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Enquête TNS-Sofres décembre 2014 : immigration et insécurité prioritaires pour les Français

Enquête TNS-Sofres décembre 2014 : immigration et insécurité prioritaires pour les Français

09/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Considérant qu’« à la différence des autres grandes démocraties occidentales, en France, au-delà de l’approbation ou de la satisfaction vis-à-vis de l’exécutif, aucun dispositif ne permet de suivre l’évolution des préférences des citoyens sur l’action publique et aucun indicateur longitudinal ne saisit l’importance des différents domaines d’action publique. De même, ni les probabilités de vote ni les intentions de vote ne font l’objet d’enquêtes régulières et les images des leaders ne sont pas étudiées sur le long terme. Pour remédier à ces lacunes, le projet « Dynamiques politiques 2014-2017 » dirigé par Sylvain Brouard au CEVIPOF, a mis en place avec TNS Sofres deux baromètres :

– Le baromètre des dynamiques électorales qui étudie spécifiquement 10 traits associés aux principaux leaders des partis politiques et également les probabilités de vote pour les 10 principaux partis politiques.

– Le baromètre des priorités politiques qui scrute les perceptions de l’état de la France et de son évolution ainsi que les priorités politiques sur 60 enjeux d’action publique – orientations politiques, dépenses publiques et recettes publiques – en terme d’évolution souhaitée et d’importance. »

Et lorsqu’on l’analyse les données propres au baromètre des priorités politiques, l’on se rend compte que pour nos compatriotes arrivent en tête immigration et insécurité, bien loin devant l’Europe, la décentralisation ou même les questions de défense. A tel point que TNS-Sofres voulant pourtant minorer ces éléments reconnait :

La perception, majoritaire dans l’échantillon, d’un accroissement de l’immigration dans les 12 derniers mois, s’accompagne du souhait prévalent d’une politique migratoire restrictive perçue comme une priorité : près des 70% des répondants en octobre 2014 souhaitent une évolution, considérée comme extrêmement importante pour un tiers d’entre eux, de la politique migratoire, dans une direction plus restrictive (indice de direction de -70 en septembre 2014).

De même s’agissant des dynamiques électorales, TNS-Sofres précise pour le Front national :

Le FN (18%) est, quant à lui, le parti le plus cité, devant l’UMP, en particulier pour les problèmes d’immigration, de politique sociale mais aussi de pouvoir d’achat.

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Français djihadistes : privilégier le réel contre la propagande - par Benoît du Tercouët

Français djihadistes : privilégier le réel contre la propagande – par Benoît du Tercouët

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le Centre de prévention sur les pratiques sectaires liés à l’islam (CPDSI) a publié un rapport sur le profil type des jeunes tentés par l’islam radical et le djihad (que l’on peut consulter en intégralité ici).

Les médias dominants s’en sont immédiatement emparés notamment pour accréditer la thèse selon laquelle 80 % des djihadistes partis rejoindre l’État islamique seraient de jeunes Français de souche convertis mais surtout pas des jeunes maghrébins des banlieues. La démarche visant bien entendu à éviter tout parallèle entre immigration et terrorisme islamiste…

Ce rapport reste néanmoins particulièrement éclairant sur plusieurs points fondamentaux :
– L’étude est basée sur 160 familles qui ont contacté le CPDSI. 160 familles, c’est peu lorsque l’on estime qu’au moins 1000 ressortissants français sont partis combattre au sein des milices de l’État islamique… Mais l’organisme reconnaît « qu’elles ne sont pas forcément représentatives de l’ensemble des familles dont les enfants sont impactés par le discours de l’islam radical. Au nombre de 160 au moment de l’étude des données, elles ne représentent que celles qui ont été attentives au changement de comportement de leur enfant et ont décidé de nous contacter ». Plus clairement, il semble évident que seules des familles françaises de souche, inquiètes de l’islamisation de leurs enfants, aient contacté le CPDSI. Les éléments apportés par l’étude nous le démontrent avec plusieurs éléments:

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Etude sur le cannabis : confirmation des dangers de la dépénalisation chez les jeunes

Etude sur le cannabis : confirmation des dangers de la dépénalisation chez les jeunes

10/10/2014 – GENEVE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le 7 octobre a été publiée une étude sur les effets du cannabis. Cette étude a été conduite sur une période de 20 ans par le professeur Wayne Hall qui est conseiller auprès de l’OMS sur les sujets relatifs aux drogues, ce qui lui confère une autorité importante.

