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Congés d'été pour Novopress

Congés d’été pour Novopress

06/08/2015 – PARIS (NOVOpress)
Chère lectrice, cher lecteur

La rédaction de Novopress prend quelques jours de congés, à compter du 06 jusqu’au 23 août inclus.

Randonnées, lectures, moments en famille, découverte de nouveaux paysages, nous vous souhaitons d’agréables vacances si vous n’êtes pas encore en congés.

Pour notre part, nous allons reprendre les forces nécessaires pour accroître et pérenniser notre travail de réinformation.

Cependant, si l’actualité l’exige, Novopress postera les informations indispensables à l’éveil des consciences et à la réinformation.

En constante évolution, Novopress a besoin d’augmenter son équipe. Si vous savez rédiger des articles de presse selon les canons de Novopress, mais aussi si vous êtes actifs sur les réseaux sociaux et Internet, en trouvant l’information pertinente, votre place est parmi nous. Contactez nous via ce formulaire : http://fr.novopress.info/contribuez-novopress/

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[Lu sur Internet] Un été d’avant-guerre - par Joris Karl

[Lu sur Internet] Un été d’avant-guerre – par Joris Karl

27/07/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
L’été devenait mou. Presque visqueux. Le peuple ballotté entre canicule et jours de pluie avançait avec la prestance d’une pile d’archives mal défraîchies. L’actualité n’atteignait plus le sol depuis longtemps. On savait qu’au loin il y avait des crashs, mal à l’aise ou malaisiens, on savait qu’il y avait des bang de plages et des fuites de Gaza. Mais on marchait. Droits comme des I, alors que dans la moiteur cravatée de l’Assemblée, une fournée de pingouins votait la fusion des régions. Tout seuls, comme des grands, à mille lieues de ce peuple qui pour eux n’existait plus. Comme cent ans auparavant, le ronronnement de la guerre nous berçait. Nous caressait quasi somnifère. Un alcool de haute tenue, petite gorgée, grande ivresse. Mais pas d’archiduc crucifié à l’horizon, pas de Bosnie pour le moment. Même pas de Caillaux dans nos chaussures, même pas de Jaurès au croissant.

(…)

Pourtant, le 14 Juillet s’était déroulé comme de coutume. Quoique. Toujours autant, voire plus de grappes humaines venues se répandre au pied du bouquet final. Des aahhh, des ohhh, pour goûter les comètes incertaines, pour humer le parfum des fusées. Lointaines bastilles dont on leur avait naguère susurré l’émotion sur les bancs de l’école. Le bruit de la guerre était ailleurs, enterré dans le passé absous, réfugié à jamais au tréfonds des pages jaunies du manuel de classe.

Nous, nous n’avions plus que cette odeur de poudre. Nano-écho des orages d’acier qui firent la France. Nous n’étions plus qu’un peuple sans histoire, amputé du temps, touristes de notre propre existence. Proie facile pour les prédateurs de tout poil, pour les prédicateurs de toutes obédiences.

Pour lire l’article dans son intégralité

Photo Une : Assassinat de l’archiduc d’Autriche et de son épouse à Sarajevo, quatrième de couverture illustrée du Petit Journal du 12 juillet 1914. Crédit : Bibliothèque nationale de France (cc).

Rythme d'été pour Novopress

Rythme d’été pour Novopress

25/07/2013 – 23h15
PARIS (NOVOpress) – Depuis quelques jours, vous avez pu remarquer un ralentissement dans la mise en ligne des informations sur Novopress. Cela est dû au rythme d’été au cours duquel rédacteurs et personnes mettant en ligne les articles prennent des congés. Novopress va connaître  ce rythme ralenti jusqu’au 8  août, où Novopress sera fermé pour congés pendant une dizaine de jours.

Longue mémoire européenne : à l'heure du solstice d'été, par Jean Mabire

Longue mémoire européenne : à l’heure du solstice d’été, par Jean Mabire

“21 juin à l’aube. la nuit disparait devant le jour naissant. Là-bas, vers l’est, le ciel se colore de vert émeraude, tel un océan paisible. Puis tout vire au rose, comme si mille fleurs aux tendres pétales éclataient au milieu des nuages gris. Enfin du sol même de la vieille Angleterre semble surgir le disque du soleil, rouge vif. Aujourd’hui il va accomplir sa course la plus longue. Jamais comme au solstice d’été il ne s’attarde ainsi parmi les hommes, avec une telle chaleur, une telle force, une telle puissance. Le soleil tient enfin la promesse des longs mois d’hiver. Il revient parmi nous. Il nous réchauffe et nous éclaire. Il protège l’océan des blés et annonce l’or des moissons.

En ce matin sacré, nous sommes à Stonehenge (photo ci-dessus, note de Novo), sur les hautes terres dénudées de la plaine de Salisbury. Au nord, le pays de Galles et ses vertes collines. Au sud, la presqu’île de Cornouailles et ses rochers roux. Derrière nous vers l’ouest, l’océan où va, ce soir, au terme de sa plus longue journée de labeur, sombrer le soleil. Quand il aura fini sa course, il disparaitra dans la mer où dorment à jamais, dans les grands fonds, les temples et les hommes de l’Hyperborée. De la pierre de l’autel, au centre du monument mégalithique de Stonehenge, on voit le soleil se lever sur la pointe d’un menhir, du nom de Heel stone, dressé dans le prolongement de l’avenue principale. Ici, depuis trente ou quarante siècles, des hommes sont venus, en ce jour unique de l’année, assister au lever du soleil créateur, du soleil invaincu, du soleil souverain.(…)

Dans ce temple à ciel ouvert qui n’avait pas d’autre dieu que le soleil, ceux qui nous ont précédé célébraient le grand mariage de la terre et du feu, le grand culte tellurique de la seule force qui ne mente pas et de la seule vie qui soit éternelle. La science ne s’oppose pas à la foi. Elle l’éclaire et la renforce. On sait aujourd’hui que Stonehenge n’est pas seulement un monument élevé pour découvrir le soleil du solstice d’été au nord-est, mais aussi pour saluer celui du solstice d’hiver au sud-ouest.(…)

Le passé et l’avenir avancent du même pas. La vie semble mourir au solstice d’hiver et elle renaît au solstice d’été. Stonehenge n’est pas le témoignage impressionnant d’un culte disparu mais le point précis où peuvent désormais s’ancrer notre certitude et notre espérance. Ce que les hommes aperçoivent dans Sun stone, la pierre du soleil, ce n’est pas le signe maudit de la fin du monde, c’est la présence vivante de l’éternel retour.”

Jean Mabire, cité dans “Fêtes païennes des quatre saisons”, sous la direction de Pierre Vial. Éditions de la Forêt.

Crédit photo : Andrew Dunn/Wikipédia sous licence CC