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Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Que nous reste-t-il ? Tribune par Vincent Revel

Comme l’expliquait l’auteur Jean Hurtado dans sa biographie consacrée à Zénon, celui-ci ainsi que son contemporain Epicure (image en Une) vécurent « une période troublée de l’histoire de la Grèce ». Confrontés à une phase de déclin, ces deux sages proposèrent « une philosophie adaptée aux hommes désorientés de ce temps ». Alors bien sûr, en parlant de Zénon et d’Epicure, je n’ai pas l’intention de vouloir faire revivre le passé. Ceci n’aurait aucun sens du fait que rien ne peut être comme avant. Par contre, à l’image de cette « période troublée » qu’ils ont vécu, nous pouvons nous aussi, dans notre époque dite moderne, nous définir et nous reconnaître comme des « hommes désorientés ».

Face à cette triste réalité, que nos politiques nient, car incapables de se remettre en question comme étant l’une des causes de notre décadence, nous devons dès à présent nous servir de notre passé, comme l’ont fait en leur temps Zénon et Epicure avec Homère, Pythagore, Hésiode, Socrate, Platon, Aristote, Diogène… pour enfin trouver une issue favorable et porteuse d’espoir.

Prioritairement, nous devons dresser un constat rigoureux de notre situation actuelle pour savoir ce que nous avons perdu et ce sur quoi nous pouvons nous reposer.

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HSM Bulwark

Le sommet européen « extraordinaire » sur l’immigration accouche d’une souris, l’Angleterre en joker ?

24/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)

Tout est finalement normal. Alors qu’hier l’UE envisageait la manière forte pour régler le problème des armadas de clandestins traversant la Méditerranée, aujourd’hui on ne parle plus que de tripler le dispositif de l’opération Triton.

Face au déferlement de clandestins sur les côtes européennes, la manière forte attendra une éventuelle résolution de l’ONU, autant dire que les passeurs et autres trafiquants vivant de l’immigration clandestine sont tranquilles pour un moment. La France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité, se sont engagés à présenter un projet de résolution, a annoncé le président François Hollande.

Mieux, la seule résolution saillante du sommet européen « extraordinaire » est le triplement du budget de l’opération de surveillance en Méditerranée Triton, pilotée par Frontex, amenant ses moyens au niveau de feu l’opération Mare Nostrum de la marine italienne. Si cette dernière était spécifiquement chargée de secourir les migrants, Triton n’est en principe que destinée à la surveillance des côtes européennes, mais ses marins se retrouvent régulièrement pris dans des opérations de sauvetage. L’émotion suscitée par le récent naufrage qui a fait plus de 800 victimes au large des côtes libyennes le week-end dernier leur met d’autant plus la pression « humanitaire ». Pour autant, le mandat de l’opération n’est pas modifié, notamment pour permettre aux navires de Triton de sortir des eaux territoriales afin d’aller plus près de la Libye, mais ses possibilités d’intervention dans les sauvetages se trouvent étendues. Selon les instances européennes, il fallait fixer un objectif humanitaire sans offrir aux trafiquants la certitude que les occupants de leurs bateaux seraient à chaque fois sauvés.

Des navires de Frontex attaqués par les trafiquants

Dans les faits, cela ressemble à un vœu pieux, car l’espace maritime est un piège pour ceux qui veulent faire barrage aux immigrants. Le droit maritime impose en effet à tout navire entendant un SOS de porter secours à l’embarcation en détresse. Cyniques, les passeurs laissent dériver sans pilote leurs coques de noix ou cargos hors d’âge surchargées et confient à ceux chargés de stopper l’immigration le soin… de mener les clandestins à bon port. Cerise sur le gâteau, « les passeurs récupèrent souvent les bateaux des précédentes traversées laissés à la dérive, après le secours des passagers, pour ramener ces embarcations en Libye et les réemployer », de l’aveu même de Frontex. Et quand ce n’est pas de gré, c’est de force. En février, une vedette de la Marina militare italienne était forcée par des trafiquants armés de leur restituer un bateau dont ils venaient de secourir les passagers. Le 13 avril dernier, rebelote avec un remorqueur italien, attaqué par une vedette rapide… portant les marques des garde-côtes libyens. Surchargées de civils et de toute façon pas équipées pour répliquer à des armes de guerre, les vedettes des garde-côtes ou remorqueurs de Frontex sont à la merci des trafiquants, qui le savent bien.

L’Angleterre va déployer un vrai navire de guerre

Au-delà des moyens supplémentaires dévolus à l’opération Triton par ses membres, (deux navires et de trois avions pour la France, deux navires pour l’Allemagne, la Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark, un navire chacun), un début de réponse proviendra peut-être de… l’Angleterre. Le Royaume-Uni va en effet engager, à ses frais et sous son contrôle opérationnel direct, le HMS Bulwark, l’un des plus grands bâtiments de sa marine de guerre, deux patrouilleurs et trois hélicoptères. Navire d’assaut amphibie, le HMS Bulwark embarque des hélicoptères, des péniches de débarquement et peut loger plusieurs centaines de personnes. Ce serait le premier vrai navire de guerre engagé dans l’opération Triton, que ne devrait pas impressionner les vedettes de trafiquants. Reste à savoir si la Royal Navy aura une attitude offensive, par exemple en conservant ou coulant les bateaux des réfugiés qu’ils auront secourus.

Crédits photo : Matt Morgan via Flickr (CC)



Crise des migrants : l'UE annonce le triplement… par ITELE

Frégate Maestrale F570

L’Europe prête à entrer en guerre contre les passeurs d’immigrés ?

