Tag Archives: ethnie

De quoi le « choc des civilisations » est-il le nom ?

De quoi le « choc des civilisations » est-il le nom ? Par Jean-David Cattin

29/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Régulièrement, l’expression « choc des civilisations », tirée de l’essai du même nom rédigé par le professeur américain de sciences politiques Samuel Huntington, est utilisée dans le débat public. Force est de constater qu’elle l’est souvent à mauvais escient.

Certains l’imaginent comme étant le manifeste impérialiste des néo-conservateurs américains et le fondement de leur interventionnisme à tout crin. Certains pensent même qu’il s’agit d’une sorte de nouvel appel à une croisade de la démocratie libérale contre le monde musulman. En somme, elle constituerait un condensé de la politique étrangère américaine telle qu’elle a été appliquée par les faucons de l’administration Bush. On ne pourrait pas se tromper davantage.

C’est même l’exact inverse, puisque cette thèse s’oppose frontalement à celle de Francis Fukuyama, universitaire lui aussi, qui prétend que l’histoire serait terminée, que la démocratie libérale aurait triomphé et qu’il faudrait ainsi la répandre dans le monde entier, par la guerre si nécessaire. Ainsi, Fukuyama a souhaité et encouragé à de nombreuses reprises la guerre en Irak, lorsque Huntington, lui, la critiquait.

Le drame est que l’expression « choc des civilisations » a une telle puissance d’évocation que certains se la sont désormais appropriée pour justifier, ou bien dénoncer, une politique qui va en fait à l’encontre des idées d’Huntington.

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1918, les principes de la paix alliée (2/3) - Par Yves-Marie Adeline [vidéo]

1918, les principes de la paix alliée (2/3) – Par Yves-Marie Adeline [vidéo]

Ci-dessus : « Détruisez cette brute folle. Enrôlez-vous dans l’armée américaine ». Affiche de 1917.

Avant de déposer les armes en 1918, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie avaient demandé au président Wilson d’imposer aux Alliés ses propres principes de la paix. C’était ouvrir une boîte de Pandore d’où surgira la Seconde guerre mondiale.

Dans cette deuxième partie l’auteur traite principalement de :
– la lutte du « Bien » contre le « Mal », principe fondamental et durable des Etats-Unis dans les guerres,
– la question des nationalités.

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L’Afrique doit ressaisir son destin - par Pierre Le Vigan

L’Afrique doit ressaisir son destin – par Pierre Le Vigan

02/01/2013 — 10h00
PARIS (via Europe Maxima) — L’Afrique est indépendante depuis cinquante ans. Elle avait des atouts. Ils n’ont pas fructifié. Pourquoi ? C’est à cette question que répond Bernard Lugan dans Décoloniser l’Afrique. L’Afrique est pourtant « aidée ». Pourquoi les aides à l’Afrique ne servent-elles à rien ? Pourquoi même contribuent-elles à enfoncer l’Afrique dans la pauvreté ? Pour répondre à ces questions, il faut comprendre l’Afrique et la connaître. Il faut aussi décentrer son regard : le monde n’existe pas que du point de vue de l’Occident, des Lumières, de l’idéologie « droits-de-l’hommiste ». L’Afrique ne s’en sort pas sauf quelques pays (cf. Pierre Le Vigan, « L’Afrique et ses chances », dans Flash, octobre 2010). La croissance démographique y est de plus en plus rapide depuis un siècle (avec des écarts énormes entre par exemple la Tunisie qui a fait sa transition démographique et la Somalie avec sept enfants par femme) : cent millions d’habitants en 1900, deux cents millions en 1950, un milliard en 2009. Trop de déséquilibre entre la croissance des hommes et celle des richesses : depuis 1981, le P.I.B. par habitant a diminué de 15 %.

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“De la Somalie au Mali, la solution passe par le retour au réel ethnique” par Bernard Lugan

“De la Somalie au Mali, la solution passe par le retour au réel ethnique” par Bernard Lugan

08/09/2102 — 11h30
PARIS (via realpolitik.tv) — Assistons-nous à la fin du règne des principes philosophiques occidentaux mortifères qui, depuis trois décennies, tuent l’Afrique à petit feu ? Trois exemples peuvent le laisser penser :

1) La Somalie est en guerre depuis 1991 après que, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, la communauté internationale eut laissé certaines tribus chasser du pouvoir le général Syad Barré, autocrate certes, mais seul capable de maintenir l’unité de ce conglomérat de clans baptisé État somalien.

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[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

[kiosque étranger] La génétique favoriserait-elle les discriminations ethniques ?

14/11/2001 – 16h40
LONDRES (NOVOpress) –
Les chiffres révèlent une bien triste réalité. Les malades noirs ou ceux des minorités ethniques extraeuropéennes qui ont besoin d’une greffe ont bien moins de chances de trouver un donneur compatible que les blancs.

Dans un article, publié par le très « politiquement correct » quotidien britannique The Independent, le journaliste Nina Lakhani expose la situation, mais se garde bien d’en approfondir les causes. Il est vrai que les études réalisées aux États-Unis pour tenter d’expliquer ce phénomène ne sont guère encourageantes.

