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Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

Crise ukrainienne : vers une guerre contre la Russie ? Au profit des USA ? Par Guillaume Faye

La crise ukrainienne s’envenime sévèrement. Nous risquons, pour la première fois depuis 70 ans, de voir éclater une guerre en Europe contre la Russie. Perspective épouvantable mais bien réelle. Cette possibilité est ouverte depuis que le gouvernement de Kiev, poussé par l’administration américaine et la CIA, a décidé d’intervenir militairement, au prix de nombreux morts civils, de milliers de réfugiés (400.000 ( !) selon l’ONG Human Right Watch ), de destructions de bâtiments et d’infrastructures innombrables, contre les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine dans le Donbass. Kiev, conseillé par ses  ”amis” occidentaux (surtout américains) a refusé la seule solution intelligente qui était la négociation diplomatique.

Analysons l’enchaînement des faits et les intérêts en jeu, pour déterminer qui sont les pousse-au-crime et deviner si la situation ne va pas s’embraser, selon une grille d’ analyse que l’on ne risque pas de trouver dans la presse occidentale. Les parties de cet article sont : 1) La stratégie belliciste antirusse de Washington  2) Ukraine : le piège tendu à Poutine. 3) L’hypothèse d’une guerre contre la Russie. 4) Les Trois Sœurs à la tête de l’Amérique.

La stratégie belliciste antirusse de Washington

Washington a déjà essayé, en 1999, d’allumer la guerre en Europe par l’intervention contre la Serbie – avec bombardements meurtriers de l’OTAN auxquels la France a lâchement participé en reniant tous les principes gaulliens –, agression aussi illégale au regard de l’ONU et du droit international que le fut celle contre l’Irak.  Aujourd’hui, le processus se répète avec l’Ukraine. Dans les deux cas, ce que peu de polémologues ont vu, il s’agit de provoquer militairement la Russie. Afin de la pousser à réagir et de pouvoir entrer dans un processus de guerre ouverte contre elle.

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Philippe Conrad : "L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles"

Philippe Conrad : “L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles”

24/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Annoncé lors du colloque en hommage à Dominique Venner le 17 mai dernier, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne a été fondé à la veille du solstice d’été sur les hauteurs du Mont Olympe en Grèce. L’objectif de cet institut est de “faire connaître au plus grand nombre l’histoire de la civilisation européenne par tout moyen (conférences, randonnées, formations, ateliers, stages, visites d’exposition, etc.)”. Nous avons interrogé Philippe Conrad (photo de Une), son président – qui a pris la suite de Dominique Venner à la tête de la Nouvelle Revue d’histoire – , sur les raisons de la fondation de l’Institut Iliade et les buts de cet institut.

L’Institut Iliade est présent sur les réseaux sociaux. Sur Facebook et sur Twitter.

NB : A compter du 1er septembre, vous pourrez écrire à l’Institut Iliade à cette adresse : ILIADE BP 75225 – 49052 ANGERS cedex 2. Jusqu’à cette date, pour écrire à l’institut, vous ne pourrez utiliser que l’adresse courriel : contact@institut-iliade.com

Propos recueillis par Arnaud Naudin


Au début de l’été a été fondé l’Institut Iliade sur les hauteurs du Mont Olympe. S’agissait-il de rappeler nos racines grecques ou de manifester une certaine prise de hauteur par rapport au monde actuel ?

La référence aux racines grecques de la civilisation européenne – tout comme le nom de l’Institut le suggère – est en effet manifeste, mais elle n’est pas exclusive. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise en effet à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles. Dominique Venner avait exprimé le souhait que son œuvre puisse être poursuivie, à savoir un travail d’historien méditatif sur la longue histoire et la mémoire de l’Europe. C’est ce que nous entreprenons aujourd’hui. Non par nostalgie bien sûr, mais parce que nous sommes persuadés, comme l’était Dominique Venner, que cette histoire et cette mémoire sont à la fois la matrice et levier de la prise de conscience du nécessaire réveil civilisationnel des peuples européens. Nietzsche ne déclarait-il pas que “le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire” ? L’enjeu est de faire face au phénomène de “grand remplacement” justement dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, et que Dominique Venner estimait être, dans sa dernière lettre, la menace principale pesant sur l’avenir des peuples européens : “Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations”. Nous souhaitons donc inciter les peuples européens à un “grand ressourcement”, à une reconquête de la fierté de leurs origines, de leurs racines, en un mot de leur identité afin de refuser leur sortie de l’histoire, leur “grand effacement” – prélude à leur “grand remplacement” par des populations autres sur le sol de leurs ancêtres.