23/04/2014 EUROPE – NOVOpress
On croit presque rêver… Les premiers résultats du sommet extraordinaire de chefs d’État européens après la série de naufrages qui ont fait plusieurs centaines de victimes parmi les migrants clandestins vont dans le sens de la fermeté. Poudre aux yeux ?

La réponse au problème des armadas de navires transportant des immigrés clandestins vers les côtes européennes pourrait être militaire : il faut « entreprendre des efforts systématiques pour identifier, capturer et détruire les bateaux avant qu’ils ne soient utilisés par les trafiquants », selon le projet de déclaration qui a été diffusé aujourd’hui. L’Europe devrait lancer les « préparatifs pour une possible opération de sécurité et de défense », autrement dit une opération militaire.
L’UE répond ainsi au souhait du chef du gouvernement italien a demandé l’examen de la possibilité de mener des « interventions ciblées » contre les passeurs en Libye, principal point de départ des migrants en direction de l’Italie et de Malte. Et de citer en modèle l’opération Atalante, mission anti-piraterie de l’UE au large des côtes somaliennes. Par des interventions en mer et parfois aussi à terre, elle a permis, outre la protection des navires marchands, l’arrestation de 117 pirates présumés et, pour la seule année 2011, le démantèlement de 27 groupes de pirates, selon l’UE.

Pourtant, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Rappelons que l’opération Atalante a été lancée en 2008, mais que les premières actions contre les bateaux des pirates n’ont été menées qu’en 2011-2012. Décision politique, déblocage des moyens, identification des cibles, planification des opérations, le processus pour ce type d’opérations multinationales est long et la menace, c’est maintenant.
« Il faut le dire clairement », assure à l’AFP l’ex-amiral français Alain Coldefy, « cette question est totalement insoluble en termes militaires. Des responsables politiques m’ont plusieurs fois posé la question de ce qu’on pouvait faire pour endiguer ce trafic par la force, et la réponse est simple : rien ».

« Une fois que ces bateaux chargés de migrants ont quitté les eaux libyennes, on ne peut qu’appliquer les réglementations internationales, c’est-à-dire porter secours aux personnes en danger », ajoute l’ancien inspecteur général de l’armée française. « Comment voulez-vous empêcher ces embarcations de prendre la mer : en leur tirant dessus ? Les marines de guerre ne sont absolument pas faites et équipées pour ce genre d’opération ».
Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano a proposé de son côté, pour « lutter contre les marchands de mort », de « couler leurs bateaux avant qu’ils ne prennent la mer ». Mais comment distinguer un « bon » et un « mauvais » bateau ? Le risque de faire des victimes collatérales est grand, en visant par exemple des bateaux de pêche par erreur.

Un blocus, outre qu’il serait extrêmement difficile à mette en œuvre, serait une opération de guerre. Sans mandat de l’ONU, on voit mal l’UE s’engager dans cette voie. Même cas de figure pour la prise de contrôle des ports libyens, qui ajouterait de plus la certitude de lancer nos troupes dans un vrai guêpier (que nous avons créé, rappelons-le), avec la certitude de pertes importantes.

Enfin, souvenons-nous que lorsque l’Italie avait brandi la menace militaire contre la Libye en février dernier, la menace d’une armada de 500 000 migrants l’avait fait promptement reculer. Parions donc que l’UE s’en tiendra plus prudemment au reste de son programme, notamment :

• Le renforcement des opérations Triton et Poséidon, en augmentant leurs moyens financiers et matériels.

• Une coopération accrue entre EUROPOL, Frontex, EASO et EUROJUST pour réunir des informations sur les modes opératoires des trafiquants.

• La mise en place d’actions avec les pays voisins de la Libye pour bloquer les routes utilisées par les migrants. Le Niger est un des pays de passage et la présence européenne devra y être renforcée.

• La prise systématique des empreintes digitales de tous les migrants à leur arrivée sur le territoire des États membres.

• L’examen des options pour une répartition plus équitable des réfugiés entre les États membres de l’UE.

Crédits photo : Marvin Harris via Wikimedia (cc)


Commission européenne

Politico, un nouvel outil d’influence de Washington débarque à Bruxelles

22/04/2014 – EUROPE (NOVOpress)
L’un des médias les plus influents outre-Atlantique a ouvert son antenne bruxelloise. Politico, c’est côté pile un journalisme de qualité, fait de scoops et d’analyses pénétrantes. Côté face se cache une myriade de lettres professionnelles, autant d’agents d’influence au service des multinationales yankees et de l’ultralibéralisme.

Le magazine en ligne qui fait trembler le Tout-Washington s’implante à Bruxelles. Politico, fort de ses huit ans d’existence, de ses 7 millions de visiteurs uniques mensuels, d’une version papier diffusée à 35 000 exemplaires et de ses 320 salariés va venir scruter et décrypter les arcanes de la politique européenne. Fondé en 2007 par deux signatures du service politique du prestigieux quotidien The Washington Post, John Harris et Jim VandeHei, le média s’est imposé par ses scoops, la qualité de ses informations et sa lettre matinale sur les coulisses de la politique américaine, Playbook, scrutée avec attention par toute la classe politico-médiatique américaine. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut compter sur le professionnalisme et la qualité des journalistes recrutés par Politico pour nous dévoiler les coulisses de la Commission, que nos journalistes habituels laissent volontiers dans l’ombre, par ignorance ou complicité. D’ailleurs, l’ambition affichée du titre est de devenir la référence des décideurs européens et de détrôner ainsi The Financial Times.