Il est arrivé aux conclusions suivantes : un adolescent sur six qui fume du cannabis en devient dépendant, fumer du cannabis double le risque d’être atteint de troubles psychologiques, notamment de schizophrénie. Il a constaté que les consommateurs de cannabis ont de moins bons résultats scolaires et que fumer du cannabis jeune a un impact néfaste définitif sur les capacités cérébrales du futur adulte. De plus, les chances de se tourner vers les drogues dures augmentent conséquemment.

Le professeur Hall regrette que le danger de cette substance soit souvent sous‑estimé. En effet, s’il dit qu’on ne peut mourir d’une surconsommation de cannabis, il précise bien que l’addiction qui en résulte est parfois plus difficile à vaincre que celle qui résulte de l’héroïne.

Les politiques eux‑mêmes contribuent à cacher ce danger. Barack Obama a publiquement exprimé qu’il considérait le cannabis comme moins dangereux que l’alcool. En France plusieurs élus de gauche se sont prononcés pour la dépénalisation de cette drogue.

Crédit photo : Alphakaya via Wikipédia (cc).

Premières mesures de l’atmosphère primitive de Mars : des résultats peu concluants

Premières mesures de l’atmosphère primitive de Mars : des résultats peu concluants

28/04/2014- PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Une nouvelle mesure pour détecter la présence de la vie sur la planète rouge ? La sempiternelle question de la vie sur Mars a fait son grand retour en avril 2014 lorsque des chercheurs américains brandissent une nouvelle méthode pour découvrir si oui ou non la planète rouge a un jour hébergé la vie.

En dénombrant avec précision le nombre de cratères de la région d’Aelis Dorsa, marquée d’un large écoulement d’eau il y 3,6 milliards d’années, les chercheurs souhaitaient déterminer l’épaisseur de l’atmosphère à cette époque. Plus celle-ci était dense plus l’effet de serre était favorable à l’apparition de la vie sur la planète. Suspense puis déception. Les résultats montrent aujourd’hui que l’atmosphère présente à l’époque n’y dépassait pas une pression de un à deux bars de CO2, ce qui est bien en deçà des cinq bars nécessaires pour permettre à l’eau d’exister sous forme liquide pendant plusieurs années.

Cependant, la présence d’immenses réseaux de canyons et de lits de rivières laisse encore à penser que la vie sur Mars a pu être possible, au moins sur une courte période. La question reste donc, pour François Forget directeur de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique (LMD), grande ouverte.

Image de la planète Mars obtenue en 1980 à partir de la sonde Viking.Crédit : NASA via Wikipédia (cc).

Petit traité de sociologie engagée

Petit traité de sociologie engagée

29/01/2014 – 09h00
PARIS (NOVOpress)
– Le monde universitaire, notamment en sociologie, ne cesse de s’intéresser à la mouvance identitaire. Publié en janvier 2014 aux éditions de l’Harmattan, le Combat culturel, images et actions chez les identitaires est une étude sociologique, d’un point de vue symbolique et métapolitique. Travail universitaire de master relativement bien documenté, réalisé principalement par le biais d’Internet, cet ouvrage est en grande partie consacré aux jeunes militants identitaires durant la période 2010-2011.

Entre terreur et fascination, Emmanuel Casajus se permet de longues diatribes remplies de subjectivité. Il n’est pas question dans cet ouvrage d’analyses sociologiques approfondies, mais plutôt d’une étude de quelques visuels et affiches, parsemée de raccourcis simplistes et de condamnations définitives. Après tout, il ne s’agit que d’un travail estudiantin et non des conclusions d’un chercheur confirmé, ce qui explique en partie ces carences et un penchant pour la prise de position intempestive.

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Le patriotisme économique peu répandu dans les entreprises françaises

Le patriotisme économique peu répandu dans les entreprises françaises

Arnaud Montebourg, le ministre qui se fait le chantre permanent du patriotisme économique.

10/01/2014 – 09h00
PPARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Une étude menée par le cabinet AgileBuyer s’est penchée sur la politique d’achat de plus de 500 entreprises françaises. Le résultat est sans appel : seulement 13 % des entreprises sondées déclarent qu’acheter français fait partie de leurs objectifs en matière d’achat. Ce taux est même en recul par rapport à celui de l’an dernier, qui était de 19 %.

