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Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche - par Javier Portella

Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche – par Javier Portella

07/12/2014 – BUDAPEST (via Polémia)
Y a-t-il un modèle hongrois de résistance à l’ordre mondial ? Le point de vue de l’essayiste espagnol Javier Portella.


Face à la perte de toutes sortes de racines : culturelles, historiques, spirituelles, face à l’évanouissement de l’identité de nos peuples plongés dans la vulgarité de l’homme-masse – cet être à la fois individualiste et grégaire pour qui seules les questions immédiates comptent et seules les choses plaisantes importent –, la nation hongroise est en train de suivre un chemin profondément différent qui, depuis 2010, l’a conduite à s’écarter résolument de la voie libérale. Dans tous les domaines. Non seulement dans la sphère économique : dans les domaines culturel, spirituel, politique aussi.

Si le peuple magyar s’écarte du libéralisme, serait-ce pour renier la démocratie et tomber dans les griffes d’une dictature d’extrême droite, « fasciste » même, comme les oligarques de la Nouvelle Classe, bureaucrates de Bruxelles en tête, ont accusé les dirigeants hongrois ? C’est même d’un « nouveau Mussolini » que la presse anglo-saxonne a parlé à propos du premier ministre Viktor Orbán(1).

Non, la démocratie n’est pas du tout menacée en Hongrie. Aussi bien les libertés publiques que les règles du jeu démocratique sont parfaitement respectées par cette véritable « révolution conservatrice » (faisons un clin d’œil à la Konservative Revolution allemande des années 1920) dirigée par le Fidesz de Viktor Orbán, le parti qui, après avoir remporté avec une majorité absolue les élections de 2010 (52,73% des voix et deux tiers des sièges), a réussi à faire sortir la Hongrie de la débâcle où des années d’incurie socialiste l’avaient plongée. Dans la mesure où, loin de limiter les libertés publiques, c’est le pouvoir de la banque qui a été restreint, et, donc, sa capacité d’influencer les grands groupes médiatiques (nationalisation du Magyar Kereskedelmi Bank, MKB, avec achat de 99% de ses parts à la banque allemande Bayerische Landesbank), les règles de la pluralité démocratique se trouvent bien mieux respectées que sous la dictature de la pensée unique que la Nouvelle Classe financière et médiatique impose partout.

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Tourisme social : l’Europe schizophrène (Présent 8229)

Tourisme social : l’Europe schizophrène (Présent 8229)

12/11/2014 – LUXEMBOURG (NOVOpress)
Un tantinet pressée par plusieurs pays membres croulant littéralement sous le poids croissant de l’immigration et du tourisme social, la Cour de justice européenne, prenant appui sur la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes, a jugé mardi que les « Etats membres ne sont pas tenus d’octroyer des aides à des étrangers ne cherchant pas de travail ». Un arrêt qui constitue surtout un rappel à la loi et est largement insuffisant. Car c’est le principe même de la libre circulation qui doit être remis en cause.

Directive 2004/38

Une du numéro 8229 de "Présent"

Une du numéro 8229 de “Présent”

A l’origine de cette décision de justice, la saisie en 2013 par le tribunal social de Leipzig de la Cour de Luxembourg au sujet d’un litige opposant Elisabeta Dano et son fils, deux ressortissants roumains, au Jobcenter de Leipzig. Estimant que cette femme, installée depuis trois ans en Allemagne alors qu’elle n’a aucun lien particulier avec ce pays, ne cherchait pas de travail et préférait vivre des aides de l’Etat, le Jobcenter avait en effet refusé de leur verser certaines prestations sociales prévues par la législation allemande. Or, statuant mardi, la Cour européenne a donné raison aux autorités allemandes, en rappelant notamment que « l’une des conditions (…) pour un permis de séjour est que les personnes économiquement inactives aient des ressources propres suffisantes » et que la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes prévoit justement d’« éviter que les citoyens de l’Union ressortissant d’autres Etats membres ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’Etat membre d’accueil ».

Un « mythe » ?

Une décision de justice immédiatement applaudie par le Premier ministre de Grande-Bretagne, David Cameron, qui, confronté à la poussée de l’UKIP et au mécontentement croissant de l’opinion britannique, avait annoncé récemment qu’il souhaitait limiter l’immigration en provenance des autres pays de l’Union, et parlait même de renégocier les conditions d’appartenance son pays à l’Europe.

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Frédéric Pichon : "Les thématiques de l’identité, de la souveraineté et de l’écologie humaine sont indissociables"

Frédéric Pichon : “Les thématiques de l’identité, de la souveraineté et de l’écologie humaine sont indissociables”

30/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Foi, engagement, Front national, SIEL, Printemps français, Manif pour tous, Europe…. Novopress est allé à la rencontre d’une figure militante infatigable, l’avocat Frédéric Pichon (photo).

Propos recueillis par Maxence Tesner


Pouvez-vous retracer votre itinéraire politique et métapolitique pour les lecteurs de Novopress ?