Journalisme de qualité… mais connoté “conservateur”

La moins bonne nouvelle, c’est que Politico, bien qu’il s’en défende, est tout sauf neutre. La Maison-Blanche et des démocrates, régulièrement épinglés par la rédaction en savent quelque chose. Son PDG, Frederick J. Ryan, fut en effet un proche collaborateur de Ronald Reagan pendant toute sa carrière. Et la branche européenne du média est montée en collaboration avec le groupe de médias allemand Axel Springer, dont les titres phares, Die Welt et surtout Bild, sont classés du côté de la droite eurosceptique. De même, Ryan Heath, responsable du pendant bruxellois de Playbook, est un technocrate, ancien porte-parole l’ultralibérale néerlandaise Neelie Kroes, l’ex-commissaire responsable de la Concurrence puis du Numérique sous Barroso.

Logo POLITICO

Logo POLITICO

Voilà pour le contexte politique, mais le plus gênant n’est pourtant pas encore là. En effet, Politico tire 40 % de ses revenus de lettres professionnelles, qui couvrent aux USA 14 secteurs, de l’agriculture, aux services financiers, en passant par les transports. La division européenne de Politico Pro proposera « trois thématiques, les mêmes qu’aux États-Unis à nos débuts : l’énergie, les technologies et la santé. Le prix d’un abonnement se situe en moyenne autour de 7000 dollars par an, en fonction du profil de l’abonné et du nombre de lecteurs », explique Shéhérazade Semsar, directrice générale de Politico Europe.


Implanté à la demande des multinationales US

Selon The Center for Responsive Politics, les lobbies ont dépensé outre-Atlantique 3,2 milliards de dollars l’an dernier afin d’influencer les décisions des élus. À Bruxelles, les trois plus grands lobbyistes sont actuellement Philip Morris, Exxon Mobil et Microsoft. Est-ce un hasard si ces multinationales américaines travaillent justement dans les secteurs-clés cités par Shéhérazade Semsar ? « Ce sont nos abonnés, nos annonceurs qui nous ont demandé de venir nous installer ici », explique John Harris. Cela a le mérite d’être clair, les transnationales Yankees ont besoin de relais d’influence de ce côté de l’Atlantique. Politico se défend pourtant d’être un bras armé des groupes américains, ce qui reviendrait à se couper de la clientèle des grandes sociétés européennes.

Mais, au-delà de la concurrence commerciale qu’ils se livrent, les objectifs stratégiques de ces groupes transnationaux diffèrent-ils ? Qu’ils soient basés sur les rives du Pacifique, de ce côté de l’Atlantique ou de l’autre, tous visent à saper les identités et les réglementations nationales qui constituent autant de barrières au grand marché mondial composé d’individus acculturés, hors-sol, malléables aux sirènes de la consommation à outrance. À l’heure des négociations sur le projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre les États-Unis et l’Union européenne, qui vise à harmoniser (sur des bases américaines) les normes relatives aux exportations, droits de douane ou à la résolution de conflits commerciaux devant des tribunaux, l’arrivée de cet agent d’influence majeur de l’ultralibéralisme américain ne doit laisser personne indifférent.

Crédit photo : Sébastien Bertrand via Flickr cc


Pierre Lellouche : « La CEDH installe un gouvernement des juges européens »

Pierre Lellouche : « La CEDH installe un gouvernement des juges européens »

04/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Le proposition de loi de Pierre Lellouche à l’Assemblée nationale a peu de chance d’être adoptée. Elle consiste à renégocier les compétences de la Cour européenne des droits de l’homme.

Le député UMP conteste notamment cette « tour de Babel » qui réécrit le droit français et s’est illustrée dans le dossier de Djamel Beghal, le mentor des frères Kouachi.

Cette initiative aura, au moins, le mérite – espérons le ! – de soulever un certain nombre de problématiques importantes concernant la souveraineté du droit français bafoué au profit de juridictions supranationales.

Pierre Lelouche s’est livré lors d’un entretien sur ce sujet au journal Marianne

En voici un extrait :

Vous considérez que la CEDH entrave la France dans sa lutte contre le terrorisme ?

La CEDH laisse les terroristes qui sont condamnés et quelque soit leur nationalité se prévaloir de la saisine directe de la Cour pour faire en sorte qu’ils ne puissent être ni déchus de leur nationalité quand ils sont double-nationaux ni être expulsés. Ce que prévoit pourtant la loi. L’affaire la plus choquante est celle de Djamel Beghal.

La CEDH ne voulait pas qu’il soit expulsé de France, donc nous l’avons abrité en attendant qu’il soit condamné pour une autre affaire. Ce Monsieur Beghal a été hébergé aux frais du contribuable et il a pu recevoir les frères Kouachi mais aussi Monsieur Coulibaly qui se sont illustrés avec les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.

Ce n’est qu’un exemple, je passe sur les « malheureux » pirates somaliens du Ponant dont la Cour a estimé qu’ils avaient passé trop de temps en prison. Tout cela pourrait presque prêter à sourire. Mais cela donne quand même l’impression que dans cette tour de Babel qu’est la CEDH, on ne connaît pas la même réalité que la nôtre, nous qui sommes confrontés à des flux de terroristes en Europe, que nous devons arrêter, condamner et, au besoin, expulser.