Les malades appartenant aux minorités ethniques ont du mal à trouver des donneurs parce que leurs communautés ne sont pas portées au don d’organes. Les motivations de ce manque d’enthousiasme sont, comme le présente Nina Lakhani, bien souvent d’origine religieuse ou culturelle. Malheureusement, ces explications cachent mal les raisons profondes : la crainte que le don puisse bénéficier à un autre groupe ethnique.

Ce dernier point a été bien documenté aux États-Unis, où certains noirs refusent de devenir des donneurs de peur que leur geste puisse profiter à un blanc. Cette peur est injustifiée, car l’appartenance ethnique est un critère décisif dans la compatibilité qui rend possible une greffe.

Les perdants dans cette loterie génétique sont les enfants de couples mixtes qui dans de nombreux cas n’arrivent pas à trouver des donneurs du tout.

Questions ethniques : la réalité revient toujours nous hanter

Questions ethniques : la réalité revient toujours nous hanter

16/08/11 – 14h15
LONDRES (NOVOpress)
-La France est un pays qui refuse le réel quand celui-ci ne colle pas avec les schémas idéologiques. Voilà la raison, par exemple, pour laquelle le ministère de la Justice ne s’intéresse pas à la composition ethnique ou religieuse des détenus dans les prisons françaises. Le résultat ne conforterait pas l’idéologie xénophile qui reste dominante dans l’administration de ce pays.

Les fonctionnaires ne sont pas les seuls coupables d’aveuglement collectif. Nous avons très régulièrement pointé les responsabilités des journalistes mais nous pourrions tout aussi bien ajouter celle des éditeurs. Le public français n’a pas accès à des ouvrages qui, dans d’autres pays, paraissent et connaissent un grand succès commercial  dans des domaines aussi différents que la critique du multiculturalisme ou celui de la génétique humaine.

Deutschland schafft sichA titre d’exemple, le livre de Thilo Sarrazin Deutschland schafft sich ab publié en 2010 n’a toujours pas été traduit et publié dans notre pays. Le lecteur qui souhaite en prendre connaissance ne peut même pas le trouver à la Bibliothèque nationale. Il lui faudra se rendre à Nanterre à la BDIC ou dans une poignée de bibliothèques universitaires.

Les Anglais sont paradoxalement à la fois plus contraints dans leur expression tant écrite qu’orale par le poids du politiquement correct, mais aussi plus sensibles aux faits. Les journalistes de toutes opinions politiques n’ont pas manqué de s’interroger sur le grand nombre de Noirs parmi les émeutiers et les pilleurs à Londres, mais aussi de souligner que dans les autres villes la majorité était claire de peau.

Le débat a été vif sur les ondes. L’historien David Starkey a été vilipendé pour avoir remarqué que les Noirs et nombre de Blancs sont les victimes d’une sous-culture criminelle en provenance de la Jamaïque. Des défenseurs de la vertu progressiste ont inondé la BBC de plaintes afin qu’il ne soit plus jamais invité à donner son avis à la télévision. Ce sont des membres de la communauté afro-caraïbe qui ont pris sa défense en rappelant que l’historien s’est contenté d’énoncer publiquement un fait connu de tous : le rôle moteur des voyous d’origine caraïbe dans le milieu du crime au Royaume Uni.

D’autres journalistes de gauche comme Dominic Lawson dans les colonnes de l’Indépendent ont rappelé des faits que nombre de leurs compatriotes ont du mal à accepter. Il va contre l’idéologie xénophile et antiraciste de mentionner que 50% des jeunes garçons afro-caraïbéens âgés de 14 ans savent à peine lire et écrire. Il est mal venu de publier le constat d’échec d’un système éducatif britannique égalitariste à l’extrême, et régenté par des syndicats parmi les plus obtus, que 63% des garçons et adolescents européens issus des classes « laborieuses » sont tout aussi illettrés.

Élève chinoisSi la question raciale ne joue aucun rôle, comment expliquer, insiste Dominic Lawson, sur le fait que les Chinois résidant au Royaume Uni ne connaissent pas une telle situation ? Que la différence entre les résultats scolaires d’un enfant de riches Chinois et celui issu d’une famille pauvre soit très réduite ? On peut ajouter que seulement 15% des familles chinoises sont monoparentales. Chiffre à comparer à celui de près de 50 % des familles afro-caraïbéennes.

Dominic Lawson n’est pas un journaliste téméraire. Il se contente courageusement de reprendre des chiffres publiés dans un rapport de décembre 2010 du Black Training and Enterprise Group, un groupe qui cherche à promouvoir au Royaume Uni le succès des minorités raciales.

Quand le journaliste de l’Indépendant a interrogé Jeremy Crook, le responsable de cette association, sur l’impact de ce rapport, il lui a répondu : « Au gouvernement, personne n’a voulu me recevoir car ces résultats ne les intéressaient pas. Peut-être seront-ils davantage intéressés aujourd’hui après les émeutes ? »