Je me suis engagé très tôt, à partir de l’âge de 15 ans, avant tout par anticommunisme. C’était en 1985 au FNJ, à l’époque de Martial Bild, Eric Iorio et Catherine Salagnac. Mais en ce temps-là, le Front était sur une ligne ultra-libérale sur le plan économique et atlantiste sur le plan géopolitique. J’ai donc rejoint la mouvance solidariste qui m’avait séduit par son positionnement géopolitique, la fameuse troisième Voie et les réflexions économiques alternatives à la fois au marxisme collectiviste et capitalisme financier. En 1992, cette mouvance a connu plusieurs scissions entre ceux, dont je faisais partie, qui voulaient se rapprocher du Front – également les plus jeunes du Renouveau Etudiant – en raison notamment de son évolution suite à la première guerre du Golfe, et ceux qui prétendaient défendre la ligne de l’orthodoxie idéologique. A la même époque, je suis parti m’engager dans les rangs de la Garde nationale Croate à Osijek puis en Herzegovine à côté de Ravno. A mon retour, je ne peux passer sous silence un retour profond à la foi chrétienne, ce qui a décontenancé certains de mes camarades séduits à la fois par le paganisme et tentés par un activisme désordonné à mon sens, et une violence souvent recherchée pour elle-même ou pour les émotions qu’elle suscitait. Sans compter sur le racisme biologique qui me semblait incompatible avec ma foi. J’ai pris mes distances à cette époque, passé mon concours d’avocat tout en assurant certains travaux avec l’association catholique Ichtus. A partir des années 2000, j’ai fondé avec des amis italiens et allemands un think tank de réflexion qui s’appelait Europae gentes et qui était destiné à réfléchir sur la construction européenne. Il s’agissait d’une synthèse originale entre certaines réflexions de la Nouvelle droite et une dimension chrétienne assumée. Pour ne pas sombrer dans l’intellectualisme, nous organisions également de nombreuses manifestations notamment contre l’entrée de la Turquie dans l’Europe ou par la défense des chrétiens persécutés. En 2009 nous avons publié un ouvrage collectif, Les Alter-européens – Cette autre Europe de Paris à Moscou via Berlin, synthétisant l’essentiel de nos travaux. Enfin, j’ai été engagé l’année dernière dans le combat contre la loi Taubira en tant qu’avocat mais aussi en tant qu’animateur de la mouvance du Printemps français.

A partir des années 2000, j’ai fondé avec des amis italiens et allemands un think tank de réflexion qui s’appelait Europae gentes et qui était destiné à réfléchir sur la construction européenne. Il s’agissait d’une synthèse originale entre certaines réflexions de la Nouvelle droite et une dimension chrétienne assumée.

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Entre 1990 et 2013, près de millions de Maghrébins se sont installés en France

Migrants clandestins : l’invasion de l’Europe – par Guillaume Faye

20/10/2014- PARIS (via le blog de Guillaume Faye)
La France (comme l’Union européenne) est une passoire. L’année 2014 aura vu une aggravation brutale des flux d’immigrés illégaux, vrais ou faux réfugiés, les seconds étant nettement plus nombreux. Nous vivons une crise migratoire majeure qui surpasse en intensité la vague du ”Printemps arabe” de 2011.

Les flux de clandestins explosent. C’est d’une véritable invasion qu’il s’agit. Prélude à une submersion ? En face, aucune résistance : l’agence Frontex de protection des frontières ne sert rigoureusement à rien, les lobbies pro-immigration (No Borders, etc.), épaulés par l’Église et les médias, désarment toutes les résistances par leur matraquage idéologique. De plus, mieux traités et mieux soignés que des Français de souche pauvres, les ”invisibles”, les migrants illégaux se savent pratiquement inexpulsables. La pompe aspirante de l’immigration clandestine fonctionne à plein régime et s’emballe. Surtout depuis que le chaos s’installe en Afrique et dans tout le Moyen-Orient.

La déferlante

De janvier à fin septembre 2014, 100.000 clandestins sont entrés en France par la frontière italienne ! À Menton, la police submergée voit arriver 10.000 clandestins par mois ; elle en refoule 4.000, qui reviennent. Sur la Côte d’Azur, la police a procédé à 19.000 interpellations depuis le début de l’année. Brièvement incarcérés, ils sont tous ensuite relâchés dans la nature, du fait du laxisme et de la complexité procédurale ubuesque du droit français. Sans compter ceux qui arrivent par les aéroports.

De l’île de Lampedusa à l’archipel du Dodécanèse (+223% d’arrivants clandestins en 2014) sans oublier Gibraltar, la façade méditerranéenne de l’Europe est le théâtre d’une véritable invasion déferlante qui s’amplifie chaque année. La prophétie de Jean Raspail, dans Le Camp des Saints, se réalise exactement.

Beaucoup de migrants clandestins gagnent l’Allemagne ou la Suède. La première a fait face en 2014 à 200.000 demandes d’asile, contre 50.000 en 2011 ; la seconde, qui n’a que 9 millions d’habitants, a géré cette année 80.000 demandeurs du statut de réfugié. En France, de 67.000 demandes d’asile en 2013, on passera à 80.000 cette année. Et partout, ils savent qu’ils ne seront jamais expulsés. Les ”reconductions à la frontière”, en réalité très minoritaires, se soldent en général par des retours.

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Eric Zemmour : mise au point sur la Turquie

Eric Zemmour : mise au point sur la Turquie

17/10/2014 – PARIS (via le Figaro.fr)
Dans une vidéo pour le Figaro, Eric Zemmour balaye les illusions et fantasmes sur la Turquie actuelle, qui mène un jeu plus que trouble avec l’Etat islamique, notamment.

Mercredi 15 octobre, soirée avec le colonel Jacques Hogard au centre culturel de Serbie (Paris)

Mercredi 15 octobre, soirée avec le colonel Jacques Hogard au centre culturel de Serbie (Paris)

14/10/2014- PARIS (NOVOpress)
Demain mercredi 15 octobre aura lieu au centre culturel de Serbie à Paris une soirée avec le colonel Jacques Hogard. Il s’agit d’une soirée littéraire où Jacques Hogard présentera son livre ” L’Europe est morte à Pristina”. Soirée animée par l’écrivain et éditeur Slobodan Despot, qui sur son blog présente ainsi cette soirée :

Le colonel Jacques Hogard est un témoin clef de la tragédie yougoslave, comme il l’a été du génocide rwandais. En tant qu’officier de paras de la Légion, il a commandé les troupes spéciales françaises dans les missions les plus délicates. A son engagement au sein de l’opération Turquoise, il a consacré un premier ouvrage, concis et argumenté. En juin 1999, il a occupé avec ses parachutistes le nord du Kosovo après le retrait de l’armée serbe et juste avant la mise en place de l’administration otano-onusienne.