Or, la jurisprudence de cette Cour fait que l’Etat a abdiqué sa compétence en matière de sécurité nationale comme dans d’autres, ce qui relève selon moi, d’un déni démocratique qui va contribuer au divorce entre les Européens et la machine européenne car ce système est tyrannique puisqu’il n’y a aucun recours possible une fois que la Cour a rendu un arrêt.

Crédit photo : Mathieu Nivelles via Flickr (cc)


 

SEANCE DES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT, A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Pierre Moscovici : “Les réformes en France sont insuffisantes”

15/03/2015 – paris (Novopress)
Dans un entretien au Figaro, le commissaire européen à l’Économie affirme que Bruxelles attend de Paris un agenda législatif précis et détaillé.

LE FIGARO – Les vingt-huit ministres des Finances de l’UE viennent de valider la feuille de route budgétaire de la France jusqu’en 2017. Quel est l’effort réel demandé à Paris ?

Pierre MOSCOVICI – La France ne pouvait pas ramener son déficit à 3% du PIB cette année, l’échéance est reportée de deux ans, mais la nouvelle trajectoire budgétaire est exigeante en 2015, 2016 et 2017. Pour cette année, les choses sont claires. Il subsiste un écart reconnu de 0,2 point de PIB entre le déficit «structurel» programmé à Paris et celui escompté à Bruxelles, soit de l’ordre de 3 à 4 milliards d’euros. Ce n’est pas rien. Il faudra que des économies supplémentaires soient prises et prises rapidement – avant le 10 juin – afin de réduire l’écart. L’État français nous a confirmé, au plus haut niveau, qu’elles seront prises.

Et pour les deux années suivantes?

Sur 2016 et 2017, c’est tout sauf un cadeau. La Commission, désormais confortée par le vote des ministres, demande un effort supplémentaire de 0,8 et 0,9 point de PIB pour la réduction du déficit structurel. L’effort est important mais justifié. La France obtient un deuxième délai de deux ans, elle ne peut plus être le pays de l’euro qui a le plus mauvais résultat dans ses finances publiques. Il faut mettre en place une stratégie de désendettement pour retrouver des marges de manœuvres, tant pour les services publics que pour la croissance.

Reste l’accélération des réformes

Avec les lois Macron, la discussion en cours sur le dialogue social et les discussions sur les retraites, l’effort de réformes de la France est indéniable. Mais il n’est pas suffisant pour réduire les déséquilibres de l’économie. La Commission sera attentive et exigeante. Il faut impérativement rétablir la compétitivité si l’on veut réduire les déficits extérieurs. Nous attendons un plan de réformes détaillé, ambitieux. En clair, que le gouvernement français nous dise quelles réformes il va prendre, dans quel délai, sous quelle forme.


 

 

Daniel Cohn-Bendit trouve la France trop timide dans ses réformes

Cohn-Bendit trouve la France trop timide dans ses réformes

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’ancien coprésident du groupe Les Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit est étonnement toujours très interrogé sur la politique surtout française. Et ce n’est jamais pour en dire du bien, ni pour défendre son identité.

Il répond cette fois à une entrevue des Échos.fr :

Êtes-vous, comme Manuel Valls, « angoissé » par le FN ?

Manuel Valls a raison de mettre sur la table l’hypothèse d’une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. Il serait irresponsable et même idiot de dire le contraire. On a trop reproché au PS et à Lionel Jospin d’avoir ignoré, d’une manière un peu hautaine, la possibilité de Jean-Marie Le Pen d’être au second tour pour exclure aujourd’hui une hypothèse on ne peut plus sérieuse. Les conditions d’une victoire du FN existent, tant sont fortes la haine entretenue à droite contre les socialistes et François Hollande et, à l’inverse, la haine d’une partie de la gauche contre l’UMP et Nicolas Sarkozy. La question, maintenant, c’est quelles conséquences on en tire ? Manuel Valls ne peut pas appeler tout le monde à faire barrage au FN sans accepter une évolution politique. On ne peut pas simplement jouer sur le chantage.

Et quelle est votre réponse ?

Je pense que l’UMP, le PS, la gauche de la gauche, les centristes, les libéraux et je ne sais qui d’autre vont devoir arrêter avec le manichéisme politique et trouver un terrain d’entente. Tout ce que propose la gauche n’est pas idiot et tout ce que propose la droite n’est pas bête.

Je suis estomaqué par l’archaïsme de la vie politique française.

Cela inclut les syndicats comme le patronat, incapable de trouver un accord et de s’y tenir. Il y a urgence à changer la manière dont on dessine des compromis sociaux ou politiques. Il y a des réformes qui doivent être soutenues par une vraie majorité. Il faut trouver un accord plus large que l’accord qu’on puisse trouver par un 49-3… La Finlande a réformé son école en profondeur avec un accord droite-gauche. Au premier tour de la présidentielle, François Hollande a obtenu 28 % des suffrages exprimés. Avec un quart de la société, on ne peut pas faire des réformes qui nécessitent une évolution extrêmement sensible.

Quel jugement portez-vous sur les réformes menées par François hollande ?