Or la réponse au défi du risque de dilution de l’identité et de la mémoire européennes est moins politique – au sens étroit du terme – que préalablement culturelle, voire spirituelle. Lorsque Dominique, toujours dans sa dernière lettre, s’élève “contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire”, et contre “la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes”, il en appelle à un sursaut qui est d’abord intérieur. La réappropriation de notre identité est un défi personnel autant que collectif, car c’est la qualité de l’Etre qui est en jeu. Dès lors, l’ascension du Mont Olympe peut être certes interprétée comme une prise de hauteur. Mais peut-être davantage comme une forme de “recours aux forêts”, au sens où l’entendait Ernst Jünger, avec lequel Dominique partageait de nombreuses affinités.

Le Mont Olympe

Le Mont Olympe

Choisir “Iliade” comme nom, est-ce se placer dans les pas de Dominique Venner qui voyait l’œuvre d’Homère comme une des œuvres fondamentales pour les Européens ?

Effectivement, le choix du nom de l’Institut est un hommage explicite au texte homérique, ce “poème de la destinée” très bien décrit par Dominique. Mais avec lui, il faut y voir “la source oubliée de notre tradition, l’expression grecque de tout l’héritage indo-européen, celte, slave ou nordique, avec une clarté et une perfection formelle sans équivalent”. L’Iliade reste donc d’une brûlante actualité pour qui cherche les sources et les ressources nécessaires au réveil des peuples européens. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne s’inscrit dans cette filiation afin de promouvoir et maintenir le patrimoine éthique et esthétique commun à l’ensemble des peuples de la “Vieille Europe”, dans la diversité de leurs cultures particulières.

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[Fiche de lecture] "L'Europe colonisée" d'Yvan Blot - par Romain Vincent

[Fiche de lecture] “L’Europe colonisée” d’Yvan Blot – par Romain Vincent

23/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
A travers L’Europe colonisée, Yvan Blot (photo) s’efforce de décrypter le défi auquel l’Europe est aujourd’hui confrontée : sa colonisation.

Une colonisation non seulement par le bas, bien visible et issue d’une immigration de masse venue du sud et soutenue par une démographie galopante mais aussi une colonisation par le haut, plus pernicieuse, à la fois culturelle, politique, économique et religieuse dont la puissance tutélaire et hégémonique n’est ni plus ni moins que l’Empire américain. A ce titre, des organisations telles que l’Otan ou l’Union européenne ne doivent plus être considérées comme des organismes au service de l’intérêt des peuples européens mais des outils d’asservissement au plus grand bénéfice de la nouvelle Rome d’outre-Atlantique. Bien évidemment cette colonisation n’est rendue possible que par la servilité des élites politiques, financières, médiatiques et culturelles européennes.

"L'Europe colonisée" d'Yvan Blot

“L’Europe colonisée” d’Yvan Blot

Afin de nous aider à mieux cerner les mécanismes favorisant la soumission de l’Europe, l’auteur applique à chaque étape de l’ouvrage un outil intellectuel établit en son temps par Aristote lui-même, le principe de causalité. A cette fin, la démonstration mise en avant est l’étude du temple grec dont les piliers de construction reposent sur :
- une cause matérielle : ce sont les matériaux comme le bois ou la pierre qui permettent la construction de l’édifice, c’est la cause technique ou économique ;
- une cause formelle : elle est à la fois juridique et politique : Ais-je le droit de le construire ?
- une cause motrice : ce sont les hommes qui construisent le temple ;
- une cause finale : la religiosité des grecs ou pourquoi construire ce temple ?

En se servant de ce concept aristotélicien, l’auteur est en mesure de dresser le tableau suivant :
- colonisation par la supériorité technique et économique c’est l’exploitation, la cause matérielle ;
- colonisation militaire et politique, c’est la satellisation ou la cause formelle ;
- colonisation par les hommes, c’est « l’invasion », même pacifique comme l’immigration ;
- colonisation mentale et culturelle c’est l’aliénation qui relève de la cause finale.

