si cette dernière était spécifiquement chargée de secourir les migrants, Triton n’est en principe que destinée à la surveillance des côtes européennes, mais ses marins se retrouvent régulièrement pris dans des opérations de sauvetage. L’émotion suscitée par le récent naufrage qui a fait plus de 800 victimes au large des côtes libyennes le week-end dernier leur met d’autant plus la pression « humanitaire ». Pour autant, le mandat de l’opération n’est pas modifié, notamment pour permettre aux navires de Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller plus près de la Libye, mais ses possibilités d’intervention dans les sauvetages se trouvent étendues. Selon les instances européennes, il fallait fixer un objectif humanitaire sans offrir aux trafiquants la certitude que les occupants de leurs bateaux seraient à chaque fois sauvés.

Des navires de Frontex attaqués par les trafiquants

Dans les faits, cela ressemble à un vœu pieux, car l’espace maritime est un piège pour ceux qui veulent faire barrage aux immigrants. Le droit maritime impose en effet à tout navire entendant un SOS de porter secours à l’embarcation en détresse. Cyniques, les passeurs laissent dériver sans pilote leurs coques de noix ou cargos hors d’âge surchargées et confient à ceux chargés de stopper l’immigration le soin… de mener les clandestins à bon port. Cerise sur le gâteau, « les passeurs récupèrent souvent les bateaux des précédentes traversées laissés à la dérive, après le secours des passagers, pour ramener ces embarcations en Libye et les réemployer », de l’aveu même de Frontex. Et quand ce n’est pas de gré, c’est de force. En février, une vedette de la Marina militare italienne était forcée par des trafiquants armés de leur restituer un bateau dont ils venaient de secourir les passagers. Le 13 avril dernier, rebelote avec un remorqueur italien, attaqué par une vedette rapide… portant les marques des garde-côtes libyens. Surchargées de civils et de toute façon pas équipées pour répliquer à des armes de guerre, les vedettes des garde-côtes ou remorqueurs de Frontex sont à la merci des trafiquants, qui le savent bien.

L’Angleterre va déployer un vrai navire de guerre

Au-delà des moyens supplémentaires dévolus à l’opération Triton par ses membres, (deux navires et de trois avions pour la France, deux navires pour l’Allemagne, la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark, un navire chacun), un début de réponse proviendra peut-être de… l’Angleterre. Le Royaume-Uni va en effet engager, à ses frais et sous son contrôle opérationnel direct, le HMS Bulwark, l’un des plus grands bâtiments de sa marine de guerre, deux patrouilleurs et trois hélicoptères. Navire d’assaut amphibie, le HMS Bulwark embarque des hélicoptères, des péniches de débarquement et peut loger plusieurs centaines de personnes. Ce serait le premier vrai navire de guerre engagé dans l’opération Triton, que ne devrait pas impressionner les vedettes de trafiquants. Reste à savoir si la Royal Navy aura une attitude offensive, par exemple en conservant ou coulant les bateaux des réfugiés qu’ils auront secourus.

Crédits photo : Matt Morgan via Flickr (CC)



Crise des migrants : l'UE annonce le triplement… par ITELE