Cette douzaine de jours vont marquer sa vie: la mission «Kosovo» sera la dernière pour ce militaire de carrière et de lignée. Il quittera l’armée française après avoir accompli, dans cette province serbe arrachée à la force par l’OTAN et remise aux gangs de l’UÇK, le maximum de ce que lui permettait sa position pour sauver son honneur d’homme et de soldat.

Son volume de souvenirs, L’Europe est morte à Priština, est sobre et compact. Mais ce qu’il y raconte est stupéfiant. On y découvre l’ampleur du parti pris des «libérateurs» et la perversité de leur politique. On y découvre la nature sanguinaire et primitive des nouveaux maîtres de la province, qui s’illustreront par les crimes les plus ignominieux, allant jusqu’à l’assassinat d’innocents pour le commerce d’organes vivants.

Toute cette dérive est contenue en germe dans les premiers jours d’occupation du Kosovo tels que les raconte Jacques Hogard. Tout honnête homme pouvait s’en rendre compte, pourvu qu’il eût les yeux ouverts. Il faut croire que l’Europe a singulièrement manqué d’honnêtes gens. Ou d’oculistes.

Je serai heureux et honoré d’animer cette soirée «Kosovo» avec le colonel Hogard au Centre culturel de Serbie (123 rue St-Martin, Paris 4e), ce mercredi 15 octobre dès 19h30. Nous en profiterons pour annoncer le lancement prochain de la traduction serbe de son livre, qui paraîtra aux éditions Xenia/Metella pour le Salon du Livre de Belgrade.

Eric Zemmour : “La Turquie est décidément bien loin de l’Europe”

13/10/2014 – PARIS (via RTL)
Dans sa chronique pour RTL, Eric Zemmour n’est pas tendre avec la Turquie. En particulier, il pointe le jeu trouble d’Ankara avec l’organisation terroriste Etat islamique. Un jeu trouble qui montre que les intérêts de la Turquie et ceux de l’Europe sont profondément divergents.

Publié le
[Editorial Novopress] Victoires patriotiques, victoires identitaires, envisager l'avenir - par Fabrice Robert

[Editorial Novopress] Victoires patriotiques, victoires identitaires, envisager l’avenir – par Fabrice Robert

03/10/2014 – PARIS (NOVOpres)
A la veille d’un week-end militant important pour les Identitaires (meeting de Génération identitaire samedi 4 octobre et Manif pour tous dimanche), nous reproduisons in extenso le discours prononcé par Fabrice Robert lors des dernières Journées identitaires.


1 – LA COMPLÉMENTARITÉ STRATÉGIQUE DU COMBAT PATRIOTE ET IDENTITAIRE.

D’entrée, c’est ce qu’il faut retenir : il n’y a ni rivalité, ni antagonisme, ni contradiction entre patriote et identitaire. Il y a une complémentarité, et donc une utilité mutuelle.

Si nous avons différencié dans notre titre « victoires patriotiques » et « victoires identitaires », c’est à dessein. Patriote et Identitaire ce n’est pas la même chose sous deux noms différents. Il est possible d’être patriote sans être identitaire. Pas l’inverse. Un identitaire qui ne serait pas patriote, cela n”existe pas plus qu’une poule qui ne serait pas un volatile.

Un identitaire est un patriote qui ne s’arrête pas en chemin, qui ne se contente pas de réagir à des effets, mais remonte jusqu’aux sources. Un identitaire est un patriote conséquent, logique, achevé. C’est aussi quelqu’un qui assume, qui ne masque pas sa pensée derrière des « Oui, mais… ». Les fameux « Oui, mais on ne peut pas, pas tout de suite », les « Oui, mais il y en a des biens ».

Disons-le franchement, être patriote sans avoir une conscience ethnique, c’est imaginer que pour être Français il suffit de manger du cochon, de regarder Top Chef sur M6 et de partir en vacances en juillet ou en août. Être identitaire, c’est donc avoir une conception ethnique des nations. Ethnique n’est pas un gros mot. Il n’est pas porteur de guerre en soi. La guerre est le propre de l’homme. Les nations ethniques font parfois la guerre à leurs voisins. Les nations multiethniques se font la guerre à elles-mêmes.

Un identitaire est un patriote qui ne s’arrête pas en chemin, qui ne se contente pas de réagir à des effets, mais remonte jusqu’aux sources. Un identitaire est un patriote conséquent, logique, achevé. C’est aussi quelqu’un qui assume, qui ne masque pas sa pensée

A ce fait essentiel, on comprend que nous ne sommes pas l’aile droite du mouvement patriote, nous en sommes la pointe, ferme dans la pensée, acérée dans l’action.

Cette différence entre patriotes et identitaires est, sur le court terme, un avantage. Je dis sur le court terme puisque l’idéal serait une transsubstantiation du mouvement patriote en mouvement identitaire. En tous les cas, il y a actuellement une complémentarité entre nous. Le patriote est la masse. L’identitaire est la première ligne de cette masse. Le patriote parle au bon sens, l’identitaire s’adresse paradoxalement aussi bien à l’instinct qu’à la raison. L’instinct du maitre chez soi, la raison analysante de trente années de multiculturalisme.

Parce que le mouvement patriote vise à une victoire majoritaire, il prend soin de rassembler largement. A raison ! Il faut savoir élaguer tout ce qui peut choquer, quitte à reformer sa pensée autrement.

Contrairement aux apparences, le politiquement correct est un stimulus de l’intelligence. Nous reformulons les idées, avec des mots neufs, mais c’est toujours le même réel que nous voulons fabriquer.

Le mouvement identitaire vise à éveiller les consciences, à agiter les énergies. Il n’est pas là, lui, pour le consensus mais pour aller plus loin, toujours plus loin. Pour reprendre l’image familière : nous sommes là pour pousser le bouchon toujours plus loin.

Nous disons ce que personne ne dit aujourd’hui mais qui se dira demain. Exemple : le petit pain au chocolat de Copé.

Nous sommes là pour mettre en corrélation les faits avec les mots, ce qui permet, ensuite, de mettre en adéquation le résultat électoral avec la situation du pays.