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La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

La France peut-elle mourir au XXIe siècle ? Par Guillaume Faye

Tout pays est comme un organisme : naissance et enfance, adolescence et jeunesse, âge mûr, vieillesse et mort. Quatre phases, toujours, comme les saisons. Cela vaut pour les individus, les peuples, les civilisations ; mais aussi pour toutes les organisations.

La France est née progressivement au cours du haut Moyen Âge sur les ruines de la Gaule romaine, les invasions germaniques et le premier christianisme. Premier roi mythique franc : Clovis, consul romanus adoubé par l’Empire d’Orient de Constantinople, païen converti, de son vrai nom Chlodoveigh. Les racines de la France sont beaucoup plus anciennes que celles de son État franc naissant. En ouverture de ses Mémoires d’espoir, De Gaulle a écrit : « La France vient du fond des âges, elle vit ». Le problème, c’est qu’aujourd’hui, sous ses successeurs, elle risque de mourir. La formule de De Gaulle signifie que le substrat humain, anthropologique, de la France n’avait que peu changé au cours des âges. Bien d’autres pays européens sont dans la même situation. Cet article comporte  plusieurs brèves parties : 1) La France change de visage. Défiguration ? 2) Ethnopolitique et idée de Nation.  3) L’imposture de l’idéologie républicaine française. 4) Le mauvais plombier et le mauvais médecin. 5) Des dirigeants apeurés ou cyniques. 6) Course à l’abîme ou simple maladie ?

1. La France change de visage. Défiguration ?

Elle peut mourir progressivement au début du XXIe siècle, mais beaucoup plus rapidement qu’elle n’est née. Il faut rétablir une vérité sans cesse bafouée : le territoire français des Gaules n’avait jusqu’au milieu du XXe siècle jamais connu d’immigration de peuplement importante et les seules migrations concernaient des populations européennes apparentées. Une homogénéité ethnique globale avait toujours été préservée. La rupture s’est produite, comme ailleurs en Europe occidentale, pendant les catastrophiques années soixante et soixante-dix ( les ”Trente Glorieuses”) où a commencé un flux migratoire extra-européen ininterrompu et massif– jamais vu dans l’histoire depuis plusieurs millénaires – associé à une chute de la fécondité des Français et Européens de souche ; mais aussi amenant dans ses fourgons le millénaire islam, totalement incompatible avec la civilisation européenne et en conflit avec elle depuis le VIIIe siècle. Face à ce phénomène invasif, les élites françaises et européennes ont non seulement baissé les bras mais, fait inouï, incompréhensible pour un Chinois, un Japonais, voire un Africain, elles le favorisent. Elles collaborent.

Regardez des films et des photos de la France des années 60. Le paysage humain a changé. Le processus n’en est qu’à ses débuts. Un de mes amis photographes a fait un gag : il a monté une exposition sur la vie quotidienne en Afrique équatoriale et au Maghreb. Les photos, en réalité, étaient prises en région parisienne. Déjà, dans de nombreuses zones, il ne s’agit plus de ”minorités”, mais d’une majorité. Si rien ne change, démographiquement, ce sont les Français de souche (c’est-à-dire d’origine européenne) qui risquent de devenir minoritaires. On le voit déjà, avec l’échec de l’intégration, c’est aux autochtones de s’adapter. Ça va s’aggraver. Les symptômes cliniques de la disparition de l’identité franco-européenne, donc de la France elle-même, sont déjà présents.

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Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) - Jean-Yves Le Gallou

Ils interviendront aux Journées Identitaires (1) – Jean-Yves Le Gallou

21/08/2014 -PARIS (NOVOpress)
Pour la deuxième année consécutive auront lieu les 6 et 7 septembre prochain, à proximité du Mans, les Journées Identitaires Ouest & Île-de-France. Ce week-end est ouvert à tous, militants comme sympathisants.

Jusqu’au 6 septembre, retrouvez sur Novopress les portraits des intervenants de ces II° Journées Identitaires. Aujourd’hui, Jean-Yves Le Gallou.