La France pourrait aller plus loin. En avançant notamment sur la flexisécurité sur le modèle de l’Europe du Nord. Avec ce qui est fait, elle est au milieu du gué. La loi Macron, par exemple, n’est ni l’horreur ni le paradis et le ministre de l’Economie n’est ni le diable ni un prestidigitateur. D’un côté, la droite devrait voter ce texte. De l’autre, le débat à gauche c’est : « 4 dimanches par an, on est de gauche ; 8 on est un peu néolibéral, et 12 on est réactionnaire ». On marche sur la tête ! Ces débats idéologiques et religieux sur les dimanches ouvrés sont aberrants. De la même manière, quand le président de la République, de droite hier, de gauche aujourd’hui, dit que la France est un grand pays, il ne dit pas la vérité. Elle a une grande histoire. Mais la vérité, c’est que, face à la mondialisation qui s’accélère, elle ne s’en sortira que par l’Europe. Est-ce que l’Europe est à la hauteur ? Non. Je pense par exemple que si l’Europe soutient ce que fait la France au Mali ou contre Daech, elle devrait aider et considérer que ces dépenses de la France comme des dépenses européennes. Mais croire qu’on s’en sortirait mieux sans l’Europe, c’est faire une erreur monumentale.

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Allemagne

Allemagne : accueillir durablement de nombreux réfugiés syriens

12/03/2015 – BERLIN (NOVOpress)
Depuis quelques mois de nombreux réfugiés syriens sont accueillis en Allemagne. On leur apprend à lire, compter et parler en allemand. L’objectif : les réinstaller durablement, loin de la guerre et des camps de réfugiés. Un programme qui ne fait pour l’instant pas l’unanimité en Europe. Reportage dans la banlieue de Düsseldorf puis débat dans Europe Hebdo avec Cécile Kashetu Kyenge, députée italienne au groupe S&D et Philippe Juvin, député européen français du groupe PPE.



Chaque semaine, la même litanie…

Chaque semaine, la même litanie…

Une fois de plus, l’Occident se trompe d’ennemi. A l’heure où l’Islam sunnite embrase la planète, les Etats-Unis et leurs valets occidentaux ont décidé de faire plier Moscou. Après avoir fait croire aux Ukrainiens pro-occidentaux que leur admission à l’Union européenne et à l’OTAN était possible, que la Russie était au centre de leur souci, que l’Ukraine pouvait très bien se passer de Moscou, que les Ukrainiens russophones rentreraient dans le rang docilement, que la Russie n’avait plus son mot à dire sur son ancienne zone d’influence, l’Occident, drapé dans son éternel costume de moralisateur au grand cœur, accuse Poutine d’être l’unique responsable du fiasco ukrainien alors que tout le monde sait et comprend que les tords sont plus que partagés. Je ne répèterai jamais assez que l’Europe doit s’émanciper au plus vite de l’influence néfaste de Washington. Nos forces, notre énergie, ne doivent plus servir aveuglément l’impérialisme américain répondant à une logique ultra-libérale.

Le continent européen commence au bord de l’océan Atlantique pour prendre fin sur les pentes de l’Oural. Si nous voulons être cohérents avec la volonté affichée par les fondateurs de l’Union européenne, nous avons, aujourd’hui, le devoir de penser cette union d’un point de vue continental et civilisationnel. Nous ne pouvons plus trahir ce que nous sommes pour la simple et bonne raison que ceci contrarie les plans américains. En matière de politique étrangère, l’Europe doit s’affranchir des grands principes libéraux vantant les mérites d’un monde cosmopolite, uniformisant, sans frontière et sans patrie. De ce fait, nous devons être clairs dans notre feuille de route. La Turquie, n’étant pas une nation européenne, ne doit plus espérer penser adhérer à l’Europe, comme le veut avec insistance Washington. Dans un même temps, il est urgent de renouer des liens de confiance avec la Russie. L’Europe n’a pas besoin d’aller chercher ailleurs pour être grande. Elle est déjà riche de sa diversité. Il ne tient qu’à elle de s’en apercevoir.

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[Tribune] France : Un peuple encore bien docile – par Vincent Revel

[Tribune] France : Un peuple encore bien docile – par Vincent Revel

22/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Dans une chaîne alimentaire, jusqu’à notre époque dite moderne, l’Européen pouvait être comparé, sans démagogie, à un prédateur. Ceci veut dire tout simplement qu’il savait défendre ses intérêts, son territoire, ses frontières.

Ayant conscience de la beauté mais aussi de la dureté de dame Nature, comprenant que cette dernière pouvait parfois leur être impitoyable après leur avoir donné le plus grandiose des spectacles, sachant qu’à chaque fois qu’on lui en avait donné l’occasion la nature avait systématiquement comblé avec voracité le vide laissé par les hommes, nos ancêtres avaient conscience que leur environnement pouvait leur devenir hostile s’ils oubliaient ces fondamentaux. Vivant proche de la nature, en harmonie avec elle, ils avaient un respect instinctif pour elle et de ce fait ils en comprenaient son fonctionnement. Pour durer sur Terre, ils savaient qu’ils devaient prioritairement subsister en apprenant à se défendre, à protéger les leurs avec un devoir tout naturel de transmission pour leurs descendances.

A présent, l’idéologie du bien vire ensemble, en place depuis trente ans, a fait de l’Europe un continent et une civilisation en perdition, un terrain de chasse où l’Européen, incapable de voir la réalité telle qu’elle est, est devenue une cible toute désignée. De prédateur, l’homme blanc a accepté d’être relégué au rang du gnou.

A présent, l’idéologie du bien vire ensemble, en place depuis trente ans, a fait de l’Europe un continent et une civilisation en perdition, un terrain de chasse où l’Européen, incapable de voir la réalité telle qu’elle est, est devenue une cible toute désignée. De prédateur, l’homme blanc a accepté d’être relégué au rang du gnou. Docile et individualiste, se déplaçant en troupeau, au gré des vents, des pluies et de la propagande de la pensée unique, suivant aveuglément le chef de meute selon les modes du moment, l’Européen moderne construit sa vie en espérant être épargné par les maux qu’il devine mais qu’il ne veut plus nommer.