Nommer les choses, être celui qui donne les noms, c’est être victorieux dans la bataille des mots et donc des idées. C’est amener le réel au rendez-vous de notre vérité.

Dans les années 60, 70 et encore 80, c’est l’extrême-gauche qui tenait ce rôle. Désormais, le balancier est revenu vers nous. Le monde de mai 68 est désormais le vieux monde, il est en train d’agoniser sous les ors de la république. Il tient le pouvoir, il ne tient plus que mal les consciences.

Cette distinction est une complémentarité et un atout, ce sont elles qui nous permettent d’agir sur des terrains différents et d’obtenir des résultats. Quand nous montons sur le toit à Poitiers, nous donnons des voix à Marine Le Pen. Quand celle-ci parle à la télévision, elle éveille des consciences qui, parfois, viendront à nous pour des questions de caractères.

2 – LES VICTOIRES RÉCENTES

Les victoires du camp patriote sont des victoires électorales. Elles sont majeures. La dernière élection européenne est un pas extraordinaire, mais pas encore décisif. Sous la Vème république, le pouvoir, le vrai pouvoir, c’est la Présidentielle.

Cependant ces victoires actuelles du FN, hormis lors de municipales, ne se traduisent pas sur le terrain. Avoir deux députés ou 20 n’a aucun impact sur la vie des gens, ne présument non plus en rien d’une victoire à la présidentielle.

Les victoires identitaires sont sectorielles, mais ce sont de vraies victoires. Elles entraînent des changements d’idées, d’attitudes et parfois des décisions, parmi la classe politique.

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Le Tour d'Europe à pieds disponible en livre numérique le 21 septembre

[Mise à jour] Le Tour d’Europe à pied disponible en livre numérique le 21 septembre

01/10/2014 – Mise à jour – Le livre, au format numérique, est désormais disponible à l’achat au prix de 3,99 € à cette adresse : tourdeurope.over-blog.com/2014/09/notre-livre-enfin-disponible.html


18/09/2014 – PARIS (NOVOPress)
Le 21 septembre, Fanny Truilhé et Mathilde Gibelin mettront à disposition sur leur blog le livre électronique de le Tour d’Europe à pieds entre 2009 et 2010.

Dans l’avant-propos, elles reviennent sur ce tour d’Europe :

Le 21 septembre 2009, nous partions pour un tour d’Europe à pied sur les traces des légendes européennes. Nous nous étions promis d’écrire le récit de nos aventures. Après plusieurs essais infructueux avec des éditeurs et de longs mois de flottement, nous avons décidé de tenir notre promesse ! Voici donc notre récit, uniquement numérique pour l’instant. Veuillez par avance excuser les éventuelles fautes de syntaxe ou d’orthographe, nous n’avons pas bénéficié de relecture professionnelle. Mais malgré ces maladresses, nous espérons qu’en lisant les paragraphes alternés de l’une et de l’autre, vous sentirez la bonne odeur du feu de bois, les crampes après une longue journée de marche, la joie d’un bon repas avec des hôtes inattendus. Cinq années exactement après notre départ, nous vous souhaitons une bonne lecture et nous vous donnons un dernier conseil, qu’aujourd’hui encore, nous ne regrettons pas d’avoir suivi : surtout, n’hésitez pas, lancez-vous à l’aventure !

Ci-dessous, des extraits publiés avec l’aimable autorisation de Fanny Truilhé et Mathilde Gibelin.


24 septembre 2009, aux Rousses, 20 kilomètres. Mathilde

Quel bonheur que cette journée ! Ce poids que j’avais sur les épaules depuis le départ du Ventoux s’envole enfin. Je sens moins mon sac et l’esprit léger je grimpe, je respire, je pense. Le paysage y fait beaucoup, nous sommes en montagne, dans les Alpes. S’élever physiquement en altitude aide à se sentir mieux, on ressent un sentiment de plénitude : plus on monte, plus c’est dur, plus on persévère, mieux on se sent! « Mens sana in corpore sano » comme disaient ces fous de romains.

Henri Vincenot a écrit : “Marche, marche, tu verras”, c’est exactement ce que je ressens : on prend conscience de notre corps, de ce qui nous entoure.
Allongée dans mon sac de couchage, je repense à ce petit vieux à qui nous demandions de nous raconter une légende du coin :

Ben j’sais pas moi…
- Mais vous êtes d’ici ?
- Ben oui, mais j’sais pas…demandez aux jeunes…

Quel paradoxe! Comment les jeunes pourraient-ils avoir connaissance d’un héritage s’il ne leur a pas été transmis ? C’est tragique une société sans transmission, si à chaque génération on doit tout reprendre à zéro, on n’est pas au bout de nos peines !

Nous nous endormons non loin de là, dans un pré. Au-dessus de nos têtes, nous entendons les fées de Chabrières chuchoter, elles qui tricotaient des nuages pour faire de l’ombre aux bergers et ont laissé tomber leurs aiguilles en entendant l’orage gronder, formant ainsi ces pics rocheux qui veillent sur nous ce soir…”

4 novembre, Radicofani, 40 kilomètres. Mathilde

Encore 40 kilomètres aujourd’hui… je suis fatiguée. Nous continuons à nous lever à 6 heures du matin, certains disent que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, mais je suis du soir moi! Et je râle contre Fanny qui met si tôt le réveil… la vie à deux exige des concessions. Nous ne prenons le petit déjeuner qu’à 10 heures aujourd‘hui, n’ayant plus rien dans nos sacs… ça commençait à « bécher sec dans c’tte affaire » selon notre expression favorite, signifiant que nous avons faim !