Selon le directeur d’AgileBuyer, la France est pour les entreprises « un pays comme les autres »

Le patriotisme économique ne fait visiblement pas partie de la culture de nos entreprises, surtout préoccupées par la diminution de leurs coûts. On constate cependant des différences entre secteurs d’activité. Les télécoms et l’agroalimentaire présentent par exemple le désintérêt le plus net pour le « fabriqué en France ».

A l’inverse, d’autres secteurs sont plus patriotes ou « localistes »

Près de la moitié des entreprises de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs ont un objectif d’acheter français. Pour ces métiers, la proximité géographique des fournisseurs peut en effet être un gage de qualité et de réactivité, par exemple pour l’alimentation. Dans ces cas‑là, acheter français peut aussi être un atout commercial, le client étant plus attentif à ce qu’il mange qu’à la provenance de son téléphone intelligent dernier modèle.

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La natalité européenne victime de la crise

La natalité européenne victime de la crise

Indice de fécondité par pays dans le monde en 2006

12/07/2013 – 10h00
BERLIN (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Une équipe de chercheurs allemands est arrivée à une conclusion sans appel, en étudiant l’évolution de la natalité et du chômage dans vingt huit pays européens depuis 2001. Plus le chômage augmente, plus le taux de fécondité baisse. En Espagne, le taux de fécondité est passé en trois ans de 1,5 à 1,4 enfant par femme !

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L'inactivité tuerait plus que le tabac

L’inactivité tuerait plus que le tabac

28/05/13 – 20h40
PARIS (NOVOpress)
– La prestigieuse revue médicale The lancet a publié il y a quelques temps une étude démontrant que le plus gros facteur de risque cardiovasculaire serait la sédentarité. Le manque d’activité serait ainsi directement ou indirectement responsable de plus de décès que l’usage du tabac (5,3 millions contre 5,1 millions par an).

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Insécurité et immigration : le sociologue Hugues Lagrange fait le lien

Insécurité et immigration : le sociologue Hugues Lagrange fait le lien

18/04/2013 – 14h00
SAINT-DENIS (NOVOpress) –
Pour la gauche, pas question d’associer immigration et délinquance. Si la plupart des quartiers multiculturels en France se distinguent dans ce domaine, cela est dû à un déficit d’éducation ou à la crise économique, répondent les socialo-communistes. Chercheur au CNRS, Hugues Lagrange vient de mettre à mal cette utopie sur RFI (Radio France Internationale). Comme l’a fait il y a quelques années Eric Zemmour.

Le sociologue déclare notamment : « J’ai eu l’impression, lorsque j’ai commencé à travailler dans la vallée de la Seine où il y a une importante population africaine, que les paramètres socioéconomiques ne suffisaient pas pour expliquer les échecs scolaires et les écarts de conduite, qu’il fallait aussi tenir compte de la question des origines culturelles et familiales ». Hugues Lagrange a rédigé de nombreux ouvrages sur l’insécurité, la délinquance et l’immigration.

Crédit photo : Shane T. McCoy/U.S. Marshals Service via Flickr (cc).

Une étude indique l’ampleur du remplacement de population à l’œuvre en France

Une étude indique l’ampleur du remplacement de population à l’œuvre en France

13/12/2012 — 14h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — L’Institut de veille sanitaire, établissement rattaché au ministère de la Santé, a publié en juillet 2012 une étude montrant le pourcentage de naissances en France concernées par le risque de drépanocytose en 2010. Cette maladie génétique a pour particularité de concerner quasi exclusivement les populations extra‑européennes, principalement « originaires des Antilles, d’Afrique noire mais aussi d’Afrique du Nord. »

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L'éducation serait-elle un gage de longévité ?

L’éducation serait-elle un gage de longévité ?

10/07/2012 — 19h30
STOCKHOLM (NOVOpress) — Le principe hugolien qui voulait qu’il suffise de construire une école pour fermer une prison a vécu ; mais il fonctionnerait avec les hôpitaux si l’on en croit Anton Carl Jonas Lager et Jenny Torssander de l’institut national suédois pour la santé publique. L’on avait jusqu’alors pressenti qu’il devait y avoir un lien entre morbidité, taux de mortalité et éducation et milieu social, sans toutefois pouvoir réaliser une étude approfondie sur le sujet : il aurait fallu observer les populations concernés sur des périodes excessivement longues. Comment alors pouvoir étudier des groupes suffisamment représentatifs ?