Grâce à un matraquage médiatique non stop, suivant l’idéologie dominante favorable au mondialisme, au multiculturalisme, à l’esprit de culpabilisation et à la rupture des traditions, absorbé par un quotidien où la vitesse, le superficiel et le consommable sont devenus des normes, l’Européen vit de plaisir à court terme tout en espérant que les mensonges entendus en boucle puissent un jour aboutir à cette future société où tout le monde y serait gentil. Les gens à qui il reste un peu de bon sens savent où tout ceci nous mènera.

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"Le Traité transatlantique et autres menaces", d’Alain de Benoist - par Bernard Mazin

“Le Traité transatlantique et autres menaces”, d’Alain de Benoist – par Bernard Mazin

15/02/2015 – PARIS (via Polémia)
« On n’en parle guère, alors que l’on est en présence d’un des plus grands événements de ce début du XXIe siècle, et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de “grand marché transatlantique”, et même du plus important accord commercial bilatéral jamais réalisé, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, […] la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis ». Ainsi commence le dernier ouvrage d’Alain de Benoist, Le Traité transatlantique et autres menaces.

Alain de Benoist nous a habitués à apparaître souvent là où on ne l’attend pas. Mais il ne prétend pas jouer pour autant les experts en économie. Son propos est dans le prolongement direct des réflexions qu’il mène, avec d’autres auteurs de plus en plus nombreux, sur la dérive du libéralisme depuis les années 1970, d’Hervé Juvin à Jean-Claude Michéa et de Wolfgang Streeck à Yves-Marie Laulan. On trouvera dans les notes suivant chacun des chapitres de nombreuses autres références en la matière.

Le « TAFTA », illustration de la diplomatie secrète

Du Traité transatlantique – TAFTA : Transatlantic Free Trade Agreement – il sera en fait assez peu question, car « beaucoup n’hésitent pas à parler de “négociations commerciales secrètes” pour qualifier ces tractations qui se déroulent à huis clos ».

Le Traité transatlantique est un avatar paroxystique d’un mouvement plus général qui a commencé à la fin des Trente Glorieuses, et qui a pris une intensité particulière depuis la crise des subprimes de 2008 et les convulsions à répétition qui l’ont suivie. C’est aux différents volets de cette évolution, ces « autres menaces », que notre auteur consacre les autres chapitres de son ouvrage, avec sa lucidité habituelle et son habileté à déceler les convergences et les « transversalités » entre phénomènes à première vue hétérogènes.

C’est dire que l’information disponible est en quantité limitée. Pas au point cependant de ne pas être en mesure d’apprécier la dangerosité du projet : intégration au sein d’une véritable « OTAN économique » sous tutelle américaine. « Il s’agit bien, pour les Etats-Unis, de tenter de maintenir leur hégémonie mondiale en enlevant aux autres nations la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par leurs élites financières. » (p. 21) ; mise en place à terme d’une « nouvelle gouvernance » commune aux deux continents ; alignement sur les normes les plus « libérales », en pratique les plus « dérégulatrices », en l’occurrence celles des Etats-Unis ; etc. Dans ce système, des entreprises multinationales seraient en mesure de porter plainte contre des Etats pour entrave à la libéralisation des marchés!

Le Traité transatlantique est un avatar paroxystique d’un mouvement plus général qui a commencé à la fin des Trente Glorieuses, et qui a pris une intensité particulière depuis la crise des subprimes de 2008 et les convulsions à répétition qui l’ont suivie. C’est aux différents volets de cette évolution, ces « autres menaces », que notre auteur consacre les autres chapitres de son ouvrage, avec sa lucidité habituelle et son habileté à déceler les convergences et les « transversalités » entre phénomènes à première vue hétérogènes.

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Devoir de repentance perpétuelle ! - par Vincent Hurel

Devoir de repentance perpétuelle ! – par Vincent Revel

02/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Cela fait déjà 70 ans ! La fin de la Seconde Guerre Mondiale dévoila l’horreur des camps d’extermination nazis (photo). L’antisémitisme violent du IIIème Reich prenait toute son ampleur avec la libération des sites concentrationnaires comme celui d’Auschwitz-Birkenau. La loi des vainqueurs allaient pouvoir s’appliquer avec d’autant plus de force que les vaincus n’avaient plus aucune circonstances pouvant atténuer leur responsabilité dans l’origine du conflit et dans les atrocités commises. Avec une telle barbarie, l’histoire de l’Europe allait s’en retrouver bouleversé comme jamais. L’horreur allait s’incruster dans les têtes et marquer au fer rouge le futur des Européens. Avec le temps, avec l’esprit de renoncement de l’époque moderne, la culpabilité nazie allait devenir insidieusement la culpabilité de tous les Allemands et par la suite celle de tous les Européens. Comme le dit Le journal d’une femme à Berlin, écrit d’avril à juin 1945 : « Des criminels et des aventuriers sont devenus nos chefs de file et nous les avons suivis comme les moutons à l’abattoir. »

Depuis cette âge sombre de l’histoire européenne, les moutons ont connu les Trente Glorieuses et ont décidés de délaisser, avec raison, certaines idéologies totalitaires du XXème siècle pour épouser, malheureusement sans condition, l’utopie du bien vivre ensemble, née de la rencontre incroyable de l’ultra-libéralisme et du communisme (érigée en religion avec des dogmes nouveaux comme celui de l’antiracisme, du « sanspapiérisme », de la mutliculturalité, de l’abolition des frontières, de la haine des patries charnelles…). Pourtant, avec le temps, nous devrions réussir à prendre un peu plus de recul et éviter toutes interprétations politiquement orientées de notre passé, aussi terrible soit-il.