Ancien élève de l’ENA, diplômé de Sciences-Po Paris, Jean-Yves Le Gallou est le président de la Fondation Polémia.

Ancien député européen et président de groupe au conseil régional d’Ile-de France, il fut pendant de très nombreuses années un cadre actif et écouté du Front national.

A l’origine du concept de « préférence nationale », il a fortement contribué à la diffusion de mots-clefs tels que la réinformation ou le racisme anti-blanc. Considérant les batailles de l’information et les guerres sémantiques comme décisives, Jean-Yves Le Gallou a également été à l’initiative de la désormais célèbre cérémonie annuelle des Bobards d’Or.

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Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

État islamique en Irak : vrai ou faux islam ? Menaces sur l’Europe – par Guillaume Faye

19/08/2014 – PARIS (via le site de Guillaume Faye)
Les atrocités et les actes de barbarie commis par les bandes armées djihadistes en Irak qui persécutent, chassent et massacrent les chrétiens, les Kurdes et les autres minorités ne sont évidemment pas le lot de l’immense majorité des musulmans. Néanmoins, il est erroné de dire, comme tout le monde le répète à l’envi (surtout les autorités et intellectuels musulmans) que tout cela ”n’a rigoureusement rien à voir avec l’islam authentique”. Malheureusement, si.

Cette intolérance absolue, cette fascination pour la mort (châtiment des autres et sacrifice de soi en martyr), cette obligation menaçante des conversions, cette infériorisation de tout ce qui n’est pas sunnite intégriste, cette conception dictatoriale et théocratique du pouvoir sont fondamentalement et virtuellement inscrites dans les sourates coraniques. Elles correspondent d’ailleurs aux comportements du premier djihad, à partir du VIIème siècle. Porter la foi par la guerre fait partie des fondamentaux de l’islam, qui a toujours été fasciné par la violence – au service de la paix finale, bien entendu. La conversion ne se fait pas par la persuasion mais par la contrainte et la peur, peur d’abord d’un Dieu unique, impitoyable avant d’être miséricordieux. Le totalitarisme chimiquement pur a été inventé par cette ”religion–idéologie” et non pas, comme le soutenait faussement Hannah Arendt, par le communisme, le nazisme et le fascisme.

Par définition, l’islam est violent, invasif, universaliste, prosélyte, intolérant – davantage encore que les formes les plus aigues du christianisme offensif jusqu’au XVIIème siècle. Fondé sur la culture arabe ancestrale, il ne met entre parenthèses cette caractéristique que face à une force supérieure. Là, il fait le dos rond, ploie, recule provisoirement et pratique la ruse. À part dans le soufisme (branche minoritaire et schismatique), il repose sur l’affrontement – celui qu’implique la croyance en une Vérité absolue à imposer à tous – et non pas sur l’intériorité, la réflexion et la foi personnelles. La différence (psychologique et théologique) est majeure avec le judaïsme : ce dernier, bien que persuadé de détenir la Vérité, ne fait pas de prosélytisme, pas de conversions par la violence, mais demeure une religion ethnique et fermée. La sécurité, l’influence du peuple juif, qui se pense comme éternellement minoritaire et à part, sont des priorités ; à l’inverse de l’islam d’origine arabe, qui veut régenter toute l’humanité et impose les concepts délirants d’ ”infidèles” et de ”mécréants”. Position totalement étrangère aux cultes polythéistes et à toute la culture européenne, que le christianisme a d’ailleurs fini par abandonner ; position fanatique, mentalement régressive et stérilisante.

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Tribune La bombe estivale d’Aymeric Chaupraded’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date - par Gabriel Robin

Tribune d’Aymeric Chauprade : une mise au point politique qui fera date – par Gabriel Robin

19/08/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Aymeric Chauprade (photo), député européen et spécialiste des questions internationales pour le Front national, a publié, le 11 août 2014 sur son blog personnel, un manifeste intitulé : « La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français. »

Revenant avec justesse et pertinence sur la genèse des troubles que traverse le Moyen-Orient contemporain, en pointant du doigt particulièrement la double responsabilité de l’État profond américain et de son équivalent saoudien (lesquels sont convenus, ensemble, de l’attaque de l’Irak nationaliste de Saddam Hussein, tant pour des raisons idéologiques que d’intérêts stratégiques particuliers – pétroliers et militaires – en créant un abcès de fixation du terrorisme islamiste dans la zone, entraînant des souffrances inouïes pour les populations civiles), Aymeric Chauprade ne s’arrête pourtant pas là et explicite les nouveaux paradigmes géopolitiques auxquels la France se trouve désormais confrontée.