La Suède a procédé à une réforme scolaire à la fin des années 40, faisant passer la scolarité obligatoire de 8 à 9 ans, en vue d’augmenter significativement le nombre d’étudiants se lançant dans les études après le bac. Le passage d’un système à l’autre ne s’est pas fait brutalement mais progressivement, sur une période de 19 ans. Chaque année, la réforme a été introduite dans un nouvel ensemble de villes et d’agglomérations, tiré au hasard sur tout le pays. Les chercheurs ont donc ainsi disposé de deux groupes d’étude dont la seule différence a été de faire 8 ou 9 ans de scolarité, et les survivants des 1.247.000 enfants concernés par cette réforme ont actuellement de 47 à 69 ans. Une banque de données formidable, d’autant qu’en Suède on ne répugne pas à recouper les informations du Ministère de l’Education avec celles du ministère de la Santé, qui centralise aussi les causes de décès.

Dans un premier temps les chercheurs ont comparé les taux de mortalité des deux groupes totalisant 92 000 décédés. Puis, en prenant comme référence les personnes qui avaient dépassé les 40 ans, il devint évident que le taux de mortalité chez les élèves ayant bénéficié de 9 ans d’école était significativement inférieur à celui de ceux qui y avaient été moins longtemps. Les causes de mortalité soulignaient encore plus la différence entre les deux groupes : moins de cancers – tout particulièrement du poumon –, moins d’infarctus du myocarde dans le groupe ayant bénéficié d’une scolarité plus longue. Le simple risque de mourir semblait inversement proportionnel au nombre d’années d’études.

Ceci dit, il serait sans doute imprudent d’abandonner prématurément le principe des campagnes de dépistage systématique : il ne s’agit là, après tout, que des résultats d’une étude. Pour le moment, l’espérance de vie reste donc ce qu’elle est : une moyenne et non un droit, pas même dans un quelconque programme électoral socialiste…

Crédit photo : peinture d’Albert Anker/Wikipédia sous licence CC.

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

Maladie de Parkinson : le trichloréthylène (TCE) mis en accusation

15/11/11 – 13h30
PARIS (NOVOpress)
– le Dr Samuel Goldman et le Parkinson’s Institute in Sunnyvale viennent de publier la première étude scientifique internationale à établir clairement « une association significative » entre l’exposition au trichloréthylène (TCE) et la maladie de Parkinson. Le détail de ces travaux est repris par le journal Annals of Neurology.

Selon le rapport, basé sur l’analyse de 99 paires de jumeaux, l’exposition au solvant industriel multiplie par 6 les chances de développer la maladie.

Même si de nombreuses utilisations du TCE ont été interdites dans le monde entier, le produit chimique reste toujours utilisé et présent sur de nombreux chantiers et dans diverses industries, notamment comme agent de dégraissage.

L’étude a aussi démontré que l’exposition à deux autres solvants, perchloroéthylène (PERC) et le tétrachlorure carbonique (CCl4), « accentue significativement » le risque de développer la maladie.

[box class= »info »]Crédit photo : JPC24/Flickr sous licence Creative Common[/box]

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

Une nouvelle étude prouve la nocivité de la télévision

20/08/2011 13h20
CANBERRA (NOVOpress) – Selon des chercheurs de l’université du Queensland, en Australie, ceux qui regardent le plus la télévision pourraient sacrifier cinq ans de leur existence. C’est ce qu’indique leur étude parue jeudi 18 août dans le British Journal of Sports Medecine. Ainsi, deux heures de télé quotidiennes réduiraient l’espérance de vie de 22 minutes par jour.

Cette étude corrobore les résultats de travaux de l’École de santé publique d’Harvard parus en juin dernier, où il était établi  que 2 à 3 heures de télévision par jour pouvaient augmenter les risques de développer un diabète de type 2 de 20 %, et des problèmes cardiaques de 15 %.

Mais surtout, les Français de plus de 15 ans ont passé en moyenne 3 h 48 devant la télévision quotidiennement pendant le mois de juillet, soit 30 minutes de plus que l’année dernière à la même période. Et 38 minutes de plus que la moyenne mondiale.

Avec pour conséquence une sédentarisation aux effets désastreux : organisme fragilisé, surpoids et risques de maladies cardio-vasculaires.