Comme le dit Alexei Teretchenko, auteur russe, « il est très difficile de faire table rase du passé et les Etats ont le choix entre deux attitudes : assumer ou renier leur histoire. » L’Europe a fait un choix, accepté par l’ensemble de notre classe politique, en décidant de se renier, par honte, par sentiment de culpabilité. C’est ce que l’on peut nommer aujourd’hui la repentance perpétuelle et la haine de soi. Depuis 1945, l’Europe, au nom du «  plus jamais ça », a décidé de se dépouiller de ses lettres de noblesse pour ne plus prendre le risque d’être le témoin ou l’acteur d’atrocités. Avec le temps et les terribles images colées devant les yeux, la Shoah, associée aux croisades, à la colonisation et à l’esclavage, est devenue la mauvaise conscience des Européens.

Depuis cette âge sombre de l’histoire européenne, les moutons ont connu les Trente Glorieuses et ont décidés de délaisser, avec raison, certaines idéologies totalitaires du XXème siècle pour épouser, malheureusement sans condition, l’utopie du bien vivre ensemble, née de la rencontre incroyable de l’ultra-libéralisme et du communisme (érigée en religion avec des dogmes nouveaux comme celui de l’antiracisme, du « sanspapiérisme », de la mutliculturalité, de l’abolition des frontières, de la haine des patries charnelles…). Pourtant, avec le temps, nous devrions réussir à prendre un peu plus de recul et éviter toutes interprétations politiquement orientées de notre passé, aussi terrible soit-il.

Dans l’ouvrage La tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner, nous disait que « naître européen, c’est porter sur soi tout un fardeau de vices et de laideurs qui nous marquent comme des stigmates. » Pour expier ces crimes, l’Europe se doit de faire profil bas. Elle a choisi de sortir de l’Histoire en renonçant à sa grandeur. Nos politiques préfèrent que nous disparaissions en tant que peuples et civilisation plutôt que de voir renaître de leurs cendres les puissances qui, selon eux, ont permis la Shoah.

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Hausse des départs pour le djihad : mauvaise ou… bonne nouvelle ? (Présent 8298)

L’Etat islamique perd la ville de Kobané mais promet de nouvelles attaques en Europe

28/01/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)

L’Etat islamique freiné dans son expansion

Après 4 mois de combats violents entre les troupes de l’Etat islamique et les forces kurdes soutenues logistiquement par les forces de la coalition internationale, la ville de Kobané est sous contrôle kurde. Cette victoire des forces kurdes et la débandade des jihadistes a une haute valeur symbolique et marque la fin de l’expansion syrienne de l’Etat islamique, du moins pour le moment. Après de rudes combats qui ont fait plus de 1 600 morts depuis la mi‑septembre, les unités de protection du peuple kurde se sont rendues maîtres de la ville et ont repoussé les assaillants hors de la ville où ils les poursuivent encore. Ce revers pourrait marquer la première étape de la reconquête des territoires syriens actuellement sous contrôle de l’Etat islamique. Malgré tout, les jihadistes contrôlent encore quelques villages en périphérie de Kobané.

L’Etat islamique se réduit sur deux fronts

En effet, en plus de la victoire kurde à Kobané, l’expansion de l’Etat islamique se voit également réduite à l’Est. Le commandement de l’armée irakienne a annoncé ce lundi que ses troupes avaient récupéré le contrôle total de toutes les entités territoriales, villes, cantons et districts, de la province de Diyala. Les forces de la coalition estiment donc avoir réussi à endiguer l’expansion de l’Etat islamique en Irak, même si une grande partie du pays, dont la ville de Mossoul, est toujours sous le contrôle des jihadistes. L’expansion de l’Etat islamique a donc été arrêtée pour le moment sur les deux fronts avec des victoires hautement symboliques.

Mais la guerre risque de se globaliser

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L’Europe n’est pas une terre d’islam – par Vincent Revel

L’Europe n’est pas une terre d’islam – par Vincent Revel

21/01/205 – PARIS (NOVOpress)
Après les marches blanches et après l’unité nationale affichée ostensiblement par le slogan « je suis Charlie », qu’allons-nous faire ? Comment allons-nous réagir et analyser la situation dramatique dans laquelle nous nous sommes embourbés tout seul ?

Au nom du bien-vivre-ensemble et pour éviter toutes stigmatisations, il nous est malheureusement interdit de nommer correctement le danger que nous devons affronter. Certains parlent de terrorismes, d’autres évoquent des extrémistes avec l’intérêt premier d’entretenir le flou le plus opaque qui soit. Pourtant, comme avec le cas Merah, comme avec cette nouvelle affaire de caricature qui irrite une fois de plus les sensibilités extrêmes du monde musulman, le problème semble clair et précis. L’Occident est en guerre contre l’islam politique.

Ce constat, difficile à établir pour nos élites déconnectées de la réalité, est aujourd’hui impossible à assumer car il nous imposerait obligatoirement la remise en cause de l’utopie du multiculturalisme imposée avec force à l’Occident européen. Selon nos idéologues modernes, la seule réponse qui peut être donnée face à la barbarie est la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ! Avec cette nouvelle dérobade, nous pouvons affirmer avec craintes que ça ne leur a pas servi de leçon.