En une sentence limpide et courageuse, le député européen enjoint les patriotes à prendre acte des bouleversements actuels et des dangers les plus immédiats : « Je m’adresse à ceux qui sont capables de regarder la réalité en face et donc de surmonter leurs réflexes et héritages idéologiques. L’un des grands défis de la politique tient en effet à la capacité de s’adapter à des circonstances qui changent afin de rester soi-même. »

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Aymeric Chauprade : "Je crois que la France va s'en sortir"

[Archives Novopress] Entretien exclusif – Aymeric Chauprade : “Je crois que la France va s’en sortir”

24/10/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) - Chronique du Choc des civilisations connaissant sa troisième édition (notamment actualisée), Novopress a rencontré son auteur, Aymeric Chauprade, un esprit brillant et non soumis au politiquement correct.

Aymeric Chauprade, dans cette réédition de Chronique du Choc des civilisations, vous consacrez un large chapitre à la présentation de ce choc et de son importance pour l’histoire européenne. Pourtant, certains veulent nier l’existence de ce choc, considérant que c’est une création des réseaux néo-conservateurs étasuniens. Mais, à la suite de Carl Schmitt et de Julien Freund, ne peut-on pas reconnaître que ce n’est pas parce que nous refusons ce choc des civilisations qu’il n’existe pas. Ne peut-on pas affirmer ainsi que depuis les Thermopyles c’est un élément fondateur de la civilisation européenne ?

Le choc des civilisations est une réalité de l’Histoire même si, je le répète souvent, l’Histoire ne saurait se réduire au seul choc des civilisations. Notre civilisation, la civilisation européenne, est en compétition avec d’autres depuis des millénaires. Nous pouvons même dire qu’elle est en guerre depuis des millénaires si nous ne restreignons par le terme de guerre à l’idée d’affrontement militaire mais que nous y intégrons les intérêts économiques, stratégiques, l’affrontement des systèmes de normes, de valeurs…

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[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes - par Julien Fortezza

[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes – par Julien Fortezza

31/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Aujourd’hui 31 juillet 2014 est commémoré le centenaire de la mort de Jean Jaurès. L’homme politique français était un élu du Parti socialiste (à l’époque Section française de l’internationale ouvrière [SFIO]), mais également un historien, un philosophe et un journaliste. Il avait fondé en 1904 le quotidien L’Humanité dans lequel il n’hésitait jamais à manier la plume pour exprimer ouvertement son point de vue.

Jean Jaurès a marqué l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire de l’Europe, en étant l’homme qui s’est opposé à la Grande Guerre et qui a tout fait pour stopper la marche à la guerre. Lors de son dernier discours du 25 juillet 1914 à Lyon-Vaise, il mettait en garde son auditoire de la tragédie qui pointait à l’horizon avec le langage des visionnaires qui ont raison avant tout le monde : « Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe: ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! » Il souhaitait organiser une grève générale en Europe et préparait une manifestation contre la guerre qui aurait dû avoir lieu le 9 aout 1914.

Hélas, sa parole ne porta pas dans une France gagnée par la fièvre nationaliste, soigneusement excitée par les médias et les intellectuels de l’époque qui poussaient à la revanche sur l’Allemagne suite à la perte de l’Alsace-Lorraine en 1870. À 21h30, alors qu’il dînait au Café du Croissant, rue Montmartre à Paris (dans le 2ème arrondissement), il fût assassiné de deux coups de revolver par Raoul Villain, un nationaliste membre de l’association des Jeunes Amis de l’Alsace-Lorraine. « L’assassinat de Jaurès survient au moment où l’engrenage infernal s’est mis en route de manière implacable. La Russie a décrété la mobilisation générale, l’Allemagne a proclamé “l’état de danger de guerre” avant de passer à son tour à la mobilisation générale. Dans les 48 heures qui suivent, des fausses nouvelles, savamment distillées, suscitent les réactions bellicistes d’une partie grandissante de l’opinion », explique le professeur d’Histoire Maurice Martin dans le numéro hors série de La Nouvelle Revue d’Histoire actuellement en kiosque (« Eté 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ? »).