A 16 heures, nous nous apercevons que nous ne sommes qu’à mi-chemin entre le petit déjeuner de ce matin et l’étape de ce soir… Nous accélérons le pas, la nuit tombe si tôt maintenant…nous montons sur une route déserte, à travers un paysage magnifique. Le soir est noir, comme il peut l’être les jours de gros orages, le vent souffle fort, nous sentons nos jambes lourdes, mais ce temps électrique nous transcende et nous avalons les kilomètres. Il fait nuit noire maintenant. A chaque détour de la route, j’espère apercevoir enfin les lumières de la ville. Les virages n’en finissent plus, les panneaux indicateurs qu’on éclaire à la frontale sont trompeurs, ils annoncent 8kms pour Radicofani, mais ça peut tout aussi bien être 5 que 12 : du simple au double. Si en voiture quelques kilomètres de différence avec la réalité n’ont pas d’importance, à pied, le surplus est de trop !”

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Yvan Blot : "La Russie a des performances économiques remarquables"

Yvan Blot : “La Russie a des performances économiques remarquables”

20/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien élève de l’ENA, haut-fonctionnaire, Yvan Blot fut l’un des fondateurs du Club de l’Horloge, aux côtés d’Henry de Lesquen et de Jean-Yves Le Gallou. Il développa pendant plusieurs décennies des positions iconoclastes (immigration, démocratie directe …) et poursuivit ses travaux de philosophie politique à travers de nombreux ouvrages. Ses derniers titres publiés sont L’Europe colonisée et Nous les descendants d’Athéna (2 tomes, ici et ). Très fin connaisseur des réalités russes, il est consultant pour le groupe de médias La Voix de la Russie.

Propos recueillis par Romain Vincent


Au début des années 2000, Guillaume Faye évoquait également la colonisation du Vieux continent mais en désignant spécifiquement l’immigration extra-européenne comme source de soumission et non la colonisation économique, politique et culturelle venue d’outre-Atlantique. C’est ainsi que reprenant le principe de désignation de l’ennemi de Carl Schmitt, Guillaume Faye qualifiait l’islam d’« ennemi » et l’Amérique de simple « adversaire » avec qui l’Europe pourrait se réconcilier. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Je suis assez d’accord avec Guillaume Faye mais je préciserai « l’islam radical » pour désigner ce qu’on appelle un « ennemi ». Un islam modéré comme celui des Tatars en Russie n’est pas un ennemi et n’est pas désigné comme tel par Moscou. Quant aux Etats-Unis, je suis d’accord avec le terme d’adversaire. Cela peut changer si un jour l’Amérique redevient isolationniste au lieu d’être impérialiste. Beaucoup d’Américains dans le peuple le souhaitent.

Vous citez à plusieurs reprises la Russie comme contre modèle d’un Occident de plus en plus déclinant. Pouvez-vous nous en dire plus sur les transformations opérées dans ce pays ?

D’abord, la Russie a arrêté sa chute démographique. Depuis trois ans le taux de natalité s’est relevé et la population augmente à nouveau et approche 146 millions d’habitants. Beaucoup est fait pour les familles tant financièrement que symboliquement. A la naissance d’un enfant, une prime de 7000 euros (oui ! 7000 euros) est accordée. Par ailleurs, l’Etat organise chaque année une fête de l’amour, de la fidélité et du mariage avec remise de décorations aux couples méritants. C’est une fête laïque mais patronnée tout de même par les saints orthodoxe protecteurs du mariage, Piotr et Févronia.

La Russie a des performances économiques remarquables. Le chômage est deux fois plus faible que chez nous. Elle a de fortes réserves de devises. Elle a doublé son niveau de vie en quelques années. Ses impôts et charges font 35% du produit national contre 55% en France, ce qui favorise l’esprit d’entreprise. Son impôt sur le revenu est de 13% (flat tax) ce qui permet la promotion des cadres salariés sans fortune.

La Russie se distingue par une grande sagesse couplée à une grande fermeté face à l’activisme brouillon de l’OTAN.

L’armée se redresse et la Russie a retrouvé une troisième place pour l’importance des dépenses militaires dans le monde (après les USA et la Chine). Elle possède la plus grande force nucléaire par le nombre de missiles.

Culturellement et religieusement le pays se redresse. L’Eglise orthodoxe russe bâtit à tour de bras. A Paris va se construire une cathédrale orthodoxe avec un grand centre culturel et spirituel.

Quant au redressement politique, il est évident et la Russie compte autant que les USA, de plus en plus. Elle se distingue par une grande sagesse couplée à une grande fermeté face à l’activisme brouillon de l’OTAN.

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Yvan Blot : "L’Union européenne est un relais des Etats-Unis"

Yvan Blot : “L’Union européenne est un relais des Etats-Unis”

19/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ancien élève de l’ENA, haut-fonctionnaire, Yvan Blot fut l’un des fondateurs du Club de l’Horloge, aux côtés d’Henry de Lesquen et de Jean-Yves Le Gallou. Il développa pendant plusieurs décennies des positions iconoclastes (immigration, démocratie directe …) et poursuivit ses travaux de philosophie politique à travers de nombreux ouvrages. Ses derniers titres publiés sont L’Europe colonisée et Nous les descendants d’Athéna (2 tomes, ici et ). Très fin connaisseur des réalités russes, il est consultant pour le groupe de médias La Voix de la Russie.

Propos recueillis par Romain Vincent


Vous venez de publier L’Europe colonisée aux éditons Apopsix. Qu’est-ce qui vous a poussé à rédiger cet ouvrage ?

J’ai pu voir que l’Europe était colonisée notamment lorsque j’étais député au parlement européen. Plusieurs députés votaient alors toujours contre les intérêts européens et pour les intérêts américains. C’est un exemple parmi d’autres. Plus récemment, j’ai vu la diplomatie américaine essayer de creuser un fossé entre l’Europe occidentale et la Russie. En relisant Le grand échiquier de Zbignew Brzezinski, le conseiller des présidents américains, j’ai bien vu que ceux-ci voulaient faire de l’Europe une colonie et qu’ils visaient l’hégémonie mondiale. L’actualité en Ukraine m’a aussi poussé à faire cet ouvrage sur l’Europe.