Khaled Kelkal, abattu dans les Monts du Lyonnais, Xavier Jaffo, mort au combat en Tchétchénie en 2000, Hervé Djamel Loiseau, mort lors de la bataille de Tora Bora en Afghanistan en 2001, Lionel Dumont, braqueurs et combattants islamistes du gang de Roubaix, les frères David et Jérôme Courtalier, Johann Bonte, Mohammed Merah, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly (délinquants multirécidivistes) et les milliers de djihadistes syriens sont malheureusement devenus des exemples au service de la propagande islamiste.

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Strasbourg : conférence de Guillaume Faye sur la colonisation de l'Europe le 13 février

Strasbourg : conférence de Guillaume Faye sur la colonisation de l’Europe le 13 février

18/01/2015- STRASBOURG (NOVOpress)
Guillaume Faye tiendra une conférence à Strasbourg le 13 février prochain. Il sera l’invité de la quatrième édition du Cercle Eugène Ricklin.

Le Cercle Eugène Ricklin recevra donc, le vendredi 13 Février 2015 à 19 heures (Strasbourg), Guillaume Faye qui abordera l’épineux sujet de “La Colonisation de l’Europe, situation et solutions.” Participation aux frais : 5 euros.

Les inscriptions se font par mail (alsace@bloc-identitaire.com), en précisant le nombre d’accompagnants.

L'Afrique n'est pas "Charlie" - par Bernard Lugan

L’Afrique n’est pas “Charlie” – par Bernard Lugan

18/01/2015 – PARIS (via L’Afrique réelle)
Vu d’Afrique, l’ “affaire Charlie hebdo” illustre les limites de l’universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l’hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d’expression, une partie de l’Afrique s’ insurgeait contre la France des “Charlie”. Du Sénégal à la Mauritanie, du Mali au Niger, de l’Algérie à la Tunisie et au Soudan, le drapeau français a été brûlé, des bâtiments français incendiés et en “prime”, des églises détruites. Quant aux imprudents chefs d’Etat africains qui participèrent à la marche des “Charlie”, dont Ibrahim Boubacar Keita du Mali, les voilà désormais désignés ennemis de l’islam.

Personne n’a dit ou vu que l’ “affaire Charlie Hebdo” n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des impératifs politiques et moraux que nous imposons à l’Afrique: démocratie, droits de l’homme, avortement, mariage homosexuel, anthropomorphisme etc. Tous y sont considérés avec dédain ou même comme de “diaboliques déviances”.

Aveuglés par la légitime émotion et noyés sous l’immédiateté, nos responsables politiques n’ont pas songé à se demander comment l’Afrique percevait les événements. Or, alors que pour nous, il s’agit d’un ignoble attentat contre la liberté d’expression commis contre des journalistes, personnes sacrées dans nos sociétés de la communication, pour une grande partie de l’Afrique, il s’agit tout au contraire de la “juste punition de blasphémateurs”. Qui plus est ces derniers n’en étaient pas à leur coup d’essai et ils avaient même été solennellement mis en garde. Voilà pourquoi leurs assassins sont considérés comme des “héros”. Quant aux foules de “Charlie”, elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.

Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées, notamment dans les pays du Sahel en raison du jihadisme récurrent contre lequel nos troupes sont engagées. Le plus grave est ce qui s’est passé au Niger où Boko Haram qui, jusqu’à présent ne s’était pas manifesté, a pris le prétexte de la nouvelle livraison de Charlie Hebdo pour lancer les foules contre le centre culturel français de Zinder; au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays…

Personne n’a dit ou vu que l’ “affaire Charlie Hebdo” n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des impératifs politiques et moraux que nous imposons à l’Afrique: démocratie, droits de l’homme, avortement, mariage homosexuel, anthropomorphisme etc. Tous y sont considérés avec dédain ou même comme de “diaboliques déviances”.

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Pegida annule sa manifestation demain 19 janvier à Dresde suite à des menaces de l'Etat islamique

Pegida annule sa manifestation demain 19 janvier à Dresde suite à des menaces de l’Etat islamique

18/01/2014 – DRESDE (NOVOpress)
Mouvement populaire non partisan contre l’islamisation de l’Allemagne et de l’Europe, Pegida a décidé d’annuler sa manifestation prévue demain soir (lundi 19 janvier) à Dresde. Ce sont nos confrères du Parisien qui indiquent cela :

Le mouvement allemand anti-islam Pegida a annoncé dimanche l’annulation de sa prochaine manifestation hebdomadaire lundi à Dresde (est), invoquant sur sa page Facebook “des raisons de sécurité” après une menace de mort émanant du groupe Etat islamique contre un des organisateurs.

“Nous nous voyons contraints de prendre cette mesure, après discussion avec les services de police”, écrivent les responsables de Pegida, en dénonçant “une atteinte grave à la liberté d’opinion et de manifester” de la part “des forces terroristes”.

Cependant, Pegida demande à ses partisans et sympathisants d’agir demain lundi 19 janvier :

Au lieu de manifester ce lundi, Pegida demande à ses sympathisants de mettre un drapeau allemand et une bougie aux fenêtres.
“Nous demandons à chaque Européen favorable à la liberté d’opinion et opposé au fanatisme religieux d’installer son drapeau national et une bougie à la fenêtre”, écrivent les organisateurs qui ont l’habitude de communiquer de façon anonyme sur leur page Facebook et déclinent la communication directe avec des journalistes.

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