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L'Albanie, pays musulman, devient candidat à l'Union européenne

L’Albanie, pays musulman, devient candidat à l’Union européenne

27/06/2014 – TIRANA (NOVOPress)
Quand il s’agit d’aller à l’encontre des intérêt de l’Europe et de sa civilisation chrétienne, et de servir les interêts americains, la nuisible Commission Européenne signe toujours les accords. Le quotidien La Croix informe que l’Albanie obtient le statut de candidat à l’Union Européenne.

Cette nation majoritairement musulmane est membre de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord), une alliance militaire pilotée par les USA.

Cette information confirme un peu plus l’analyse effectuée par l’écrivain Guillaume Faye dans son livre titré Nouveau discours à la nation Européenne où celui-ci explique que l’Europe est en guerre contre “l’alliance américano-musulmane”, sans qu’elle le sache : « La politique américaine doit donc être ainsi décryptée : l’infiltration de l’Islam en Europe et la création d’États musulmans dans les Balkans – Bosnie, Grande Albanie – qui seront des bases de pénétration sur notre continent des masses musulmanes, servent les intérêts américains : une Europe homogène constituerait un danger ; une Europe en proie au problème islamique sera affaiblie et vassale ». De plus, ajoute-t-il, « la menace islamique sur l’Europe et en Europe est très utile aux États-Unis pour se poser, le jour venu, en défenseurs et en apporteurs de solutions ». Un prochain débarquement, avec un futur marché de la reconstruction à la clé, serait-il en préparation, comme ce fût déjà le cas en 1917 et en 1944 ?

Plus que jamais, à l’instar des Identitaires, les Européens ne doivent plus reculer et faire comprendre que l’Union européenne n’est pas leur Europe.

Photo une : Tirana, capitale de l’Albanie. Crédit : Terfili via Wikipédia (cc).

Du 18 au 24 août, UdT d'Academia Christiana à Sées (Orne)

Du 18 au 24 août, UdT d’Academia Christiana à Sées (Orne)

25/05/2014 – SEES (NOVOpress)
Organisée avec le soutien de la Fraternité Saint-Pierre, l’Université d’été catholique Academia Christiana aura lieu du 18 au 24 août 2014 à Sées, en Normandie.

Une semaine consacrée à la formation pour devenir des chrétiens conscients de leur identité, de leur patrimoine et de leur foi. Cette formation a pour but de faire découvrir ou redécouvrir aux jeunes les grands classiques de la culture occidentale catholique : Philosophie, Doctrine chrétienne, Politique, Littérature, Culture, Histoire, Liturgie…

Au programme : des conférences, des ateliers, des soirées débat sur des thèmes de l’actualité (islam, économie, Eglise, identité…). Mais aussi des visites culturelles, des temps de loisirs, dans une ambiance chaleureuse et amicale.

Inscription sur : http://www.academiachristiana.org/s-inscrire

Le visuel de Une est issu d’une peinture Sergey Machenekov, artiste russe.

[Lu sur le Net] En Europe,50 nuances de droite par Jean-Yves Camus

[Lu sur le Net] En Europe,50 nuances de droite par Jean-Yves Camus

24/05/2014 – PARIS (via Médiapart) Spécialiste des droites alternatives et radicales, Jean-Yves Camus (photo) vient de se livrer à un nouvel exercice de typologie politique (Note de Novopress).


Eurosceptiques ? Populistes ? Souverainistes ? Partis d’extrême droite ? À la veille des élections européennes, Jean-Yves Camus, directeur du nouvel Observatoire des radicalités politiques (ORAP), dresse, dans une note publiée par la Fondation Jaurès, une typologie des droites européennes, famille politique plus hétérogène que les sondages ne le montrent. Pour le chercheur, « le véritable enjeu de ces élections est interne à la grande famille des droites européennes et concerne le rapport de forces qui sortira des urnes entre les sensibilités conservatrice, libérale et démocrate-chrétienne d’un côté et la sensibilité nationaliste, populiste et identitaire de l’autre, dans la diversité de ses variantes ».