Cela m’a permis de définir quatre formes de colonisation : l’exploitation (économique), la satellisation (politique), l’immigration de masse (les hommes) et l’aliénation intellectuelle et morale (la cause finale d’Aristote).

Dans votre livre, vous prenez en référence Aristote et Heidegger pour décrire une situation très actuelle, la colonisation du continent européen. Quels ont été leurs apports à votre réflexion ?

Aristote a défini les quatre causes de chaque phénomène humain dans sa Métaphysique : la cause matérielle ( la technique, l’économie), la cause formelle (les normes), la cause motrice (les hommes) et la cause finale (la religion, la culture, les valeurs). Heidegger a repris cet outil intellectuel avec d’autres noms (terre ciel, mortels, Divinité).

Cela m’a permis de définir quatre formes de colonisation : l’exploitation (économique), la satellisation (politique), l’immigration de masse (les hommes) et l’aliénation intellectuelle et morale (la cause finale d’Aristote). Ainsi, on n’oublie rien : on ne voit pas qu’un seul aspect de la colonisation, l’immigration par exemple.

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Des musulmans protestent contre les actes de l'Etat islamique en brûlant son drapeau

L’Etat islamique appellerait à une reconquista à l’envers

09/09/2014 – MADRID (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Des djihadistes de l’Etat islamique appellent à reconquérir la péninsule ibérique, qui fut sous domination musulmane de 711 à 1492. Dans une vidéo récente, les islamistes clament qu’ils ne cesseront pas tant qu’ils n’auront pas récupéré Al‑Andalus. « Les bombardements ne cesseront pas tant que la croix n’aura pas été détruite, les porcs assassinés et la loi islamique établie. Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête. »

De leur côté les autorités marocaines ont prévenu la police espagnole que certains des djihadistes partis commettre leurs exactions barbares en Syrie et en Irak sont sur le chemin du retour et pourraient chercher à pénétrer en Espagne par les frontières des enclaves espagnoles en Afrique du Nord.

Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

La crise ukrainienne s’envenime sévèrement. Nous risquons, pour la première fois depuis 70 ans, de voir éclater une guerre en Europe contre la Russie. Perspective épouvantable mais bien réelle. Cette possibilité est ouverte depuis que le gouvernement de Kiev, poussé par l’administration américaine et la CIA, a décidé d’intervenir militairement, au prix de nombreux morts civils, de milliers de réfugiés (400.000 ( !) selon l’ONG Human Right Watch ), de destructions de bâtiments et d’infrastructures innombrables, contre les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine dans le Donbass. Kiev, conseillé par ses  ”amis” occidentaux (surtout américains) a refusé la seule solution intelligente qui était la négociation diplomatique.

Analysons l’enchaînement des faits et les intérêts en jeu, pour déterminer qui sont les pousse-au-crime et deviner si la situation ne va pas s’embraser, selon une grille d’ analyse que l’on ne risque pas de trouver dans la presse occidentale. Les parties de cet article sont : 1) La stratégie belliciste antirusse de Washington  2) Ukraine : le piège tendu à Poutine. 3) L’hypothèse d’une guerre contre la Russie. 4) Les Trois Sœurs à la tête de l’Amérique.

La stratégie belliciste antirusse de Washington

Washington a déjà essayé, en 1999, d’allumer la guerre en Europe par l’intervention contre la Serbie – avec bombardements meurtriers de l’OTAN auxquels la France a lâchement participé en reniant tous les principes gaulliens –, agression aussi illégale au regard de l’ONU et du droit international que le fut celle contre l’Irak.  Aujourd’hui, le processus se répète avec l’Ukraine. Dans les deux cas, ce que peu de polémologues ont vu, il s’agit de provoquer militairement la Russie. Afin de la pousser à réagir et de pouvoir entrer dans un processus de guerre ouverte contre elle.

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Philippe Conrad : "L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles"

Philippe Conrad : “L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles”

24/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Annoncé lors du colloque en hommage à Dominique Venner le 17 mai dernier, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne a été fondé à la veille du solstice d’été sur les hauteurs du Mont Olympe en Grèce. L’objectif de cet institut est de “faire connaître au plus grand nombre l’histoire de la civilisation européenne par tout moyen (conférences, randonnées, formations, ateliers, stages, visites d’exposition, etc.)”. Nous avons interrogé Philippe Conrad (photo de Une), son président – qui a pris la suite de Dominique Venner à la tête de la Nouvelle Revue d’histoire – , sur les raisons de la fondation de l’Institut Iliade et les buts de cet institut.

L’Institut Iliade est présent sur les réseaux sociaux. Sur Facebook et sur Twitter.

NB : A compter du 1er septembre, vous pourrez écrire à l’Institut Iliade à cette adresse : ILIADE BP 75225 – 49052 ANGERS cedex 2. Jusqu’à cette date, pour écrire à l’institut, vous ne pourrez utiliser que l’adresse courriel : contact@institut-iliade.com

Propos recueillis par Arnaud Naudin


Au début de l’été a été fondé l’Institut Iliade sur les hauteurs du Mont Olympe. S’agissait-il de rappeler nos racines grecques ou de manifester une certaine prise de hauteur par rapport au monde actuel ?

La référence aux racines grecques de la civilisation européenne – tout comme le nom de l’Institut le suggère – est en effet manifeste, mais elle n’est pas exclusive. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise en effet à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles. Dominique Venner avait exprimé le souhait que son œuvre puisse être poursuivie, à savoir un travail d’historien méditatif sur la longue histoire et la mémoire de l’Europe. C’est ce que nous entreprenons aujourd’hui. Non par nostalgie bien sûr, mais parce que nous sommes persuadés, comme l’était Dominique Venner, que cette histoire et cette mémoire sont à la fois la matrice et levier de la prise de conscience du nécessaire réveil civilisationnel des peuples européens. Nietzsche ne déclarait-il pas que “le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire” ? L’enjeu est de faire face au phénomène de “grand remplacement” justement dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, et que Dominique Venner estimait être, dans sa dernière lettre, la menace principale pesant sur l’avenir des peuples européens : “Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations”. Nous souhaitons donc inciter les peuples européens à un “grand ressourcement”, à une reconquête de la fierté de leurs origines, de leurs racines, en un mot de leur identité afin de refuser leur sortie de l’histoire, leur “grand effacement” – prélude à leur “grand remplacement” par des populations autres sur le sol de leurs ancêtres.

Or la réponse au défi du risque de dilution de l’identité et de la mémoire européennes est moins politique – au sens étroit du terme – que préalablement culturelle, voire spirituelle. Lorsque Dominique, toujours dans sa dernière lettre, s’élève “contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire”, et contre “la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes”, il en appelle à un sursaut qui est d’abord intérieur. La réappropriation de notre identité est un défi personnel autant que collectif, car c’est la qualité de l’Etre qui est en jeu. Dès lors, l’ascension du Mont Olympe peut être certes interprétée comme une prise de hauteur. Mais peut-être davantage comme une forme de “recours aux forêts”, au sens où l’entendait Ernst Jünger, avec lequel Dominique partageait de nombreuses affinités.

Le Mont Olympe

Le Mont Olympe

Choisir “Iliade” comme nom, est-ce se placer dans les pas de Dominique Venner qui voyait l’œuvre d’Homère comme une des œuvres fondamentales pour les Européens ?

Effectivement, le choix du nom de l’Institut est un hommage explicite au texte homérique, ce “poème de la destinée” très bien décrit par Dominique. Mais avec lui, il faut y voir “la source oubliée de notre tradition, l’expression grecque de tout l’héritage indo-européen, celte, slave ou nordique, avec une clarté et une perfection formelle sans équivalent”. L’Iliade reste donc d’une brûlante actualité pour qui cherche les sources et les ressources nécessaires au réveil des peuples européens. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne s’inscrit dans cette filiation afin de promouvoir et maintenir le patrimoine éthique et esthétique commun à l’ensemble des peuples de la “Vieille Europe”, dans la diversité de leurs cultures particulières.

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[Fiche de lecture] "L'Europe colonisée" d'Yvan Blot - par Romain Vincent

[Fiche de lecture] “L’Europe colonisée” d’Yvan Blot – par Romain Vincent

23/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
A travers L’Europe colonisée, Yvan Blot (photo) s’efforce de décrypter le défi auquel l’Europe est aujourd’hui confrontée : sa colonisation.

Une colonisation non seulement par le bas, bien visible et issue d’une immigration de masse venue du sud et soutenue par une démographie galopante mais aussi une colonisation par le haut, plus pernicieuse, à la fois culturelle, politique, économique et religieuse dont la puissance tutélaire et hégémonique n’est ni plus ni moins que l’Empire américain. A ce titre, des organisations telles que l’Otan ou l’Union européenne ne doivent plus être considérées comme des organismes au service de l’intérêt des peuples européens mais des outils d’asservissement au plus grand bénéfice de la nouvelle Rome d’outre-Atlantique. Bien évidemment cette colonisation n’est rendue possible que par la servilité des élites politiques, financières, médiatiques et culturelles européennes.

"L'Europe colonisée" d'Yvan Blot

“L’Europe colonisée” d’Yvan Blot

Afin de nous aider à mieux cerner les mécanismes favorisant la soumission de l’Europe, l’auteur applique à chaque étape de l’ouvrage un outil intellectuel établit en son temps par Aristote lui-même, le principe de causalité. A cette fin, la démonstration mise en avant est l’étude du temple grec dont les piliers de construction reposent sur :
- une cause matérielle : ce sont les matériaux comme le bois ou la pierre qui permettent la construction de l’édifice, c’est la cause technique ou économique ;
- une cause formelle : elle est à la fois juridique et politique : Ais-je le droit de le construire ?
- une cause motrice : ce sont les hommes qui construisent le temple ;
- une cause finale : la religiosité des grecs ou pourquoi construire ce temple ?

En se servant de ce concept aristotélicien, l’auteur est en mesure de dresser le tableau suivant :
- colonisation par la supériorité technique et économique c’est l’exploitation, la cause matérielle ;
- colonisation militaire et politique, c’est la satellisation ou la cause formelle ;
- colonisation par les hommes, c’est « l’invasion », même pacifique comme l’immigration ;
- colonisation mentale et culturelle c’est l’aliénation qui relève de la cause finale.

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La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

La France peut-elle mourir au XXIe siècle ? Par Guillaume Faye

Tout pays est comme un organisme : naissance et enfance, adolescence et jeunesse, âge mûr, vieillesse et mort. Quatre phases, toujours, comme les saisons. Cela vaut pour les individus, les peuples, les civilisations ; mais aussi pour toutes les organisations.

La France est née progressivement au cours du haut Moyen Âge sur les ruines de la Gaule romaine, les invasions germaniques et le premier christianisme. Premier roi mythique franc : Clovis, consul romanus adoubé par l’Empire d’Orient de Constantinople, païen converti, de son vrai nom Chlodoveigh. Les racines de la France sont beaucoup plus anciennes que celles de son État franc naissant. En ouverture de ses Mémoires d’espoir, De Gaulle a écrit : « La France vient du fond des âges, elle vit ». Le problème, c’est qu’aujourd’hui, sous ses successeurs, elle risque de mourir. La formule de De Gaulle signifie que le substrat humain, anthropologique, de la France n’avait que peu changé au cours des âges. Bien d’autres pays européens sont dans la même situation. Cet article comporte  plusieurs brèves parties : 1) La France change de visage. Défiguration ? 2) Ethnopolitique et idée de Nation.  3) L’imposture de l’idéologie républicaine française. 4) Le mauvais plombier et le mauvais médecin. 5) Des dirigeants apeurés ou cyniques. 6) Course à l’abîme ou simple maladie ?