Crédit photo : DR

Vu sur Twitter

L’Europe de Bruxelles en un schéma

 

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Ukraine : une autre politique est possible pour les nations européennes de l’Ouest et de l’Est

Ukraine : une autre politique est possible pour les nations européennes de l’Ouest et de l’Est

16/05/2014 -PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Mardi soir, la fondation Polemia organisait un forum consacré aux enjeux identitaires et géostratégiques de la révolution en Ukraine. Philippe Christèle a animé un débat avec les journalistes Pierre‑Alexandre Bouclay et Christophe Dessanti, spécialistes du monde slave.

Ils ont rappelé les origines de la révolution de 2014

A l’origine immédiate de la crise, la proposition de l’Union européenne de conclure avec l’Ukraine un accord d’association. Cet accord était incompatible avec la coopération militaire entre l’Ukraine et la Russie : il aurait vraisemblablement conduit à terme à une adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN. C’est le revirement brutal du président Ianoukovitch en décembre dernier qui a mis le feu aux poudres.

La contestation populaire animée par une minorité nationaliste héroïque a eu raison de son gouvernement

Ce, dans des circonstances troubles et sans que la Russie ne soutienne Ianoukovitch. Le résultat est édifiant : l’Ukraine est divisée et affaiblie, l’Europe de l’Ouest a révélé son impuissance à contrôler la situation, la Russie sauve les meubles, mais voit son image se dégrader ; les Etats‑Unis remplissent le vide laissé par les Européens.

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Philippe Conrad : "Le Coeur rebelle est un livre admirable de Dominique Venner"

Philippe Conrad : “Le Coeur rebelle est un livre admirable de Dominique Venner”

13/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner “écrivain et historien au coeur rebelle”. Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Philippe Conrad. Propos recueillis par Romain Lecap.


Pourquoi ce colloque ? Était-ce la volonté de Dominique Venner ?

Dominique Venner a souhaité que nous poursuivions l’oeuvre qu’il avait entreprise et c’est dans cette perspective que nous avons organisé ce premier colloque consacré à sa mémoire

A qui s’adresse-t-il ?

Cette manifestation s’adresse à tous ceux qui se reconnaissent dans les ouvrages de Dominique Venner, notamment ceux dans lesquels il a apporté une réflexion originale sur l’Histoire et sur le devenir européen. Ce colloque s’adresse notamment aux jeunes qui se trouvent confrontés à la crise majeure que connaissent la France et l’Europe et qui pourraient trouver dans les écrits de Dominique Venner des raisons d’espérer et de se mobiliser en faveur du réveil de l’Europe.

Ce colloque intervient prés d’un an après le sacrifice de Dominique Venner. Avec le recul, quelle importance accordez-vous à ce geste ?

Le geste sacrificiel de Dominique Venner relève d’un choix personnel, mûrement réfléchi, que je n’ai pas à juger. Nous devons en revanche faire en sorte qu’il n’ait pas été vain en continuant à œuvrer pour la reconquête de l’âme et de l’esprit de nos peuples.

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Alain de Benoist : "Le suicide de Dominique Venner fut à l'opposé de tout désespoir et de toute lâcheté"

Bernard Lugan : “Dominique Venner avait un constant recours à Homère”

12/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner “écrivain et historien au coeur rebelle”. Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Bernard Lugan. Propos recueillis par Romain Lecap.


Dominique Venner souhaitait que Jean-Yves Le Gallou, Philippe Conrad et moi-même puissions initier la fondation de ce qu’il voyait comme un « Institut de la longue mémoire européenne ». Plus d’un an avant son sacrifice,  il nous avait à plusieurs reprises réunis pour nous faire part de cette idée qui lui tenait fort à cœur.

Depuis la décennie 1960 il avait en effet compris trois choses essentielles :
1- l’excès d’intellectualisme est source de controverses stériles et de divisions artificielles,
2- le présent divise,
3- les ratiocinades d’une vieille droite éternellement vaincue ne permettent pas de faire face aux dangers mortels qui menacent nos peuples européens.

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