1. La France change de visage. Défiguration ?

Elle peut mourir progressivement au début du XXIe siècle, mais beaucoup plus rapidement qu’elle n’est née. Il faut rétablir une vérité sans cesse bafouée : le territoire français des Gaules n’avait jusqu’au milieu du XXe siècle jamais connu d’immigration de peuplement importante et les seules migrations concernaient des populations européennes apparentées. Une homogénéité ethnique globale avait toujours été préservée. La rupture s’est produite, comme ailleurs en Europe occidentale, pendant les catastrophiques années soixante et soixante-dix ( les ”Trente Glorieuses”) où a commencé un flux migratoire extra-européen ininterrompu et massif– jamais vu dans l’histoire depuis plusieurs millénaires – associé à une chute de la fécondité des Français et Européens de souche ; mais aussi amenant dans ses fourgons le millénaire islam, totalement incompatible avec la civilisation européenne et en conflit avec elle depuis le VIIIe siècle. Face à ce phénomène invasif, les élites françaises et européennes ont non seulement baissé les bras mais, fait inouï, incompréhensible pour un Chinois, un Japonais, voire un Africain, elles le favorisent. Elles collaborent.

Regardez des films et des photos de la France des années 60. Le paysage humain a changé. Le processus n’en est qu’à ses débuts. Un de mes amis photographes a fait un gag : il a monté une exposition sur la vie quotidienne en Afrique équatoriale et au Maghreb. Les photos, en réalité, étaient prises en région parisienne. Déjà, dans de nombreuses zones, il ne s’agit plus de ”minorités”, mais d’une majorité. Si rien ne change, démographiquement, ce sont les Français de souche (c’est-à-dire d’origine européenne) qui risquent de devenir minoritaires. On le voit déjà, avec l’échec de l’intégration, c’est aux autochtones de s’adapter. Ça va s’aggraver. Les symptômes cliniques de la disparition de l’identité franco-européenne, donc de la France elle-même, sont déjà présents.

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Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) - Jean-Yves Le Gallou

Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) – Jean-Yves Le Gallou

21/08/2014 -PARIS (NOVOpress)
Pour la deuxième année consécutive auront lieu les 6 et 7 septembre prochain, à proximité du Mans, les Journées Identitaires Ouest & Île-de-France. Ce week-end est ouvert à tous, militants comme sympathisants.

Jusqu’au 6 septembre, retrouvez sur Novopress les portraits des intervenants de ces II° Journées Identitaires. Aujourd’hui, Jean-Yves Le Gallou.


Ancien élève de l’ENA, diplômé de Sciences-Po Paris, Jean-Yves Le Gallou est le président de la Fondation Polémia.

Ancien député européen et président de groupe au conseil régional d’Ile-de France, il fut pendant de très nombreuses années un cadre actif et écouté du Front national.

A l’origine du concept de « préférence nationale », il a fortement contribué à la diffusion de mots-clefs tels que la réinformation ou le racisme anti-blanc. Considérant les batailles de l’information et les guerres sémantiques comme décisives, Jean-Yves Le Gallou a également été à l’initiative de la désormais célèbre cérémonie annuelle des Bobards d’Or.

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Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

État islamique en Irak : vrai ou faux islam ? Menaces sur l’Europe – par Guillaume Faye

19/08/2014 – PARIS (via le site de Guillaume Faye)
Les atrocités et les actes de barbarie commis par les bandes armées djihadistes en Irak qui persécutent, chassent et massacrent les chrétiens, les Kurdes et les autres minorités ne sont évidemment pas le lot de l’immense majorité des musulmans. Néanmoins, il est erroné de dire, comme tout le monde le répète à l’envi (surtout les autorités et intellectuels musulmans) que tout cela ”n’a rigoureusement rien à voir avec l’islam authentique”. Malheureusement, si.

Cette intolérance absolue, cette fascination pour la mort (châtiment des autres et sacrifice de soi en martyr), cette obligation menaçante des conversions, cette infériorisation de tout ce qui n’est pas sunnite intégriste, cette conception dictatoriale et théocratique du pouvoir sont fondamentalement et virtuellement inscrites dans les sourates coraniques. Elles correspondent d’ailleurs aux comportements du premier djihad, à partir du VIIème siècle. Porter la foi par la guerre fait partie des fondamentaux de l’islam, qui a toujours été fasciné par la violence – au service de la paix finale, bien entendu. La conversion ne se fait pas par la persuasion mais par la contrainte et la peur, peur d’abord d’un Dieu unique, impitoyable avant d’être miséricordieux. Le totalitarisme chimiquement pur a été inventé par cette ”religion–idéologie” et non pas, comme le soutenait faussement Hannah Arendt, par le communisme, le nazisme et le fascisme.

Par définition, l’islam est violent, invasif, universaliste, prosélyte, intolérant – davantage encore que les formes les plus aigues du christianisme offensif jusqu’au XVIIème siècle. Fondé sur la culture arabe ancestrale, il ne met entre parenthèses cette caractéristique que face à une force supérieure. Là, il fait le dos rond, ploie, recule provisoirement et pratique la ruse. À part dans le soufisme (branche minoritaire et schismatique), il repose sur l’affrontement – celui qu’implique la croyance en une Vérité absolue à imposer à tous – et non pas sur l’intériorité, la réflexion et la foi personnelles. La différence (psychologique et théologique) est majeure avec le judaïsme : ce dernier, bien que persuadé de détenir la Vérité, ne fait pas de prosélytisme, pas de conversions par la violence, mais demeure une religion ethnique et fermée. La sécurité, l’influence du peuple juif, qui se pense comme éternellement minoritaire et à part, sont des priorités ; à l’inverse de l’islam d’origine arabe, qui veut régenter toute l’humanité et impose les concepts délirants d’ ”infidèles” et de ”mécréants”. Position totalement étrangère aux cultes polythéistes et à toute la culture européenne, que le christianisme a d’ailleurs fini par abandonner ; position fanatique, mentalement régressive et stérilisante.

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